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	<title>Le blog de la commission Petits Editeurs - BiB92</title>
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	<description>Propositions de la commission &#34;petits éditeurs&#34; de BiB92</description>
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		<title>Le blog de la commission Petits Editeurs - BiB92</title>
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		<title>Sélection octobre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 14:34:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est un sombre roman qui plonge au cœur de la turpitude humaine et au cœur de lieux fascinants. Ceux-ci recèlent des pierres qui excitent la convoitise des hommes. Bertrand Moreau invite une jeune et séduisante jeune femme dans sa somptueuse maison sur le Léman. Nadine est une journaliste sulfureuse et arriviste, dont les révélations récentes [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=701&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/alexis1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-724" title="alexis" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/alexis1.jpg?w=109&#038;h=150" alt="" width="109" height="150" /></a>C’est un sombre roman qui plonge au cœur de la turpitude humaine et au cœur de lieux fascinants. Ceux-ci recèlent des pierres qui excitent la convoitise des hommes.</p>
<p>Bertrand Moreau invite une jeune et séduisante jeune femme dans sa somptueuse maison sur le Léman. Nadine est une journaliste sulfureuse et arriviste, dont les révélations récentes ont entraîné le suicide d’un ministre.</p>
<p>Bertrand lui raconte son expédition au Cambodge durant la guerre d’Indochine. Avec une poignée d’hommes, à la poursuite d’un aventurier à la recherche de rubis rares cachés dans des temples, il s’enfonce dans une jungle inextricable. Dans la démesure de cet environnement, sa vie prend une autre dimension. Il tue un brahmane, et obtient une partie d’un trésor en rubis caché durant la guerre d’indépendance.</p>
<p>Le but de sa rencontre avec Nadine est de faire tomber un grand nombre de personnages impliqués dans des affaires.</p>
<p>Le titre <span style="text-decoration:underline;">Mammon</span> est le sujet du livre : Mammon est un personnage mythique de l’enfer : l’argent et, surtout, le désir de possession au sens fort du terme. C’est ce désir qui habite Moreau et Nadine, comme les autres héros des livres de Robert Alexis qui sont tous dans une quête d&#8217;absolu, quelqu’en soit l’objet.</p>
<p>L’écriture est mythique et fascinante, mais l’histoire est très difficile à suivre. Il faut se laisser porter par les images et leur magie. L’auteur crée un œuvre singulière et exigeante.</p>
<h3><strong>Alexis, Robert. &#8211; Mammon. &#8211; José Corti. &#8211; 278 p. &#8211; 17, 50 €</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/bauer.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-703" title="bauer" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/bauer.jpg?w=112&#038;h=150" alt="" width="112" height="150" /></a>1915 : Raymond Bonnafous, le narrateur et grand-père de l&#8217;auteur part à la guerre, abandonnant ses études de médecine. Il débute comme brancardier, puis aidera les médecins et gagnera des galons au fil des années. Dès son arrivée, il devient l&#8217;ami de Declercq qui l&#8217;héberge lors de permissions dans sa famille très aisée. Celle-ci l&#8217;accueille à bras ouverts. Leur relation est indestructible et dure malgré les affectations qui peuvent les séparer durant ces trois ans. Les deux hommes rencontrent ensemble une jeune fille espiègle intrépide et rousse, surnommée Zouzou, qui refuse d&#8217;en favoriser l&#8217;un plus que l&#8217;autre et ne recherche que leur amitié.</p>
<p>Réunis tous les trois lors de leurs permissions et sorties, Bonnafous et Declercq tentent d&#8217;oublier le quotidien et s&#8217;amusent. La guerre n&#8217;est qu&#8217;une parenthèse, ce sont des &#8220;garçons d&#8217;avenir&#8221; tels que l&#8217;a voulu l&#8217;auteur. Ils se détendent, vont dans leur famille, s&#8217;offrent des soupers fins pour ne pas perdre l&#8217;espoir de s&#8217;en sortir. Ils comptent poursuivre leur amitié et reprendre leurs études dès la fin de la guerre.</p>
<p>Ainsi ce roman est magistral par ce point de vue adopté et l&#8217;amitié qui lie ces hommes. Le livre est ponctué de photos intéressantes prises par le grand-père. Emouvant, drôle et jamais désespéré.</p>
<h3><strong>Bauer, Nathalie. &#8211; Des garçons d&#8217;avenir. &#8211; P. Rey. &#8211; 440 p. &#8211; 20 €</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/beninca.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-704" title="Beninca" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/beninca.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Ce livre commence au moment où la narratrice apprend la mort de son mari Samuel Laugier, parti en déplacement à l&#8217;étranger. L&#8217;époux a trouvé la mort dans le taxi qui le conduisait à l&#8217;aéroport, un camion n&#8217;ayant pas respecté les feux de signalisation. Sa veuve est sous le choc, et appelle sa sœur Andréa qui &#8220;s&#8217;occupe de tout&#8221;.</p>
<p>Comme la narratrice est aussi traductrice d&#8217;un manuel d&#8217;histologie (&#8220;Étude microscopique des tissus, permettant de comprendre leur fonctionnement et de connaître leur structure&#8221;), nous apprenons par moments quelques définitions sur le cortex cérébelleux, la moelle épinière, le cartilage hyalin, la glande lacrymale, qui elle, est plus en rapport avec le sujet. Bref, sa femme le fait incinérer après quelques hésitations. Les détails sont racontés avec précision. Ce Samuel a aussi des parents, une sœur …</p>
<p>La veuve se remémore ses derniers moments avec son mari, des souvenirs et des futurs qu&#8217;ils n&#8217;auront jamais. Ce n&#8217;est pas gai du tout. Il n&#8217;y a pas trop de tristesse, une vraie réalité qu&#8217;est ce dur moment. Ce n&#8217;est pas courant de traiter ce thème de cette manière.</p>
<p><strong>Benincà, Lise. &#8211; Les oiseaux de paradis. &#8211; J. Losfeld. &#8211; 124 p. &#8211; 13,50 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/bordas.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-705" title="Bordas" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/bordas.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Une maison normande, vieille de 200 ans et quasiment abandonnée, est mise en vente par son propriétaire Paul Manin. Elle va &#8220;ressusciter&#8221; grâce au coup de cœur d&#8217;un metteur en scène, Hector, qui l&#8217;achète et s&#8217;y installe. L&#8217;acquéreur dirige une troupe d&#8217;acteurs qu&#8217;il va faire évoluer, après avoir transformé l&#8217;habitation en théâtre. Isis, venue passer un week-end campagnard avec Max, un des fils Manin, n&#8217;hésite pas un instant à tout quitter pour venir loger et travailler dans cette vieille bâtisse qui lui parle et la tranquillise.</p>
<p>Tous ces personnages un peu décalés, cassés par la vie sont très vivants, et malgré des parcours douloureux, une grande connivence règne à l&#8217;intérieur du groupe.</p>
<p>Trois narrateurs successifs nous parlent d&#8217;eux, et dévoilent la vie de chacun. Joseph, un des fils Manin, Isis et Hector, mais aussi et surtout, &#8220;personnage&#8221; essentiel du roman : &#8220;La maison&#8221;. Camille Bordas lui a donné la parole, qu&#8217;elle se fait un plaisir d&#8217;accaparer tout au long du roman, sans oublier non plus, les lieux et les objets : la rivière, le cimetière, l&#8217;horloge, la tasse, le miroir et la porte (&#8220;et ça entre, et ça sort, sans égard pour mes pauvres gonds&#8221;.)</p>
<p>Roman original plein de tendresse.</p>
<p><strong>Bordas, Camille. &#8211; Partie commune. &#8211; J. Losfeld. &#8211; 213 p. &#8211; 16,50 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/choplin.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-706" title="Choplin" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/choplin.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Guernica, avril 1937, le jeune Basilio passe son temps dans les marais à la recherche de hérons cendrés qu&#8217;inlassablement il peint, attentif au moindre mouvement, à la moindre nuance de couleur. Dans quelques heures, Guernica sera bombardée.</p>
<p>En attendant, Basilio peint, loin des conflits, dans une irréelle atmosphère de douceur et de sérénité que viendra troubler un soldat traqué et blessé.</p>
<p>Mais le monde autour de Basilio s&#8217;écroule, Célestina est tuée ; le héron et la souffrance ne font plus qu&#8217;un.</p>
<p>Dans un style à la fois limpide, simple et lumineux, sensible et poétique, ce récit, fait d&#8217;allers et retours entre la ville en flammes et la vie du marais, dévoile, en même temps que l&#8217;horreur, la magie de la création.</p>
<p>Les dernières pages, « le héron du matin et le héron du soir », sont tout simplement magnifiques.</p>
<p>Et Picasso ? Basilio, son carton à dessin sous le bras, cherche à rencontrer le célèbre peintre, dont le tableau « Guernica » est exposé à Paris&#8230;</p>
<p><strong>Choplin, Antoine. &#8211; Le héron de Guernica. &#8211; Rouergue. &#8211; 158 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/couto.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-708" title="couto" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/couto.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>« Le monde est mort ». C’est ce qu’explique Silvestre Vitalício, à ses enfants. C’est pourquoi il a fondé lui-même sa communauté à <em>Jérusalem</em>, composée de ses deux enfants, de son domestique, et occasionnellement de son beau-frère. Mwanito, le plus jeune, et le narrateur, nous livre les détails et les sentiments de chaque membre de cette étrange famille.</p>
<p>Une histoire belle, émouvante, parfois violente, mais racontée avec réalisme et quelques notes d’humour.</p>
<p>Silvestre Vitalicio a en fait décidé de s’exiler du monde après le suicide de sa femme, le laissant seul avec ses deux enfants. Mwanito avait trois ans, il ne se souvient donc plus de sa vie d’« avant ». Son frère, Ntunzi, lui, s’en souvient très bien. Mwanito est hanté par le « non-souvenir » de sa mère. Il est également le spectateur de la souffrance de son frère qui déteste sa vie coupée du monde, mais qui ne peut s’en échapper. Lui n’a connu que ça …</p>
<p>Petit à petit, leur père se renferme sur lui-même. La famille doit alors retourner en ville. Mwanito découvre alors ce nouveau monde mais passe son temps à s’occuper de son père, parfois nostalgique de <em>Jérusalem</em>. Le livre se termine quand même sur une note d’espoir !</p>
<p><strong>Couto, Mia. &#8211; L&#8217;accordeur de silence. &#8211; Métailié. &#8211; Traduit du portugais (Mozambique). &#8211; 237 p. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/dupont-m.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-709" title="dupont m" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/dupont-m.jpg?w=111&#038;h=150" alt="" width="111" height="150" /></a>Un vieil homme obèse vit seul, en ermite monstrueux. Il refuse toute aide extérieure, alors que les gestes de la vie quotidienne sont pour lui extrêmement compliqués. Il rejette même les essais de contact de ses voisins.</p>
<p>Tous les jours, il se rend en bus à l’hôpital au chevet sa femme, dans le coma à la suite d’un accident. Il reste simplement là, assis sur une chaise sans jamais dire un mot.</p>
<p>Sa femme est suivie par une jeune doctoresse, solitaire elle aussi, qui est la seule personne à supporter les rebuffades de Nestor et qui aura envie de gratter cette carapace de graisse qu’il s’est construit au fil du temps.</p>
<p>Comment finir une histoire comme celle-ci : l’auteur ne tranche pas et nous offre trois possibilités.</p>
<p>La rencontre improbable de ces deux êtres, que seule la solitude rapproche, est touchante, et l’auteur la rend plausible grâce à une écriture légère et précise.</p>
<p><strong>Dupont-Monod, Clara. &#8211; Nestor rend les armes. &#8211; </strong><strong>S. Wespieser. &#8211; 117 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/ernestam-o.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-710" title="ernestam o" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/ernestam-o.jpg?w=86&#038;h=150" alt="" width="86" height="150" /></a>La narratrice a 56 ans. Pour son anniversaire, sa petite-fille lui offre un journal intime orné d&#8217;une rose. Elle commence alors à retracer sa vie.</p>
<p>&#8220;J&#8217;avais 7 ans quand j&#8217;ai décidé de tuer ma mère. Et 17 ans quand j&#8217;ai finalement mis mon projet à exécution.&#8221; Le ton est donné dès la première phrase ! Sa mère n&#8217;a jamais fait preuve d&#8217;amour envers elle, et l&#8217;a toujours critiquée, rabaissée. Pourtant, Eva a toujours espéré avoir un peu de tendresse de sa part. Ses bonnes relations avec son père -peu présent- ne peuvent pas combler cette souffrance. Aussi, la petite fille décide du meurtre pour se préserver. Elle commence par tuer le chien qui la terrorisait.</p>
<p>Ses parents s&#8217;entendent de plus en plus mal, sa mère s&#8217;adonnant à des fêtes arrosées et à de nombreux amants. A 17 ans, Eva rencontre John, un marin. C&#8217;est le coup de foudre, et ils prévoient de vivre ensemble. Mais sans nouvelles, la jeune fille apprendra qu&#8217;il doit se marier ! Elle est enceinte et assumera seule l&#8217;enfant. Elle ne reverra jamais son seul amour, elle qui avait surmonté son dégoût des hommes. Elle passera sa vie dans la maison paternelle, au milieu de ses roses, et vivant avec Sten, celui qu&#8217;elle croyait être son père !</p>
<p>Un second roman absolument captivant, fascinant de profondeur et très puissant, bien construit entre passé et présent. A lire absolument.</p>
<p><strong>Prix Page des libraires (Europe).</strong></p>
<p><strong>Ernestam, Maria. &#8211; Les oreilles de Buster. &#8211; Gaïa. &#8211; Traduit du suédois. &#8211; 409 p. &#8211; 24 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/manu.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-711" title="Manu" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/manu.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Le contexte : depuis Nehru, les castes n’existent plus en Inde, officiellement, du moins. Les ex-intouchables s’appellent maintenant « dalit », et ils ont droit à l’éducation par le biais de quotas, système réprouvé par les autres castes, surtout les brahmanes. Dans les faits, les dalits sont pour la plupart relégués dans une vie difficile, et le fossé existant entre les castes demeure.</p>
<p>L’histoire : Ayyan est un dalit au QI impressionnant. Pourtant, il n’est que secrétaire du directeur d’un Institut de recherches en astronomie. C&#8217;est un joyeux filou qui connaît tout le monde et se tient au courant des faits et gestes de chacun au sein de l’Institut. Tous les soirs, il rentre dans son très modeste appartement. Bien que Oja, sa femme accepte son karma, Ayyan ne supporte pas le fait que son fils, par sa naissance, soit comme lui réduit à une vie médiocre. Alors germe dans sa tête une imposture. Il fera passer son fils pour un génie. Adi passera même le concours d’entrée à l’Institut.</p>
<p>Sur fond de revanche entre dalits et brahmanes, Manu Joseph nous livre une fable actuelle sur l’Inde.</p>
<p>Le style est très journalistique, sans aucune recherche. La lecture est facile, mais certaines parties sont un peu longues. Ce livre a reçu de nombreux prix littéraires anglo-saxons et se trouve sur certaines listes de prix français. Pourtant, il ne me laissera pas un grand souvenir.</p>
<p><strong>Manu, Joseph. &#8211; Les savants. &#8211; P. Rey. &#8211; Traduit de l’anglais (Inde). &#8211; 408 p. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/mo-yan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-712" title="mo yan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/mo-yan.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Une femme sur un âne accompagnée d&#8217;un cavalier sur son cheval blanc traverse l&#8217;avenue de Chang&#8217;an, la plus grande artère de Beijing. Sa beauté hypnotise les hommes qui finissent tous par la suivre&#8230;; Wang, bientôt marié, rencontre une belle inconnue portant un bouquet de fleurs. Après un baiser échangé, l&#8217;homme ne parvient pas à se détacher de cette femme envoûtante et possessive&#8230; ; un enfant de 8 ans perd son père, et ne parvient pas à trouver l&#8217;argent pour soigner sa mère&#8230;un destin tragique l&#8217;attend dans sa condition paysanne&#8230;</p>
<p>Dans ce recueil de nouvelles, Mo Yan dénonce la condition paysanne vue à travers le regard d&#8217;un enfant, il évoque aussi comment la beauté des femmes fascine les hommes et à quel point elle les obsède. Le lecteur est transporté dans des contrées inconnues qui semblent surnaturelles, peuplées d&#8217;esprits vengeurs ou de fantômes du passé, rappelant une autre de ses nouvelles &#8220;Le maître a de plus en plus d&#8217;humour&#8221;<strong>.</strong></p>
<p>Les récits de Mo Yan sont empreints d&#8217;une beauté rare, dans un rythme lent et envoûtant avec une nature omniprésente. Les images y sont propices à la rêverie, et les thèmes chers à l&#8217;auteur -la condition paysanne, la beauté des femmes, le regard de l&#8217;enfant sur la lâcheté des adultes- sont abordés avec virtuosité et poésie.</p>
<p><strong>Mo Yan</strong><strong>. &#8211; La belle à dos d&#8217;âne dans l&#8217;avenue de Chang&#8217;an. &#8211; Picquier. &#8211; Traduit du chinois</strong><strong>. &#8211; 158 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/oconnor.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-713" title="o'connor" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/oconnor.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Londres 1952. Dans une mansarde délabrée, une femme se débat avec ses démons : l’alcool et les souvenirs. Cette femme, c’est Molly Allgood, une comédienne irlandaise qui fut la maîtresse de John Millington Synge, le dramaturge irlandais qui a créé le Théâtre de l’Abbaye à Dublin au début du XX<sup>e</sup> siècle. La vie est dure après la guerre, et à 65 ans, Molly est prête à tout pour survivre. Elle court le cachet, ramasse des bouteilles vides qu’elle fait déconsigner. Elle erre dans un Londres noyé dans le fog et les souvenirs apparaissent au cours de ses déambulations.</p>
<p>Cette histoire d’amour nous est contée en flash-back parla vieille Molly, actrice déchue, clochardisée et alcoolique qui répond à une voix (la sienne, celle de Synge ?) la renvoyant sans cesse à ses souvenirs.</p>
<p>En 1907, Molly rencontre Synge lors d&#8217;une répétition au théâtre. Ce sera l’amour fou, alors que tout les sépare : il est protestant, elle est catholique, il est âgé, 37 ans, elle est jeune 19 ans, il est riche elle est pauvre mais belle et sensuelle. Il sera son Pygmalion, elle sera sa muse. Mais leur histoire ne survivra pas aux regards des bourgeois irlandais bien-pensants, aux rejets de leurs proches et l&#8217;écrivain ne l’épousera jamais.</p>
<p>Magnifiquement écrit, la narration à la deuxième personne grâce au stratagème de la voix off, rend le roman vivant, même si, par moments, on s’ennuie un peu…</p>
<p><strong>O’Connor, Joseph. &#8211; Muse. &#8211; Phébus. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 278 p. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/percin.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-714" title="percin" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/percin.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Le premier été, c’est bien sûr, l’été du premier amour. Catherine se souvient, et se confie à sa sœur… Elle raconte l’un de leurs étés passés en Haute-Saône chez leurs grands-parents. C’est alors une adolescente solitaire, en retrait par rapport à sa grande sœur qui connaît ses premiers flirts. Catherine ne se doute pas encore qu’elle va vivre le plus intense des étés, qui la marquera pour toujours.</p>
<p>Avec une grande sensibilité, Anne Percin réveille en chacune de nous les sentiments et les souvenirs de notre adolescence. Un roman féminin sans aucun doute !</p>
<p><strong>Percin, Anne. &#8211; Le premier été. &#8211; Ed. du Rouergue, La brune. &#8211; 162 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/pimpaneau.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-715" title="pimpaneau" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/pimpaneau.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Jacques Pimpaneau, sinologue  français né en 1934, a été professeur à l&#8217;<a title="Institut national des langues et civilisations orientales" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_des_langues_et_civilisations_orientales">Institut national des langues et civilisations orientales</a>, où il fut titulaire de la chaire de langue et littérature chinoises. Il a créé à Paris le musée Kwok On (Arts et traditions populaires d’Asie), dont les collections ont été léguées au musée de l&#8217;Orient à Lisbonne. Ami intime de Georges Bataille, il fut la seule personne présente au moment de son agonie en 1962.</em></p>
<p>Chine, IIe siècle avant J-C. : Zhang Qian, un jeune homme responsable des écuries du palais impérial postule pour être ambassadeur de l&#8217;Empereur auprès de Yuezhi, tribu barbare d&#8217;Asie centrale. Cette initiative va transformer sa vie… car de son parcours semé d&#8217;embûches et d&#8217;honneur naîtra une famille, une carrière, une œuvre.</p>
<p>Un roman à la croisée du conte, du roman d&#8217;aventures et du récit de voyage. Inspiré d&#8217;une histoire vraie et de faits réels, il est écrit à la première personne, ce qui permet au lecteur de s&#8217;attacher au personnage et de l&#8217;accompagner d&#8217;autant plus réellement. Richement documenté, le roman permet de mieux connaître la Chine de l&#8217;époque, son environnement et sa vision politique, même si cette dernière est parfois un peu trop profondément expliquée, notamment en seconde partie du livre, au détriment du parcours du personnage.</p>
<p>Un roman bien écrit à garder et à conseiller à un lectorat plutôt averti.</p>
<p>Disponible en e-book sur www.gallimardnumerique.com</p>
<p><strong>Pimpaneau, Jacques. &#8211; Les chevaux célestes : l&#8217;histoire du Chinois qui découvrit l&#8217;occident. &#8211; P. Picquier. &#8211; 123 p.- 13 €</strong><strong></strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/swiatly.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-716" title="Swiatly" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/swiatly.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>Romancière née en 1960 en Moselle, Fabienne Swiatly vit à Lyon. Elle anime des ateliers d&#8217;écriture. <span style="text-decoration:underline;">Une femme allemande</span> est paru en 2008 chez le même éditeur.</em></p>
<p>CF son site <a href="http://latracebleue.net/">http://latracebleue.net/</a></p>
<p>Face-à-face entre une vieille dame placée dans un centre spécialisé dans la maladie d&#8217;Alzheimer et sa belle-fille, la narratrice, photographe bosniaque, qui lui rend visite chaque semaine.</p>
<p>Ces rencontres sont l&#8217;occasion pour la bru d&#8217;apprendre à connaître sa belle-mère. Les deux femmes sont liées par la mémoire : d’un côté celle qui s&#8217;envole, de l’autre celle qu’il faut garder pour transmettre. La jeune femme a fui la guerre et son pays, a des difficultés dans son couple, désire se raconter pour ne pas se perdre. La douleur de voir sa belle-mère perdre ses repères s&#8217;ajoute à celle de son exil… La narratrice a besoin de commenter le présent pour ne pas s&#8217;égarer elle aussi. Elle a honte de mentir à la vieille dame en lui cachant les nouveaux événements. Elle aimerait &#8220;discuter entre femmes&#8221;.</p>
<p>Malgré la menace permanente de l’oubli, un lien étroit unit les deux femmes. La belle-fille persiste à vouloir garder une relation affectueuse, même éphémère. Leur sincère affection est touchante. Chaque retrouvaille devient un cérémonial dans lequel primela délicatesse. Laphotographie, témoignage du passé, sert de référence aux conversations.</p>
<p>Le roman est plus un portrait de femmes et de mémoire qu&#8217;un récit sur la maladie.</p>
<p>Les titres de chapitres font référence à la maison, comme point d&#8217;ancrage. La propriété maternelle est vendue, mais la narratrice se souvient des moments passés.</p>
<p>Beaucoup de douceur et de justesse dans ce portrait de deux femmes qui, malgré tout, restent unies. Les souvenirs de l&#8217;une s&#8217;entrecroisent avec ceux de l&#8217;autre.</p>
<p>Très belle écriture qui ne tombe jamais dans le pathos. Un livre court mais dense, juste et sensible.</p>
<p>Sur le thème d&#8217;Alzheimer : Olivia Rosenthal : <span style="text-decoration:underline;">On n&#8217;est pas là pour disparaître</span> (Verticales) ; Irène Cohen-Janca <span style="text-decoration:underline;">Arrête de mourir</span> (Actes Sud).</p>
<p><strong>Swiatly, Fabienne. &#8211; Unité de vie. &#8211; La fosse aux ours. &#8211; 106 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/vilaine.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-717" title="Vilaine" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/vilaine.jpg?w=86&#038;h=150" alt="" width="86" height="150" /></a>Le vieux Miklus vit avec la communauté rom installée sur les bords du Danube. Il connaît les plaisirs, les malheurs aussi, et surtout les drames que vivent Chnepki, dite &#8220;La Vieille&#8221;, Lubko le gadjo, joueur de violon et marionnettiste, Maruska leur fille et Dilino, l&#8217;enfant souffre-douleur. Sa culture ne lui a pas appris à parler, à raconter l&#8217;histoire et donc à protéger les siens.</p>
<p>Quand il rencontre une journaliste, rongé par le remords, il ouvre la porte de sa mémoire.</p>
<p>Comme, <span style="text-decoration:underline;">Petite, allume un feu</span> de Martin Smaus, l&#8217;auteur nous décrit l&#8217;histoire des rom, leurs vies, leurs oppressions et les non-dits qui tuent lentement mais surement.</p>
<p>Plus poétique que le livre de M. Smaus, plus intériorisé et sur un tempo plus lent, ce premier roman de Laurence Vilaine est une belle découverte et une réussite.</p>
<p><strong>Vilaine, Laurence. &#8211; Le silence ne sera qu&#8217;un souvenir. &#8211; Gaïa. &#8211; 173 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/wails1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-726" title="Wails" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/wails1.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Pierre, Anne et Joshua ont perdu leur père qui s’est suicidé, et doivent vider et mettre en vente leur propriété de famille. Après une présentation un peu laborieuse de leur vie à Paris et de leur relation, nous partons avec eux en Bourgogne. La maison est une véritable datcha russe, comme leurs origines. Tous leurs souvenirs remontent à la surface, les bons, et surtout les douteux, comme les dettes laissées par leur père (ils doivent vendre la maison pour les éponger), le passé sulfureux de leur grand-père qui a contraint la famille à émigrer en 1918, le souvenir d’une mère dont on ne dit rien. Dans le village, ils sont restés les étrangers.</p>
<p>Chacun réagit à sa façon : l’aîné Pierre veut une intégration totale et est plutôt autoritaire. Anne, très slave, vit des amours impossibles, Joshua, le dernier, est plutôt cabossé, homosexuel et instable. Leur tante, Véra, défend les sans-papiers, un verre de champagne à la main.</p>
<p>Le style est très vivant, saute d’une anecdote à une autre, virevolte. C’est assez cinématographique, amusant et tendre plutôt qu’émouvant, car cela renvoie à notre propre passé et notre façon de gérer nos héritages. Mais, il pêche par des facilités, des jeux de répétition et des ellipses. Dans la première partie, apparaissent des personnages totalement extérieurs à l’intrigue et inutiles. Mais, on se laisse prendre à cette lecture plaisante au sujet bien centré.</p>
<p><strong>Wails, Stanislas. -La maison Matchaïev.- Serge Safran éd. &#8211; 256 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/york.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-719" title="york" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/10/york.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Un terrain vague dans la banlieue de Toronto abrite toute une communauté de blessés de la vie, hommes, femmes et animaux divers, qui vont et viennent, selon leurs envies et leurs besoins. Guy est un peu le référent de tous, et gère une casse automobile. Stephen se remet mal de sa guerre en Afghanistan, Lily enterre les animaux écrasés et devient plongeuse dans un bistrot, Edal, agent fédéral de la faune, sort d’une dépression, Kate est vétérinaire et se remet mal de la mort de son amie. Souvent, Guy leur fait la lecture le soir, dans une ambiance familiale.</p>
<p>Darius est élevé par un grand-père sadique et une grand-mère soumise. Sur son blog, il raconte sa haine des coyotes et les sévices qu’il leur fait subir. Stephen correspond avec lui, et essaie de lui faire comprendre la valeur et le droit à la vie des animaux.</p>
<p>Les points de vue de chacun sont pris en compte, hommes comme animaux. C’est cela qui est particulièrement intéressant et nouveau. Il se dégage une très grande empathie de chacun et pour chacun. C’est un microcosme de petites vies juxtaposées, qui peuvent se rencontrer et construire quelque chose. Ce roman est à la fois philosophique, militant pour la faune, les sans-voix et tous les brisés de la vie.</p>
<p>Un roman très original sélectionné pour le Prix Page des libraires.</p>
<p><strong>York, Alissa. &#8211; Fauna. &#8211; J. Losfeld. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 333 p. &#8211; 22,50 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><strong>LIVRE NON RETENU</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="260"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td valign="top" width="265"><strong>TITRE</strong></td>
<td valign="top" width="161"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="260"> </td>
<td valign="top" width="265"> </td>
<td valign="top" width="161"> </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="260">Beaune, François</td>
<td valign="top" width="265">Un ange noir</td>
<td valign="top" width="161">Verticales</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/701/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=701&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Sélection Septembre 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 11:51:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[La Toscane, pas celle des touristes, une barre de HLM, une aciérie, monstrueuse mais peu à peu démantelée, une géante de béton et de métal, peu à peu mangée par la rouille, et bien sûr, la mer étincelante et la lumière. Pour les jeunes, l’avenir est écrit d’avance, l’usine, les grossesses précoces, les sorties en [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=664&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" title="Avallone" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/avallone.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" />La Toscane, pas celle des touristes, une barre de HLM, une aciérie, monstrueuse mais peu à peu démantelée, une géante de béton et de métal, peu à peu mangée par la rouille, et bien sûr, la mer étincelante et la lumière.</p>
<p>Pour les jeunes, l’avenir est écrit d’avance, l’usine, les grossesses précoces, les sorties en scooter gonflé, sans casque, la drogue et la débrouillardise illicite…</p>
<p>Anna et Francesca, amies depuis l’enfance, partagent tout. Anna vit dans une famille aimante, malgré un père escroc, alors que Francesca a un père jaloux, violent qui la surveille à la jumelle et qui cogne. Elles vivent leurs premiers émois amoureux avec des copains, et découvrent le sens du trouble qui les lie. Quel avenir espérer dans cette région où le chômage règne ? Anna est prête à tout quitter pour faire des études et ne pas devenir une ex-militante communiste comme sa mère, déçue et velléitaire.</p>
<p>C’est à la fois un roman d’initiation et un roman social. Il se lit d’une traite avec plaisir. On peut reprocher des clichés attendus et appuyés : les mères vieilles avant l’âge, les pères violents ou lâches, les frères surveillant leur sœur, la jeune fille ingrate dévouée à sa sœur handicapée… Mais, on est plongé dans ce milieu ouvrier qui subit sa vie dans un décor de rêve, symbolisé par l’île d’Elbe, destination idyllique pour les deux amies.</p>
<p>L’auteur rend avec justesse l’ambiance, les odeurs et les émois des deux jeunes filles, particulièrement l’attirance homosexuelle de Francesca, qui n’est traduite que par des sensations et des impressions, par des mots. C’est fort et lumineux malgré le sujet, plutôt démoralisant de cette jeunesse perdue.</p>
<p><strong>Avallone, Silvia. &#8211; D&#8217;acier. &#8211; L. Lévi. &#8211; Traduit de l&#8217;italien. &#8211; 387 p. &#8211; 22 €</strong><strong></strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/barilier-piano.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-667" style="border:black 1px solid;" title="Barilier piano" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/barilier-piano.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Romancier et essayiste né en 1947, auteur de livres sur la littérature, la musique, la pensée contemporaine. Après <span style="text-decoration:underline;">Un Véronèse</span> consacré à la peinture, <span style="text-decoration:underline;">Piano chinois</span> aborde la musique classique et ses interprètes.</em></p>
<p>Lors d&#8217;un festival musical dans le midi, une jeune Chinoise joue Scarlatti, Brahms et Chopin. Deux critiques musicaux assistent à la représentation, et le lendemain, ils relatent le concert sur leur blog respectif.</p>
<p>L&#8217;un tire sur la pianiste, l&#8217;autre la porte aux nues. Subjugué, Frédéric Ballade, séduit par ce qu&#8217;il a entendu (sinon troublé), encense l&#8217;interprète. Il s&#8217;est pâmé en écoutantla jeune Chinoise, alors que l&#8217;autre critique, ironique et distant, dénonce le jeu aseptisé et sans âme de Mei Jin. Léo Poldowsy considère la Chinoise comme une machine à jouer. Au fil de leur rivalité, on apprend que l&#8217;un fut le maître de l&#8217;autre et que, en tant qu&#8217;aîné, il ne supporte pas que le cadet se regimbe.</p>
<p>Dans un premier temps, ils ignorent ce qu&#8217;écrit l&#8217;autre. Ils s&#8217;affrontent d&#8217;abord d&#8217;un blog à l&#8217;autre, puis par courriels privés. Construit autour de cette divergence, le duo se transforme en duel. Les deux journalistes rivalisent de bons mots ou de piques. Cet échange par blogs interposés nous offre une audacieuse relecture du roman épistolaire.</p>
<p>Une réflexion sur la musique occidentale et son interprétation par d&#8217;autres cultures. L&#8217;art a-t-il des frontières ?</p>
<p><strong>Barilier, Étienne. &#8211; </strong><strong>Piano chinois : duel autour d&#8217;un récital. &#8211; Zoé. &#8211; 132 p.- 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/blanc-g.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-668" title="blanc g" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/blanc-g.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Dès son plus jeune âge, l&#8217;enfant était un inconditionnel de la géographie, des atlas, de la mappemonde, avec laquelle il s&#8217;endormait.</p>
<p>Adulte, nous le retrouvons parcourant la planète, le sac sur le dos, au gré des vents, et s&#8217;intégrant au milieu des populations qu&#8217;il côtoie.</p>
<p>Sa passion des voyages, J. Blanc-Gras nous la communique, et c&#8217;est avec un humour dévastateur qu&#8217;il nous la fait partager. Nous sillonnons la planète, volons de pays en pays, passons d&#8217;un continent à l&#8217;autre à travers de courts chapitres pleins de drôlerie. (dans le désert marocain).</p>
<p>&#8220;nous sommes neuf dans une Peugeot 504 break. Je suis coincé entre un vieux barbu taiseux et un touareg enrhumé. J&#8217;ai un poulet sur les genoux et je suis assis sur le frein à main. J&#8217;aime voyager seul. C&#8217;est le meilleur moyen de ne pas rester très longtemps.&#8221;</p>
<p>A travers ses pérégrinations, l&#8217;auteur pose un regard lucide et ironique sur ses contemporains, la société et le monde qu&#8217;il parcourt. Il voyage seul, hors des circuits touristiques, va à la découverte des autres, là où le mènent ses pas.</p>
<p>&#8220;Le paradis n&#8217;a pas d&#8217;adresse. Il se déplace à la surface de la planète pour offrir des moments furtifs à ceux qui savent les saisir.&#8221;</p>
<p><strong>Blanc-Gras, Julien. &#8211; Touriste. &#8211; Au diable vauvert. &#8211; 259 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/calvino.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-669" title="calvino" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/calvino.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>L’auteur, journaliste en panne de travail, décide de partir sac au dos, le Lonely planet en poche, sans oublier son MP3 bien chargé, autour de l’océan Indien. Avant de partir, il rencontre le journaliste de <span style="text-decoration:underline;">Libération</span> en charge de la mise en place du site Libevoyage, qui lui propose un espace. En fait, à son retour, c’est un livre qu’il ramène.</p>
<p>Avec verve, énergie et enthousiasme, Antoine relate ce qu’il voit, qui il rencontre, ce qu’il ressent… il a la fraîcheur des Candides et la naïveté d’un découvreur, c’est un peu Tintin-baroudeur.</p>
<p>La musique, les raves locales, les jolies filles, l’insolite surtout l’attirent.<br />
Pendant son périple, le jeune homme s’est intéressé aux communautés qui vivent en marge dans leur pays. Auroville en Inde, les Zoroastriens en Iran, les Rastas Shashamane en Ethiopie. Cette dernière communauté vit sur une concession accordée par l’empereur Hailé Sélassié à la diaspora afro-américaine, qui voulait revenir en Afrique. En Ethiopie encore, Antoine Calvino a partagé le quotidien d’une autre communauté, celle d’Awra Amba. Une autre Utopie africaine où les hommes et les femmes font le même travail : éducation des enfants, tâches ménagères, culture…</p>
<p>C’est un récit de voyage très personnel, proche de celui d’Antoine sur la mer… loin des guides.</p>
<p><strong>Calvino, Antoine. &#8211; Un an autour de l&#8217;Océan Indien. &#8211; Phébus. &#8211; 256 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/deyns.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-670" style="border:black 1px solid;" title="deyns" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/deyns.jpg?w=111&#038;h=150" alt="" width="111" height="150" /></a>Epouse d&#8217;un avocat brillant, des enfants magnifiques, une maison dans un quartier résidentiel, une agence immobilière, Nathalie Royer a tout pour être heureuse. Pourtant le lecteur perçoit vite, par des détails distillés çà et là que quelque chose ne va pas.</p>
<p>Quand Nathalie apprend que son fils va se marier avec une certaine Galla, elle est d&#8217;abord heureuse, mais lorsqu&#8217;elle voit la jeune femme, elle s&#8217;inquiète violemment et voit en Galla un danger potentiel pour son fils. Commence alors pour Nathalie, une descente aux enfers, et son monde s&#8217;écroule brusquement et les non-dits explosent!</p>
<p>Paranoïaque à l&#8217;égard de Galla, Nathalie décide de mener une enquête sur cette dernière. Entre secrets de famille, non-dits et folie, le récit rappelle, à la fois &#8220;Le 13ème conte&#8221; de Diane Setterfield, dans la manière dont s&#8217;imbriquent tous ces de secrets de famille, et l&#8217;héroïne paranoïaque du <span style="text-decoration:underline;">Voisin</span> de Tatiana de Rosnay.</p>
<p>Avec l&#8217;enquête sur Galla c&#8217;est tout l&#8217;équilibre dela famille Royerqui vacille, et les fantômes sortent des placards! Tromperie, enfant mort, meurtre, maladie, folie&#8230;</p>
<p>L&#8217;auteur réussit grâce à un récit fluide et haletant, à transporter le lecteur dans la course effrénée de son héroïne Nathalie. Est-elle saine d&#8217;esprit ou complètement folle ?</p>
<p>Ce roman psychologique, à suspense est totalement actuel et dans l&#8217;air du temps. Il se lit avec aisance et semble poser comme question : est-il bon de tout dire ? Jusqu&#8217;à la dernière ligne l&#8217;auteur questionne&#8230;</p>
<p><strong>Dyens, Dominique. &#8211; Intuitions. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. &#8211; 186 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/gazan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-671" title="Gazan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/gazan.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Ana, une jeune femme, maman célibataire d&#8217;une petite fille, étudiante en biologie à l&#8217;université de Copenhague, est sur le point de remettre son mémoire de maîtrise, lié à une controverse sur l&#8217;origine des oiseaux (les oiseaux descendent-ils ou non des dinosaures ?), lorsque Helland, un de ses deux directeurs de mémoire est retrouvé mort dans de mystérieuses circonstances. L&#8217;autopsie de son corps révèlera qu&#8217;il était infesté de larves de ténia de porc. S&#8217;ensuivent d&#8217;autres morts, dans l&#8217;entourage d&#8217;Ana, tout aussi inquiétantes&#8230;</p>
<p>L&#8217;auteur, biologiste et journaliste, maîtrise parfaitement la démonstration scientifique tout en restant très accessible.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas la moindre qualité de ce roman passionnant, qui donne vie à des personnages très fouillés, et qui garde son mystère jusqu&#8217;à la fin.</p>
<p><strong>Gazan, Sissel-Jo. &#8211; Les plumes du dinosaure. &#8211; Le Serpent à plumes, Noir. &#8211; Traduit du danois. &#8211; 526 p. &#8211; 26 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/harding.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-672" title="Harding" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/harding.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>George Washington Crosby, horloger miné par une maladie incurable, arrive au terme de sa vie. Entouré des siens et de ses chères horloges, il agonise, voit le réel autour de lui transformé par le prisme de son regard halluciné, les objets se déforment. Il ne reconnaît plus les silhouettes floues de ceux qui le veillent en permanence.</p>
<p>Il convoque à son chevet, les fantômes de son père, Howard, vendeur ambulant, épileptique, qui prit la fuite avant d&#8217;être interné, puis, à son tour Howard convoque son propre père, un pasteur.</p>
<p>Est-ce que ce sont de réels souvenirs, ou George recrée-t-il une vie et un personnage pour son père disparu ?</p>
<p>Le passé et le présent s&#8217;imbriquent, donnant naissance à un texte très poétique, très fort aussi, sur la filiation, entrecoupé de très belles descriptions de la nature américaine.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Les foudroyés</span> a obtenu le prix Pulitzer en 2010. On se laisse vite gagner par la beauté de l&#8217;écriture, une sorte de magie un peu indéfinissable qui illumine une mort annoncée.</p>
<p><strong>Harding, Paul. &#8211; Les foudroyés. &#8211; Le Cherche midi, Lot 49. &#8211; Trad. de l’américain. &#8211; 185 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/ilf-eddine.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-673" style="border:black 1px solid;" title="ilf eddine" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/ilf-eddine.jpg?w=86&#038;h=150" alt="" width="86" height="150" /></a><a href="http://www.babelio.com/auteur/Ilf-Eddine/138960">Ilf-Eddine</a> est né à Paris en 1976 et joue aux échecs. Il travaille dans la coopération, et vit à Lisbonne. Premier roman.</em></p>
<p>Débute un tournoi d&#8217;échecs qui doit désigner sept candidats pour le titre de champion du monde. Un joueur russe, en fin de carrière, se remémore les étapes importantes de sa vie. Parviendra-t-il à décrocher enfin le titre tant attendu ?</p>
<p>Lors des onze chapitres suivant les onze rondes du tournoi, nous pénétrons dans le cerveau de ce joueur vieillissant, qui poursuit le tournoi en même temps qu&#8217;il fait un point sur sa vie. L&#8217;auteur nous lie immédiatement avec ce vieux passionné. Son roman tient en haleine jusqu&#8217;au bout, et même pour un non initié, il est passionnant. Le vocabulaire technique, les détails des parties jouées, les phases de jeu décortiquées ne rebutent pas ; ils font monter le suspense, même sans visualiser la partie.</p>
<p>A travers la mémoire du narrateur, le lecteur revit l&#8217;Histoire des échecs : la fameuse école soviétique ainsi que la bouleversante arrivée des logiciels informatiques et de ses moteurs de recherche de variantes.</p>
<p>On mesure aussi les espoirs et la solitude, qui habitent celui qu&#8217;une passion ou un talent dévore. La solitude du joueur d&#8217;échecs de haut niveau est bien évoquée. Le joueur s&#8217;apparente au sportif.</p>
<p><a href="http://www.babelio.com/auteur/Ilf-Eddine/138960">Ilf-Eddine</a> connaît parfaitement le milieu des échecs. Il sait décrire les émotions ressenties par le joueur, seul devant les 64 cases. Comme dans la vie, le joueur doute, tremble, rêve, perd et gagne&#8230;</p>
<p>Un premier roman au charme inexplicable et magique, qui dresse le portrait d&#8217;un homme vieillissant, solitaire, qui a tout donné à sa passion, alors qu&#8217;il qui se sent décliner irrémédiablement.</p>
<p><strong>Ilf-Eddine. &#8211; </strong><strong>La dernière ronde. &#8211; Elyzad. &#8211; 194 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/joly.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-675" title="joly" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/joly.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Ce polar associe une connaissance parfaite des circuits financiers, de la face cachée du pouvoir et des enquêtes judiciaires,</p>
<p>Nwankwo, patron de la brigade financière de Lagos (Nigéria) enquête sur le gouverneur Finley et son train de vie luxueux.</p>
<p>Lira, journaliste à Saint-Pétersbourg travaille sur le dossier Serguei Louchski, oligarque russe à la fortune douteuse.</p>
<p>Félix, greffier au tribunal de Nice est lui, sur l&#8217;affaire du décès suspect de Linda Stephensen, femme d&#8217;un banquier des îles Féroé.</p>
<p>Les trois personnages principaux qui, bien sûr, vont se rencontrer évoluent dans ce monde malgré eux, mais ne lâchent pas l&#8217;affaire, bien décidés à faire la lumière sur cet imbroglio financier. Avant tout, ils veulent faire tomber les responsables des transactions financières illégales. Ensemble, ils se motivent, forment une équipe qui traque et trouve des informations, chacun dans son domaine, et, mises bout à bout, elles éclairent l&#8217;arnaque internationale conduite par S. Louchski et ses sbires.</p>
<p>Pas haletant dans le rythme, mise à part la poursuite dans le métro, ce polar tient bien son lecteur. Les personnages sont attachants, et l’intrigue rappelle les derniers scandales mondiaux et la crise financière internationale.</p>
<p><strong><strong>Joly, Eva </strong>/ Perrignon, Judith. &#8211; Les yeux de Lira. &#8211; Les arènes. &#8211; 317 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/keegan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-676" title="Keegan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/keegan.jpg?w=113&#038;h=150" alt="" width="113" height="150" /></a>La narratrice est amenée par son père dans une ferme d’Irlande. Sa mère, de nouveau enceinte, ne peut s’occuper dela fillette. Celle-ciapprend à connaître petit à petit ce couple de fermiers, leurs travaux quotidiens… Pourquoi la fermière l’habille-t-elle avec des vêtements de garçon ? Pourquoi M. Kinsella réagit-il de cette façon en les découvrant sur elle ? La fillette s’épanouit grâce à leur affection et à la beauté de la nature qui l’entoure.</p>
<p><strong>Keegan, Claire. &#8211; Les trois lumières. &#8211; S. Wespieser. <em>- </em>Traduit de l&#8217;anglais (Irlande). &#8211; 100 p. &#8211; 14 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/kochert1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-678" title="Kochert" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/kochert1.jpg?w=103&#038;h=150" alt="" width="103" height="150" /></a>Née à Tours en 1965, après avoir vécu en Bretagne, Anna Kochert devient standardiste dans une préfecture en Normandie. Elle rencontre enfin l&#8217;homme de sa vie à Carcassonne, où elle est mutée. Elle vit aujourd&#8217;hui au cœur de la Montagne Noire. Sa passion pour les demeures abandonnées l&#8217;a poussée à écrire et à recréer dès lors une histoire, un passé, pour ces bâtisses oubliées&#8230; Ainsi est né <span style="text-decoration:underline;">Des larmes au Paradis</span>.</em></p>
<p>En déménageant un meuble de leur maison près de Carcassonne, un couple trouve une pièce condamnée et une boîte de vieilles photos. Une jeune fille ressemble à la leur… Chrystel et Julie veulent en savoir plus. Elles entreprennent des recherches et interrogent le grand-père.</p>
<p>En 1900, Sophie et sa fille Amandine deviennent bonnes dans le manoir de Charles Desclots, homme violent porté sur les jeunes filles. Elles deviennent amies avec Cécilia,la cuisinière. Mais Sophiemeurt dans un incendie.</p>
<p>A la mort de sa femme, Charles met Amandine dans son lit, et celle-ci ne peut lui résister. L&#8217;orpheline devra subir les assauts répétés de l&#8217;alcoolique, qui n&#8217;arrive pas à se maîtriser.</p>
<p>L&#8217;auteur nous plonge alternativement dans ces deux époques. C&#8217;est une véritable enquête que la découverte de photographies déclenche. Le lecteur se laisse emporter par cette jeune servante au destin cruel. Du suspense aux émotions ou à l&#8217;humour, ce roman est écrit avec un style à la fois simple et authentique. A conseiller à un large public.</p>
<p><strong>Kochert, Annie. &#8211; </strong><strong>Des larmes au Paradis. &#8211; Qui lit vit. &#8211; 261 p. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/lebey2.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-681" style="border:black 1px solid;" title="Lebey" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/lebey2.gif?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Attention, OVNI ! Ceci n&#8217;est ni un roman, ni une étude, ni une bio, mais un peu de tout cela, y compris -et surtout-une autobiographie.</p>
<p>Marie Lebey, part à la recherche des lieux qui hantent les romans de Patrick Modiano, et on sait à quel point l&#8217;auteur de <span style="text-decoration:underline;">La place de l&#8217;Etoile</span> et de <span style="text-decoration:underline;">La rue des boutiques obscures</span> peut affectionner de les dépeindre.</p>
<p>Appareil photo en main, (clichés sur le site de l&#8217;éditeur) Marie commence donc cette quête vertigineuse, tout en en appelant à tous les points communs, qui peuvent plus ou moins exister entre le romancier et elle (le frère / la sœur morts très jeunes)&#8230;</p>
<p>La démarche est celle d&#8217;une fan, mais c&#8217;est aussi une thérapie personnelle pour surmonter une dépression, qui laisse une impression étrange,</p>
<p>Et Modiano dans tout ça ? Il a très peu apprécié qu&#8217;on lui réinvente ses souvenirs, qu&#8217;on aille sur la tombe de son frère, et l&#8217;a ressenti comme une atteinte à sa vie privée au point qu&#8217;il a fait appel à un avocat.</p>
<p>F A noter qu&#8217;<span style="text-decoration:underline;">Oublier Modiano</span> fait partie de la sélection du Renaudot dans la catégorie « essai » ; également présent dans les coups de cœur de la Fnac.</p>
<p><strong>Lebey, Marie. &#8211; Oublier Modiano. &#8211; L. Scheer. &#8211; 145 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/marchand.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-682" title="marchand" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/marchand.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>Les souvenirs, c&#8217;est un peu comme une photo de classe… Cette photo, c&#8217;est celle de Romain, ancien combattant de la guerre d&#8217;Algérie, jeune déraciné de l&#8217;Histoire, qui hante le pavé parisien sans pouvoir renouer le fil dela vie. Passantà côté de mai 68 et de sa destinée, blessé à l&#8217;âme, il erre, partagé entrela Franceet l&#8217;Algérie, dans le Paris des souvenirs disparus : promenade littéraire et émouvante !</p>
<p>Invitation au voyage, à la flânerie, au propre comme au figuré. 122 pages de pur bonheur composées par un acteur, chanteur et musicien de renom. L&#8217;inoubliable interprète sur petit écran de Nestor Burma (qui avait plu à feu Léo Malet) replonge dans ses propres souvenirs, au gré de ses balades et de ses rencontres. La magie du désert est soudain à la portée de tous. Paris s&#8217;éclaire brusquement d&#8217;un éclat saharien… Cette beauté cache les blessures béantes, les horreurs guerrières, les injustices du système colonial…</p>
<p>Magnifique balade dans l&#8217;espace et le temps, poésie de la marche et des paysages, émotion des rencontres et des auteurs du patrimoine culturel classé au panthéon personnel de Guy &#8220;marchant&#8221;…</p>
<p>Lorsque j&#8217;entamais la lecture de ce recueil, l&#8217;auteur participait à une émission radiophonique d&#8217;été (mais de qualité) : il y évoquait ses souvenirs à l&#8217;aide de cartes routières. L&#8217;Algérie l&#8217;a fasciné, le désert l&#8217;a marqué… Romain, c&#8217;est un peu lui…</p>
<p><strong>Marchand, Guy. &#8211; Le soleil des enfants perdus. &#8211; Les arènes. &#8211; 122 p. &#8211; 12 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/menedez.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-683" title="Menedez" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/menedez.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>11 mars 2004, Madrid. Vladimir, écrivain raté devenu correcteur, livre ses impressions sur les attentats qui viennent de se produire. Réactions des proches, des Espagnols et du gouvernement sont toutes passées au crible. Mais c’est également l’occasion pour Vladimir de s’interroger sur son propre comportement face à la catastrophe, et de faire le bilan des années passées et de ses projets à venir.</p>
<p>Entre récit d’un drame national et questionnement identitaire, ce roman mêle le collectif et l’intime, l’Histoire et le quotidien, avec humour et sincérité.</p>
<p><strong>Menendez-Salmon, Ricardo (1971-….). &#8211; Le correcteur. &#8211; J. Chambon. &#8211; Traduit de l&#8217;espagnol. &#8211; 171 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<h2> </h2>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/o-flynn.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-684" style="border:black 1px solid;" title="o flynn" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/o-flynn.jpg?w=91&#038;h=150" alt="" width="91" height="150" /></a>Depuis plusieurs années, Frank présente les informations sur une chaîne de télévision locale, à Birmingham. Un jour, le cas d’un vieil homme retrouvé mort chez lui le touche. Il décide de chercher à en savoir plus sur cet homme, ne serait-ce que pour trouver une personne susceptible d’assister à son enterrement.</p>
<p>Il a succédé à Phil, qui a été écrasé par une voiture, durant son jogging dans une rue déserte. Ce dernier se fournissait en blagues auprès d’un vieux copain, clodo. Les deux événements ont un lien.</p>
<p>Sur fond d’enquête, l’auteur construit un roman sur le temps qui passe et qui efface les traces du passé.</p>
<p>A travers son héros, l’auteur évoque la peur du futur, du vieillissement, les transformations et les traces laissées par chacun. Les unes renvoyant aux autres. Un roman très agréable à lire, des personnages que l&#8217;on a du mal à quitter, des scènes assez comiques, notamment celles sur les coulisses d&#8217;une émission régionale ringarde.</p>
<p>En Angleterre, son premier roman a été primé à de nombreuses reprises.</p>
<p>Je ne comprends pas que l’éditeur n’ait pas été fidèle au titre original « The news where you are », qui correspond au sujet du livre, alors que San Francisco est le nom d’une œuvre, projet immobilier utopique, restée secrète, du père et n’est cité qu’une fois dans les 389 pages !</p>
<p><strong>O’Flynn, Catherine. &#8211; </strong><strong>San Francisco</strong><strong>. &#8211; J. Chambon. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 389 p. &#8211; 23 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/orkeny.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-685" title="orkeny" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/orkeny.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Deux sœurs de caractères diamétralement opposés échangent lettres et coups de téléphone.</p>
<p>M<sup>me</sup> Orban qui vit en Hongrie, est une femme coléreuse et irascible. Par hasard, elle retrouve une femme connue dans sa jeunesse dans un abri lors de bombardements. Quand elle voit son amie, soignée et apprêtée, elle se rend compte qu’elle est négligée, et qu’à 60 ans, on peut être jolie et attirante. Elle se teint les cheveux et porte des robes envoyées par sa sœur Giza. Elle réalise qu’elle est amoureuse, depuis l’enfance, d’un chanteur d’opéra, qu’elle reçoit à dîner tous les jeudis soir depuis des années.</p>
<p>Giza vit à Munich chez son fils dans l’opulence. Depuis un accident, elle est handicapée. Elle est calme, c’est la voix de la raison.</p>
<p>Orkeny, dans ce petit roman, écrit une ode à la vie et la jeunesse d’esprit. Il n’est jamais trop tard pour faire des rencontres, faire des folies, se faire avoir et bien sûr tomber amoureux. Contrairement aux idées reçues vieillesse et sagesse ne riment pas toujours.</p>
<p>C’est drôle, burlesque et émouvant.</p>
<p><strong>Orkeny, Istvan. &#8211; Le chat et la souris. &#8211; Cambourakis. &#8211; Traduit du hongrois. &#8211; 136 p. &#8211; 10 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/pey.jpg"><img class="alignleft" title="pey" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/pey.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Petites nouvelles sur le quotidien de la guerre d&#8217;Espagne, de l&#8217;après-guerre, de la vie des réfugiés en France… Des tranches de vie et de mort, des petites touches d&#8217;humanité et d&#8217;humour…</p>
<p>Héritier de réfugiés fuyant la guerre d&#8217;Espagne, Serge Pey enseigne à l&#8217;Université du Mirail. Voyageur impénitent, poète et plasticien, il nous livre ce recueil de nouvelles belles et cruelles, telle qu&#8217;estla vie. C&#8217;estun régal !</p>
<p>Ecrivain sensible et talentueux, il nous offre généreusement ces chroniques, de <em>L&#8217;assassinat</em> au <em>Banc</em>… Une de mes préférées : <em>Le cinéma.</em><em></em></p>
<p><strong>Pey, Serge. &#8211; Le trésor de la guerre d&#8217;Espagne. &#8211; Zulma. &#8211; 170 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/picart-5.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-687" title="picart 5" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/picart-5.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Romancier </em><em>né dans le nord de la France, professeur de latin et de grec, Hervé Picart se muait le soir venu en rock critic. La cinquantaine venue, c’est en créateur de mystères et d’énigmes qu’il se transforme</em><em>. </em></p>
<p>Cinquième enquête de l&#8217;antiquaire belge Frans Bogaert à Bruges.</p>
<p>Lauren, l&#8217;assistante de l&#8217;antiquaire, lui rapporte des Etats-Unis une curieuse lampe à pétrole provenant de la ville de Providence. Frans Bogaert cherche aussitôt à en comprendre le fonctionnement. La lampe n&#8217;éclaire pas, mais sert à hypnotiser ; en l&#8217;allumant, l&#8217;antiquaire plonge dans des tranches de vie de ses utilisateurs passés. Quel est le lien entre les différentes personnes, dont il vit des épisodes par procuration ?</p>
<p>Parallèlement, Mr Ridgeway, un magnétiseur américain du XIX<sup>e</sup> siècle, est retrouvé mort de façon peu naturelle. C&#8217;est un disciple de Mesmer, qui a attiré Poe.</p>
<p>Ces énigmes nous emmènent donc à la fois en Belgique et aux Etats-Unis, de nos jours et sur les traces de l&#8217;écrivain et des fantômes.</p>
<p>A noter la très jolie présentation.</p>
<p><strong>Picart, Hervé. &#8211; </strong><strong>La lampe de providence. &#8211; Série : L&#8217;arcamonde, vol. 5. &#8211; Le castor astral. &#8211; 223 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/pirzad.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-688" title="pirzad" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/pirzad.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>L’histoire se déroule en Iran à la limite du Koweït, avant la guerre du Golfe, dans une communauté arménienne de classe moyenne. Clarisse, la narratrice atteint le burn-out de la mère de famille submergée. Elle ne craque pas, mais endure en elle-même. Sa vie n’est pas un enfer, mais lourde de responsabilités et de taches, avec une mère, « mama arménienne », une sœur en quête de mari, un mari, bourru et souvent absent, des enfants turbulents dont deux jumelles adorables, et de bons amis qui s’invitent tout le temps. C’est une femme à l’écoute et au service des autres, et tous les soirs, elle éteint la lumière après avoir raconté un conte à ses filles. Elle a une vie intérieure très riche et un grand sens du devoir.</p>
<p>Tout se fissure quand s‘installent de nouveaux voisins en face. Une grand-mère, à la fois sèche et touchante, une fillette pas facile, et son père un peu falot en quête d’un amour.</p>
<p>Rien n’est dit, tout est suggéré. Le trouble amoureux de Clarisse est évoqué en parlant des péripéties d’un pot de fleurs, son bouleversement intérieur à travers une invasion de sauterelles (nous sommes aux portes du désert).</p>
<p>C’est une histoire en fait assez simple, mais le climat, les détails quotidiens, le déroulement des pensées et des actes des différents personnages lus par le prisme de la narratrice sont très intéressants. Ce n’est pas une Emma Bovary, ni une héroïne de Tchékhov, peut-être une Mrs Dalloway, qui, comme dans <span style="text-decoration:underline;">The hours</span> (film et livre de Cunningham, inspiré de Virginia Woolf) a besoin d’une pause dans son existence. Avec humour et finesse, l’auteur nous fait partager cette tranche de vie.</p>
<p>La vie dans cette petite communauté arménienne, en plein cœur du monde arabe, est également un intérêt du livre.</p>
<p><strong>Pirzad, Zoyâ. &#8211; C&#8217;est moi qui éteins les lumières. &#8211; Zulma. &#8211; Traduit du persan (Iran). &#8211; 349 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/riol.jpg"><img class="alignleft" title="riol" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/riol.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>La famille de Desdémona, dite Mona, 18 ans, va très mal : sa mère est brusquement partie en Asie, sans raison valable et ne donne que des bribes de nouvelles. Les rôles de chacun se sont déplacés, et la famille est en train de voler en éclats.</p>
<p>Le frère, Jules, 7 ans, entre dans un « autisme » personnel, et prépare, à l’intérieur de l’appartement, la venue du bébé éléphant que sa mère lui ramènera. Pieuse consolation suggérée par Mona. En classe, il est devenu une catastrophe. Le père se met à vivre une adolescence attardée, désordre, copines, pas d’horaires, d’autant plus que son métier est photographe. Il se lance dans « une œuvre ». Il entre dans le projet de son fils et ramène de la paille à la maison…</p>
<p>Mona reste lucide et nous livre, dans une très longue lettre à sa mère, son journal. Ses réflexions sont celles d’une jeune fille lucide et mûre, teintées d’humour. Elle observe sa famille et ses amis ados : leur besoin de « glander  comme des manchots sur la banquise » ! Elle analyse sa vie familiale passée et présente, et note les principes envolés de sa mère.</p>
<p>D’autres personnages interviennent de façon marginale, et chacun est présenté avec une densité psychologique intéressante, particulièrement le vieux copain musicien et la rencontre avec Roberto. L’intermède est intéressant car Mona ne cède pas à son charme, raisonnablement pour son équilibre.</p>
<p>La chute est brutale, rapide, cinq mois plus tard.</p>
<p>C’est un premier roman, bien plein pour ses 170 pages, solide, un peu loufoque, bien écrit et rythmé et à conseiller aux adolescents.</p>
<p><strong>Riol, Raphaëlle. &#8211; Comme elle vient. &#8211; Le Rouergue, La Brune. &#8211; 172 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/sharma.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-690" title="sharma" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/sharma.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Ce livre nous propose onze nouvelles, et chacune d&#8217;entre elles nous brosse l&#8217;itinéraire d&#8217;une femme qui vient d&#8217;avoir 50 ans.</p>
<p>Toutes ces femmes sont indiennes. Leur âge, la cinquantaine est une renaissance. Femmes de maisons, génitrices, elles étouffent et se rebellent.</p>
<p>Il y en a pour tous les goûts. Dans la première nouvelle la femme a des hallucinations. Dans la seconde, l&#8217;épouse morte parle d&#8217;outre-tombe et découvre finalement qu&#8217;elle manque à son mari. Celui-ci passe ses journées à pleurer ; il pleure sa mort.</p>
<p>Il y a aussi la femme obsédée par ses rides, et celle qui découvre que son mari va en Thaïlande pour la prostitution.</p>
<p>Chacune se libère d&#8217;une certaine manière, comme si cet âge était un commencement.</p>
<p>Le livre donne aussi une vision des conditions de vie en Inde, des us et coutumes avec un nombre important de petits détails de la vie courante expliqué par un lexique à la fin du livre.</p>
<p><strong>Sharma, Bulbul. &#8211; Maintenant que j&#8217;ai 50 ans. &#8211; Picquier. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais (Inde). &#8211; 208 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/talbi.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-691" title="talbi" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/talbi.jpg?w=103&#038;h=150" alt="" width="103" height="150" /></a>Faire du naturisme en Corse peut s&#8217;avérer dangereux, voire mortel ! Un mystérieux assassin frappe cette population estivale. Mieux : avant de tuer, le criminel prévient Carole Landois, adjudant-chef à la gendarmerie de l&#8217;Ile Rousse. Bientôt, s&#8217;engage une course poursuite entre les gendarmes et le serial killer…</p>
<p>Un petit roman policier agréable et léger, ce qu&#8217;il faut aux Parisiens épuisés, qui ne partent pas en vacances. Une intrigue assez simple, de magnifiques paysages de l&#8217;île de Beauté, un brin de suspense et un soupçon de folie…</p>
<p>Malgré tout, c&#8217;est loin d&#8217;être un chef-d&#8217;œuvre, le mystère semble facile à élucider… L&#8217;auteur se met également en scène (&#8220;l&#8217;écrivain qui boit son pastis à la terrasse du café&#8221;). Ah ! que c&#8217;est rigolo ! C&#8217;est un amoureux de la Corsedu nord où il réside, et cela se sent à chaque page. Enseignant, il arbitre aussi les tournois internationaux de bridge, et écrit des romans dont le dernier <em>Agriate</em> se situait déjà en Corse.</p>
<p><strong>Talbi, Rémi. &#8211; Piège mortel à l&#8217;Ile rousse. &#8211; Coëtquen. &#8211; 198 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/villar.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-692" title="villar" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/villar.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Les Galiciens sont taiseux de nature : personne ne parle beaucoup à l&#8217;inspecteur étranger Estevez, adjoint de l&#8217;inspecteur Caldas. Alors, quand un pêcheur local se noie avec les mains attachées dans le dos, l&#8217;enquête s&#8217;annonce délicate… Sale pays !</p>
<p>Galicien de Vigo, Domingo Villar aime sa province, et invite le lecteur à en faire autant. Ses personnages sont carrés, l&#8217;étranger de la ville au franc parler, le taiseux Galicien à l&#8217;intuition qui fait mouche. Le roman transporte le lecteur dans les odeurs de poissons. L&#8217;écriture est faussement nonchalante, l&#8217;intrigue construite avec l&#8217;aide de Machiavel. Tout fait de ce polar un best-seller de qualité, dont les droits ont été achetés par des producteurs. Normal, c&#8217;est génial !</p>
<p><strong>Villar, Domingo. &#8211; La plage des noyés. &#8211; L. Lévi. &#8211; 382 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/ziarati.jpg"><img class="alignleft" title="ziarati" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/09/ziarati.jpg?w=88&#038;h=150" alt="" width="88" height="150" /></a>Cinq personnages se relaient dans ce récit pour nous dépeindre un Iran en pleine mutation.</p>
<p>Akbar, le patriarche, échange son bébé mort-né avec l’enfant, né le même jour des amours de son frère et d’une tzigane.</p>
<p>Khodadad est choyé. C’est un garçon curieux épris de liberté. Il veut découvrir le monde hors de ce village traditionaliste et étouffant. Il entraîne son cousin Reza. Ensemble, ils s’enfuient pour partir à la ville.</p>
<p>Donya est une petite fille traitée comme une esclave par sa belle-mère. Amoureuse d’un autre, elle sera mariée de force à Reza. Ensemble ils auront une fille Mahtab, pour laquelle ils rêvent d’une vie libre et heureuse.</p>
<p>Mahtab fait des études de médecine et rencontre un étudiant en droit avec lequel elle vit une histoire d’amour. Pourtant, le régime et ses Gardiens de la révolution auront raison de son envie de vivre libre</p>
<p>Laleh, sur son lit d’hôpital, revit son amour pour Reza. Elle s’est toujours effacée pour laisser la place libre à son épouse. Femme libérée, elle aide à l’inhumation des femmes répudiées.</p>
<p>Récit bien construit autour d’un personnage central qui est Reza. Une vision de l’Iran qui en montre toutes les ambiguïtés.</p>
<p><strong>Ziarati, Hamid. &#8211; Le mécanicien des roses. &#8211; T. Magnier. &#8211; Traduit de l&#8217;italien (Iran). &#8211; 365 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p> <strong><br />
</strong></p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="184"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td valign="top" width="340"><strong>TITRE</strong></td>
<td valign="top" width="161"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184"> </td>
<td valign="top" width="340"> </td>
<td valign="top" width="161"> </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Beard, Richard</td>
<td valign="top" width="340">Le porteur d&#8217;os</td>
<td valign="top" width="161">In octavo</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Brunne, François</td>
<td valign="top" width="340">Le buisson de mûres</td>
<td valign="top" width="161">L&#8217;Harmattan</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Cagnard, Jean</td>
<td valign="top" width="340">Le voyageur liquide</td>
<td valign="top" width="161">Gaïa</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Christensen, Inger</td>
<td valign="top" width="340">Azorno</td>
<td valign="top" width="161">Circé</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Gierach, John</td>
<td valign="top" width="340">Même les truites ont du vague à l&#8217;âme</td>
<td valign="top" width="161">Gallmeister</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Gifford, Barry</td>
<td valign="top" width="340">Vera Cruz sous les étoiles</td>
<td valign="top" width="161">13<sup>e</sup> note</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Grotti, Jean-Pierre</td>
<td valign="top" width="340">Le long chemin de Joaquin l&#8217;espagnol</td>
<td valign="top" width="161">TDO</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Hely, Steve</td>
<td valign="top" width="340">Comment je suis devenu un écrivain célèbre</td>
<td valign="top" width="161">Sonatine</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Jabès, Sophie</td>
<td valign="top" width="340">La duchesse de Singapour</td>
<td valign="top" width="161">PG de Roux</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Larson, Erik</td>
<td valign="top" width="340">Le diable dans la ville blanche</td>
<td valign="top" width="161">Cherche midi</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Lee Eun</td>
<td valign="top" width="340">Les rats de musée</td>
<td valign="top" width="161">S. Wespieser</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Maarek, Victor</td>
<td valign="top" width="340">L&#8217;horizon lointain</td>
<td valign="top" width="161">Ex-æquo</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Nerwiss, Chris</td>
<td valign="top" width="340">Itinéraire d&#8217;un enfant des villes dans l&#8217;Himalaya</td>
<td valign="top" width="161">In Octavo</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Ngom, Sophie</td>
<td valign="top" width="340">Moi, Borg, enfant du Korhogo</td>
<td valign="top" width="161">L&#8217;harmattan</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Perissinotto, Alessandro</td>
<td valign="top" width="340">L&#8217;année où Rosetta a été tuée</td>
<td valign="top" width="161">O. Jacob</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Pollen, Geir</td>
<td valign="top" width="340">Hutchinson et succcrs</td>
<td valign="top" width="161">Circé</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Rinnekangas, Rax</td>
<td valign="top" width="340">La lune s’enfuit</td>
<td valign="top" width="161">Phébus</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Royer, Clara</td>
<td valign="top" width="340">Csillag</td>
<td valign="top" width="161">PG de Roux</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Séria, Joël</td>
<td valign="top" width="340">VenicebeachCalifornia</td>
<td valign="top" width="161">L. Scheer</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Tugny, Emmanuel</td>
<td valign="top" width="340">Après la terre</td>
<td valign="top" width="161">L. Scheer</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Vignes, François / Guilabert, Thierry</td>
<td valign="top" width="340">Autant en emporte le vin</td>
<td valign="top" width="161">P. Galodé</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Warden, Florence</td>
<td valign="top" width="340">La maison du marais</td>
<td valign="top" width="161">J. Losfeld</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="184">Wesley, Mary</td>
<td valign="top" width="340">La resquilleuse </td>
<td valign="top" width="161">H. d&#8217;Ormesson</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/664/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=664&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Avallone</media:title>
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			<media:title type="html">Barilier piano</media:title>
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			<media:title type="html">blanc g</media:title>
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			<media:title type="html">deyns</media:title>
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			<media:title type="html">Gazan</media:title>
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			<media:title type="html">Harding</media:title>
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			<media:title type="html">ilf eddine</media:title>
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			<media:title type="html">Kochert</media:title>
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			<media:title type="html">Lebey</media:title>
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			<media:title type="html">marchand</media:title>
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			<media:title type="html">Menedez</media:title>
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		<title>Sélection Eté 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jul 2011 12:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Née en 1957, enseignante, Nicole Amann est passionnée de littérature et d&#8217;écriture, elle excelle dans la nouvelle (que l&#8217;on peut découvrir sur son blog bonnes nouvelles.com) et le polar historique. Au pensionnat du Sacré-Cœur, les religieux s&#8217;occupent énergiquement de l&#8217;éducation d&#8217;orphelins et de quelques &#8220;cas sociaux&#8221; issus des banlieues. D&#8217;inquiétantes disparitions, de mystérieux incendies, des [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=612&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/amann.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-616 alignleft" title="amann" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/amann.jpg?w=106&#038;h=150" alt="" width="106" height="150" /></a>Née en 1957, enseignante, Nicole Amann est passionnée de littérature et d&#8217;écriture, elle excelle dans la nouvelle (que l&#8217;on peut découvrir sur son blog <span style="text-decoration:underline;">bonnes nouvelles.com</span>) et le polar historique. </em></p>
<p>Au pensionnat du Sacré-Cœur, les religieux s&#8217;occupent énergiquement de l&#8217;éducation d&#8217;orphelins et de quelques &#8220;cas sociaux&#8221; issus des banlieues. D&#8217;inquiétantes disparitions, de mystérieux incendies, des crimes affreux se produisent. C&#8217;est la faute des gamins des cités, pense-t-on. Le commissaire Moutard se méfie des conclusions hâtives !</p>
<p>Petit livre, certes, mais grand moment de lecture ! Avec 164 p., <span style="text-decoration:underline;">Frères de sang</span> a conquis le titre de roman à part entière, qui aurait puisé un brin d&#8217;inspiration du côté de Pierre Véry (<span style="text-decoration:underline;">Les disparus de Saint-Agil</span>), un soupçon d&#8217;<span style="text-decoration:underline;">Harry Potter</span> sans sorcellerie… Bref, le charme discret des institutions pour gamins.</p>
<p>Sans en avoir l&#8217;air, l&#8217;auteur donne dans la critique sociale en évoquant les <em>sauvageons</em> dont personne ne veut, mais l&#8217;intrigue reste résolument policière, l&#8217;atmosphère est lourde du poids des ans. Le lourd passé qui resurgit semble être le cheval de bataille de Nicole Amann, sujet ô combien décliné par nombre d&#8217;écrivains, mais elle sait attiser la curiosité du lecteur, elle a un sens inné du rebondissement. Bref, une excellente histoire à glisser dans vos valises !</p>
<p><strong>Amann, Nicole. &#8211; Frères de sang. &#8211; Editions du Bord du Lot. &#8211; 164 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/amoi.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-617 alignleft" title="Amoi" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/amoi.jpg?w=103&#038;h=150" alt="" width="103" height="150" /></a></em><em>Née en 1960, Assamala Amoi vit à Brazzaville au Congo, où elle travaille pour l&#8217;OMS. Elle a déjà écrit trois autres romans.</em></p>
<p>Quand le roman commence, Alizéta a 9 ans, et subit les moqueries des autres à cause de son surpoids. Pourtant, c&#8217;est une très bonne élève qui veut être pilote, alors que son frère est doué pour la couture ! Pour les parents, ces choix sont impensables. Alizéta est soutenue par son frère aîné Brian-Aziz, le garçon qui devrait être le meilleur. Les deux enfants sont solidaires face à leurs parents qui ne leur montrent aucune affection. La mère est aigrie par ses propres échecs et n&#8217;hésite pas à se venger ainsi.</p>
<p>Pourtant grâce à sa volonté, Alizéta réalisera ses deux rêves : maigrir et devenir très belle, et voler. Lors de ses études, elle tombe amoureuse d&#8217;un futur pilote, mais leur bonheur s&#8217;achèvera dramatiquement. La jeune femme parviendra à reprendre goût à la vie et continuera son ascension, tout en rencontrant encore des turbulences au fil de la vie.</p>
<p>Une jolie plume non dénuée d&#8217;humour. A conseiller aux ados, malgré les coquilles.</p>
<p><strong>Amoi, Assamala. &#8211; Avion par terre. &#8211; Anibwe. 411 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/berrada-b.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-618 alignleft" title="Berrada B" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/berrada-b.jpg?w=108&#038;h=150" alt="" width="108" height="150" /></a>Elle marche dans une rue à Paris, cachée sous sa burqa, ombre noire que personne ne veut remarquer. Mais elle aperçoit, du coin de l’œil, dans une vitrine de l’autre côté de la rue, une petite robe rouge.</p>
<p>Ce point rouge sera le déclic qui lui fera transgresser tous les interdits imposés par son mari. C’est l’ouverture au monde d’une jeune femme, qui prend conscience de son enfermement et qui apprend à mettre des mots sur ses désirs grâce à un livre volé sur le paillasson de son voisin. Kant et les Lumières, la volonté de sortir des schémas obscurantistes et archaïques éclaire certaines questions actuelles avec une grande force.</p>
<p>La mère lèguera la notion d’émancipation individuelle à sa fille qui bien qu’observatrice affûtée, est trop petite pour comprendre la coexistence des deux mondes dans lesquels elle évolue.</p>
<p>Une fable surla transmission. Unebelle langue poétique.</p>
<p><strong>Berrada-Berca, Lamia. &#8211; Kant et la petite robe rouge. &#8211; La cheminante. &#8211; 103 p. &#8211; 6 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/bertuzzi.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-619 alignleft" title="Bertuzzi" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/bertuzzi.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Ancien cadre dans le matériel TP, Gérard Bertuzzi vit en Picardie où il se consacre à l&#8217;écriture. Après cinq livres humoristiques, il écrit un polar à l&#8217;ancienne, jouant sur la nostalgie des années 60 dans le cadre du château de Pierrefonds.</em></p>
<p>Au printemps 1964, une mare de sang signale un cadavre, attaché dans la gouttière de la chapelle du château de Pierrefonds, un endroit inaccessible au public. Le conservateur, seul à posséder la clé, est suspecté. Le corps est celui d&#8217;un jeune homme auprès duquel les gendarmes trouvent un magnifique stylo gravé ED, les initiales du conservateur ! Il est identifié : c&#8217;est son fils !</p>
<p>Les jours suivants, un guide disparaît, puis son corps est retrouvé en haut d&#8217;une tour du guet, (d&#8217;où la &#8220;clef des hauts&#8221;). Comment y sont-ils montés ?</p>
<p>En 1957, une bande de copains s&#8217;amuse à faire un double des clés pour aller jouer dans le château la nuit : c&#8217;est un terrain de jeux unique.</p>
<p>La gendarmerie reconstitue la chronologie du personnel lié au château, qui a eu une fin mystérieuse ou violente. Ainsi, ils pourront découvrir le coupable. Un petit polar fort sympathique, dans un cadre prestigieux, qui se lit d&#8217;une traite. Attention à ne pas rater le terminus, si vous êtes plongé dans ces aventures dignes du Club des cinq !</p>
<p><strong>Bertuzzi, Gérard. &#8211; La clef des hauts. &#8211; Ravet-Anceau, Polars en Nord. &#8211; 152 p. &#8211; 8 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/besson.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-620 alignleft" title="besson" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/besson.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Ce thriller, sur fond d’espionnage, de bouleversements climatiques monstrueux, de machinations internationales, tient le lecteur en haleine, malgré sa longueur et, parfois, sa complexité. L’auteur est expert en Intelligence économique et utilise l’anticipation pour en lever, un peu, le voile.</p>
<p>Deux compagnies, une franco-danoise, Terre Noire, et une canadienne affranchie des Etats-Unis, North Land, se battent pour le contrôle des ultimes explorations géologiques au Groenland, qui est lui-même en train de se fissurer. L’effondrement de la calotte glaciaire va entraîner un bouleversement mondial et une migration du centre des affaires mondiales dans cette région.</p>
<p>Deux anciens des services secrets français se lancent aux trousses d’un tueur surla banquise. Ilsutilisent des gadgets électroniques impressionnants, pour le piéger et trouver pour qui il travaille.</p>
<p>On est scotché par cette lecture haletante, parfois gore (le tueur découpe ses victimes à la tronçonneuse), impressionnante par les hypothèses climatiques soulevées et les gadgets électroniques mis en œuvre.</p>
<p><strong>Besson, Bernard. &#8211; </strong><strong>Groenland. &#8211; O. Jacob. &#8211; 411 p. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/biefnot.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-621 alignleft" title="Biefnot" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/biefnot.jpg?w=102&#038;h=150" alt="" width="102" height="150" /></a>C</em><em>omédienne, peintre et metteur en scène, Véronique Biefnot vit à Bruxelles. <span style="text-decoration:underline;">Comme des larmes sous la pluie</span> est son premier roman.</em></p>
<p>Naëlle vit à Paris et travaille dans un magasin de tissus. Elle a un physique magnifique mais doit assumer un lourd passé et n&#8217;a pas d&#8217;amis. Elle fait des efforts pour paraître normale et a des relations humaines difficiles. Elle se réfugie dans la lecture, mais intrigue tout le monde.</p>
<p>Simon habite à Bruxelles. C&#8217;est un écrivain à la mode, mais qui a vu sa vie brisée par la mort de sa femme.</p>
<p>Entre les chapitres consacrés à ces deux personnages en alternance, la voix d&#8217;un enfant maltraité (dans une typographie plus grosse) sert d&#8217;intermède et de fil conducteur à une histoire qui va rejoindre la narration principale.</p>
<p>Un jour, un homme et une jeune femme se croisent dans le métro et éprouvent une attirance magnétique. Il s&#8217;agit de Simon Bersic, l&#8217;écrivain préféré de Naëlle, qui ose lui adresser un mail ! Celle-ci ignore évidemment que c&#8217;est le même homme. Ils finissent par se rencontrer grâce à une cliente de Naëlle, qui est aussi l&#8217;amie de Simon. Ils tombent amoureux, mais au moment où ils pourraient être heureux, les démons du passé resurgissent… Simon décide alors de servir de Pygmalion et veut aider la jeune femme à s&#8217;en sortir.</p>
<p>Un roman bien écrit et prenant, malgré quelques ficelles un peu trop visibles. La construction est intéressante et rappelle le théâtre.</p>
<p><strong>Biefnot, Véronique. &#8211; Comme des larmes sous la pluie. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. &#8211; 324 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/cerniac.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-622 alignleft" title="cerniac" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/cerniac.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Décembre 2008 : le Phénix, tueur en série professionnel, s&#8217;évade spectaculairement de l&#8217;hôpital dela Pitié-Salpêtrière. Peuaprès, le Musée Dali explose. Puis d&#8217;autres meurtres se produisent, le Phénix semble appliquer une vengeance implacable.</p>
<p>Estelle, qui a perdu son mari dans l&#8217;attentat contre le Musée Dali, ne croit pas aux explications simplistes, le commandant Perez non plus !</p>
<p>Premier roman et belle réussite pour ce jeune auteur de 32 ans. Passionné d&#8217;écriture et de cinéma, FX Cerniac a concocté, de main de maître, un thriller haletant qui ne laisse aucune part à l&#8217;ennui. Pas de temps mort, pas de mot inutile, bref, ce livre épuise délicieusement son lecteur, qui passe des décombres de musée parisien aux carrières du centre de la France.Heureusecoïncidence : l&#8217;écrivain vit à Saint-Pardoux (Haute-Vienne) et travaille dans des carrières. Rien d&#8217;étonnant à ce qu&#8217;il situe l&#8217;action du <span style="text-decoration:underline;">Tombeau du Phénix</span> en ces lieux mystérieux.</p>
<p>Un roman à mettre entre toutes les mains, un auteur à suivre ! Il paraît qu&#8217;il va s&#8217;essayer au polar médical (si l&#8217;on en croit son blog).</p>
<p>Prix du polar VSD 2011. Coup de cœur de Didier van Cauwelaert. Prix <span style="text-decoration:underline;">Elle</span> du meilleur roman de l&#8217;été.</p>
<p><strong>Cerniac, François-Xavier. &#8211; </strong><strong>Le tombeau du Phénix. &#8211; Les nouveaux auteurs, Thriller. &#8211; 353 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/corrand.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-623 alignleft" title="corrand" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/corrand.jpg?w=113&#038;h=150" alt="" width="113" height="150" /></a>France, années 60. Gaspard, 15 ans, vit à Belleville. &#8220;Peu intéressé&#8221; par l&#8217;école, ses parents décident, sur les conseils de l&#8217;assistante sociale, de l&#8217;envoyer &#8220;pour son bien&#8221; dans un internat aux méthodes éducatives. Il n&#8217;a alors plus qu&#8217;une idée en tête : s&#8217;enfuir pour vivre sa vie.</p>
<p>Ce roman tire sa force du personnage de Gaspard, narrateur très attachant, mais plus particulièrement du ton et de l&#8217;écriture enlevés. Avec son &#8220;abus&#8221; d&#8217;adjectifs et ses tournures au vitriol, Patrick Corrand s&#8217;inscrit dans le cinéma d&#8217;Audiard et de Gabin. Oui, en fait, c&#8217;est un roman très cinématographique dans sa construction et dans sa forme. Un roman à lire autant qu&#8217;à écouter. Intéressant à proposer aux grands ados / jeunes adultes.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Extrait</span> : Gaspard &#8221; Tout ce qui est moderne est américain … Nous c&#8217;est les rogatons … le bric-à-brac ! Les brimborions ! Il ne sort plus rien de nos industries, on use jusqu&#8217;à la corde ! …Depuis le moulin à purée … que t&#8217;chi ! Le concours Lépine … c&#8217;est l&#8217;Opéra Comique,la Gaîté Montparnasse, Mogador ! Voilà ce qu&#8217;on pense !&#8230; La France c&#8217;est le musée Grévin … figée dans sa grandeur … meurtrie ! Dans le formol pour pas qu&#8217;on oublie sa gloire … dans un bocal, sous cloche au musée de l&#8217;Homme ! Ou bien … en curiosité … sous un chapiteau à la foraine … à la foire du Trône !&#8230;&#8221;</p>
<p><strong>Corrand, Patrick. &#8211; Brindezingue : gris sourire. – Arhsens (2010). &#8211; 234 p. &#8211; 18 €</strong><strong></strong></p>
<h1> </h1>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/daoud.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-624 alignleft" title="daoud" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/daoud.jpg?w=113&#038;h=150" alt="" width="113" height="150" /></a>Les quatre nouvelles qui composent ce livre dressent un portrait sévère de l’Algérie indépendante, comme si la fin de la guerre avait sonné la mort de l’espérance.</p>
<p>La nouvelle éponyme est le monologue déglingué comme la 504 d’un chauffeur de taxi qui a du minotaure sa tête d’homme, et pour corps sa 504 pourrie. C’est un ancien soldat qui s’est battu pour la ville et qui ne supporte pas ce qu’elle est devenue.</p>
<p>Le héros de «Gibrîl au kérosène» n’en est pas un, c’est un homme résigné, un officier de l’armée de l’air qui fait le pied de grue devant un avion de sa fabrication à la foire internationale d’Alger, mais personne ne s’intéresse à son <em>Ange Gibrîl,</em> qu’il a patiemment construit de ses mains. &#8220;Un Arabe est toujours plus célèbre lorsqu’il détourne un avion que lorsqu’il le fabrique !&#8221;</p>
<p>La dernière nouvelle, «La préface du nègre», montre un vieil homme analphabète qui convoque un jeune écrivain pour lui dicter ses glorieux souvenirs qui ont figé l’histoire de son pays, le scribe ne supporte pas cette auto-hagiographie et la trahit.</p>
<p>Seul «L’ami d’Athènes» est incarné par un jeune Algérien, un coureur de fond qui participe aux10 000 mètresdes JO d’Athènes, les vingt-cinq pages du récit sont les divagations de son esprit le temps de la course, nourries d’amour de son pays. Il y trouve la force de la victoire, mais ne peut s’arrêter sur le fil de l’arrivée et poursuit sa course vers le ciel comme s’il fuyait son manque d’avenir.</p>
<p>Kamel Daoud écrit ses nouvelles comme des paraboles, où il peut dire avec fougue et liberté ce qu’il ne peut faire dans sa chronique journalistique : son constat amer de l’Algérie d’aujourd’hui. Le style est puissant, rapide, inventif, parfois lyrique.</p>
<p><strong>Daoud, Kamel. &#8211; </strong><strong>Le minotaure 504. &#8211; </strong><strong>S. Wespieser</strong><strong>. &#8211; 110 p. &#8211; </strong><strong>13 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/debs1.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-626 alignleft" title="debs" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/debs1.jpg?w=107&#038;h=150" alt="" width="107" height="150" /></a>Nayla Debs nous emmène au Liban, dans la ville de Sofar plus précisément, où les touristes viennent avec plaisir passer leurs vacances en 1965. Sofar est le lieu où vont se jouer les premiers émois de deux jeunes gens. Dimitry, adolescent de 14 ans, y vient en vacances avec ses parents. Il fait la connaissance de Layna, une jeune Libanaise. Elle l&#8217;attire irrésistiblement et lui apparaît inaccessible. Alors qu&#8217;elle éprouve quelque chose pour le jeune homme, elle se garde bien de le lui dévoiler. Commence alors entre eux, une relation ambiguë d&#8217;attirance et de silence. Ils se cherchent et peinent à se trouver, chacun restant dans ses pensées et ses espoirs. La jeune fille est décrite vivante, désirante avec une certaine fougue, alors que Dimitry reste beaucoup plus sur sa réserve. Le lecteur est transporté avec les deux protagonistes dans les méandres des premiers sentiments entre deux êtres issus de deux mondes très différents.</p>
<p>L&#8217;auteur alterne avec brio les récits du jeune homme et de la jeune fille, et les deux époques qui les lient, 1965 et 2005.</p>
<p>On reste séduit par ce Liban ombrageux et sensuel décrit par Dimitry. Un livre magnifique sur la fragilité des sentiments et des émotions, et surla différence. Peutconvenir au fonds ado.</p>
<p><strong>Debs, Nayla. &#8211; Sofar Blues. &#8211; La Cheminante. &#8211; 239 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/delahunt.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-627 alignleft" title="delahunt" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/delahunt.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Un récit polyphonique où trois personnages se croisent en Inde, avec pour toile de fond la catastrophe de Bophal et son nuage toxique (catastrophe d’une usine chimique en 1984).</p>
<p>Françoise, d’origine Australienne, est photographe et, vingt ans après la catastrophe, cherche à en retrouver les traces, dans l’Inde actuelle.</p>
<p>Naga, d’origine tibétaine a perdu sa famille dans l’accident, il a été domestique au service d’un riche couple Indien.</p>
<p>Arkay, venu d’Ecosse, se réfugie dans le bouddhisme et essaie de lutter contre son addiction à l’alcool.</p>
<p>On passe d’un personnage à l’autre et d’une époque à l’autre, et de Delhi au Rajasthan et au Tibet, dans une grande souplesse narrative. La rencontre progressive des personnages est très habilement agencée. Françoise loge chez les anciens patrons de Naga. Puis, elle le rencontre. Arkay est devenu moine dans le monastère tibétain près duquel Naga soigne sa sœur mourant des suites dela catastrophe. Unerelation se crée entre Françoise et Arkay-Tenzin, mais à cause de l’alcool, elle le quitte. Elle le retrouve au moment de sa mort, alors qu’elle attend un enfant symbolisant pour elle l’avenir.</p>
<p>Une empathie et, même, un amour très fort relient les personnages à travers le temps et les destinées, parabole d’un monde idéal. Chaque chapitre, comprenant plusieurs sous chapitres selon les narrateurs, est annoncé par la brève description d’une photographie qui donne le ton du lieu.</p>
<p>Ce mélange de réalité et fiction a une très grande force, et marque le lecteur. L’écriture riche et simple en fait un très beau livre plein d’humanité.</p>
<p><strong>Delahunt, Meaghan. &#8211; </strong><strong>Le livre rouge. &#8211; Métailié, Bibliothèque écossaise. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 281 p. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/delloye.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-628 alignleft" title="Delloye" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/delloye.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Ancienne professeur de français à Kaboul, Isabelle Delloye vit entre Paris et Belle-Île. Passionnée par l&#8217;Afghanistan, elle a déjà écrit un document sur ce sujet qui lui tient à cœur. Premier roman.</em></p>
<p>Hadji Baba est un vieil Afghan, qui enseigne son savoir à Djon Ali, un orphelin qu&#8217;il a recueilli. Il lui parle aussi de fraternité et de tolérance avant l&#8217;oppression des talibans. L&#8217;auteur nous confie quelle a été la vie de ce vieux sage : son pèlerinage à La Mecque, le mariage avec Hanifa, leur réussite, leurs enfants qui doivent s&#8217;exiler pour vivre libres et avoir le droit d&#8217;étudier.</p>
<p>Puis c&#8217;est le cataclysme du 11 septembre, et le jeune homme rêve de découvrir le monde. Djon Ali constate la misère de son pays, dévasté, l&#8217;illettrisme.</p>
<p>D&#8217;origine ouzbek, Ariane est installée en France et aide les réfugiés, tout en espérant obtenir le statut de réfugiée politique. Elle rencontre Djon avant qu&#8217;il ne parte pour les Etats-Unis, où il fait des photos qui le rendent célèbre. Celui-ci croise sur sa route de nombreuses personnes (tant les Afghans ont dû s&#8217;éparpiller dans le monde) et retrouve les enfants de Hadji Baba. Mais il cherche sa place, et finira par retourner en Afghanistan.</p>
<p>L&#8217;auteur veut nous faire partager sa passion pour ce pays, cité des vers d&#8217;Omar Khayyâm. Son livre est comme un conte initiatique, où chacun cherche le sens de l&#8217;existence et du bonheur.</p>
<p><strong>Delloye, Isabelle. &#8211; Le jardin d&#8217;Hadji Baba. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. &#8211; 216 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/deyns.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-629 alignleft" title="deyns" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/deyns.jpg?w=111&#038;h=150" alt="" width="111" height="150" /></a>Un libraire possède un stylo-plume qui devrait lui servir à écrire son roman. Jusqu&#8217;au jour où Isis quitte son magasin avec le stylo, que Paul le trouve, qu&#8217;il l&#8217;offre à sa mère, qui elle-même va l&#8217;offrir à Emma, qui va s&#8217;en servir contre l&#8217;écrivain qui l&#8217;a méprisée il y a quelques années.</p>
<p>&#8220;Roman-randonnée&#8221;, où chaque personnage est étudié dans sa singularité, où l&#8217;objet a fonction de lien entre des personnes qui se sont croisés. C&#8217;est finement écrit, l&#8217;auteur sait décrire la singularité psychologique de chacun, et ne pas s&#8217;éterniser sur ce qui pourrait être secondaire.</p>
<p>Ce roman se lit avec plaisir : l&#8217;originalité et la qualité de l&#8217;écriture sont au rendez-vous.</p>
<p><strong>Deyns, Caroline. &#8211; Tour de plume. &#8211; P Rey. &#8211; 232 p. &#8211; 17 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/diop.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-630 alignleft" title="diop" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/diop.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Ce roman est déjà paru en 2000 chez Stock. Il reparaît, aujourd’hui, avec une importante postface de l’auteur qui s’explique sur les prémices et retrace la situation politique du génocide du Rwanda.</p>
<p>L’auteur écrit un roman-documentaire après avoir recueilli un grand nombre de témoignages de survivants de tous bords. C’est un roman polyphonique qui permet de donner la parole non seulement aux deux clans, mais aussi à des témoignages très nuancés.</p>
<p>Divers personnages se croisent à différents moments historiques du drame.</p>
<p>Jessica est une Tutsi qui est infiltrée chez les Hutus, un personnage courageux. Cornélius est le fils du médecin Hutu qui a organisé le massacre de Murambi, dans lequel sont morts sa femme et le frère et la sœur de Cornélius qui était à l’étranger. Les échanges entre son père et le colonel Perrin, officier français, sont édifiants. Nous trouvons aussi de nombreux témoignages d’inconnus qui ont subi cette extermination. Se pose aussi, la question du pardon, comment accorder le pardon, si les faits ne sont pas reconnus.</p>
<p>Ce livre est un réquisitoire contre l’aveuglement de l’Occident et l’implication de la Françafrique dans ce drame. Il est écrit avec une très grande rigueur et lucidité.</p>
<p>On ne peut s’empêcher d’admirer l’éthique et l’intelligence de Diop, romancier et journaliste d’origine sénégalaise. Il rejoint l’art de Jorge Semprun qui prônait le roman comme meilleur véhicule de la transmission, car il passe par la sensibilité.</p>
<p><strong>Diop, Boubacar Boris. &#8211; Murambi, le livre des ossements. &#8211; Zulma. &#8211; 269 p. &#8211; 18 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/dovonon.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-631 alignleft" title="dovonon" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/dovonon.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Archiviste-documentaliste béninois, Hilaire Dovonon est aussi un magicien qui aime explorer le passé, les traditions. Il en appelle au monde des rêves, à l&#8217;univers des contes pour nous entraîner dans un voyage insolite et inoubliable au cœur de l&#8217;Afrique ancestrale… Il tisse sa toile, mot après mot, pour mieux nous attraper, pour mieux nous ensorceler : les mots se font alors musique, le récit s&#8217;extrait de la page et capte le lecteur-auditeur pour son plus grand bonheur !</p>
<p>Voilà donc la substantifique moelle de cet opus publié chez un éditeur au nom poétique : <em>D&#8217;un noir si bleu</em> ! 12 nouvelles, 12 merveilles, parfaitement ciselées !</p>
<p>Malgré son jeune âge (il est né en 1977), H. Dovonon a déjà obtenu pour <span style="text-decoration:underline;">Sikah</span>, en 2008, le Prix de la Francophonie. Il est l&#8217;incontestable prince de la nouvelle. Ce genre lui sied à ravir, car il a trouvé son style, résolument classique, voire onirique : du &#8220;<em>Père&#8221;</em> aux &#8220;<em>Reflets de coquillages</em>&#8220;, pas une de ces nouvelles n&#8217;est à rejeter…Vivement la prochaine floraison de cet auteur à suivre !</p>
<p><strong>Dovonon, Hilaire. &#8211; La floraison des baobabs. &#8211; D&#8217;un noir si bleu. &#8211; 265 p. &#8211; 18 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/farookie.gif"><img class="size-thumbnail wp-image-632 alignleft" title="farookie" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/farookie.gif?w=89&#038;h=150" alt="" width="89" height="150" /></a>Goldie est élevée au Pakistan par des parents qui cultivent le mensonge. Elle quitte son pays pour vivre à Londres avec l&#8217;homme qu&#8217;elle aime depuis l&#8217;âge de 13 ans. Quand la déception pointe : un mariage insatisfaisant, sa double-vie, les secrets qu&#8217;elle perçoit chez ses enfants, les non-dits cumulés, elle ouvre les yeux et fait voler en éclat tous les secrets inavoués.</p>
<p>Roman sur la famille, ses failles, ses joies, ses douleurs et le poids de l&#8217;histoire. Shona doit regarder la vérité en face pour trouver son bonheur, elle va la regarder pour se sauver elle et sa famille.</p>
<p><strong>Farooki, Roopa. &#8211; Le choix de Goldie. &#8211; Trad. de l&#8217;anglais. &#8211; Gaïa. &#8211; 384 p. &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/fouassier-polar.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-633 alignleft" title="Fouassier polar" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/fouassier-polar.jpg?w=103&#038;h=150" alt="" width="103" height="150" /></a>Nouvelliste </em><em>né en 1963, </em><em>à qui l&#8217;on doit les excellentes <span style="text-decoration:underline;">Teignes</span> (D&#8217;un noir si bleu).</em></p>
<p>Seconde aventure du commandant Gaspard Cloux.</p>
<p>Veuf de 36 ans avec une petite fille, il abandonne une carrière prometteuse à Paris et s&#8217;installe à Strasbourg pour avoir plus de temps pour s&#8217;occuper d&#8217;Estelle.</p>
<p>Parmi des voitures incendiées, on trouve le cadavre de Christophe Fargette, marié, pianiste de jazz, et ex-dealer. Ce coureur avait disparu depuis 15 jours et on retrouve ensuite sa maîtresse, Kim Darling, star du porno d&#8217;origine tchèque, assassinée de la même manière. Tous deux ont été torturés, mais n&#8217;ont pas parlé.</p>
<p>Gaspard confie sa fille malade à Florence, un amour de jeunesse qu&#8217;il retrouve par hasard. La jeune femme l&#8217;attire toujours autant, et il sait bien peu de choses sur elle…</p>
<p>Une histoire policière intimiste où l&#8217;avancée de l&#8217;enquête alterne avec le portrait du commandant, un homme qui tente de surmonter la mort de sa femme et essaie d&#8217;apprivoiser sa fille, tout en étant amoureux dela mystérieuse Flo.</p>
<p>Le rythme du livre est rapide, soutenu, et l&#8217;auteur a le sens de la formule. Celadonne envie de se plonger dans <span style="text-decoration:underline;">Morts thématiques</span>.</p>
<p><strong>Fouassier, Eric. &#8211; Rien qu&#8217;une belle perdue. &#8211; P. Galodé. &#8211; 356 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/georget.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-634 alignleft" title="Georget" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/georget.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Romancier né en 1963.</em></p>
<p>Un vacancier découvre le corps d&#8217;une jeune Hollandaise près du camping d&#8217;Argelès.</p>
<p>L&#8217;inspecteur Sebag du commissariat de Perpignan donne priorité à sa vie de famille, et sa carrière végète. Il supporte mal que ses enfants grandissent et croit que son épouse le trompe.</p>
<p>Une femme vient le voir pour signaler la disparition de son mari José Lopez, chauffeur de taxi.</p>
<p>Alors que les deux enquêtes n&#8217;avancent guère, Ingrid Raven, une autre Hollandaise disparaît. A quels trafics se livrait José ? Pourquoi ont-ils disparu en même temps ? Pourquoi Sebag reçoit-il une demande de rançon énorme pour la jeune fille ? Le kidnappeur offre un vrai jeu de pistes à la police qui est sur les dents. Y avait-il vraiment un lien entre les trois affaires ?</p>
<p>Un polar assez lent (c&#8217;est l&#8217;été, tous les chats s&#8217;ennuient !) et qui s&#8217;accélère sur la fin, quand les pièces du puzzle commencent à prendre forme.</p>
<p>Prix Polar SNCF 2011.</p>
<p><strong>Georget, Philippe. &#8211; L&#8217;été tous les chats s&#8217;ennuient. &#8211; Jigal, Polar (2009). &#8211; 337 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/guernalec.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-635 alignleft" title="guernalec" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/guernalec.jpg?w=91&#038;h=150" alt="" width="91" height="150" /></a>Julie, jeune mère de famille célibataire, tombe amoureuse de David, 20 ans. Celui-ci a tout du prince charmant et s’occupe de Théo, 4 ans, pendant qu’elle suit une formation. Famille recomposée, tableau idyllique, ils vivent dans une cité HLM et croisent régulièrement Marie, jeune guichetière célibataire et fière de l’être.</p>
<p>Un soir, en rentrant, Julie découvre des ecchymoses sur le corps de Théo. La semaine suivante, c’est sur son visage. Certaines fois, elle ne peut le mettre à l’école car les traces sont trop apparentes. Elle se brouille avec ses parents qui n’apprécient pas son nouveau compagnon qui « squatte » chez elle. Petit à petit, plus personne ne croise Théo, que ce soit son instituteur ou leur voisine… L’inquiétude monte. Sauront-ils réagir à temps ? Est-il encore temps de sauver Théo ?</p>
<p>Drame court, bien mené. La narration à la troisième personne nous permet de suivre les différents personnages, leurs sentiments, impressions et angoisses devant le drame qui se déroule.</p>
<p><strong>Guernalec-Levy, Gaëlle. &#8211; Appartement 24. &#8211; François Bourin. &#8211; 151 p. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/ide.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-636 alignleft" title="ide" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/ide.jpg?w=105&#038;h=150" alt="" width="105" height="150" /></a>La jeune Fatou, nigérienne, est confrontée dans son village aux traditions séculaires qui l&#8217;empêchent d&#8217;advenir, et à la sécheresse qui bouleverse les rapports entre les habitants. Elle n&#8217;a pas le choix, soit elle plie, soit elle part à la ville, autrement dit dans l&#8217;inconnu.</p>
<p>Elle choisit la ville, le hasard des rencontres, la maternité inattendue, l&#8217;amitié indéfectible d&#8217;une prostituée. Elle grandit, affirme son indépendance d&#8217;esprit, impose ses désirs à des parents inscrits dans une tradition qui petit à petit s&#8217;éteint.</p>
<p>Roman initiatique, brûlant d&#8217;actualité, l&#8217;histoire de Fatou nous touche parce que son courage, l&#8217;aide qu&#8217;elle va trouver auprès des femmes et sa détermination vont être la clé de sa liberté.</p>
<p>A conseiller aussi aux adolescents.</p>
<p><strong>Ide, Adamou. &#8211; Camisole de paille. &#8211; La cheminante. &#8211; 149 p. &#8211; 14 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/incardona.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-637 alignleft" title="incardona" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/incardona.jpg?w=104&#038;h=150" alt="" width="104" height="150" /></a>Betty Holmes va fêter ses 100 ans, avec tous les villageois, dont bon nombre d&#8217;entre eux étaient ses élèves. C&#8217;est l&#8217;occasion pour elle de faire une révélation sur la disparition 60 ans plus tôt d&#8217;un d&#8217;entre eux. Betty sera absente à la fête…</p>
<p>Court roman noir, l&#8217;auteur réussit à boucler son histoire par une habile pirouette, aussi surprenante qu&#8217;inattendue.</p>
<p><strong>Incardona, Joseph. &#8211; Lonely Betty. – Finitude. &#8211; 13 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/jacob.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-638 alignleft" title="Jacob" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/jacob.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Après des études d&#8217;économie et de finance en France et à l&#8217;étranger, V. Jacob travaille à Londres comme banquier d&#8217;affaires. Puis devient conseiller en développement durable au Ministère de l&#8217;Environnement. Il a fondé sa société dans ce domaine. Il signe ici son premier roman.</em><em></em></p>
<p>Stanislas, collectionneur passionné de peinture baroque italienne, tient une galerie à Honfleur. Il apprend que Dorian, auquel il voue son admiration, a disparu à Venise. Il étudie les six tableaux qu&#8217;il possède, et part à Venise découvrir des indices. Installé dans le même palais que Dorian, Stanislas s&#8217;imprègne de la ville et rencontre Giorgia, la documentaliste à la beauté renversante qui a aidé le peintre dans ses recherches.</p>
<p>Un moine a été mystérieusement assassiné. Dorian a-t-il découvert un secret lié à la confrérie des Porte-Croix, puisque le Vatican enquête lui aussi autour de cette affaire ? Le galeriste et Giorgia sillonnent Venise afin de découvrir la vérité, même si on voudrait les en dissuader.</p>
<p>Ce premier roman (publié !) qui a demandé deux ans de travail à son auteur nous offre une merveilleuse balade dans la Sérénissime et un avant-goût des vacances. Il est documenté sans en avoir l&#8217;air, et nous donne une envie de le suivre dans ces mêmes rues.</p>
<p><strong>Jacob, Vincent (1963-….).- Le septième tableau. &#8211; DDB. &#8211; 266 p. &#8211; 21€</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/jha1.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-640 alignleft" title="jha" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/jha1.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Nandgaon, un village perdu dans le Madhya Pradesh, est mené de main de maître par le « patel » Gopal Mundkur, brahmane qui a décidé de tourner le dos à la modernité, persuadé qu’elle ne peut être que néfaste pour ses administrés.</p>
<p>Aux confins du village, vivent Ramu et Lakshmi. Celle-ci est une jeune femme qui a étudié la biologie mais qui, à la suite du suicide de son père, est obligée d’épouser Ramu, paysan pauvre qui l’accepte sans dot. Un jour, son mari ramène à la maison une vache malade trouvée dans la jungle.</p>
<p>Pendant ce temps, Manoj, stagiaire au KIRD, un institut qui perfectionne les méthodes d’insémination artificielle devient inséminateur. Sur sa moto, il arrive à Nandgaon où Lakshmi le laisse féconder la vache à l’insu de tous. Celle-ci met bas une génisse noire et blanche, qui permet à Ramu et Lakshmi de s’enrichir.</p>
<p>La confrontation est inévitable entre Lakshmi, adepte des techniques modernes, et le patel, fervent défenseur des valeurs traditionnelles.</p>
<p>Que se passera-t-il entre le nouveau taureau de Lakshmi et la plus belle vache du patel ?</p>
<p>Une sorte de fable sur l’arrivée de la modernité dans les campagnes.</p>
<p><strong>Jha, Radhika. &#8211; Des lanternes à leurs cornes attachées. &#8211; P. Picquier. &#8211; Traduit de l’anglais (Inde). &#8211; 571 p. &#8211; 22,50 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/kohlmeier.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-641 alignleft" title="kohlmeier" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/kohlmeier.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Un écrivain autrichien reçoit pour la première fois son éditeur chez lui en Autriche, à la fin de l’hiver.</p>
<p>La vie semble simple et bien réglée. La femme de l’écrivain s’occupe de son jardin d’hiver transformé en jungle. C’est un monde exubérant, sombre et envahissant àla fois. L’écrivain, lui, s’ouvre au monde par Internet, mais reste solitaire devant son écran. La semaine, ils partent tous les jours, chacun de leur côté, faire une grande marche, et le dimanche seulement se promènent ensemble.</p>
<p>Parti seul le long d’un fleuve gelé, l’éditeur rencontre un grand chien noir avec qui il partage son sandwich en signe d’amitié. Plus tard dans la semaine, les deux hommes plongés dans leurs pensées, sortent sur le même chemin. Le chien réapparaît et court vers eux en traversant la glace qui se rompt sous son poids, et le chien tombe à l’eau.</p>
<p>Les hommes se précipitent et l’écrivain rampe sur la glace au secours dela bête. C’est dangereux, la glace est fragile et l’écrivain comprend vite qu’il risque de sombrer avec le chien. Pourtant, il ne peut pas laisser la mort gagner encore, car cette fois il est présent.</p>
<p>Ce livre est étonnant. 93 pages qui distillent une atmosphère de solitude, de tristesse, de manque. Il continue à cheminer avec vous longtemps après l’avoir fermé.</p>
<p><strong>Köhlmeier, Michael. &#8211; Idylle avec chien qui se noie. &#8211; J. Chambon. &#8211; Traduit de l’allemand. &#8211; 93 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong></strong><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/lambert.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-642 alignleft" title="Lambert" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/lambert.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Paris, 1457 : Jacques Cœur meurt sans avoir parlé, malgré la torture, dela Tabled&#8217;émeraude, texte alchimique révélant la formule de la vie éternelle.</p>
<p>Nevers, 2010 : Maxime Langelot, expert en art, a rendez-vous avec un client qui ne vient pas. Et pour cause : il est mort d&#8217;une manière peu naturelle. Les soupçons pèsent aussitôt sur Maxime qui, voleur à ses moments perdus, a beaucoup de choses à cacher à la police !</p>
<p>Le suspense est haletant, soutenu par une écriture fluide et précise : on ne s&#8217;ennuie pas une seconde dans cette aventure terrifiante, emplie de personnages truculents et assez atypiques, mais sympathiques.</p>
<p>Un excellent moment à passer en bonne compagnie…</p>
<p><em>Montpelliérain d&#8217;adoption, Patrick Jérôme Lambert confirme qu&#8217;il a eu raison de quitter la finance pour la création littéraire. Après <span style="text-decoration:underline;">Le vengeur des catacombes</span>, <span style="text-decoration:underline;">Morofisc</span>, <span style="text-decoration:underline;">La table d&#8217;émeraude</span> consolide le talent de cet auteur à suivre fidèlement… </em></p>
<p><strong>Lambert, Patrick Jérôme. &#8211; La route d&#8217;émeraude. &#8211; </strong><strong>First, Thriller. &#8211; 362 p. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/michelet.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-643 alignleft" title="michelet" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/michelet.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>Vilhelm Thygesen, ancien inspecteur, découvre le cadavre d’une femme congelée dans son jardin. Stribolt et Vaage, de la police norvégienne, sont chargés de l’enquête –qui piétine rapidement, faute d’indices exploitables. En parallèle, le narrateur nous fait entrer dans le milieu sordide d’un gang de motards qui semble lié à l’affaire.</p>
<p>Tout l’intérêt de ce roman réside dans sa double construction. Lorsque les deux univers se croisent, tout se précipite et c’est avec plaisir que le lecteur suit la progression de l’enquête, tout en gardant un œil sur les coupables.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">La femme congelée</span> nous fait découvrir les milieux pas toujours reluisants de la police, de la mafia et des petits trafiquants, le tout avec une pointe d’humour et de suspense qui rend ce roman plutôt divertissant.</p>
<p><strong>Michelet, Jon. &#8211; </strong><strong>La femme congelée. &#8211; Presses universitaires de Caen. &#8211; Traduit du norvégien.</strong><strong> &#8211; 264 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/miniere.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-644 alignleft" title="Miniere" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/miniere.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Une dizaine de nouvelles, une dizaine de femmes (jeunes ou moins jeunes, mariées ou divorcées, heureuses ou malheureuses). Un point commun : chacune évoque sa relation amoureuse avec délice, envie, dégoût, c&#8217;est selon. Au rendez-vous, la tendresse, l&#8217;Amour avec un grand A, l&#8217;ironie,la jalousie. Chaquevoix devrait interpeler chacune (chacun également ?) d&#8217;entre nous.</p>
<p>Sélectionné pour le Prix Ozoir&#8217;elles en novembre 2011 (Ozoir-la-Ferrière)</p>
<p><em>Isabelle Minière est psychologue et hypnothérapeute. Elle écrit des romans et des nouvelles.</em></p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Un couple ordinaire</span>, <em>Le Dilettante,</em> 2005 ; <span style="text-decoration:underline;">La première marche</span><em>, Le Dilettante,</em> 2007</p>
<p><strong>Minière, Isabelle. &#8211; Mon amoureux et moi. &#8211; D&#8217;un noir si bleu. &#8211; 237 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/montero1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-657" title="montero" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/montero1.jpg?w=470" alt="" /></a>Une petite fille quitte l’orphelinat, et rejoint une famille de saltimbanques dont elle ne connaissait pas l’existence.</p>
<p>Dans un quartier mal famé à la périphérie d’une ville espagnole, elle grandit sous la protection dela grand-mère Doña Barbara, d’Amanda la tante soumise à un mari violent, de Chico le cousin et surtout d’Airelaila lilliputienne. Tous, pour des raisons diverses, attendent le retour de Maximo, fils préféré de Doña Barbara, amour éternel d’Arelai et père de la petite.</p>
<p>Sur cet univers glauque et foisonnant dont elle intègre les codes sans vraiment les comprendre, la fillette pose un regard naïf. Elle développe une imagination débordante, attisée par les récits féeriques et magiques d’Arelai.</p>
<p>Les grandes robes noires et satinées de Doña Barbara sont comme l’ombre de celles bien plus colorées d’Arelai. Les deux femmes accompagnent la fillette dans son apprentissage, et lui enseignent qu’il faut être libre pour grandir.</p>
<p>Rosa Montero nous emmène dans un monde à la frontière de la réalité et de l’onirique, de la douceur et de l’horreur « dans cette vie si belle et si sombre ».</p>
<p><strong>Montero, Rosa. &#8211; Belle et sombre. &#8211; Métailié, bibliothèque hispanique. &#8211; Traduit de l’espagnol. &#8211; 189 p. &#8211; 18 €</strong><strong></strong></p>
<h1> </h1>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/paravel.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-646 alignleft" title="paravel" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/paravel.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Sept nouvelles qui ont pour cadre la Sérénissime, sept petits bijoux d’une écriture ciselée et d’une densité fluide qui leur donne épaisseur et importance. Elles s’égrainent du début du Moyen-âge à nos jours, en évoquant à chaque fois un artiste à un moment de bascule de sa vie.</p>
<p>Un joueur fait l’expérience de la fragilité de l’acquis, Verrocchio subit les caprices du pouvoir dans la réalisation de sa statue équestre du condottiere Colleoni, Lotto est dénigré et quitte Venise en paria. Ultimement, son talent est reconnu par une femme qui a été son modèle. Une jeune vierge orpheline se découvre une sensualité débridée après avoir avalé une tasse de chocolat ! La dernière nouvelle, qui se passe de nos jours, met en scène un photographe qui désespère de trouver la véritable âme de la ville.</p>
<p>On vit Venise de l’intérieur en évoquant Le Tintoret, Bellini, L’Arétin et tant d’autres. On vit une Venise de trafics, de secrets, d’argent et de disgrâces. Une Venise de grâce et de dégoûts.</p>
<p>C’est un bonheur de lecture, facile à lire, à la fois dense, fluide et cultivé.</p>
<p>C’est une toute nouvelle maison d’édition qui sera très exigeante sur ses choix ,et prévoit trois titres par an. Le directeur a travaillé chez Castor Astral et chez Zulma. Il est également écrivain.</p>
<p><strong>Paravel, Dominique. &#8211; </strong><strong>Nouvelles vénitiennes. &#8211; Serge Safran éd. &#8211; 185 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/parkhurst.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-647 alignleft" title="Parkhurst" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/parkhurst.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Octavia Frost, romancière à succès, décide d’écrire une nouvelle fin à ses romans déjà publiés, ce sera « Le livre de Nulle part ». Elle apprend brutalement que son fils, Milo, chanteur vedette d’un groupe de rock, est accusé d’avoir assassiné sa petite amie.</p>
<p>Ce roman est un mélange de genres, car ce n’est pas vraiment un roman policier, mais une interrogation sur la création littéraire et artistique (dans les chansons de Milo), la part de soi que l’on y met et ce que l’on pourrait changer au vu de l’expérience.</p>
<p>Octavia et Milo ont vécu un drame qui transparaît dans leur œuvre : la petite sœur est tombée dans un torrent et le père s’est noyé en plongeant pour lui porter secours. Milo et sa mère ont survécu avec des relations difficiles.</p>
<p>Le nouveau drame qu’ils traversent et la quête de la vérité et de l’innocence de Milo est l’occasion de la mise à plat du passé.</p>
<p>C’est un roman très intéressant, bien écrit. Le thème policier n’est qu’un prétexte et, peut-être un peu léger dans le dénouement. Tout l’intérêt est dans le questionnement sur la part de soi dans la création artistique et la maîtrise de l’auteur.</p>
<p><strong>Parkhurst, Carolyn. &#8211; L’album de Milo. &#8211; P. Rey. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 380 p. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/ryan.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-648 alignleft" title="Ryan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/ryan.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>1936 à Moscou : la terreur stalinienne est en marche. Dénonciations, torture, déportation et misère sont le lot du peuple qui vit dansla peur. Toutle monde est surveillé et risque sa vie.</p>
<p>Dans cette atmosphère délétère, l&#8217;inspecteur Korolev de la milice de Moscou doit résoudre un meurtre sanglant : le cadavre torturé et mutilé d&#8217;une jeune femme retrouvé sur l&#8217;autel d&#8217;une église. Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Pourquoi un tel acharnement ?</p>
<p>Korolev ne comprend pas pourquoi on lui confie cette enquête, qui devrait revenir au NKVD.</p>
<p>Puis c&#8217;est au tour d&#8217;un voleur tatoué torturé d&#8217;être retrouvé dans un stade. Quel est le lien entre les deux victimes ? Korolev interroge les témoins et s&#8217;oriente vers la disparition d&#8217;une icône exceptionnelle, qui attire des convoitises, y compris des étrangers.</p>
<p>L&#8217;inspecteur Korolev est un homme intègre et honnête, qui n&#8217;hésite pas à payer de sa personne pour dénoncerla corruption. Iln&#8217;est pas toujours d&#8217;accord avec le pouvoir et n&#8217;accepte pas de se taire.</p>
<p>En nous plongeant dans cette époque, W. Ryan a voulu pour son premier roman dénoncer le climat politique et analyser la vie quotidienne de cette période peu souvent traitée. On attend le prochain épisode.</p>
<p><strong>Ryan, William. &#8211; Le royaume des voleurs : une enquête de l&#8217;inspecteur Korolev. &#8211; Les Deux terres. &#8211; 363 p. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 22,50 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/thelen.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-649 alignleft" title="thelen" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/thelen.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Premier roman.</p>
<p>Un policier du ministère de l&#8217;Intérieur est envoyé au Crotoy pour enquêter discrètement sur une bande de terroristes menaçantla Franced&#8217;un chantage nucléaire. Cette enquête le conduit sur les traces d&#8217;un trésor qui serait dissimulé dans un souterrain du Moyen-âge découvert pendantla Seconde Guerremondiale.</p>
<p><strong>Thelen, Jacques. &#8211; Le trésor de la baie de Somme. &#8211; Ravet-Anceau, Polar en Nord. &#8211; 229 p. &#8211; 10 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/voihles.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-650 alignleft" title="Voihles" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/voihles.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Avec l&#8217;Histoire du XVII<sup>e</sup> siècle, Nicole Voilhes </em><em>(1935-….) renoue avec La Mouche et se lance à sa suite, afin de percer le mystère du célèbre prisonnier au Masque de Fer. Maintes hypothèses sur l&#8217;identité d&#8217;un homme qui alimente le débat ont permis aux imaginations les plus folles de se débrider, voire d&#8217;entrevoir des vérités que la Justice du Roi-Soleil souhaitait dissimuler. </em></p>
<p>En 1681, Philippe de Beaudry, lieutenant de police, part en mission dans les Alpes. Sa femme, Marie, la Mouche, le suit sans hésiter et veut enquêter avec lui. Le jeune couple est hébergé à Pignerol, dans le fort où Mr de Saint Mars cache un mystérieux prisonnier. Dès que Marie l&#8217;entrevoit, elle veut en savoir plus. Ignorant les périls et les tentatives d&#8217;assassinat, elle poursuit ses recherches avec l&#8217;aide de son mari. Mais le camp adverse a tout intérêt à ce qu&#8217;elle oublie &#8220;ce qu&#8217;elle ne devait jamais voir&#8221;… Sa famille ne parvient pas à la dissuader d&#8217;abandonner, et de se consacrer à ses enfants. Durant des années, elle reste obsédée par cette quête, mais fait semblant de s&#8217;en désintéresser.</p>
<p>Un roman d&#8217;aventures et d&#8217;amour, facile d&#8217;accès pour des ados. Les vrais amateurs d&#8217;histoire resteront sur leur faim. L&#8217;auteur ne nous réserve aucune révélation. Mais Marie est un personnage dynamique et attachant, une femme courageuse et déterminée, belle et amoureuse.</p>
<p>Citations d&#8217;époque en exergue de chaque chapitre et notes.</p>
<p><strong>Voilhes, Nicole. &#8211; La mouche et le masque de fer. &#8211; In octavo. &#8211; 264 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/watson.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-651" title="watson" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/07/watson.jpg?w=91&#038;h=150" alt="" width="91" height="150" /></a>Le cas de Christine Lucas intrigue les médecins : suite à un traumatisme, accident ou peut-être agression, elle est restée plusieurs semaines dans le coma. Elle a 47 ans, mais s&#8217;étonne un matin de ce corps qui lui appartient et que pourtant elle ne reconnaît pas, de cet homme aimant et bienveillant qui vit à ses côtés, mais qui reste pour elle un parfait inconnu. Christine est amnésique, elle a non seulement perdu le fil de sa vie depuis son accident, à 27 ans, mais elle perd aussi sa mémoire immédiate, ses souvenirs d&#8217;hier ou de ce matin.</p>
<p>Elle rencontre un nouveau thérapeute, qui l&#8217;aide à démêler le fil de son existence. Sur son conseil, elle commence à rédiger un journal, aide précieuse pour tenter de reconstituer un passé disparu. Peu de personnages apparaissent dans ce roman qui en fait est le récit de Christine. Il y a le mari, le psychothérapeute, l&#8217;amie, ce fils qui apparaît, puis disparaît&#8230; Christine vit, écrit, s&#8217;interroge, cherche des réponses, doute de celles qui lui sont données. C&#8217;est un personnage très attachant, courageux, tenace, que nous découvrons dans sa quête dela vérité. Lesuspense grandit à chaque page, les rebondissements sont surprenants, et l&#8217;on ne peut lâcher ce roman, facile à lire, auquel on croit, jusqu&#8217;au bout, malgré une intrigue qui peut paraître invraisemblable. Une bonne lecture pour l&#8217;été.</p>
<p><strong>Watson, S.J. &#8211; Avant d&#8217;aller dormir. &#8211; Sonatine. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 409 p. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="213"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td valign="top" width="312"><strong>TITRE</strong></td>
<td valign="top" width="161"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213"> </td>
<td valign="top" width="312">
<h1> </h1>
</td>
<td valign="top" width="161"> </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Ashby Porter, Joe</td>
<td valign="top" width="312">Le futur proche</td>
<td valign="top" width="161">J. Losfeld</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Domange, Simone</td>
<td valign="top" width="312">Si le bonheur n&#8217;est pas dans le pré</td>
<td valign="top" width="161">Roger</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Gilberh, Eric</td>
<td valign="top" width="312">Comment devenir guerrier Massaï</td>
<td valign="top" width="161">Arhsens</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Godfrid, Elisabeth</td>
<td valign="top" width="312">La limite, c&#8217;est le ciel</td>
<td valign="top" width="161">d&#8217;un noir si bleu</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Harkness, Déborah</td>
<td valign="top" width="312">Le livre perdu des sortilèges</td>
<td valign="top" width="161">Orbit</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Hoffmann, Yoel</td>
<td valign="top" width="312">A la recherche du troisième œil</td>
<td valign="top" width="161">Galaade</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Jan, Guillaume</td>
<td valign="top" width="312">Le cartographe</td>
<td valign="top" width="161">Intervalles</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Leblanc, Catherine</td>
<td valign="top" width="312">Si loin, si près</td>
<td valign="top" width="161">Ed du petit pavé</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Martinelli, Luca</td>
<td valign="top" width="312">Sherlock Holmes et le mystère du Palio</td>
<td valign="top" width="161">J. Losfeld</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Roset, Michel<strong></strong></td>
<td valign="top" width="312">Rue de la Crique</td>
<td valign="top" width="161">Glyphe</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Schwartzman, Adam</td>
<td valign="top" width="312">Eddie</td>
<td valign="top" width="161">Phébus</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Vafi, Fariba</td>
<td valign="top" width="312">Un secret de rue</td>
<td valign="top" width="161">Zulma</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="213">Wilst, Philippe</td>
<td valign="top" width="312">La confrérie de la Pléiade</td>
<td valign="top" width="161">Alphalias</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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			<media:title type="html">Amoi</media:title>
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			<media:title type="html">Berrada B</media:title>
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			<media:title type="html">Bertuzzi</media:title>
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			<media:title type="html">Biefnot</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Sélection Petits éditeurs &#8211; Mai 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 12:34:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[Linette a tout pour être heureuse, quatre enfants, adolescents sympa, un mari qui gagne très bien sa vie, un métier d’infirmière autorisé de haute lutte par son mari qui lui tient à cœur, un grand chalet àla montagne. C’est dans cette maison que tout éclate : son mari veut la quitter pour une autre plus [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=577&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/antheaume.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-580" title="antheaume" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/antheaume.jpg?w=104&#038;h=150" alt="" width="104" height="150" /></a>Linette a tout pour être heureuse, quatre enfants, adolescents sympa, un mari qui gagne très bien sa vie, un métier d’infirmière autorisé de haute lutte par son mari qui lui tient à cœur, un grand chalet àla montagne. C’est dans cette maison que tout éclate : son mari veut la quitter pour une autre plus jeune, c’est un tsunami, dans sa vie.</p>
<p>Suivent toutes les péripéties attendues de ce genre de situation, jusqu’à la recherche d’un autre homme, de rencontres sur Internet, de déceptions et de satisfactions inattendues.</p>
<p>L’auteur est un biographe professionnel du bord du Lot. Ce récit est probablement inspiré d’une histoire vraie. Il est banal, mais bien mené. Pas un moment d’ennui, il est positif : évolution du personnage, des moments d’humour, particulièrement dans le décalage entre l’espéré et la réalité des rencontres.</p>
<p>Très facile à lire, c’est un roman sentimental à largement conseiller.</p>
<p><strong>Antheaume, Christine. &#8211; </strong><strong>Tsunami. &#8211; Editions du Bord du Lot. &#8211; 369 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/arango.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-581" title="Arango" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/arango.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Dans une banlieue chic de Mexico, un coffret est déposé au domicile d’un homme d’affaires. Il contient son cœur sur un lit de glace, qui cache un rébus orientant la police vers un rituel aztèque. D’autres crimes sont perpétués, toujours avec une mise en scène magistrale. La corruption policière et politicienne est telle que l’enquête piétine.</p>
<p>Gardel, un journaliste français spécialiste des tueurs en série, est dépêché sur place pour couvrir l’affaire. Il entame sa propre enquête avec l’aide de Catarina, anthropologue réputée pour sa connaissance de la civilisation aztèque et d’un commissaire mexicain alcoolique qui se méfie de tous ses subordonnés.</p>
<p>L’intrigue est remarquablement menée, et l’auteur tricote un thriller sur fond de corruption, d’exclusion et de massacres d’Indiens, de mouvement zapatiste et de pillage de la pharmacopée indigène par de grands groupes pharmaceutiques américains….</p>
<p>Les personnages sont très fouillés. Arango manie la langue avec dextérité et brio.</p>
<p>Un vrai plaisir de lecture.</p>
<p><strong>Arango, François. &#8211; Le jaguar sur les toits. &#8211; Métailié, Noir. &#8211; 371 p. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/barbash.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-582" title="Barbash" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/barbash.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>C’est le fils qui raconte au premier degré ce conte philosophique, pas tout à fait politiquement correct. En effet, dans l’oreille de ce brave gros papa israélien pousse&#8230; un olivier qui a atterri là, après divers tentatives de régimes amaigrissants, non seulement atterri mais colonisé. C’est une colonie illégale.</p>
<p>Après avoir essayé la politique du mépris par l’ignorance, toute la famille propose des conseils pour le déraciner, la grand-mère, le grand-père qui, lui, a un problème au testicule droit,la mère. Unmédecin envisage la possibilité que Papa soit le premier d’un genre nouveau surla terre. Finalement, on se rabat sur un paysan palestinien, spécialiste des oliviers.</p>
<p>C’est une véritable expédition de toute la famille, dans ce village arabe Toutes les réflexions à mi-voix des parents sont relevées par l’enfant, et c’est un festival de lieux communs sur les Arabes.</p>
<p>Finalement, on apprend que, quand un arbre s’est bien implanté, on ne peut plus l’arracher sans faire d’énormes dégâts et qu’il faut vivre avec, et ainsi un bon équilibre pourra s’établir.</p>
<p>Pour finir, Papa prend racine avec son olivier, en terre palestinienne, l’histoire attire les foules, le rabbin, les représentants du pape, des Nations Unies, des écolos.</p>
<p>Il ne reste qu’à attendre la production d’olives, qui les exploitera ?<br />
<strong>Barbash, Beimy. &#8211; Little big bang. &#8211; Zulma. &#8211; Traduit de l’hébreu. &#8211; 164 p. &#8211; 17,50 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/collado.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-583" title="collado" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/collado.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Michael Collado est né dans le Var en 1973. Après des études d’espagnol à l&#8217;université de Nice il a soutenu une thèse de doctorat à Montpellier consacrée à l&#8217;auteur mexicain Paco Ignacio Taibo II. Il a ensuite enseigné l’espagnol en France, puis a passé quatre années aux États-Unis avant de voyager à travers le monde. Il s’est aujourd’hui installé en Afrique du Sud où il consacre à l’écriture l’intégralité du temps libre que lui laisse l’enseignement. <span style="text-decoration:underline;">Anaïs</span> est son premier roman.</em></p>
<p>Dans les années 50, au Sud dela France, Lucette donne naissance à Anaïs. C&#8217;est une jeune femme qui souhaite quitter son village natal, mais c&#8217;est sa fille qui réalisera son rêve.</p>
<p>En effet, Anaïs, dotée d&#8217;une grande beauté veut &#8220;monter&#8221; à Paris et s&#8217;échapper d&#8217;une vie déjà toute tracée, comme celle de sa mère. Lors d&#8217;un bal au village, elle rencontre Stéphane, fils de notable, dont elle tombe amoureuse et enceinte. Mais son ambition est plus forte que son amour pour son fils, qu&#8217;elle laisse à ses parents. Anaïs rejoint alors Stéphane à Paris, mais ce dernier la délaisse et ne veut pas reconnaître son enfant. Seule dans la capitale, Anaïs rencontre rapidement un homme d&#8217;âge mûr et marié.</p>
<p>L&#8217;auteur nous trace le portrait d&#8217;une femme, qui traverse la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle .Anaïs est un personnage fort, qui veut maîtriser sa vie et non la subir, comme sa mère.</p>
<p>Elle ira, pour cela, très loin, puisqu&#8217;elle refuse l&#8217;amour de son fils, pour être une femme libre.</p>
<p>Un texte qui peut déranger par les choix que fait l&#8217;héroïne, mais qui a le mérite de dépeindre une femme d&#8217;une grande sensibilité d&#8217;âme qui sera finalement rattrapée par son destin.</p>
<p>Une écriture d&#8217;une belle sensibilité, un roman doux-amer aux très courts chapitres, qui se lit rapidement.<em></em></p>
<p><strong>Collado, Michaël. &#8211; Anaïs. &#8211; L&#8217;éditeur. &#8211; 221 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/el-farrah.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-584" title="el farrah" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/el-farrah.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>En 1975, la mère de Suzanne, la palestinienne, emmène sa fille en Israël revoir la maison où elle a grandi. La rencontre avec la famille qui habite la maison est terrible, l&#8217;impossibilité de toucher le sol palestinien est une souffrance supplémentaire.</p>
<p>Que signifie l&#8217;exil, et pire encore quand il n&#8217;est pas choisi ? Que signifie l&#8217;impossible retour sur la terre qui nous a vu naître ? Que deviennent, les enfants et les petits-enfants de ces hommes à l&#8217;existence éclatée, à la vie non-choisie ?</p>
<p>Suzanne explore toutes les facettes de l&#8217;exil : de l&#8217;abandon au désespoir, de la perte à la peur de l&#8217;oubli, de la transmission nécessaire et impossible.</p>
<p>L&#8217;écrit donne consistance au souvenir, au semblant et à la réalité brute, tout en sachant que malgré sa qualité il ne pourra jamais dénouer les drames intérieurs.</p>
<p><strong>El Farrah (El Kenz), Suzanne. &#8211; La maison de Neguev. &#8211; L&#8217;Aube. &#8211; 189 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/ford.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-585" title="Ford" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/ford.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Seattle, 1940 : Henry est un jeune Chinois qui est scolarisé dans une école de blancs, car son père tient à ce qu’il soit parfaitement intégré aux Etats-Unis. Dans cette école, il rencontre Keiko, une jeune fille américaine d’origine japonaise qui ne parle même pas le japonais, car de deuxième génération. Les brimades que leur font subir les « vrais américains » les rapprochent.</p>
<p>Henry vit à Chinatown, Keiko à Nihonmachi. Ces quartiers se touchent, mais le passif est grand entre ces deux communautés. La différence de culture est énorme. Les Japonais sont en guerre avec la Chine depuis des décennies, et l’attaque de Pearl Harbour vient d’être perpétrée. Pour les Chinois, les Japonais sont doublement ennemis.</p>
<p>En 1942, Nihonmachi est vidé de tous ses habitants qui, comme Keiko et sa famille, sont envoyés dans des camps, mais quelques-uns ont réussi à cacher des affaires dans les caves de l’Hôtel Panama.</p>
<p>En 1986, Henry passe devant l’hôtel qui vient d’être racheté. Les souvenirs affluent…</p>
<p>Le fond historique basé sur un épisode méconnu et pas très glorieux de l’histoire contemporaine des Etats-Unis est parfaitement analysé. Le respect des traditions, l’appartenance à deux cultures, la difficulté de s’intégrer sont abordés sans fard mais avec pudeur.</p>
<p><strong>Ford, Jamie. &#8211; Hôtel des souvenirs doux-amers. &#8211; Outside. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 409 p.- 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/geda.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-586" title="Geda" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/geda.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un enfant de 9-10 ans, Enaiat, qui appartient au peuple des Hazaras, une tribu ethnique détestée des talibans et des pachtounes. Enaiat vit en Afghanistan avec sa famille. Mais, quand son père meurt, les talibans veulent faire travailler l&#8217;enfant. Sa mère décide alors, pour sauver son fils, de l&#8217;abandonner au Pakistan, geste désespéré d&#8217;amour d&#8217;une mère pour son fils.</p>
<p>Commence alors pour Enaiat une succession de voyages à travers le Pakistan, l&#8217;Iran, la Turquie, la Grèce et l&#8217;Italie.</p>
<p>Malgré son jeune âge, Enaiat sera clandestin dans tous ces pays, travaillant à chaque fois pour payer le voyage suivant, les passeurs etla nourriture. Entant que clandestin, l&#8217;enfant est traité comme un adulte, face à tous les autres clandestins et les passeurs. Cependant, sur son chemin, il rencontrera des gens capables de compassion à son égard, une vieille dame en Turquie le laissera se reposer chez elle et lui donnera à manger, un jeune Vénitien fera un bout de trajet avec lui, le guidant en Italie, un homme lui offrira du coca&#8230; Enaiat traversera des moments difficiles et périlleux, mais sa débrouillardise, son intelligence et son innocence lui permettront de surmonter ces difficultés.</p>
<p>Geda Fabio est éducateur en Italie, il raconte l&#8217;histoire vraie de Enaiat, car son récit exceptionnel l&#8217;a bouleversé. L&#8217;écriture est très belle et poétique. Geda Fabio note que le plus important pour Enaiat est de raconter les faits, ce qui s&#8217;est passé. L&#8217;enfant devenu adolescent ne semble avancer que grâce à son instinct de survie.</p>
<p>Quel destin ! Magnifique récit de vie que celui de cet enfant devenu grand par la force des choses. Le lecteur, transporté avec Enaiat dans toutes ces contrées est stupéfait de sa maturité.</p>
<p><strong>Geda, Fabio. &#8211; Dans la mer il y a des crocodiles. &#8211; L. Levi. &#8211; 173 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/liege.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-662" title="liege" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/liege.jpg?w=103&#038;h=150" alt="" width="103" height="150" /></a>Des nouvelles qui se décomposent en séries de 7 mensonges, 6 erreurs, 5 paranos.</p>
<p>Fraîches, pleines d&#8217;humour, drôles, inattendues, spontanées, délassantes, excellentes pour se changer les idées, amusantes.<strong> </strong>Se lisent d&#8217;un seul trait.</p>
<p><strong><strong>Hadjadj-de </strong>Liège, Dominique . &#8211; 18 histoires de menteuse. &#8211; Lilo. &#8211; 133 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/heaume.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-588" title="Heaume" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/heaume.jpg?w=105&#038;h=150" alt="" width="105" height="150" /></a>Né en 1971. Auteur de romans, Stéphane Héaume écrit également pour le théâtre lyrique. Après plusieurs années passées à New York et en Afrique, il vit aujourd&#8217;hui à Paris.</em></p>
<p>Soixante dix ans plus tard, le narrateur se souvient de son enfance. Il est né au palais de Minauri, et y vit coupé du monde auprès du Maître, son secrétaire et sa mère veuve qui tient un emploi de gouvernante. Le jeune homme déteste le secrétaire qu&#8217;il soupçonne. Un jour, un marquis est retrouvé mort après être venu au palais et tous les visiteurs connaissent un sort funeste. Tous ces mystères semblent avoir pour origine une gravure de Kupka, &#8220;L&#8217;idole noire&#8221;.</p>
<p>Le jour de ses 18 ans, Hugo pense enfin pouvoir s&#8217;évader, mais le Maître meurt. Le jeune homme regrette d&#8217;avoir perdu une sorte de complice et ami. Il apprend la vérité sur son passé.</p>
<p>Le cadre choisi par l&#8217;auteur paraît hors du temps, et permet de jolies descriptions des lieux. Le lecteur est enveloppé dans cette atmosphère particulière. Ce huis clos dans un palais vénitien, un tableau tchèque, des mystérieux visiteurs disparaissent.</p>
<p>L&#8217;écriture de S. Héaume est très visuelle et envoûtante. Un joli conte sur les maléfices de l&#8217;art.</p>
<p><strong>Héaume, Stéphane. &#8211; </strong><strong>L&#8217;idole noire : autour d&#8217;une aquatinte de Frantisek Kupka. &#8211; Ed. du Moteur, Histoire courte. &#8211; 40 p. &#8211; 9,50 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/james.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-589" title="James" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/james.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Né en 1948. P. James a longtemps vécu aux États-Unis, où il était scénariste et producteur de cinéma. Il compte parmi les auteurs de policiers les plus lus du Royaume-Uni et bénéficie d&#8217;une renommée internationale. </em></p>
<p>La fille de Lynn est gravement malade et doit subir une greffe de toute urgence pour vivre. Comment trouver un donneur compatible, alors que la loi anglaise est très stricte ?</p>
<p>Le commissaire Roy Grace de Brighton est appelé pour un adolescent retrouvé noyé et opéré récemment. Il soupçonne vite un trafic d&#8217;organes.</p>
<p>En Roumanie, des jeunes vivent misérablement dans un squat. Un adolescent rencontre une femme riche et attirante, qui lui propose d&#8217;aller en Angleterre pour une vie meilleure…</p>
<p>On suit l&#8217;histoire de tous ces personnages, jusqu&#8217;à ce que leur destin s&#8217;entremêle&#8230; Un polar au rythme moins soutenu que d&#8217;habitude, malgré des chapitres courts. Mais le lecteur a du mal à démarrer, à cause de la construction du roman à la manière d&#8217;un puzzle avec de nombreuses histoires en parallèle. Pourtant, les dernières 200 pages s&#8217;accélèrent et l&#8217;on souhaite que Grace arrive à temps pour empêcher le pire !</p>
<p>Ce n&#8217;est pas le meilleur de l&#8217;auteur. A réserver aux inconditionnels.</p>
<p><strong>James, Peter. &#8211; </strong><strong>La mort n&#8217;attend pas. &#8211; Fleuve noir. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 620 p. &#8211; 20€</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/jepsen.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-590" title="jepsen" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/jepsen.jpg?w=111&#038;h=150" alt="" width="111" height="150" /></a>En regardant un reportage sur la guerre en Irak, l&#8217;écrivain Allan apprend la mort de son père qu&#8217;il n&#8217;a pas revu depuis près de 30 ans. Après un &#8220;sincères condoléances&#8221; envoyé à sa mère, il accepte d&#8217;aller la voir avec Sanne, sa sœur, elle aussi traumatisée par le cauchemar familial. Il ira de surprise en surprise. Sa mère se remet très vite de cette épreuve : elle déménage, vide le bureau, vit une étonnante complicité avec son fils aîné, bref elle se remet particulièrement vite et bien de son veuvage. Allan découvre une mère manipulatrice et dénaturée.</p>
<p>Livre fort où les victimes côtoient leurs persécuteurs et inversement. Le malaise dure chez le lecteur longtemps après avoir terminé ce livre, tant la narration s&#8217;attache aux ressorts de l&#8217;intime : manipulé et manipulateur.</p>
<p><strong>Jepsen, Erling. &#8211; Sincères condoléances. &#8211; S. Wespieser. &#8211; Traduit du danois. &#8211; 328 p. &#8211; 23 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/lafleuriel.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-591" title="Lafleuriel" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/lafleuriel.gif?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Syrie, 1240 : le médecin botaniste et pharmacologue andalou Ibn Baytar vit à Damas et prépare la rédaction de son monumental &#8220;Recueil des médicaments simples&#8221;, à l&#8217;origine dela phytothérapie. Ilest aidé par la fille de son hôte, Hasifa. Savante et médecin, indépendante et cultivée, elle est l&#8217;archétype de Shéhérazade, contribuant aux progrès médicaux et médicinaux dans un monde médiéval en conflits permanents.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas un livre très facile d&#8217;accès, car il semble appartenir à deux genres différents : le roman et le documentaire. Il y a, parfois, des passages très longs (ah ! les pensées d&#8217;une femme amoureuse…). Malgré tout, l&#8217;ouvrage est passionnant, servi par le style de l&#8217;auteur, qui est une spécialiste du Proche et Moyen-Orient au Moyen-âge. Elle aime son sujet et elle sait nous faire partager sa passion. Les pages qu&#8217;elle consacre notamment aux Mille et une nuits restent des morceaux d&#8217;anthologie. D&#8217;ailleurs, le personnage d&#8217;Hasifa n&#8217;est-il pas une incarnation (de papier) dela belle Shéhérazade?</p>
<p>Un dossier doc, à la fin de l&#8217;ouvrage, nous permet de parfaire nos connaissances : glossaire, chronologie, biographies, cartes… Toute la panoplie y figure pour nous guider dans ce monde empli de mystère.</p>
<p><strong>Lafleuriel-Zakri, Simone. &#8211; </strong><strong>La botaniste de Damas. &#8211; Encre d&#8217;Orient. &#8211; 488 p. &#8211; 23€</strong></p>
<h2> </h2>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/levison.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-592" title="Levison" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/levison.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Cela se passe aux Etats-Unis en 2002 : un chauffeur de taxi se fait accuser de l&#8217;enlèvement d&#8217;une fillette, parce qu&#8217;il a raccompagné la mère à son domicile et a laissé des traces de son passage (des empreintes digitales sur une fenêtre). Parfait suspect, Jeff sera enfermé près d&#8217;un an en attendant son procès, avec des condamnés à mort serial killers cinglés. C&#8217;est l&#8217;horreur absolue. Le contexte : une police incompétente mais zélée, la presse qui exige un coupable.</p>
<p>Iain Levinson exprime les états d&#8217;âme de Jeff, l&#8217;incompréhension, la stupeur, la peur, l&#8217;abattement de ce pauvre type. On ressent bien l&#8217;atmosphère de la prison, des cellules, du parloir, le cri du taserla nuit. Lerécit se fait à la première personne, ce qui donne l&#8217;espoir qu&#8217;il va s&#8217;en sortir. C&#8217;est un roman décapant, particulièrement bien écrit. Il se crée une véritable union entre le lecteur et le narrateur. On entre dans le système judiciaire américain.</p>
<p><strong>Levison, Iain. &#8211; Arrêtez-moi là !. &#8211; L. Levi. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 245 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/maynard.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-593" title="Maynard" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/maynard.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Joyce Maynard essaie vingt cinq ans plus tard de raconter et de comprendre sa liaison de quelques mois (et son congédiement brutal) avec le mythique D.J. Salinger. A la suite de la publication d’un article de la jeune fille sur sa vision de la jeunesse, ce dernier la rencontre et l’invite à partager sa vie, malgré leurs trente cinq ans d’écart. Ce fut une blessure énorme et une incompréhension totale pour elle.</p>
<p>La romancière se penche sur ce passé, raconte sa jeunesse avec une mère alcoolique qui la pousse à écrire, la vie qui a suivi, son anorexie, son mariage, ses enfants, ses échecs et son devenir d’écrivain et de journaliste. Avec l’âge et la rencontre d’autres jeunes femmes ayant vécu les mêmes épreuves, elle commence à comprendre et une ultime rencontre humiliante avec l’écrivain lui fait, enfin, mettre un point final à cette histoire.</p>
<p>Ce récit est intéressant par le décalage et le recul avec lesquels Joyce Maynard analyse son passé et explique ses réactions dans sa vie, à l’expérience de sa blessure narcissique énorme.</p>
<p>C’est un récit vivant, caustique et sans concession d’une américaine d’aujourd’hui, écrivain et femme.</p>
<p><strong>Maynard, Joyce. &#8211; Et devant moi, le vaste monde. &#8211; P. Rey. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 462 p. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><em></em> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/milan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-594" title="Milan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/milan.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Né en 1966, Xavier Milan dirige la communication interne du musée du Louvre. Passionné d&#8217;Égypte, il y séjourne chaque année et y a écrit son précédent roman. Il est par ailleurs auteur de documentaires-fictions historiques pour France Inter.</em><em></em></p>
<p>Claire Delorme travaille au département des Antiquités égyptiennes du Louvre. Lors d&#8217;une vente aux enchères, un riche Egyptien est intéressé par le même papyrus qu&#8217;elle, mais la conservatrice fait jouer le droit de préemption. Alaa Zouki n&#8217;a pas dit son dernier mot. Homme sans scrupules, il souhaite s&#8217;emparer par tous les moyens du document, qui promet une découverte fabuleuse.</p>
<p>La jeune femme aux yeux violets comprend qu&#8217;elle doit se méfier. Elle part en Egypte avec la complicité de son collègue Guillaume, et obtient l&#8217;autorisation de fouiller. Claire se replonge avec délices dans les rues du Caire, et s&#8217;aperçoit vite qu&#8217;elle est suivie… Parviendra-t-elle à échapper aux sbires de Zouki ?</p>
<p>Que cache le papyrus ? Le texte est le testament de Cléopâtre, et recèle un secret extraordinaire. S&#8217;ouvre alors un jeu de pistes : Claire doit trouver avec Guillaume les différents morceaux du puzzle pour reconstituer l&#8217;énigme.</p>
<p>Un roman d&#8217;aventures, qui préfigure les vacances !</p>
<p><strong>Milan, Xavier. &#8211; </strong><strong>Le dernier secret de Cléopâtre. &#8211; Alphée. &#8211; 310 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/nedreaas.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-595 alignleft" title="Nedreaas" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/nedreaas.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Recueil de 13 nouvelles évoquant la Norvège de la Seconde guerre mondiale, sous l&#8217;Occupation allemande.</p>
<p>L&#8217;auteur s&#8217;attache à raconter des morceaux de vie de norvégiens transformés par la présence des allemands.</p>
<p>Les récits sont glaçants et rudes : un jeune homme cache à sa mère, endeuillée par la mort de son autre fils, qui s&#8217;est engagé dans la résistance ; un homme bafoué s&#8217;occupe avec attention de ses enfants, alors que sa femme passe ses soirées avec l&#8217;occupant ; une jeune fille, Ellen, fait de la luge avec des soldats allemands sous le regard perplexe d&#8217;un habitant du quartier ; un cordonnier trompé par sa femme est engagé dans une partie d&#8217;échecs avec un allemand arrogant&#8230;</p>
<p>La violence de cette cohabitation forcée rend les personnages froids. Les situations sont complexes et l&#8217;humain est déchiré dans cet univers où la présence de l&#8217;occupant suscite haine, horreur, passion, révolte ou désir.</p>
<p>Superbe texte de l&#8217;auteur qui dépeint des instants, des personnages, des émotions, des incompréhensions, des détresses avec un style âpre. Le lecteur reste bouleversé par la rugosité du récit.</p>
<p><strong>Nedreaas, Torborg. &#8211; Derrière l&#8217;armoire, la hache. &#8211; Cambourakis. &#8211; Traduit du norvégien. &#8211; 167 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/nganang.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-596 alignleft" title="Nganang" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/nganang.jpg?w=111&#038;h=150" alt="" width="111" height="150" /></a>Au début du roman, l’auteur propose une chronologie de l’histoire du Cameroun : non seulement cela aide à la compréhension, mais c’est le propos de l’auteur de rappeler que le Cameroun possède une histoire antérieure à son indépendance en 1950, et une culture, un microcosme de la culture africaine.</p>
<p>La vieille Sararaconte son histoire àla jeune Bertha, étudiante camerounaise américaine. Elle a été enlevée à sa famille pour le harem du sultan Njoya. Ce dernier étant dans le coma, tout le village vient lui raconter des histoires, pour le sortir de son état. On apprend l’importance de la culture de ce sultan, qui a crée une langue écrite pour fixer la littérature orale et était féru de sciences et d’art.</p>
<p>De nombreux personnages traversent le récit, on traverse l’histoire du siècle, et il est parfois difficile de s’y retrouver.</p>
<p>L’écriture est dense et riche, on apprend beaucoup de détails sur la vie et l’évolution des différentes civilisations africaines. Mais cela reste un livre long et lent, pas pour tout public.</p>
<p><strong>Nganang, Patrice. &#8211; Mont Plaisant. &#8211; P. Rey. &#8211; 507 p. &#8211; 20 € </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/nunn.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-597 alignleft" title="Nunn" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/nunn.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Fahey, ancien champion de surf, mène une vie de reclus sur les bords dela rivière Tijuana, après avoir passé quelques années en prison. Il élève des vers de compost dans la ferme familiale et quelquefois traque des chiens errants pour le compte du Département Chasse et Pêche. Lors d’une de ces poursuites, il recueille sur la plage une jeune femme qui a traversé la rivière marquant la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Margarita se croit pistée car elle combat l’implantation d’usines polluantes par de grands groupes industriels américains, l’exploitation des Mexicains, et milite également dans une association protégeant les femmes.</p>
<p>Trois abrutisla poursuivent. Cesont des fous hallucinés et violents, prêts à tuer âmes qui vivent pour trois sous ou pour le plaisir.</p>
<p>Dans cette zone frontalière où la rivière n’est qu’un cloaque dangereux, la vie oscille entre malheur et horreur. Les habitants y sont plus déjantés et perdus les uns que les autres. Pourtant, certains idéalistes y rêvent encore des vagues mythiques que seuls les « grands » peuvent surfer.</p>
<p>C’est un livre noir et âpre, mais envoûtant qui rappelle certaines images des films des frères Cohen. Un livre très abouti qu’il faut absolument lire si l’on aime les romans noirs.</p>
<p><strong>Nunn, Kem. &#8211; Tijuana Straits. &#8211; Sonatine. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 355 p. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/o-brien-s2.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-607 alignleft" title="o brien s" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/o-brien-s2.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Suite de <span style="text-decoration:underline;">Père Elijah : une apocalypse</span>.</p>
<p>Varsovie, hiver 1942-43 : libraire vivant à l&#8217;écart du monde, Pawel recueille David Schäfer, jeune juif échappé du ghetto. Les deux hommes vont vivre enfermés, craignant l&#8217;arrestation et, tandis que s&#8217;intensifie la liquidation du ghetto et que circulent de terribles rumeurs sur Auschwitz, ils échangent des idées sur le bien, le mal, la vie, la mort, la souffrance, la beauté…</p>
<p>Un livre riche et fort, mais qui ne se laisse pas apprivoiser aisément : il s&#8217;agit d&#8217;un passionnant huis clos philosophico-spirituel, les deux héros en présence sont d&#8217;un haut niveau d&#8217;érudition, tout comme l&#8217;auteur. Né en 1948, Michael O&#8217;Brien est un peintre, essayiste, romancier catholique qui vit au Canada. Il maîtrise bien son sujet à l&#8217;évidence.</p>
<p>L&#8217;avantage de ce livre est qu&#8217;il nous fait découvrir le père Elijah adolescent, survivant à une période de ténèbres, celle du nazisme et dela Shoah.Oncomprend, par les discussions qu&#8217;il a avec Pawel, esprit brillant mais troublé par une agression subie lors de l&#8217;enfance, le cheminement de David et ce qui le mène à devenir chrétien en Palestine.</p>
<p>C&#8217;est un ouvrage qui donne à réfléchir et ne laisse pas indemne le lecteur. C&#8217;est un cadeau merveilleux, qui transmet un message d&#8217;amour universel, de fraternité ! On en  a bien besoin aujourd&#8217;hui ! Mais ce n&#8217;est en aucun cas un ouvrage prosélyte. Michael O&#8217;Brien a réussi là un sacré tour de force.</p>
<p><strong>O&#8217;Brien, Michael D. &#8211; La librairie Sophia. &#8211; Salvador. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 509 p. &#8211; 24,50 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/quint.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-601 alignleft" title="Quint" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/quint.jpg?w=105&#038;h=150" alt="" width="105" height="150" /></a>Marie-Madeleine Gheysels, née Verdier, octogénaire, est une riche héritière. Elle s&#8217;est entichée d&#8217;un gigolo, Thierry, qui l&#8217;a persuadée de vendre la propriété en ruine. La transaction étant effectuée, le promoteur commence les travaux et doit faire appel à des démineurs, car des grenades des deux guerres mondiales sont retrouvées dans le sous-sol dela Folie, bel édifice des années 20.La charmante Charlotte, ainsi que Moktar, tous deux démineurs, connaissent très bien les lieux, car leurs parents étaient jardiniers au château, et ils leur ont parlé d&#8217;un trésor dans les lieux. Mais un soir, Thierry, saute sur une grenade et meurt.</p>
<p>Quels liens relient les protagonistes entre eux ?</p>
<p>Y a-t-il réellement un trésor dans ce lieu, qui apparaît au fil du récit de plus en plus terrifiant ?</p>
<p>Michel Quint réveille les démons du passé pour nous entraîner dans une histoire aux multiples rebondissements, avec des personnages complexes, qui traduisent souvent une nature humaine parfois très sensible. Un court roman, haletant, qui se lit d&#8217;une traite.</p>
<p><strong>Quint, Michel. &#8211; La folie Verdier. &#8211; Ed. du Moniteur. &#8211; 44 p. &#8211; 9,50 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/sartorie.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-602 alignleft" title="Sartorie" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/sartorie.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Léo grandit avec des parents militants. Elle est de toutes les manifestations, du nucléaire à Nelson Mandela, toutes matérialisées par un autocollant sur sa commode. L&#8217;un d&#8217;eux : &#8220;Sauvez les six de Shaperville&#8221; retient particulièrement son attention. Quelques années plus tard, elle ira en Afrique du Sud rencontrer ces six personnes et écouter leur histoire. Cette histoire vraie est le quotidien d&#8217;une petite fille qui vit au rythme du militantisme, des randonnées et de ce qu&#8217;elle entend et ne comprend pas toujours et l&#8217;histoire de ces six personnes qui se sont retrouvées dans les geôles sud-africaines sans l&#8217;avoir voulu, et en sont ressorties transformées.</p>
<p>L&#8217;alternance entre le quotidien de Leonora, privée de télévision pour battre le pavé, et les épisodes de l&#8217;apartheid, rend ce roman touchant, original et instructif sur le devenir d&#8217;hommes et de femmes privées de liberté.</p>
<p><strong>Sartori, Leonora. &#8211; L&#8217;autocollant. &#8211; Traduit de l&#8217;italien. &#8211; L. Levi. &#8211; 169 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/smolarz.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-603 alignleft" title="smolarz" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/smolarz.jpg?w=88&#038;h=150" alt="" width="88" height="150" /></a>Quand &#8220;un homme fou de dessin &#8220;, traduisez Hokusaï en japonais, vous conte sa longue vie consacrée au dessin et l&#8217;art de l&#8217;estampe, cela donne un premier roman à l&#8217;écriture subtile. Une ode à la sensualité plastique !</p>
<p>Hokusaï aux doigts d&#8217;encre est un roman qui se délecte, à lire confortablement installé ou en plein air. C&#8217;est une véritable découverte littéraire de par son style, qui vous procure un véritable plaisir de lire.</p>
<p>Complétez sa lecture en ouvrant un livre d&#8217;art cet été, l&#8217;envoûtement sera total. </p>
<p><em>&#8220;Ah la couleur bleue ! C&#8217;est un ruissellement de cascade qui fait frissonner, une réaction qui secoue l&#8217;épiderme ; c&#8217;est aussi le bleu de la transparence infinie du ciel, le bleu des blessures qui se referment, lorsque le sang ne coule plus mais que la douleur persiste, écharde invisible sous la peau, sensible au moindre frôlement. &#8221; </em>(Extrait p.155)</p>
<p><strong>Smolarz, Bruno. &#8211; Hokusaï aux doigts d&#8217;encre. &#8211; Arléa. &#8211; 185 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/taylor.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-604 alignleft" title="Taylor" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/taylor.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Londres, 1934 : Lydia Langstone quitte son mari violent, proche des idées nazies, pour vivre avec son père, un colonel désargenté qu&#8217;elle n&#8217;avait pas vu depuis des années. Bientôt, elle prend conscience d&#8217;une aura de mystère baignant la pension où elle habite : l&#8217;ancienne propriétaire a disparu depuis quatre ans, sans que personne ne semble s&#8217;en émouvoir et le nouveau tenancier reçoit de biens étranges paquets !</p>
<p>Un polar extraordinaire ! Un style classique à souhait, une intrigue finement construite, un suspense à couper le souffle, un voyage dans le temps garanti. On y est vraiment, dans ce Londres de 1934. On vit pleinement les incertitudes de l&#8217;époque quant aux aléas économiques, la montée de l&#8217;extrême-droite (Mosley) et la séduction de ces idées nauséeuses sur la noblesse argentée, les rapports sociaux, la condition des femmes…</p>
<p>Ce livre est un bijou !</p>
<p><strong>Taylor, Andrew. &#8211; Le diable danse à Bleeding Hart square. &#8211; Cherche Midi. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 480 p. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/zariab.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-605 alignleft" title="Zariab" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/06/zariab.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Une fillette afghane de cinq ans nous raconte sa vision de l’Afghanistan. Trop jeune pour comprendre pourquoi ses parents ne veulent pas qu’elle accroche dans le salon le très beau drapeau rouge (soviétique) qu’elle a durement gagné à l’école, trop jeune pour comprendre les raisons intellectuelles et idéologiques pour lesquelles ses parents choisissent l’exil en France. Elle pleure Milad, son amoureux et  son sauveur aux mains de pianiste, son poisson rouge relâché dans la rivière.</p>
<p>En France l’intégration n’est pas facile, elle est l’étrangère. Mais elle grandit, s’adapte, toujours louvoyant entre ses deux cultures. Pourtant elle ne peut oublier Milad. A vingt ans, malgré les difficultés politiques, tribales et religieuses, elle décide de repartir à Kaboul pour le retrouver. Les Talibans ont remplacé les Soviétiques. Kaboul n’est plusla même. Retrouvera-t-elle son enfance, ses souvenirs et Milad ?</p>
<p>Fiction très imprégnée d’éléments autobiographiques, le style est simple. Le langage évolue avecla narratrice. Unpetit livre émouvant.</p>
<p><strong>Zariab, Chabname. &#8211; Le pianiste afghan. &#8211; Ed. de l’Aube, Regards croisés. &#8211; 205 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong><strong></strong> </p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="194"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td valign="top" width="331"><strong>TITRE</strong></td>
<td valign="top" width="161"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194"> </td>
<td valign="top" width="331">
<h1> </h1>
</td>
<td valign="top" width="161"> </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Billet, Julia</td>
<td valign="top" width="331">Cris de guerres</td>
<td valign="top" width="161">Mot fou</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Carnebuse, Bertrand</td>
<td valign="top" width="331">Tricornes et gabares</td>
<td valign="top" width="161">Siloé</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Chikwava, Brian</td>
<td valign="top" width="331">Harare Nord</td>
<td valign="top" width="161">Zoé</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Fiere, Stéphane</td>
<td valign="top" width="331">Double bonheur</td>
<td valign="top" width="161">Métailié</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Frame, Janet</td>
<td valign="top" width="331">Vers l&#8217;autre été</td>
<td valign="top" width="161">J. Losfeld</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Hegemann, Hélène</td>
<td valign="top" width="331">Axolotl roadkill</td>
<td valign="top" width="161">Le Serpent à plumes</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Jullien, Michel</td>
<td valign="top" width="331">Au bout des comédies</td>
<td valign="top" width="161">Verdier</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Leroy, Bertrand</td>
<td valign="top" width="331">La porte mystérieuse du Mont Saint Michel</td>
<td valign="top" width="161">Alphée</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Mazarin, Jean</td>
<td valign="top" width="331">Il va neiger sur Venise</td>
<td valign="top" width="161">Nuits blanches</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Olear, Greg</td>
<td valign="top" width="331">Totally Killer</td>
<td valign="top" width="161">Gallmeister</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Pautrel, Marc</td>
<td valign="top" width="331">
<p align="left">Je suis une surprise</p>
</td>
<td valign="top" width="161">L’Atelier in 8</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Peacock</td>
<td valign="top" width="331">Verdict</td>
<td valign="top" width="161">Sonatine</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="194">Trabal, Francesc</td>
<td valign="top" width="331">L&#8217;homme qui s&#8217;est perdu</td>
<td valign="top" width="161">Autrement</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Sélection Petits éditeurs &#8211; Mars 2011</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 15:06:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[  Auteur né à Paris, ingénieur et voyageur. Premier roman.  En 1897, le jeune capitaine Louis Aurélien prend son premier commandement à Bordeaux, sur un trois-mâts barque, la Némésis, en partance pour la Guyane. Le trajet se fait sans encombre, puis le navire vogue vers la Martinique, ensuite vers Cuba, pour charger une cargaison de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=512&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/renault.jpg"></a> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/adrien.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-515" title="Adrien" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/adrien.jpg?w=86&#038;h=150" alt="" width="86" height="150" /></a>Auteur né à Paris, ingénieur et voyageur. Premier roman.</em></p>
<p><em> </em>En 1897, le jeune capitaine Louis Aurélien prend son premier commandement à Bordeaux, sur un trois-mâts barque, la Némésis, en partance pour la Guyane. Le trajet se fait sans encombre, puis le navire vogue vers la Martinique, ensuite vers Cuba, pour charger une cargaison de sucre. Louis rencontre Gabriela, une jeune planteuse de canne. La propriété de son père est incendiée, et les hommes abattus. Louis dénonce le massacre et essaie de sauver sa belle. La situation est explosive à La Havane, car la guerre menace entre Américains et Espagnols. Les Cubains rêvent de liberté et de se débarrasser des colonisateurs.</p>
<p>Un roman d&#8217;aventures comme on les aime, bien ficelé, documenté et pimenté !</p>
<p>Avec annexe sur le contexte historique, et un lexique des termes de marine (pourtant peu nombreux) ou locaux.</p>
<p><strong>ADRIEN, François. &#8211; L&#8217;ombre de Némésis. &#8211; Privat. &#8211; 414 p.- 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/alonso.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-516" title="alonso" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/alonso.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>La narratrice, ses deux frères et sa sœur vivent dans une famille unie et bercée par le souvenir de la guerre d’Espagne. La mère entretient le culte de son pays natal, dont elle a dû s’exiler.</p>
<p>Famille heureuse, mais comme c’est la vie, les parents sont rattrapés par le grand âge et la douleur de la séparation. La maman est en fin de vie. L’auteur dans un style direct, retenu et émouvant, raconte ce détachement et cette perte. Le récit déborde de vie, de rires, de larmes et d’amour. En parallèle, on suit aussi une famille américaine amie qui vit la même douleur.</p>
<p>L’auteur était très proche de sa mère, très fusionnelle, son désir était le bonheur de celle-ci et on se demande où était la place de son compagnon. De même, on s’aperçoit que ni elle, ni sa sœur n’ont eu d’enfant. C’est le témoignage d’un amour dévorant mère-fille.</p>
<p>La lecture est poignante, mais sans aucun pathos, aucun bavardage ou commentaire inutile. C’est vraiment un témoignage à lire. En plus, on y trouve des commentaires assez édifiants sur la misère des hôpitaux et des soins. Les deux derniers chapitres ne me paraissent pas ajouter quoique ce soit à cette déclaration d’amour et accompagnement ; ils délaient un peu le propos et c’est dommage.</p>
<p><strong>ALONSO, Isabelle. &#8211; Maman. &#8211; H. d’Ormesson. &#8211; 246 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/benoliel1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-518" title="benoliel" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/benoliel1.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>A 70 ans, Albert Moses-Montefiore Salmon n&#8217;ayant plus de parents, ni d&#8217;amis se retrouve seul. Il décide d&#8217;embaucher une jeune demoiselle de compagnie pour l&#8217;accompagner dans ses voyages.</p>
<p>Il fait passer une annonce dans un grand journal et sur Internet. Il souhaite quelqu&#8217;un qui puisse le soulager de la logistique des voyages, et pouvoir échanger des idées avec sa compagne : l&#8217;oiseau rare ! Il reçoit de nombreuses réponses et de nombreux CV, qui le mènent à conduire des entretiens d&#8217;embauche. Agnès se présente alors qu&#8217;elle n&#8217;a pas déposé de dossier de candidature. Sa spontanéité et sa fraîcheur vont enchanter notre ami qu&#8217;elle appellera plus tard &#8220;Monty&#8221;.Elle lui plaît et l&#8217;engage.</p>
<p>Ils vont se découvrir l&#8217;un l&#8217;autre, et entre eux vont se nouer des liens de sympathie, puis d&#8217;affection sans ambiguïté, des rapports de grand-père à petite fille. Tout au long du livre, on suit ce couple lors de leurs périples en France et en Europe.</p>
<p>Une ambiance jeune, de la bonne humeur, appétit et joie de vivre résonnent, absorbent le lecteur dans une atmosphère saine et agréable.</p>
<p><strong>BENOLIEL, David Max. &#8211; Le voyage d&#8217;hiver. &#8211; Ex Aequo. &#8211; 319 p. &#8211; 23 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/bonneau-r.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-520" title="Bonneau R" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/bonneau-r.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>Après la chute de Monte Cassino en 1944, les SS sèment la mort dans les villages environnants. Près de l&#8217;abbaye en ruine, dans un couvent transformé en hôpital, deux jeunes gens tentent, en vain, d&#8217;oublier l&#8217;horreur de la guerre en parlant de leur passion pour la musique : le moine italien qui croyait au Ciel, et le blessé autrichien qui n&#8217;y croyait pas…</p>
<p>Professeur à la retraite vivant dans les Hauts-de-Seine, Renée Bonneau écrit des polars historiques, pour notre plus grand bonheur : après <span style="text-decoration:underline;">Piège de feu à la Charité</span>, <span style="text-decoration:underline;">Sanguine sur la Butte</span>, voici ce requiem qui n&#8217;a rien de policier. C&#8217;est un roman historique et intimiste, magnifique et bouleversant jusqu&#8217;au bout. Un vibrant hommage à la Culture et à la Paix, une sorte de <em>Grande illusion</em> italienne…</p>
<p>L&#8217;auteur ne cache rien de l&#8217;issue de cette tragédie. Pourtant, le lecteur s&#8217;accroche, comme les héros de ce dialogue, à l&#8217;espoir, à l&#8217;amour universel. A défaut de rémission, il faut, après toutes les horreurs perpétrées, se purifier pour accéder à la rédemption. Belle leçon d&#8217;humanité délivrée par un moine désabusé, qui a vu s&#8217;écrouler une Europe cultivée, qui a assisté à la destruction de l&#8217;abbaye fondée en 529 par Saint Benoît de Nursie. Berceau de l&#8217;ordre des Bénédictins, l&#8217;édifice religieux abritait des trésors (livres enluminés, peintures murales, tableaux…), dont une partie a disparu dans les bombardements. Un livre sublime à mettre entre toutes les mains !</p>
<p><strong>BONNEAU, Renée. &#8211; Requiem pour un jeune soldat : Monte Cassino. &#8211; Nouveau Monde. &#8211; 175 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/boudeau.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-521" title="boudeau" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/boudeau.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Bernard Boudeau est consultant en management et auteur de romans policiers à ses heures. Il a publié, fin 2009, <span style="text-decoration:underline;">Méfie-toi d&#8217;Assia</span>, 1<sup>er</sup> volet des enquêtes du commandant Gontier, lauréat de nombreux prix…</em></p>
<p>Policier brillant, Sylvain a pourtant craqué au cours de sa première enquête. Mis au placard, il fouille les archives et les dossiers classés, à la recherche d&#8217;un sérial killer qu&#8217;il craint par-dessus tout. Serait-il ce meurtrier machiavélique ?</p>
<p>Le héros policier et tueur, on a déjà vu cela (<span style="text-decoration:underline;">Un employé modèle</span>). Mais là, Bernard Boudeau réussit son pari à la Hitchcock. On y croit, on y est tout à fait. Qu&#8217;ils soient attachants ou répugnants, les personnages sont hyper réalistes, et le lecteur souffre des mêmes affres que le pauvre Sylvain, qui cherche à établir sa responsabilité dans des meurtres odieux et presque parfaits ! Sylvain qui ne peut avoir confiance en personne, surtout pas en lui-même ! Les suspects possibles ne rassurent pas forcément le malheureux, ils viennent semer le trouble dans une intrigue parfaitement maîtrisée. Jusqu&#8217;à la fin, le lecteur tâtonne, échafaude des hypothèses aussitôt démolies par des faits nouveaux… Ce polar est un véritable délice pour les amateurs du genre !!!</p>
<p><strong>BOUDEAU, Bernard. &#8211; </strong><strong>L&#8217;homme qui aimait les tueurs. &#8211; In octavo. &#8211; 377 p. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/carter.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-522" title="carter" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/carter.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Né au Brésil, d&#8217;origine italienne, Chris Carter a travaillé pour le procureur du Michigan comme psychologue criminologue. C&#8217;est là qu&#8217;il a pu étudier de nombreux serial killers. Il vit à Londres et se consacre à l&#8217;écriture.</em> <em><span style="text-decoration:underline;">La marque du tueur</span></em> <em>est son premier roman.</em></p>
<p>Rob Hunter est un inspecteur, doué, séduisant célibataire, à Los Angeles pour le HHS1 (Hold up et homicide spécial 1). Il est appelé pour le meurtre atroce d&#8217;une femme crucifiée, torturée et tatouée d&#8217;un double crucifix. Le meurtrier est un homme méticuleux, &#8220;froid&#8221; et connaisseur en médecine. Son tatouage rappelle le Tueur au crucifix, un serial killer qui a été exécuté après sept crimes, mais que Hunter ne croyait pas coupable&#8230;</p>
<p>Dans ce cauchemar qui recommence, il fait équipe avec Carlos Garcia dont c&#8217;est la première affaire criminelle. Le duo s&#8217;entend très bien, et leurs échanges nous offrent des moments de répit. Il leur faut donc reprendre le dossier, mais les victimes n&#8217;ont pas de lien, et le tueur change de méthode, sans laisser aucun indice. Le sadique appelle Rob Hunter pour jouer avec lui la vie de son coéquipier.</p>
<p>Jenny, une pute de haut vol qui appartient à D-King, a disparu. Le proxénète redouté n&#8217;entend pas se laisser faire et veut faire justice lui-même sans attendre la police.</p>
<p>Les cent dernières pages nous offrent un suspense insoutenable ! Notre duo de flics s&#8217;en sortira-t-il vivant ?</p>
<p>Un &#8220;page turner&#8221; (tellement excitant et plein de suspense qu&#8217;on ne peut pas décrocher, et qu&#8217;on lit d&#8217;une traite). L&#8217;auteur a choisi une écriture rythmée, et ne dédaigne pas un peu d&#8217;humour.</p>
<p><strong>CARTER, Chris. &#8211; La marque du tueur. &#8211; First, Thriller. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 436 p. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/catinot.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-523" title="catinot" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/catinot.jpg?w=104&#038;h=150" alt="" width="104" height="150" /></a>Kyra Petrovna est mal née. Son père, parce qu&#8217;il a participé à une tentative de renversement du tsar, est déporté dans un bagne en Sibérie en 1827. A cette époque, quand une femme décidait de suivre son mari, elle partageait son sort et perdait tous ses droits. La femme emmena leur fille Kyra avec eux. Les épouses suivaient le convoi des prisonniers qui traversait la Sibérie.</p>
<p>Laurence Catinot-Crost choisit de nous raconter l&#8217;histoire d&#8217;une fille de criminel, comme elle aime à dire. Car, avec un début de vie difficile -un père condamné aux travaux forcés dans un bagne de Sibérie, une mère mourant de chagrin, la rudesse des voyages, la misère&#8230;- Kyra Petrovna va traverser des moments intenses et pénibles dans la Russie mouvementée du XIX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Mais, comme souvent, les parcours les plus difficiles se révèlent être les plus riches et les plus originaux, Kyra va se révéler dans tous ces voyages : la traversée des plaines gelées, les steppes arides de Tchita, ville de Sibérie, la vie avec les Bouriates, groupe ethnique minoritaire de Sibérie, la rencontre avec un chaman, déterminante dans sa façon de ressentir le monde, les rives de la mer Caspienne, le Caucase&#8230; Son apprentissage de la littérature, la musique, l&#8217;équitation : tout participera à la formation de sa personnalité et de son caractère.</p>
<p>Quel voyage à travers la Russie ! La petite histoire de Kyra, devenue orpheline, va rencontrer la grande Histoire du tsar Nicolas I<sup>er</sup>, responsable de la mort de son père&#8230;</p>
<p>Très beau récit puissant et riche, comme la description de la Russie d&#8217;alors faite de Sibériens, d&#8217;aristocrates, de cosaques et de bagnards. Le lecteur est transporté avec Kyra dans ces contrées froides et parfois désertes.</p>
<p>Récit d&#8217;apprentissage, qui peut plaire autant aux amateurs d&#8217;aventures fortes, qu&#8217;aux passionnés de roman historique, et à un public passerelle.</p>
<p><strong>CATINOT-CROST, Laurence. &#8211; Le souffle du chaman. &#8211; Atlantica. &#8211; 186 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/convain.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-524" title="convain" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/convain.jpg?w=89&#038;h=150" alt="" width="89" height="150" /></a>Geneviève Convain, née en 1945, est romancière et peintre. Elle appartient à l&#8217;Association des artistes de Chartreuse.</em></p>
<p>Germain, 86 ans, vient passer le week-end chez sa fille Gaëlle. Mais sa santé se dégrade, et il ne retournera pas en maison de retraite. Gaëlle décide de le garder chez elle, même si son mari et sa sœur acceptent difficilement cette charge. La fille s&#8217;organise, se relaie un peu avec sa sœur et embauche Marion, un rayon de soleil antillais pour prendre soin de Germain.</p>
<p>Le corps du vieil homme l&#8217;abandonne peu à peu, et il se replonge dans le passé, ayant dû assumer la mort de sa femme et celle de son fils. Gaëlle, consciente de son déclin inéluctable, veut lui offrir ses derniers moments au milieu de sa famille et de son arrière petite-fille qui le fait rire. En la voyant assumer cette lourde tâche, le lecteur ne peut que s&#8217;interroger à son tour sur son propre cas.</p>
<p>Ce roman sur la mort imminente n&#8217;est pas triste, mais touchant et tout en délicatesse.</p>
<p><strong>CONVAIN, Geneviève. &#8211; Le piano de satin. &#8211; In octavo. &#8211; 113 p. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/dodge.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-527" title="dodge" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/dodge.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Jonathan Adler Makhurst, alias Titou, se retrouve orphelin à l&#8217;âge de trois ans. Son père, pilote est tué accidentellement avant sa naissance. Sa mère, trois ans plus tard périt noyée dans un lac.</p>
<p>Marqué par la vie, Titou est recueilli et élevé par son grand-père maternel, vieil homme de 80 ans. Original, bourru, mauvais caractère, mais grand cœur, il est réfractaire à tout règlement et toute contrainte. Après avoir roulé sa bosse à travers le pays, s&#8217;être marié à huit reprises, fréquenté tous les tripots du secteur, il avait fini par se poser et vivait dans son ranch. Un peu de pêche, de chasse, un potager, quelques bêtes lui suffisaient pour subvenir à ses besoins. S&#8217;ajoutaient à cela un revenu hebdomadaire que lui procuraient les interminables parties de poker qu&#8217;il organisait chaque samedi. La passion de Titou, voire l&#8217;obsession, ce sont les clôtures qu&#8217;il construit à longueur de temps. C&#8217;est au cours de la plantation de ces innombrables piquets qu&#8217;il sauve un caneton, très mal en point. A coup de &#8220;vieux râle&#8221; ou &#8220;râle d&#8217;agonie&#8221; boisson élaborée par Pépé Jake, le caneton se trouve revigoré. C&#8217;est un colvert femelle, que Pépé Jake va baptiser &#8220;Cane à pêche&#8221; ou &#8220;cane à dèche&#8221;. Canadèche devient alors la compagne font attachante de l&#8217;inclassable duo.</p>
<p>Petit livre truculent, où évoluent des personnages un peu déjantés, mais fort sympathiques, que l&#8217;on a envie de relire une fois terminé.</p>
<p><strong>DODGE, Jim. &#8211; L&#8217;oiseau canadèche. &#8211; Cambourakis. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 118 p. &#8211; 10 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/esponde.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-528" title="esponde" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/esponde.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Jean Esponde revient sur la bataille de Roncevaux, qui eut lieu le 15 août 778.</p>
<p>Il choisit de conter les jours qui ont précédé le combat, à travers plusieurs personnages célèbres et moins célèbres : Charles, qui n&#8217;est pas encore l&#8217;empereur Charlemagne, seulement le roi des Francs, Roland paladin méprisant la cour et futur héros de la<em> Chanson épique de Roland</em> ; il y a aussi Idoia, Otxoa, Xemen, Aïtor, tous issus du peuple pyrénéen. Jean Esponde choisit de raconter des instants, des moments de vie de chacun de ces héros avant la bataille. Il évoque leurs croyances, leurs rites&#8230; Less personnages croient au vent, à la lune, à la force des arbres pour faire face aux Francs. L&#8217;auteur évoque aussi leur manière de vivre, de telle sorte que le lecteur observe l&#8217;avant-bataille de l&#8217;intérieur, chaque point de vue, chaque personnage, chaque combattant face à ses pensées, ses gestes, ses attitudes d&#8217;avant combat.</p>
<p>Le texte est dense et solide ; le vocabulaire riche des scènes de bataille fait penser à un tableau de guerre de Goya.</p>
<p>Le lecteur est comme transporté dans l&#8217;univers violent et bestial des combats. Les amoureux d&#8217;histoire y trouveront leur compte, de même que les férus de légendes et d&#8217;ethnologie. Un beau texte très érudit et riche qui vient à point pour saisir au mieux l&#8217;histoire de France d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong>ESPONDE, Jean. &#8211; La mort de Roland. &#8211; Confluences. &#8211; 231 p. &#8211; 18 €</strong><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/fortes.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-530" title="fortes" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/fortes.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>1935 : Gerta Pohorylle, juive allemande d&#8217;origine polonaise, émigre à Paris et y rencontre de nombreux réfugiés politiques ou artistes engagés. Elle fait la connaissance d&#8217;André Friedman, juif hongrois et photographe passionné à l’histoire déjà douloureuse. C’est une amitié, qui se transforme rapidement en histoire d&#8217;amour. André initie Gerta à l&#8217;art de la photographie, et la jeune femme prend en main la carrière de son amant. Pour leur permettre de gagner de l&#8217;argent, elle imagine un photographe américain, nommé Robert Capa. Elle se trouve aussi une identité professionnelle : désormais, elle se nomme Gerda Taro, en hommage à son actrice préférée Greta Garbo. Quand la guerre d&#8217;Espagne éclate, ils vont sur le Front pour photographier au plus près les combats. Ils se servent de la photographie comme d&#8217;une arme pour dénoncer les atrocités commises par les fascistes. Gerda Taro se révèle être une femme à l&#8217;indépendance de caractère très marquée. Elle prend autant de risques que Capa, et rien ne l&#8217;arrête. Lui, à la fois en bon macho typique de l’époque et à cause de ses peurs et faiblesses personnelles, a du mal à comprendre cette femme si complexe et si farouche, et à accepter son indépendance.</p>
<p>Ce roman d’amour, de guerre, de passion photographique et journalistique se lit d&#8217;une traite. A l’aide d’une écriture simple et bien rythmée, ce récit veut rendre justice à l’Histoire de la République espagnole, mais aussi traduire une belle histoire d&#8217;amour, complexe et tragique.</p>
<p>A faire découvrir aussi bien aux lecteurs passionnés par les récits historiques contemporains que par ceux amateurs de Love stories.</p>
<p><strong>FORTES, Susana. &#8211; En attendant Robert Capa. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. &#8211; Traduit de l’espagnol.</strong> <strong>-</strong> <strong>253 p. &#8211; 19 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/freche.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-531" title="Freche" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/freche.jpg?w=107&#038;h=150" alt="" width="107" height="150" /></a>Née en 1976. Romancière, scénariste et éditrice, qui a créé les Editions du Moteur en 2010. </em><em>Titulaire d&#8217;une maîtrise de Lettres modernes et d&#8217;un DEA de philosophie du droit, elle pratique la sculpture sur argile.</em></p>
<p>Un couple de pharmaciens en retraite décide de se consacrer à l&#8217;art contemporain. Ferdinand Jacquet se découvre un véritable talent pour dénicher les artistes de demain. Il décide de bâtir une collection, qu&#8217;il lèguera à son fils.</p>
<p>Un galeriste le contacte pour mettre en place la prochaine exposition d&#8217;une valeur montante. Ferdinand Jacquet joue le mécène, et doit trouver une forte somme d&#8217;argent dont l&#8217;artiste a besoin pour créer. Il passe par des moyens inattendus, afin de réunir la somme.</p>
<p>Dans cette nouvelle, Emilie Frèche brosse un portrait haut en couleurs du milieu de l&#8217;art contemporain. Chaque acteur (le galeriste, l&#8217;artiste, le collectionneur, la femme du collectionneur, sa famille, et les médias) est dépeint avec justesse. Toutes les personnalités ne sont pas sympathiques, plus ou moins calculatrices. Un texte bref, bien observé sur les différents acteurs de ce monde clos et snob.</p>
<p><strong>FRECHE, Emilie. &#8211; Les collectionneurs. &#8211; Editions du Moteur, Histoire courte. &#8211; 44 p. &#8211; </strong><strong>10 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/fromage.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-532" title="Fromage" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/fromage.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Né dans la Manche, Joseph Fromage a fait des études de droit. Après avoir occupé de hautes fonctions policières, il est revenu au pays et écrit en explorant l&#8217;histoire locale et les romans. Il a publié quatre livres sur Créances, sa commune. Il est également l&#8217;auteur d&#8217;un roman historique</em> <em><span style="text-decoration:underline;">Les fils du bâtard</span></em> <em>édité par Anne Carrière.</em></p>
<p>Une nuit d&#8217;avril 1843, le jeune Désiré le Bitois voit des douaniers au guet dans le havre de Saint Germain sur Ay. Les Jersiais parviennent à remporter leur tabac de fraude, sans que les gabelous les arrêtent. Désiré prévient Victorien Machon, propriétaire important du manoir, qui doit être à l&#8217;origine du trafic. Pour le remercier, Monsieur Machon l&#8217;embauche. Le jeune homme, travailleur, intelligent et lettré, se voit bientôt confier le commandement d&#8217;un bateau. Mais son patron le jette dehors, quand il apprend que Désiré fréquente sa petite fille qu&#8217;il veut marier à un riche parti.</p>
<p>Justine, étant mineure, ne peut se marier sans autorisation, mais aime Désiré et refuse de se laisser imposer un parti. Les jeunes gens devront-il se séparer ou désobéir face au vieil homme têtu et orgueilleux ? En effet, même face à ceux qui tentent de le raisonner, Victorien refuse d&#8217;admettre que Désiré puisse être un parti honnête pour Justine, et n&#8217;hésite pas à la rendre malheureuse en s&#8217;opposant à ses désirs.</p>
<p>Sur fond de roman d&#8217;amour, Joseph Fromage bâtit son histoire sur le thème de la contrebande avec les îles anglo-normandes, qui nous tient habilement en haleine.</p>
<p><strong>FROMAGE, Joseph. &#8211; La fille du contrebandier. &#8211; L&#8217;àpart buissonnière. &#8211; 295 p. &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/josse.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-533" title="Josse" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/josse.jpg?w=109&#038;h=150" alt="" width="109" height="150" /></a>La femme qui pose de dos devant son épinette pour le peintre De Witte, c&#8217;est Magdalena, épouse de l&#8217;administrateur de la Compagnie des Indes. Grâce à son journal, elle nous invite à rentrer dans l&#8217;intimité de sa maison et de ses sentiments.</p>
<p>L&#8217;intrigue et l&#8217;entrée dans le roman sans être originales donnent pourtant un premier roman délicieux par la douceur de la langue employée et par l&#8217;exposition des pensées et sentiments vraisemblables de cette femme du XVII<sup>e</sup> siècle.</p>
<p><em>&#8220;La nuit et le vent tapent au carreau. Le sommeil ne viendra pas cette nuit, je le sais. Il n&#8217;est que temps de livrer à ces pages les raisons de l&#8217;angoisse qui m&#8217;étreint soleil descendu &#8220;</em></p>
<p><em>(p. 25)</em></p>
<p>Un très bon premier roman, un auteur à suivre. A conseiller aux lecteurs qui ont aimé <span style="text-decoration:underline;">La jeune fille à la perle</span> de Tracy Chevalier (pour l&#8217;environnement historique et artistique) ou <span style="text-decoration:underline;">L&#8217;élégance des veuves</span> d&#8217;Alice Ferney (pour les destins de femme).</p>
<p><strong>JOSSE, Gaëlle. &#8211; Les heures silencieuses. &#8211; Autrement. &#8211; 134 p. &#8211; 13 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/lang-willar.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-534" title="lang willar" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/lang-willar.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Voici un recueil de nouvelles courtes, ultra violentes et hyper crues. Les personnages sont bien construits, ce sont tous des cas pathologiques différents (violeur, pédophile,…). L&#8217;auteur décrit une réalité dérangeante, mais qui existe (!). Il y a une grande unité dans le volume, le sujet choisi passe mieux qu&#8217;en roman.</p>
<p>Pour les amateurs inconditionnels du genre ?</p>
<p>Extrait d&#8217;une critique de Babelio :</p>
<p>&#8220;Ames sensibles s&#8217;abstenir. Que ce soit dans le fond ou la forme, ce livre a été écrit pour remuer les tripes de ses lecteurs, les faire réagir, s&#8217;indigner, les choquer. Pari gagné avec ce recueil de nouvelles atypiques et dérangeantes à souhait. Ici, vous aurez droit à un échantillon de détraqués sexuels et autres psychopathes, présentés dans de courtes nouvelles, toutes au ton différent, mais toutes unanimes dans la force des sentiments qu&#8217;elles nous font ressentir. L&#8217;auteur nous permet une plongée directe dans les esprits torturés de ces hommes, sans artifices, sans œillères. C&#8217;est cru, violent, saignant. On ne censure rien, on dévoile tout. Le style est incisif et va droit au but, pas question de tergiverser, ce qui nous permet de se retrouver au plus vite au cœur du sujet, dans ce qu&#8217;est le mental de ces personnes. Ca choque, ça dégoûte, ça fascine, et ça ne laisse personne indifférent.&#8221;</p>
<p><strong>LANG WILLAR, Thibault. &#8211; Un fauteuil pneumatique rose au milieu d&#8217;une forêt de conifères. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. -190 p. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/lecoeur.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-535" title="Lecoeur" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/lecoeur.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Maurice Lecœur est l´auteur de différents ouvrages consacrés à sa région du Cotentin, allant du roman  à la  monographie historique, pour lesquels il a obtenu plusieurs prix littéraires dont le Prix des Libraires de Normandie et le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_litt%C3%A9raire_du_Cotentin">Prix littéraire du Cotentin</a>. Membre de la Société des Gens de Lettres de France et de la <a title="Société des Auteurs de Normandie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_Auteurs_de_Normandie">Société des Auteurs de Normandie</a>.</em></p>
<p>Justine, après avoir appris l&#8217;art de la dentelle à Bayeux, revient dans le Cotentin, où sa mère est servante au manoir de Dur-Ecu à Urville. Elle se fait embaucher chez les Dumouriez en 1778. Le colonel participe à la création du port artificiel de Cherbourg. Le roi vient admirer les travaux de la rade, qui sont colossaux et longs, la mer emportant les constructions.</p>
<p>Justine rencontre un charpentier, qui l&#8217;épouse. Celui-ci est victime d&#8217;un accident et la jeune femme se retrouve veuve et enceinte. Son fils se battra dans les armées napoléoniennes.</p>
<p>Un roman qui mêle amour, Histoire et terroir, où la mer surgit au détour de chaque page.</p>
<p><strong>LECOEUR, Maurice. &#8211; La digue écarlate. &#8211; Isoète. &#8211; 126 p. &#8211; 13 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/legardinier.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-536" title="legardinier" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/legardinier.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Né en 1965, Gilles Legardinier travaille dans le milieu du cinéma : pyrotechnicien, réalisateur de pubs, producteur, scénariste et auteur de mangas et de polars, son écriture est efficace, ses scénarii parfaitement huilés. </em></p>
<p> Un spécialiste de la maladie d&#8217;Alzheimer et une généticienne découvrent ensemble un moyen pour enrayer la progression de ce fléau. Parallèlement, se produisent des crises de folies meurtrières un peu partout dans le monde… Quel est le lien entre ces événements ? Les travaux du professeur écossais intéressent des gens, qui n&#8217;ont rien de philanthropes éclairés !</p>
<p>Après <span style="text-decoration:underline;">L&#8217;exil des anges</span><em> </em>(prix polar SNCF 2010), voici <span style="text-decoration:underline;">Nous étions les hommes</span>. De la mémoire à la maladie d&#8217;Alzheimer, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas que l&#8217;auteur franchit allègrement.</p>
<p>L&#8217;action se situe toujours en Ecosse. Ce n&#8217;est pas un polar &#8220;gnan-gnan&#8221; : on apprend beaucoup sur les mécanismes de la mémoire et sur les maladies neuro-végétatives. Les informations restent à la portée de tous. Loin de jouer au grand mandarin, il dilue son propos dans l&#8217;intrigue : pas de temps mort, de l&#8217;action, de la réflexion… Le lecteur se laisse aisément embarquer dans cette aventure terrifiante, qui offre de nombreuses pistes de réflexion d&#8217;ordre philosophique. Tout ceci fait de ce roman un polar intéressant et intelligent qui vaut le détour !</p>
<p><strong>LEGARDINIER, Gilles. &#8211; </strong><strong>Nous étions les hommes. &#8211; Fleuve noir. &#8211; 428 p. &#8211; 19 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/liehr.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-537" title="Liehr" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/liehr.jpg?w=108&#038;h=150" alt="" width="108" height="150" /></a>Tim, orphelin, passe sa petite enfance dans une famille apathique dans la banlieue de Hanovre. A son adolescence, la famille déménage pour Berlin-Ouest, où le père a de nouvelles fonctions. La vraie vie commence pour lui. Il se démarque de la famille et, ayant reçu la collection de vinyles de son père, il se découvre une passion pour la musique et le mixage. A partir de ce moment, nous suivons l’intrigue au rythme des tubes des années 80, chaque chapitre étant ponctué par une proposition musicale. Abandonné à lui-même par des tuteurs démissionnaires, il découvre la vie déjantée des ados berlinois de cette période effervescente. DJ, amours, amitiés. Mais, il se fait piéger par un mariage obligé, et a un enfant.</p>
<p>On le retrouve dix-sept ans plus tard, dégoûté, pas impliqué dans son rôle de père, et quand il apprend qu’il a été dupé, il retourne à Berlin qui a bien changé.</p>
<p>Il renoue avec sa vie d’avant, anciens amis, musique, mixage, et retrouve son amour de jeunesse. Le sens du titre se trouve à la fois dans le contresens sur l’autoroute à l’origine de la mort des parents et du retour à Berlin, où le narrateur rembobine ses souvenirs pour retrouver ses amis et son amour « d’avant ».</p>
<p>Ce roman se lit très facilement ; on reste à l’extérieur des personnages, car il n’y a aucune psychologie, aucun état d’âme. Il est descriptif et événementiel, plutôt froid et sec. Comme si la période n’autorisait plus l’introspection des faits, souvent sordides, tant mieux si la situation s&#8217;améliore. Du pragmatisme et aller de l’avant. Je pense qu’il est représentatif de la jeunesse allemande d’aujourd’hui.</p>
<p><strong>LIEHR, Tom. &#8211; A contresens. &#8211; Asphalte. &#8211; Traduit de l’allemand. &#8211; 336 p. &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/matute.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-538" title="Matute" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/matute.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Adriana, six ans vit à la fin des années vingt, dans une famille madrilène bourgeoise. Les parents se déchirent, père absent, mère ultra conformiste, l’école lui semble un carcan étouffant. La lecture lui permet de s’évader de ce monde de « géants » incompréhensible. Dans l&#8217;univers des adultes, seule la tante Eduarda, féministe, indépendante, la comprend, mais elle n’est que peu présente. Les deux bonnes lui apportent tendresse et même complicité. C’est vers 1936 qu’Adriana, profitant d’un repos forcé par la maladie, va faire la connaissance du monde extérieur qu’elle découvre sur la terrasse voisine. C’est Gavi jeune réfugié russe et son protecteur Téo. Là aussi les parents sont absents. La jeune Adri, presque adolescente, et Gravi vont s’aimer avec passion, jusqu’à la mort soudaine de Gravi à la suite d’une maladie, sur fond de guerre civile, dont elle ne comprend pas la teneur.</p>
<p>Roman sur l’enfermement, l’enfance, le passage au monde adulte. L’auteur sait rendre ce monde de l’enfance, ces échappées imaginatives qui lui sont propres. Un très beau roman, bien construit, où les atmosphères étouffantes de la bourgeoisie sont constamment aérées par la capacité de rébellion et de rêve de l’enfant.</p>
<p><strong>MATUTE, Ana Maria. &#8211; Paradis inhabité. &#8211; Phébus<em>. &#8211; </em>Traduit de l’espagnol. &#8211; 283 p. &#8211; </strong><strong>21 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/migliore.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-539" title="Migliore" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/migliore.jpg?w=91&#038;h=150" alt="" width="91" height="150" /></a>Le destin d&#8217;Ambre, une femme trentenaire, bascule quand elle rencontre Helena, l&#8217;épouse d&#8217;un diamantaire, lors d&#8217;un séjour en Namibie où elle travaille au sein d&#8217;une ONG.</p>
<p>Très bien écrit, se lit facilement. L&#8217;histoire est intéressante. On est tout de suite captivé.</p>
<p>Premier roman.</p>
<p>A conseiller pour les vacances et la détente.</p>
<p><strong>MIGLIORE, Laure. &#8211; Para Doxa. &#8211; KTM Editions. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/millas.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-540" title="Millas" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/millas.jpg?w=107&#038;h=150" alt="" width="107" height="150" /></a>Il s’agit d’un roman autour d’un trio amoureux d’un genre très particulier : il est bâti autour de l’illusion et des faux-semblants, comme si chacun des protagonistes vivait à côté de sa réalité, cette réalité étant elle-même vécue en miroir.</p>
<p>Deux appartements identiques sur le même palier, dans un immeuble bourgeois. Un couple en fin de course, elle travaille la nuit, lui crée des décors de cinéma, ce qui nous donne des pages extraordinaires sur le faux vrai ! Laura, sa femme, fuit sa vie. Le voisin, Manuel, est écrivain, mais n’écrit jamais. En fait, le couple tient grâce à la présence du voisin. Celui-ci, à la suite d’un accident, tombe dans le coma et, à ce moment, l’histoire bascule. Julio est chassé de chez lui par Laura et s’installe, en secret, dans l’appartement de Manuel, en endossant sa personnalité et ses vêtements chics. Il apprend, sur son ordinateur, la liaison de Manuel et de sa femme, y compris que l’enfant, qu’elle attend et dit ne pas attendre, est de lui. Nous voguons entre le vrai et l’étrange. Tous les détails de la narration nous y emmènent : le jeu de Monopoly de Julio avec sa famille pour le réveillon et, surtout, les merveilleuses histoires de personnages courant après leur ombre qu’il raconte à sa petite nièce. Manuel finit par mourir et, à ce moment, les personnages reprennent un cours plus « normal ». Julio endosse le rôle de père, en toute connaissance de cause. Il refuse d’acheter l&#8217;appartement voisin, mais accepte du père de Manuel…un miroir.</p>
<p>C’est un roman très fort, qui nous subjugue par sa virtuosité et ses contrastes : lieux en miroirs, personnages à coté de leur vie, mirages, une certaine perversité aussi. Il est court, et se lit d’une traite. Il est très cinématographique par cette perception du monde, où tout est ambigu. passe, malgré le drame, comme si rien n&#8217;avait eu lieu.</p>
<p><strong>MILLAS, Juan José. &#8211; Une vie qui n’était pas la sienne. &#8211; Galaade. &#8211; Traduit de l’espagnol. &#8211; 214 p. &#8211; 15 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/moutard.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-542" title="Moutard" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/moutard.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Le romancier est né à Cherbourg en 1959. Après des études littéraires, il côtoie les beaux-arts, avant de choisir l&#8217;agriculture et le paysage. Enseignant paysagiste au Lycée agricole de Coutances et défenseur de la nature, il s&#8217;adonne aussi à l&#8217;aquarelle.</em></p>
<p>Laure meurt subitement dans son jardin, à 30 ans. Maxime, inconsolable, sombre dans la dépression et le whisky. Son ami Fred et son vieux voisin entendent bien lui faire reprendre goût à la vie. Son voisin lui offre une pause dans un petit village de la Manche. Mais la vie dans ce trou n&#8217;est pas très reposante : un homme s&#8217;est parait-il suicidé, et un autre se fait tirer dessus ! Deux flics rodent dans le Mesnil aux Frênes pour tenter de démasquer le coupable, même si la population n&#8217;est guère causante. Le village est en émoi et se bat contre le remembrement.</p>
<p>Maxime est hébergé chez un couple, où il croise Marie-Lou, une femme à l&#8217;antipode des ses goûts, mais il n&#8217;a pas la tête à flirter. L&#8217;auteur a trouvé un style bien à lui, et nous plonge dans des descriptions de la nature très poétiques ou des dialogues pleins d&#8217;humour.</p>
<p><strong>MOUTARD, Bruno. &#8211; Les mystères de Marie-Lou. &#8211; L&#8217;àpart buissonnière. &#8211; 436 p. &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/padura.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-543" title="padura" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/padura.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>La Havane, 2004 : veuf depuis peu, Ivan se remémore sa rencontre, en 1977, avec un mystérieux inconnu, amateur de barzoïs, qui lui fait d&#8217;étranges révélations sur l&#8217;assassin de Trotski…</p>
<p>Ce n&#8217;est pas un livre facile à aborder, car il tient, à la fois, du documentaire et de la fiction : mais il se révèle passionnant, pour peu que l&#8217;on s&#8217;intéresse à l&#8217;Histoire du XX<sup>e</sup> siècle : les destinées s&#8217;entrecroisent, Trotski, compagnon de Lénine et héros de la Révolution russe désavoué par Staline qui veut sa mort, Ramon Mercader, combattant républicain qui assiste, impuissant, à la victoire de Franco. Ramon va être manipulé par les siens pour assassiner Trotski dans son exil mexicain.</p>
<p>Intellectuel cubain désabusé, Ivan reçoit, trente ans après la mort de Trotski, les confidences d&#8217;un homme étrange et solitaire. Il retisse la trame de cette tragédie moderne à travers le prisme de ce qu&#8217;il vit au quotidien : pays en déliquescence, embargo qui pèse sur la population, débrouille de survie… La révolution castriste a réduit le peuple à la misère : plus d&#8217;idéal, plus de lendemain qui chante, et des intellectuels timorés et des médias qui mentent…</p>
<p>Dans cet ouvrage dense à l&#8217;écriture puissante, Leonardo Padura, né en 1955 à La Havane, raconte le monde vu de Cuba. C&#8217;est un point de vue original, qui permet d&#8217;éclairer les grands événements contemporains.</p>
<p><strong>PADURA, Leonardo. &#8211; L&#8217;homme qui aimait les chiens. &#8211; Métailié. &#8211; Traduit de l&#8217;espagnol (Cuba). &#8211; 670 p. &#8211; 24 €</strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/pelletier.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-544" title="Pelletier" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/pelletier.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>La narratrice est une jeune femme qui regarde le monde à distance à travers son objectif de photographe. Elle vit surprotégée par son père et un ami, tous étant très narcissiques.</p>
<p>Un accident de voiture lui fait perdre le sens du goût ; elle devient « bouche morte ». Ne se supportant plus, pas plus que la sollicitude de son père, elle part au bout du monde et, en Inde, découvre son odorat, un festival d’odeurs de toutes sortes, et participe au quotidien de gens très simples, pauvres même. Elle discerne un autre monde. A son retour en Europe, une rencontre de hasard la fait se lier avec un jeune diabétique pour lequel elle se met à la cuisine. Un autre hasard improbable la fait devenir la maîtresse d’un écrivain, plus très jeune, pour lequel elle cuisine aussi.</p>
<p>Elle fait ainsi l’expérience à la fois de la nourriture comme cadeau, de l’ouverture aux autres de l’amour et l’érotisme, tous les stades de la vie. C’est étonnant de la voir s’ouvrir au monde par l’intermédiaire de la découverte des odeurs, des textures, du toucher, des caresses. Cela touche au domaine du sacré.</p>
<p>Dans une langue riche et épicée, pleine de métaphores et d’odeurs, l’auteur nous emmène dans un festival de sensualité où les papilles sont reines et où le corps est magnifié.</p>
<p>En exergue du livre, elle place une citation de Sainte Thérèse d’Avila : « Nous ne sommes pas des anges, nous avons des corps ».</p>
<p><strong>PELLETIER</strong><strong>, Chantal. &#8211; De bouche à bouches. &#8211; J. Losfeld. &#8211; 132 p. &#8211; 12 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/pelot.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-545" title="Pelot" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/pelot.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>La petite et la grande histoire se mêlent étroitement dans ce court roman, qui se passe en Lorraine. Maria, institutrice dans un petit village vosgien en 1942, est enlevée, violée par des paysans membres des Forces françaises de la résistance, car son mari les a trahis. Un garçon naît neuf mois après. Tous deux sont bannis par les habitants.</p>
<p>Des années plus tard, un journaliste vient interviewer Maria, dont la voix sur les ondes de la radio locale raconte l’histoire riche de sa région. L&#8217;ancienne enseignante séjourne dans une maison de retraite, où sa gentillesse et sa discrétion ont conquis les résidents. Ce jour là, est enterrée une vieille dame dont le tuyau d’oxygène s’est détaché pendant la nuit.</p>
<p>Qui est ce jeune homme ? Que s’est-il réellement passé en 1942 et quel est le lien avec ce décès anodin en apparence ?</p>
<p>Pierre Pelot possède un art magnifique pour créer une ambiance hivernale, entre pluie et neige, village déserté et  sombres forêts vosgiennes, noyées dans le brouillard.</p>
<p>En alternance, avec le récit très fluide de Bastien/Justin, le narrateur, minimaliste même, on écoute la voix de Maria lisant des pages d’histoire locale depuis l’Antiquité. Ces passages sont, peut-être un peu longs, mais ils participent à l’inscription du texte dans quelque chose d’universel. La vie, les trahisons politiques et humaines, la lâcheté et les destins bouleversés sont de toutes les époques.</p>
<p>A la fin, on ressent une certaine douceur, un apaisement qui se couvre de neige, et tout disparaît.</p>
<p><strong>PELOT, Pierre. &#8211; Maria. &#8211; H. d’Ormesson. &#8211; 125 p. &#8211; 14 €</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/rabaudy.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-546" title="Rabaudy" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/rabaudy.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Ancien journaliste à <span style="text-decoration:underline;">Paris Match</span>, Nicolas de Rabaudy est devenu chroniqueur de restaurants. Il a écrit de nombreux livres sur l&#8217;art de boire et de bien manger, et sur les plus grands chefs. Il a publié <span style="text-decoration:underline;">L&#8217;histoire des 50 meilleurs restaurants de France</span>.</em></p>
<p>Roman gastronomique avec un zeste de polar.</p>
<p>Raymond Bérart dirige un restaurant haut de gamme à Saint-Cyr-en-Auxois. Son futur beau-père lui a offert de rénover le château en ruine pour sa fiancée, et il l&#8217;a transformé en une des meilleures tables du Morvan.</p>
<p>Colette a débuté en livrant des fromages de chèvre de son père aux grandes maisons. Elle rencontre ainsi Raymond, travaillant au Ritz. Puis, il est engagé par Joël Robuchon. On voit ainsi l&#8217;ascension d&#8217;un chef cuisinier naître sous nos yeux. Il utilise les meilleurs produits de France et les vins assortis, quitte à les acheter aux enchères.</p>
<p>Malgré son talent en cuisine, le chef cyclothymique va se faire des ennemis ; même sa femme prendra peur. Raymond est réputé inhumain avec sa brigade. Puis, la clientèle s&#8217;émiette, et le chef a des dettes. Le rêve s&#8217;est évanoui, et la chute est annoncée…</p>
<p>L&#8217;auteur nous offre ainsi dans ce roman au titre balzacien un voyage culinaire, fait de spécialités locales alléchantes et parmi les grands noms de la gastronomie française, un milieu qu&#8217;il connaît parfaitement.</p>
<p><strong>RABAUDY, Nicolas de. &#8211; L&#8217;ascension et la chute d&#8217;un prince de la table. &#8211; Alphée. &#8211; 373 p. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/renault1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-550" title="renault" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/renault1.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Juliette et Benjamin vivent ensemble depuis un an, et subitement elle le demande en mariage. Son compagnon refuse de s&#8217;engager pour la vie à ses côtés, et dit ni oui ni non. Juliette se fait consoler par son meilleur ami Jimmy et entame de longs débats sur le mariage.</p>
<p>Benjamin, après hésitations et mûre réflexion, lui donne son accord pour l&#8217;épouser par messagerie interposée sur leurs portables.</p>
<p>Ces deux jeunes collent bien à notre époque : libres, décontractés, ils vivent leur vie sans contraintes, ni exclusivité.</p>
<p>Pourquoi parler mariage alors ? Parce qu&#8217;il semble soudain à Juliette que ce soit la seule preuve d&#8217;amour absolu. Cette décision inopinée va déclencher un tsunami chez les proches de Juliette et ceux de Benjamin : mères, pères, beau-père, belle-mère, frère, amis, rivale, ex. Tout le monde va être déstabilisé par l&#8217;événement annoncé. Celui-ci sera remis en question à de nombreuses reprises au rythme des crises, doutes et tensions qu&#8217;il provoquera. Juliette et Benjamin vont-il finir par se marier ? Epatant roman d&#8217;amour, pas à l&#8217;eau de rose du tout, mais super bien épicé. Le ton vif, les dialogues mordants et la justesse des profils psychologiques séduisent totalement. Les chapitres brefs, très bien rythmés, s&#8217;enchaînent vite et créent un excellent suspense.</p>
<p><strong>RENAULT, Muriel. &#8211; Oui …. &#8211; Le Dilettante. &#8211; 284 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/rouch1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-551" title="Rouch" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/rouch1.jpg?w=102&#038;h=150" alt="" width="102" height="150" /></a>Sylvie Rouch</em><em> partage sa vie entre Granville et Saint-Malo. Après avoir été professeur d&#8217;anglais et documentaliste, elle se consacre à l&#8217;écriture. Auteur de nouvelles, romans policiers, documentaires sur le patrimoine maritime et albums jeunesse, elle a participé à la création du festival &#8220;Les Visiteurs du Noir&#8221; à Granville avant d&#8217;animer des cafés polars à Rennes et des ateliers d&#8217;écriture en milieu carcéral ou scolaire. <span style="text-decoration:underline;">Corps-morts</span> a obtenu le prix Polar dans la ville 2006 de Saint-Quentin-en-Yvelines.</em></p>
<p>Simon Bedecker dirige une brigade antiterroriste à Paris. Il travaille depuis six mois sur un dossier difficile : les &#8220;brigades d&#8217;Allah&#8221; est un commando qui attaque de jeunes musulmanes au vitriol et s&#8217;enfuit à moto. Réjane Anderson est une journaliste féministe de 50 ans. Une femme la contacte pour se venger de son ex-compagnon fascisant, qui l&#8217;a rendue handicapée.</p>
<p>Tania, l&#8217;amie de Réjane, a été aussi agressée. Le commandant s&#8217;attache à surveiller Jamel, le frère de Tania qui pourrait fréquenter des terroristes.</p>
<p>Ces deux enquêtes avancent de conserve. Un livre sans fioritures, qui ne tombe pas dans les excès de la critique anti-islamiste. Une ambiance crédible et bien qu&#8217;enneigée, c&#8217;est un roman noir.</p>
<p><strong>ROUCH, Sylvie. &#8211; Décembre blanc. &#8211; P. Galodé. &#8211; 218 p. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/sackville.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-552" title="sackville" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/sackville.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Comme tous les ans, la famille Wilson passe les mois d’été à Port-Breton. Dans cette famille petite-bourgeoise, à l’esprit étroit, Shirin, belle, fine d’esprit, séduisante et séductrice, rayonne.</p>
<p>Au large de Port Breton, une île, Storn, fascine Shirin, qui reste des heures sur la plage à contempler l’île au loin, jusqu’à ce qu’elle rencontre Venn le Breton, l’héritier de Storn, qui lui propose de visiter le site. Shirin est alors âgée de seize ans.</p>
<p>Dix ans et bien des tragédies plus tard, Shirin, divorcée et mère, rencontre par hasard Venn lors d’une soirée. Celui-ci lui propose de l’épouser, elle accepte sur le champ, mais c’est de l’île dont elle est amoureuse…</p>
<p>Vingt ans plus tard, la relation entre les époux est devenue vénéneuse. Soumise à la perversité de Venn qui, désespérément, recherche son amour, Shirin, indifférente à ce qui l’entoure, prisonnière de cette île qui, pour elle, représentait la liberté, fait venir à Storn, comme gouvernante, l’une de ses anciennes amies…</p>
<p>Dans ce roman qui garde son secret jusqu’à la fin, écrit en 1934, Vita Sackville-West distille, d’une plume acérée, un charme pervers, presque malsain. Shirin, personnage insaisissable, pétri de lumière et d’ombre, de mystère et de tristesse, ne se dévoilant jamais, fait partie de ceux qu’on n’oublie pas.</p>
<p><strong><strong>SACKVILLE-WEST, Vita</strong>. &#8211; Dark Island. &#8211; Autrement. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 253 p. -20 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/destremeau1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-553" title="Destremeau" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/destremeau1.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Une femme d&#8217;une quarantaine d&#8217;années vit encore avec les paroles mortifères de sa mère, l&#8217;accusant à cinq ans d&#8217;être à l&#8217;origine de sa stérilité; une famille entraîne un autostoppeur inconnu chez un oncle pour fêter son anniversaire, mais la fête prend vite une tournure étrange voire absurde ; un homme pour qui le karaté est tout, rencontre un jour une femme qui vient bouleverser tout son ordre établi et la maîtrise parfaite de sa vie&#8230;chacune de ces nouvelles écrites par des auteurs différents, vient illustrer la particularité d&#8217;un individu.</p>
<p>Au travers de ces récits, la condition d&#8217;homme apparaît complexe et oscille entre folie et raison, maîtrise et surprise. Un recueil qui fait réfléchir sur ce qu&#8217;est l&#8217;homme. Certaines des nouvelles sortent du lot.</p>
<p><strong>Si la vie est un cadeau : 12 bonnes nouvelles. &#8211; M. Milo. &#8211; 123 p. &#8211; 12 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/simeon.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-554" title="simeon" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/simeon.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Premier roman d&#8217;un célèbre raseteur né en 1953 (</em>homme habillé de blanc, qui se mesure au taureau dans le jeu du raset)<em> ayant dû abandonner l&#8217;arène après une blessure.</em></p>
<p>En Camargue, à travers l’évolution de quelques jeunes, l’auteur nous fait survoler pendant une vingtaine d’années sa région, pauvre et agricole mais riche de coutumes, où la vie s&#8217;écoule lentement. Les faits régionaux ponctuent la vie rude, alors que les événements nationaux les concernent peu, sauf s&#8217;ils modifient leurs habitudes, ainsi l’arrivée des pieds-noirs. Vincent, le narrateur, fils d&#8217;ouvrier agricole, travaille pour un couple de manadiers qui lui offrent un cheval. Il fait aussi courir son taureau, qui devient une bête de légende. Son patron le choisit comme héritier. Le jeune homme constate la différence de classe. Vincent, amoureux de Sarah comme plusieurs de ses copains, a bien du mal à débuter une relation amoureuse avec la jeune fille.</p>
<p>Nul besoin d&#8217;être connaisseur ou d&#8217;aimer la tauromachie pour lire ce livre. Le récit mêle l&#8217;évocation des peines de cœur de Vincent et moments de joie à celle des taureaux pour brosser le portrait de la Camargue. On ressent l’amour que porte l’auteur à sa région, aux coutumes, mais aussi la tristesse d’une modernité en marche. Tous les personnages, leurs familles, les immigrants sont à peine ébauchés, les personnes restent superficielles.</p>
<p>Ce roman se lit très facilement, et peut être conseillé à tout public, mais n&#8217;est guère marquant.</p>
<p><strong>SIMEON, Jacky. &#8211; Le cours du destin. &#8211; Au diable vauvert. &#8211; 169 p. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/steinfest.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-555" title="steinfest" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/04/steinfest.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Un mort est découvert dans une piscine au sommet d’un immeuble viennois. Ce mort a été déchiqueté par un requin, par quel miracle peut-il être découvert à cet endroit ? L’inspecteur Lukastick prend l’affaire en main, à sa manière. Il est un personnage original, dîne tous les soirs d’une soupe chez ses parents, a connu une longue période incestueuse avec sa sœur et consulte fréquemment un petit manuel de Wittgenstein qu’il tire du fond de sa poche. Les autres protagonistes du livre sont à son image, et l’auteur s’amuse à parcourir de nombreux méandres qui nous éloignent, plus ou moins de l’enquête. Nous sommes loin d’une enquête classique, les policiers enlevés sont retrouvés sans dommage, le suspect se tire une balle dans la tête au bord d’une piscine d’un hôtel de luxe, ayant convoqué l’inspecteur en témoin. Et le requin ? Le mystère reste entier jusqu’au dénouement.</p>
<p>Ce roman est un amusement pour l’auteur, qui nous balade entre les différents protagonistes. Il n’y a qu’à la fin que le rythme s’accélère avec la disparition de l’inspecteur. Le dénouement est très « tiré par les cheveux » pour donner un sens au polar qui, en fait, n’en est pas un. Mais on s’amuse beaucoup à cette lecture sans pathos, sans giclées de sang. Un joyeux moment de lecture.</p>
<p><strong>STEINFEST, Heinrich. &#8211; Requins d’eau douce. &#8211; Traduit de l’allemand (Autriche). &#8211; Carnets nord, roman noir. &#8211; 392 p. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="260" valign="top"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td width="265" valign="top"><strong>TITRE</strong></td>
<td width="161" valign="top"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top"> </td>
<td width="265" valign="top">
<h1> </h1>
</td>
<td width="161" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Berest, C.</td>
<td width="265" valign="top">Mikado</td>
<td width="161" valign="top">L. Scheer</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Bizien, JL</td>
<td width="265" valign="top">L&#8217;évangile des ténèbres</td>
<td width="161" valign="top">Toucan</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Carlson, R.</td>
<td width="265" valign="top">Le signal</td>
<td width="161" valign="top">Gallmeister</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Cruz, F.</td>
<td width="265" valign="top">Eaux lentes sur Venise</td>
<td width="161" valign="top">Naïve</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Dubourg, P.</td>
<td width="265" valign="top">La tempête</td>
<td width="161" valign="top">Atlantica</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Géromin, Brigitte</td>
<td width="265" valign="top">Je ne suis pas un modèle</td>
<td width="161" valign="top">Thot</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Grimbert, G.</td>
<td width="265" valign="top">Le vent tourne</td>
<td width="161" valign="top">L. Scheer</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Kahra, David S.</td>
<td width="265" valign="top">Le projet Bleiberg</td>
<td width="161" valign="top">Critic</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Krapu, S.</td>
<td width="265" valign="top">Hors service</td>
<td width="161" valign="top">Gaïa</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">L’Her, B.</td>
<td width="265" valign="top">Le sang de la vengeance</td>
<td width="161" valign="top">Nuits blanches</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Lafontaine, J</td>
<td width="265" valign="top">Les jours de gloire</td>
<td width="161" valign="top">De Borée</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Martinez, G</td>
<td width="265" valign="top">La vérité sur Gustavo Roderer</td>
<td width="161" valign="top">Nil</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Mucker-Frimmel, G</td>
<td width="265" valign="top">L&#8217;exode des enfants</td>
<td width="161" valign="top">L&#8217;esprit des vagues</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Nauroy, R.</td>
<td width="265" valign="top">La barre</td>
<td width="161" valign="top">Barkhanes</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Nussbaum, MF</td>
<td width="265" valign="top">L&#8217;arrestation</td>
<td width="161" valign="top">Vents salés</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Obadia-Blandin, Michèle</td>
<td width="265" valign="top">Couleur pradoline</td>
<td width="161" valign="top">Terriciaé</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Ollivier, M.</td>
<td width="265" valign="top">Les messes basses de Nicolas Flamel</td>
<td width="161" valign="top">Art-access</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Vatinel, P</td>
<td width="265" valign="top">Parce que le sang n&#8217;oublie pas</td>
<td width="161" valign="top">Rouergue</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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			<media:title type="html">Lecoeur</media:title>
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			<media:title type="html">legardinier</media:title>
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			<media:title type="html">Liehr</media:title>
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			<media:title type="html">Matute</media:title>
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			<media:title type="html">Migliore</media:title>
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			<media:title type="html">Millas</media:title>
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			<media:title type="html">Moutard</media:title>
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			<media:title type="html">Pelletier</media:title>
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			<media:title type="html">Pelot</media:title>
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			<media:title type="html">Rabaudy</media:title>
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			<media:title type="html">Rouch</media:title>
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			<media:title type="html">sackville</media:title>
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			<media:title type="html">Destremeau</media:title>
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			<media:title type="html">simeon</media:title>
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			<media:title type="html">steinfest</media:title>
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		<title>Sélection janvier 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 10:09:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[  Né à Arequipa (Pérou) en 1940, Manuel Aguirre, comme son héros, a été affecté dans une caserne au bord du Lac Titicaca, et a administré une hacienda de l’armée. Il écrit et publie des poèmes Razón de silencio (1972), puis compose un roman de 1800 pages. qu&#8217;il va redécouper en fragments, faute de pouvoir [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=450&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/petrovic.jpg"></a><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/piersanti.jpg"></a> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/aguirre.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-455" title="Aguirre" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/aguirre.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Né à Arequipa (Pérou) en 1940, Manuel Aguirre, comme son héros, a été affecté dans une caserne au bord du Lac Titicaca, et a administré une hacienda de l’armée. Il écrit et publie des poèmes <em>Razón de silencio </em>(1972), puis compose un roman de 1800 pages.<em> </em>qu&#8217;il va redécouper en fragments, faute de pouvoir être édité : <span style="text-decoration:underline;">Une balle dans le front</span> (2006) est le 1<sup>er</sup> morceau choisi. Gerardo Arrieta, jeune sous-lieutenant de Lima, est nommé responsable d’un poste-frontière à l’est du lac Titicaca, à la limite du Pérou et de la Bolivie.</p>
<p>Onze récits, onze &#8220;photographies&#8221; grâce auxquelles l&#8217;auteur nous fait découvrir, par petites touches, le parcours quasi initiatique d&#8217;un jeune officier luttant contre le mal et contre ses propres démons. Chaque personnage apporte sa pierre à l&#8217;édifice, mêlant l&#8217;observation aux traditions et aux superstitions, jusqu&#8217;au dernier chapitre qui explique l&#8217;inavouable : le viol d&#8217;un enfant.</p>
<p>Un auteur et un univers à découvrir !</p>
<p><strong>AGUIRRE, Manuel. &#8211; </strong><strong>Une balle dans le front. &#8211; Les fondeurs de briques. &#8211; Traduit de l&#8217;espagnol (Pérou). &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/bailly.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-456" title="Bailly" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/bailly.jpg?w=106&#038;h=150" alt="" width="106" height="150" /></a>Romancière née en 1988. Samantha Bailly  commence à faire parler d&#8217;elle en se retrouvant en finale régionale du concours de Plaidoirie pour les Droits de l&#8217;Homme 2005, organisé par Amnesty International, pendant laquelle elle défend la cause de la Biélorussie. Puis elle obtient le Prix Alain 2006. La même année, ses premiers textes (nouvelles et poèmes) sont publiés. Son master de Lettres modernes à l&#8217;université de Caen traite des genres de l&#8217;imaginaire. En 2009, sort son premier roman.</em></p>
<p><span style="text-decoration:underline;">POUR </span></p>
<p>Antoine glisse une lettre dans une boîte d&#8217;une inconnue, qui habite Caen comme lui. Il déplore l&#8217;ère de communication, où tout est superficiel et où l&#8217;on ne se sait rien de l&#8217;autre. Gabrielle lui répond quatre jours plus tard, et lui demande de cesser de l&#8217;importuner. Antoine persiste, et l&#8217;étudiante, intriguée, a finalement envie de se confier à lui.</p>
<p>Débute alors une correspondance où chacun va dévoiler ses peurs, ses déboires amoureux. Antoine avoue qu&#8217;il ne l&#8217;a pas choisie au hasard… Le journaliste, tout comme l&#8217;étudiante, garde cette relation secrète, de peur d&#8217;être mal compris.</p>
<p>Une amitié naît, puis vient inévitablement le désir de voir à quoi ressemble l&#8217;autre… Quelle sera la suite à donner à ce dévoilement ? L&#8217;amitié homme-femme est-elle possible ? Un sentiment amoureux va-t-il se développer ou la relation s&#8217;étioler ?</p>
<p>Roman épistolaire qui se lit d&#8217;une traite et nous entraîne à nous interroger sur la psychologie de l&#8217;autre.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">CONTRE</span></p>
<p>Echange épistolaire entre Antoine et Gabrielle. Antoine a posé un courrier dans une boîte aux lettres choisie semble-t-il par hasard. Après quelques hésitations, Gabrielle répond. S’ensuivent de longs mois d’écriture, de doutes, de révélations jusqu’à ce qu’ils se décident à se rencontrer. Où cela va-t-il les mener ? Vont-ils continuer à s’écrire ? Leur relation amicale va-t-elle prendre une autre forme ?</p>
<p>Ce roman se lit très vite, et sera apprécié par les « fans » de romans sentimentaux.<span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p>Intéressant pour un fonds Adolescent ou jeune adulte.</p>
<p><strong>BAILLY, Samantha. &#8211; Lignes de vie. &#8211; Volpilière. &#8211; 12 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/barilier.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-459" title="Barilier" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/barilier.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Ecrivain suisse de langue française, né en 1947. Etienne Barillier est professeur de lettres à l&#8217;université de Lausanne. Auteur de romans et d&#8217;essais, consacrés à la musique (Bach) et aux arts plastiques italiens. Il a traduit des écrivains latins, italiens et allemands, entre autres Friedrich Dürrenmatt et Frank Wedekind.</em><em> </em></p>
<p>Ce livre n&#8217;est pas consacré à la peinture, c&#8217;est un roman d&#8217;amour. Sur la plage du Lido, sur la côte adriatique, en 1967, Théo, 16 ans, est orphelin, et celui qu&#8217;il appelle &#8220;père&#8221; est en réalité son grand-père. Dans un hôtel de luxe, il croise Anne, jeune fille voleuse, sauvage et méprisante, et en tombe amoureux lors de leurs promenades sur la plage.</p>
<p>Puis, dès le premier regard sur Anna Bernis, une femme mariée, mûre, très riche et élégante, il est épris ! Alors qu&#8217;il n&#8217;ose rien tenter avec Anne, le jeune homme courtise Anna, malgré la différence d&#8217;âge. Pour elles, il n&#8217;a pas l&#8217;impression d&#8217;être un homme, même s&#8217;il éprouve du désir. Anna s&#8217;amuse elle aussi à flirter avec le narrateur, même si leur relation reste platonique.</p>
<p>Théo s&#8217;identifie au tableau de Véronèse qu&#8217;il a vu au Prado, &#8220;Jeune homme entre le Vice et la Vertu&#8221; : en pleine confusion des sentiments, il hésite entre ces femmes, toutes deux symboles de promesses, de peurs et de souffrances. Laquelle représente la vertu, laquelle le vice ? Quelle est la plus manipulatrice ? Comment choisir ou les concilier ?</p>
<p>Cette ambiance élégante et feutrée nous rappelle celle de <span style="text-decoration:underline;">Mort à Venise</span>, avec Tadzio. Un roman très visuel, qui nous plonge dans une atmosphère viscontienne, douce, envoûtante et atemporelle. Une jolie réflexion sur les troubles amoureux.</p>
<p><strong>BARILIER, Etienne. &#8211; Un Véronèse. &#8211; Zoé. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/bayard.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-460" title="Bayard" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/bayard.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Louis Bayard est, comme son nom ne l&#8217;indique pas, un journaliste américain, qui se consacre également à l&#8217;écriture, pour notre plus grand bonheur. On lui doit le fabuleux <span style="text-decoration:underline;">Un oeil bleu pâle</span>. </em></p>
<p>Paris, 1818 : Louis XVIII gouverne la France. Mais le retour des Bourbons ne fait pas que des heureux : on complote, on assassine dans les ruelles sombres…</p>
<p>Etudiant en médecine, Hector Carpentier est soupçonné du meurtre d&#8217;un inconnu. Mais Vidocq, directeur de la Sûreté nationale, doute de sa culpabilité. L&#8217;affaire s&#8217;avère plus complexe qu&#8217;il n&#8217;y paraît, surtout lorsque resurgit un passé douloureux !</p>
<p>Excellent roman policier historique : le lecteur est pris au piège d&#8217;une intrigue parfaitement construite, au style classique digne de Dumas. L&#8217;association de bienfaiteurs fait mouche par son originalité : un étudiant naïf et un ex-bagnard, roi du déguisement, et le célèbre Vidocq. <em>L&#8217;union fait la force</em>, rien n&#8217;est moins vrai dans ce passionnant roman mêlant histoire, politique et conspiration. Rebondissements et suspense sont au rendez-vous. La reconstitution de Paris est saisissante, on s&#8217;y croirait ! Même l&#8217;incroyable devient plausible ! Bref, on ne s&#8217;ennuie pas une seconde en ouvrant ce livre.</p>
<p><strong>BAYARD, Louis. &#8211; La Tour noire. &#8211; Cherche Midi. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/bernard.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-461" title="bernard" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/bernard.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Né en 1958 à Gand, A. Bertrand vit dans les Ardennes. Admirateur de Vialatte, il est l&#8217;auteur d&#8217;ouvrages consacrés à Georges Simenon et de plusieurs récits et romans.</em> <em>Il enseigne dans un institut technique.</em></p>
<p>Recueil d&#8217;une trentaine de récits consacrés à des objets en tous genres, avec leur destinataire choisi par l&#8217;auteur. Ces petits chapitres nous amènent à rire grâce à l&#8217;humour qui s&#8217;en dégage. Un moment de détente et de gaieté pour oublier la grisaille quotidienne. Un joli petit livre, dont il ne faut pas oublier l&#8217;achevé d&#8217;imprimer !</p>
<p><strong>BERTRAND, Alain. &#8211; Je ne suis pas un cadeau. &#8211; Finitude. &#8211; 14 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/brusson.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-462" title="Brusson" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/brusson.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Romancière et essayiste née en 1963. </em><em>Après des études de lettres et d&#8217;architecture </em><em>à Paris, Christine Brusson vit dans le Languedoc-Roussillon, où elle se partage entre l&#8217;enseignement, l&#8217;écriture théâtrale et la rénovation des bâtiments anciens. Son premier roman est consacré à la vie d’un célèbre &#8220;somnambule lucide&#8221; du XIX<sup>e </sup>siècle, considéré comme le voyant le plus prodigieux.</em></p>
<p>Versailles, 1701 : Gaetano Zumbo, un Sicilien anatomiste-sculpteur, meurt en emportant le secret de l&#8217;anatomie en cire colorée. On trouve parmi ses affaires un cœur de femme imputrescible. Ébloui par ce prodige, Louis XIV dépêche une enquête. Le chirurgien du roi, son associé, qui prétend être le véritable inventeur, se plaint au monarque de l&#8217;usurpateur. Un homme est chargé de rechercher qui il était. <strong> </strong></p>
<p>Le livre retrace la vie du sculpteur sur cire en Italie. On découvre donc quel homme est Zumbo. Celui-ci observe la décomposition des animaux. Il ne s&#8217;attire guère de sympathie en vivant avec un rat. Le grand-duc de Toscane charge Lorenza de séduire Zumbo, car il veut profiter du savant.</p>
<p>Ce roman historique est bâti en boucle, à partir de la mort de Zumbo. Il retrace le parcours de cet homme mystérieux. L&#8217;auteur a encore choisi son héros parmi les &#8220;oubliés&#8221; de l&#8217;Histoire, ce qui lui permet d&#8217;aborder un angle intéressant et original. Le titre du roman donne un indice : <em>Splendor solis</em>, est l&#8217;intitulé d&#8217;un traité d&#8217;alchimie du XVI<sup>e</sup> siècle.</p>
<p><strong>BRUSSON, Christine. &#8211; La splendeur du soleil. &#8211; Equateurs. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/chevreuil1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-464" title="Chevreuil" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/chevreuil1.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Ancien proviseur de lycée. Venu tard à l&#8217;écriture, Claude Chevreuil a publié une biographie romancée de Giorgione, et un essai autobiographique.</em></p>
<p>Le livre démarre pendant la guerre de 1870, Paris est assiégé, la faim guette. Henri Fantin-Latour (1836-1904) est un jeune peintre habitant avec son père, qui le conseille. Il commence à percer et n’est pas riche ; ses amis ont l’habitude de lui offrir divers objets pour qu’il les peigne. Il connaît le succès avec des bouquets de fleurs qu&#8217;il vend en Angleterre.</p>
<p>Fantin-Latour admire Manet, Courbet et voit l&#8217;impressionnisme émerger. Il souhaite peindre un hommage à Baudelaire, trois ans après sa mort. Il fréquente Verlaine et d’autres poètes oubliés depuis ; le roman est emmaillé de poèmes. Il découvre ceux d&#8217;un inconnu de 17 ans, surdoué, dont il pressent le génie et la modernité : Rimbaud. L&#8217;ami maudit de Verlaine est donc appelé à figurer sur le tableau, qui compte rassembler tous les grands noms supposés passer à la postérité. Leconte de Lisle et Hugo ont refusé de poser. Fantin est considéré comme le peintre des poètes émergents. &#8220;L&#8217;anniversaire&#8221; devient &#8220;Un coin de table&#8221;, rassemblant ses amis.</p>
<p>On voit l&#8217;œuvre, exposée au Salon de 1872 (puis de nos jours au Musée d&#8217;Orsay), naître sous nos yeux, la composition s&#8217;animer, avec le choix des poètes supposés être les meilleurs et passer à la postérité, leur emplacement et leur position. Un roman original et réussi.</p>
<p><strong>CHEVREUIL, Claude. &#8211; Un coin de table. &#8211; Fallois. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/cloraec.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-465" title="Cloraec" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/cloraec.jpg?w=91&#038;h=150" alt="" width="91" height="150" /></a>Les époux Kempf, ayant lu avec intérêt <span style="text-decoration:underline;">Séraphine</span>, ont contacté l&#8217;auteur afin qu&#8217;elle écrive sur l&#8217;œuvre picturale de Marcel Storr, dont ils sont dépositaires. Ne voulant pas se &#8220;spécialiser&#8221; dans l&#8217;artiste autodidacte, elle a d&#8217;abord refusé jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elle découvre 72 dessins incroyables !</p>
<p>Marcel Storr est né à Belleville en 1911. Abandonné par sa mère peu avant trois ans, il est placé dans des fermes, devient sourd, faute de soins. Il revient à Paris en 1937 et travaille comme cantonnier. Solitaire, il s&#8217;isole davantage à cause de son caractère ombrageux, de sa surdité et de son manque de confiance en l&#8217;autre.</p>
<p>Son unique évasion, c&#8217;est la peinture, avec un style qui lui est propre : des séries de constructions fantasmagoriques émanant d&#8217;un imaginaire bouillonnant. Il peint seul, des nuits entières et garde jalousement ses trésors. Mais sa femme vend la mèche aux Kempf, qui vont l&#8217;aider. Ceux-ci auraient aimé organiser des expositions, mais Marcel refuse ! Il meurt en 1976 et demeure jusqu&#8217;à ce jour inconnu. Heureusement, Françoise Cloarec nous permet de rencontrer Marcel, comme s&#8217;il était encore vivant. Nous le connaissons, c&#8217;est un voisin caractériel, un oncle bourru, on pourrait même s&#8217;en faire un ami. Tout semble concret, tout est rendu possible par la grâce et la magie de l&#8217;écriture de Françoise Cloarec. Oui, nous aimons l&#8217;homme pourtant peu amène, son œuvre nous subjugue. F. Cloarec nous avait présenté <span style="text-decoration:underline;">Séraphine de Senlis</span>, désormais il faudra aussi compter avec Marcel Storr, architecte de l&#8217;ailleurs !</p>
<p>Un livre et une passion qui agissent comme un virus ultra contagieux. Un documentaire et un artiste à découvrir !</p>
<p><strong>CLOAREC, Françoise. &#8211; Storr Architecte de l&#8217;ailleurs. &#8211; </strong><strong>Phébus. &#8211; 12 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/collett1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-467" title="Collett" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/collett1.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Dans les années 1830, en Norvège, le jeune Georg Kold devient le fondé de pouvoir et le précepteur des enfants du préfet Ramm. Il y a l’aîné, et surtout les deux jeunes filles : Amalie et Sofie. Amalie est le portrait d’une jeune fille de bonne famille. Conventionnelle, elle respecte les traditions et ce qu’on lui demande d’être : une jeune fille qui se plie aux volontés des parents, et notamment de sa mère qui l’éduque pour faire d’elle une bonne épouse. Et puis, il y a Sofie, la cadette, jolie, à l’esprit vif, solitaire. Entre Sofie et Georg, naît d’abord une relation étrange. Elle est son élève, et lui son précepteur. Mais rapidement une attirance intellectuelle les pousse l’un vers l’autre. Puis peu à peu, ces sentiments évoluent et se transforment en amour. Pourtant, les deux soupirants vont devoir affronter les préjugés, les traditions de la famille, qui sont tout simplement ceux de la société norvégienne de 1830. <strong> </strong></p>
<p>Seul roman de Camilla Collett, <span style="text-decoration:underline;">Les filles du préfet</span> est d’abord paru en deux épisodes, l’un en 1854 et l’autre en 1855. Premier roman de la littérature norvégienne écrit par une femme et premier roman féministe, qui pose la question des mariages de raison et de l’éducation des filles, ce livre a été un véritable choc à sa parution. Un grand classique très agréable à lire !</p>
<p><strong>COLLETT, Camilla. &#8211; Les filles du préfet. &#8211; Traduit du norvégien. &#8211; Zoé. &#8211; 24 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/delaflotte.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-469" title="Delaflotte" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/delaflotte.jpg?w=84&#038;h=150" alt="" width="84" height="150" /></a>Née en 1967 à Auxerre. Anne Delaflotte Mehdevi suit des études de droit international et diplomatique, pratique le piano et le chant. Elle vit à Prague où elle exerce le métier de relieur, parallèlement à son travail d&#8217;écrivain. Après <span style="text-decoration:underline;">La relieuse du gué</span>, <span style="text-decoration:underline;">Fugue</span> est son second roman.</em></p>
<p>Clothilde mène une vie réussie : quatre enfants, un mari pilote, et une belle maison dans la campagne bourguignonne. Mais elle se lasse de sa vie bien rangée et souhaite reprendre une activité, peut-être liée à sa passion de la musique. Son amie lui propose de créer une boutique.</p>
<p>Mais le jour de la rentrée, Madeleine s&#8217;enfuit de l&#8217;école. Sa mère, affolée, crie son nom et la retrouve saine et sauve grâce à Beau, le chien qui est un véritable membre de la famille. Clothilde devient aussitôt aphone sous le coup de la terreur. Elle doit consulter une phoniatre pour tenter de retrouver la parole. Contre toute attente, elle se redécouvre dans le silence ; la parole ne lui semble pas indispensable. La perte de sa voix va lui permettre de s&#8217;investir dans le chant et de se découvrir une voix puissante. Au fil des mois, Clothilde s&#8217;affirme. Mais son entourage ne comprend pas son refus de traitement ou de psychothérapie. Pourquoi s&#8217;investir dans le chant, au lieu de tout faire pour retrouver sa voix ? Son mari lui reproche de ne plus se consacrer exclusivement à la famille, et accepte mal qu&#8217;elle s&#8217;évade.</p>
<p>Le roman joue entre la fugue de Madeleine, la fugue de la voix de sa mère, et la fugue musicale. En effet, l’univers de l&#8217;héroïne n’est que musique. Le roman est construit avec Intermezzo et Coda entre chaque partie. L’auteur développe le thème de la quête de soi et de l’incompréhension d’autrui. Portrait d&#8217;une femme qui décide de prendre ses distances par rapport aux désirs de ses proches et amis. C’est bien sûr une vieille problématique, mais l’auteur trouve une voie nouvelle : Clothilde ne s’échappe pas avec un amant ; elle réussit à surmonter l&#8217;obstacle et trouver un nouvel équilibre. Clothilde est la déclinaison de la femme sous tous ses aspects : mère, épouse, et celle de femme qui veut vivre aussi pour elle. Un roman original, plein d’émotion, et qu&#8217;on referme à regret.</p>
<p><strong>DELAFLOTTE Mehdevi, Anne. &#8211; Fugue. &#8211; Gaïa.<em> &#8211; </em>21 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/divry.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-470" title="Divry" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/divry.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>La narratrice travaille dans une bibliothèque municipale d&#8217;une ville de province. Elle est responsable du rayon géographie qui se situe au sous-sol. Ceci depuis 25 ans.</p>
<p>C&#8217;est une taylorisée de la culture : &#8220;pour être bibliothécaire, il faut aimer l&#8217;idée de classement et être quelqu&#8217;un d&#8217;obéissant&#8221;. Elle explique pour les incultes la classification Dewey. Elle voulait être professeur, mais elle a raté le concours.</p>
<p>Avec un humour décapant et racontant avec autodérision les mille et une aventures et anecdotes quotidiennes liées à son travail de bibliothécaire, ce livre procure une petite partie de plaisir.</p>
<p><strong>DIVRY, Sophie. &#8211; La cote 400. &#8211; Les Allusifs. &#8211; 11 €</strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/piersanti1.jpg"></a> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/eriksson.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-471" title="Eriksson" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/eriksson.jpg?w=78&#038;h=150" alt="" width="78" height="150" /></a>La ville d&#8217;Uppsala (en Suède, mais qui peut encore ignorer encore où se situe Uppsala avec la déferlante de polars scandinaves ? !), est le théâtre d&#8217;actes de vandalisme au cours desquels un jeune Suédois, puis une famille d&#8217;immigrés trouvent la mort.</p>
<p>L&#8217;enquête d&#8217;Ann Lindell s&#8217;oriente d&#8217;abord vers un drame sentimental, mais les circonstances du meurtre du jeune homme laissent Ann perplexe, d&#8217;autant que les agressions racistes se multiplient.</p>
<p>Les personnages sont nombreux, leur personnalité est complexe, l&#8217;intrigue ne l&#8217;est pas moins. On finit par trouver un fil conducteur reliant entre elles les différentes histoires, jusqu&#8217;au dénouement final, après bien des fausses pistes, inattendu bien sûr.</p>
<p>Erikkson s&#8217;attache à décrire de manière précise la psychologie de ses personnages, parfois de manière un peu appuyée, sans pour autant que ce soit superflu, ce qui ralentit quelque peu le rythme du récit.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Le cri de l&#8217;engoulevent</span>, quatrième enquête d&#8217;Ann Lindell, reste avant tout un roman de la Suède et de ses problèmes sociétaux, l&#8217;intégration difficile de ceux qu&#8217;on nomme « les nouveaux Suédois », la violence raciste des groupuscules d&#8217;extrême-droite.</p>
<p><strong>ERIKSSON, Kjell. &#8211; Le cri de l&#8217;engoulevent. &#8211; Gaïa, polar. &#8211; Traduit du suédois. &#8211; 23 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fansten4.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-502" title="Fansten" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fansten4.jpg?w=102&#038;h=150" alt="" width="102" height="150" /></a>Ancien<a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fansten3.jpg"></a> maître ès-bombes de la police nationale, Herschel Edelweiss, inspecteur de la police criminelle, en bout de course, se remémore les excès, les s<a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fansten.jpg"></a>ouffra<a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fansten1.jpg"></a>nces et les fantômes qui l&#8217;ont conduit à l&#8217;enfer dans lequel il se trouve.</p>
<p>Le passé remonte, le rattrape, les pressions vont être immondes, Edelweiss est seul.<br />
Premier roman, <span style="text-decoration:underline;">Les chiens du paradis</span> vous happe d&#8217;entrée de jeu par le ton de la confession désabusée d&#8217;Edelweiss : «A trop connaître les autres, et leur odieux potentiel, on en vient vite à se dégoûter soi-même».</p>
<p>Le livre est noir, âpre et prenant. C’est  une très bonne révélation.</p>
<p><strong>FANSTEN, Jérôme. &#8211; Les chiens du paradis. &#8211; A. Carrière. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p> <a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fante1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-503" title="Fante" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fante1.jpg?w=111&#038;h=150" alt="" width="111" height="150" /></a></p>
<p>Il s’agi<a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/fante.jpg"></a>t d’un recueil de poèmes choisis, écrits par Dan Fante entre 1983 et 2002, 44 poèmes en prose, où il rend hommage à son frère Nick, mort des ravages de l’alcool.<strong> </strong></p>
<p>On y trouve l&#8217;essence des thématiques de l’auteur : mariages ratés, amours naissantes, nostalgie du père et du frère, l&#8217;alcool, la solitude, la quête éperdue pour devenir écrivain à Los Angeles. Voitures à la casse, vie à la casse, chute libre, suicide raté, Fante dit tout de ses années poubelles avec l’écriture comme exorcisme.</p>
<p>Le recueil se lit aisément. Son récit poétique est une ode à la vie.</p>
<p>Dan Fante est l’auteur de <span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;"><a href="http://www.babelio.com/livres/Fante-Bons-Baisers-de-la-Grosse-Barmaid/208427">Bons baisers de la grosse barmaid</a></span> et </span><span style="text-decoration:underline;">Régime sec</span>, publiés également chez 13e Note.</p>
<p><strong>FANTE, Dan. &#8211; De l’alcool dur et du génie. &#8211; 13e Note. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/foll.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-477" title="foll" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/foll.jpg?w=89&#038;h=150" alt="" width="89" height="150" /></a>Ingénieur retraité, passionné d&#8217;histoire et membre de l’association «Lire et faire lire», François Foll se lance avec succès dans son premier polar, après <span style="text-decoration:underline;">L&#8217;enfant des livres</span>.</em></p>
<p>Le commissaire Pierre Janvier est chargé de résoudre l&#8217;assassinat d&#8217;une jeune fille, tatouée de la lettre Tau, violée, torturée et poignardée, et déposée sur un chantier à Montparnasse. L&#8217;enquête piétine, alors qu&#8217;un mois plus tard, d&#8217;autres meurtres identiques ont lieu. La police oriente ses recherches vers les sectes et des trafics d&#8217;immigrées de l&#8217;Est. Des pistes sont découvertes peu à peu, mais les nouvelles victimes commencent à s&#8217;accumuler.</p>
<p>Lorsqu&#8217;un homme est enfin sous les verrous, la sœur du coupable fait pression sur Janvier pour qu&#8217;il reprenne le dossier, et innocente l&#8217;accusé. Incapable de résister à son charme, le commissaire poursuit donc l&#8217;enquête officieusement.</p>
<p>Un polar qui avance à un bon rythme, émaillé de pointes d&#8217;humour.</p>
<p><strong>FOLL, François. &#8211; Sacrifices. &#8211; Nouveau monde. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/hanf.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-478" title="Hanf" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/hanf.jpg?w=107&#038;h=150" alt="" width="107" height="150" /></a>Jeune fille d&#8217;origine marocaine, Nora vit avec ses parents en Belgique, à Bruxelles. Elle est devenue aide-ménagère pour aider à payer les études de son frère. Mais un jour, Nora tombe amoureuse d&#8217;un de ses clients, Vincent, qui n&#8217;est pas musulman. La jeune fille est tiraillée entre ses parents et ce qu&#8217;elle ressent pour lui. Craignant de perdre l&#8217;amour de ses parents, elle ne sait comment agir. Cette situation l&#8217;oblige à repenser son univers et sa culture. La jeune fille va, pour la première fois, choisir pour elle-même.</p>
<p>Premier roman attachant, avec une écriture fluide mettant en avant le questionnement que peut se poser un individu pris entre deux cultures. Le lecteur suit le cheminement intérieur de la jeune fille.</p>
<p>Les éditions du Bord de l&#8217;eau se veulent être engagées avec des œuvres proches de la réalité et du témoignage.</p>
<p>Intéressant pour un fonds Adolescent ou jeune adulte.</p>
<p><strong>HANF,  Verena. &#8211; Les vendredis de Vincent. &#8211; Editions du Bord du Lot. &#8211; 12 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/imbert.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-479" title="Imbert" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/imbert.jpg?w=89&#038;h=150" alt="" width="89" height="150" /></a>M. Imbert enseigne à l&#8217;Ecole d&#8217;architecture de Toulouse. Romancier, il a écrit cinq policiers chinois sous le pseudonyme de Mi Jianxiu.</em></p>
<p>En 1953, le docteur Kou est accusé d&#8217;avoir égorgé onze prostituées. Il est arrêté de façon arbitraire et aussitôt envoyé au goulag ou laogaï, sans procès digne de ce nom. Son neveu journaliste parviendra-t-il à l&#8217;innocenter ?</p>
<p>Travail inhumain, cruauté, famine, froid et canicule sont le lot de centaines de prisonniers. Liu, un d&#8217;entre eux avec qui Kou a sympathisé, dénonce un vol de céréales. Le cadre Wu Bec de canard l&#8217;écoute, tente de faire régner la justice et la vérité dans le camp, en espérant gravir les échelons pour son dévouement, même s&#8217;il constate la corruption et les écarts de conduite de ses chefs.</p>
<p>Les années passent, et Kou arrive pourtant à survivre. En 1971, le docteur Kou, qui avait réussi à s&#8217;évader, réapparaît. La politique a changé ; Wu Bec de canard souhaite faire de son histoire un exemple de réhabilitation. Le docteur Kou sera-t-il-innocenté, et le vrai meurtrier appartenant à l&#8217;armée démasqué ?</p>
<p>L&#8217;auteur sait parfaitement utiliser ses connaissances du pays tant dans son texte que dans ses illustrations, et mêler le suspense. Il nous plonge dans un univers sans pitié et absurde, où les prisonniers sont censés capturer les mouches pour avoir à manger.</p>
<p><strong>IMBERT, Michel. &#8211; Les disparus du laogaï. &#8211; Rouergue, Noir. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/piersanti1.jpg"></a> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/jones.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-480" title="Jones" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/jones.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Le père, pour essayer d’être heureux après la mort de sa femme, avait quitté la banque et pris une exploitation dans le pays de Galles. Son fils, Gareth, ce matin-là, part à la recherche d’une vache qui va vêler et qui a fui. Dans la chaleur de la journée qui commence, il pense. Par bribes, on en saura beaucoup et peu à la fois. Entre sa femme et lui, il y a un gros problème de communication, mais il l’aime toujours et soufre qu’elle se refuse à lui. Sa fille, la délicieuse Emmy, est un petit elfe qui vit en symbiose avec la nature, trop, car elle mangera un si champignon blanc qui lui sera fatal. Le fils a envie de partir, de voir autre chose de la vie, mais, il est, lui aussi, attaché à la ferme. Le soir, Gareth lit le journal de son père écrit durant la guerre. Il se souvient de la force d’amour de son père qu’il ressent lui aussi. Il laisse ses pensées le submerger, tout en parlant de la nature qui l’entoure, et participe à ses états d’âme. Il y a une sorte de communion entre elle et lui-même. Les animaux, aussi, sont présents, dont le vieux chien d’Emmy que le vétérinaire vient piquer. Restée seule à la maison, Kate se laisse aller à ses regrets et frustrations, et s’avoue qu’elle ne peut vivre sans son mari. Finalement, c’est le voisin qui ramène la vache. Le soir, Gareth et Kate accueillent enfin la pluie.</p>
<p>C’est un roman épuré, poétique et très fin au niveau de l’évocation des sentiments et du flottement de la pensée à laquelle on laisse libre-cours. Il est construit en chapitres de taille inégale et, parfois, de paragraphes avec des titres : la vache, la véto, la dispute. On est porté par le charme lumineux et âpre de ce récit d’un monde paysan à la dérive. Ce roman fait penser à l’auteur, Annie Dillard, une américaine qui évoque si bien la nature et l’amour entre les hommes.</p>
<p><strong>JONES, Cynan. &#8211; Longue sécheresse. &#8211; Traduit de l’anglais (pays de Galles). &#8211; J. Losfeld. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/lalumiere.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-481" title="Lalumiere" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/lalumiere.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Parce que dès son jeune âge à travers la lecture de la revue Géo que lui offrait son oncle il rêve destinations lointaines et exotisme, le narrateur du <span style="text-decoration:underline;">Front russe </span>envisage une carrière au ministère des Affaires étrangères. Il passe le concours et l’obtient. Mais à cause d’une bourde, il se retrouve affecté au Bureau des pays en voie de création, section Europe de l’Est et Sibérie, surnommé « le front russe ». Ce service, situé dans le XIII<sup>e</sup> arrondissement de Paris, recueille ceux que l’on souhaite reléguer le plus loin possible et où l’on ne voyage plus depuis un bon moment !</p>
<p>Avec beaucoup d’humour et de dérision, l’auteur brosse un tableau du quotidien d’un fonctionnaire dans un bureau du ministère, le portrait d’un homme qui, malgré les obstacles, fait tout pour évoluer dans la carrière, mais qui voit son activité professionnelle, son ambition, ses espoirs réduits à néant.</p>
<p>Un vrai régal. Un personnage sans relief, frustré dans son désir d’évasion mais un personnage attachant. Ses nombreuses bourdes et les situations cocasses dans lesquelles il se retrouve sont hilarantes. C’est l’histoire d’un garçon qui rêvait voyages, mais il aura beau se démener, il ne quittera pas le front russe !</p>
<p> <strong>LALUMIERE, Jean-Claude. &#8211; Le Front russe. &#8211; Le Dilettante. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/lethellieux.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-482" title="Lethellieux" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/lethellieux.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Malo 11 ans, Julia et Solam, 17 ans, sont accueillis par Marlène à la campagne. Chacun en écrivant son journal nous transmet ses hésitations, ses désirs, ses tourments, et petit à petit, entre ce qu&#8217;il vit au quotidien et son histoire, livre ses joies, ses peines, ses préoccupations et, enfin, trouve sa voie.</p>
<p>Superbe livre, où le lecteur découvre au fur et à mesure chaque ado. L&#8217;auteur est habile : elle distille les informations au compte-gouttes, nous force au questionnement, provoque l&#8217;attachement aux personnages. En rendant ses jeunes, humains, profondément humains, elle transmet des messages fondamentaux : par exemple, face à la réalité il faut parfois savoir déroger à la règle.</p>
<p>Ici, c&#8217;est le plus jeune qui est au centre du récit. Il a sa propre écriture, son style, sa quête… Bref, trois belles histoires, de trois adolescents et celle qui les accueille…</p>
<p><strong>LETHIELLIEUX, Maud. &#8211; Tout près, le bout du monde. &#8211; Flammarion. &#8211; 9 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/lungu.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-483" title="Lungu" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/lungu.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Marga disparaît du jour au lendemain sans aucune explication. Son ami Andi, qui est journaliste, revient sur leur vie à deux pour essayer de déceler peut-être le détail qui lui fera comprendre son départ.</p>
<p>Les souvenirs qui lui reviennent de Marga, dépeignent une jeune femme originale, surprenante, un tantinet égoïste, belle, désirable, féminine, mystérieuse, silencieuse&#8230;</p>
<p>Parallèlement à cette rupture, Andi mène une enquête dans le milieu néo-protestant. Le lecteur découvre alors une Roumanie, qui s&#8217;ouvre au capitalisme et cherche de nouveaux repères.</p>
<p>La description du journal de province dans lequel Andi travaille et qui considère ses lecteurs comme des « veaux », est désopilante; le monde des néo-protestants est captivant. Le lecteur ressent vite de la compassion et de la sympathie pour Set, le diacre et ses dévots.</p>
<p>Le regard de Dan Lungu est indéniablement incisif et passionnant. On se plaît à plonger dans cette Roumanie nouvelle et dans le destin incertain d&#8217;Andi, qui finira par trouver quelque réconfort au sein de cette église néo-protestante, tant récriminée.</p>
<p><strong>LUNGU,  Dan. &#8211; Comment oublier une femme. &#8211; J. Chambon. &#8211; Traduit du roumain. &#8211; 22 € </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/pallaruelo.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-484" title="Pallaruelo" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/pallaruelo.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Inspecteur de<a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/pouillot.jpg"></a> l&#8217;Enseignement, ethnologue, né en 1954 dans un petit village montagnard du haut Aragon. S. Pallaruelo a été le témoin de la vie rude et de la désertification des villages. Il a publié une vingtaine de livres, sur les mythes, les métiers anciens et les traditions des Pyrénées, aussi bien que des contes, nouvelles et romans inspirés de sa connaissance du pays. Ses écrits littéraires sont toujours proches de la nature et des paysages aragonais. Également photographe, ses images illustrent nombre de ses ouvrages. </em></p>
<p>Recueil de 28 courtes nouvelles consacrées à la région natale de l&#8217;auteur. Après avoir brossé le cadre général du récit, il prend des exemples concrets d&#8217;histoires vécues ou qu&#8217;on lui a rapportées. Il nous plonge dans des nouvelles rurales (<em>Sur les roses</em>, <em>Pauvre bête</em>), de guerre (<em>Ecrits de guerre</em>) ou sur les exilés du côté français (<em>Passer le col</em>, <em>Des assassins</em>). Des jeunes filles sont plongées dans le désespoir (<em>Seule</em>, <em>Elle le savait</em>), des hommes restent célibataires par force (<em>Raymond</em>).</p>
<p>L’auteur évoque les Pyrénées aragonaises au cours de leurs années noires. Il ne raconte pas l’Histoire, mais décrit les hommes avec tendresse, justesse, sans nostalgie folkloriste. Ici, les petites choses du quotidien deviennent des événements.</p>
<p>Une grande unité, et pourtant l&#8217;auteur ne se répète pas. Ces récits sont à la fois typiques de son village et ont une portée universelle. L&#8217;auteur admire ces hommes, qui doivent affronter une nature très rude et une vie misérable.</p>
<p>Livre couronné par le Prix du Salon du livre pyrénéen.</p>
<p><strong>PALLARUELO, Severino. &#8211; Tristes montagnes. &#8211; La Ramonda. &#8211; Traduit de l&#8217;espagnol. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></strong> <a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/petrovic1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-486" title="Petrovic" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/petrovic1.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a></p>
<p><strong> </strong>En 1932 dans une petite ville serbe du Royaume de Yougoslavie, un ingénieux cordonnier construit l’hôtel de ses rêves : Le Yougoslavie. Reflet du luxe, il comprend une salle de bal avec un majestueux plafond représentant le ciel étoilé. Après la faillite de l’hôtel, celui est divisé en plusieurs parties. La salle de bal devient une salle de cinéma : l’Uranie.</p>
<p>C’est lors d’une projection d’un film, début mai 1980, que le narrateur invisible dresse le portrait des personnes présentes : des élèves qui sèchent les cours, des filles de joie, des cuisinières, des musiciens, un projectionniste, un ouvreur… Et soudain, la projection est interrompue par un événement marquant. Non seulement c’est la fin d’une époque pour le cinéma, mais c’est aussi un tournant dans l’Histoire : la mort de Tito. L’ancienne salle de bal cessera d’être un cinéma, et la République socialiste de Serbie (nom adopté à la prise de pouvoir de Tito) entame sa chute. Nous suivons les personnages quelques années après. Ce qu’ils sont devenus, ce qui a changé.</p>
<p>Voici le portrait de la Serbie à travers la description d’une projection d’un film. Livre très intéressant, mais pas toujours facile à suivre. Une chronologie de l’histoire de la Serbie serait bienvenue pour se situer dans le temps et comprendre les faits. Les personnages, très différents sont touchants, attachants. Et une très belle écriture.</p>
<p><strong>PETROVIC, Goran. &#8211; Sous un ciel qui s’écaille. &#8211; Les Allusifs. &#8211; Traduit du serbe. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><strong><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/piersanti1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-488" title="Piersanti" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/piersanti1.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a></strong></p>
<p> En plein cœur de la Garbatella, quartier populaire de Rome, Gabriele croit tuer Lucetta, celle qui l’a élevé comme son fils. En fait, celle-ci s’est baissée au dernier moment, et c’est Monica Pecorelli, jeune étudiante, qui est touchée et meurt sur le coup. Avant de pouvoir sortir de son appartement, d’où Gabriele a commis le meurtre, Lucetta y entre. Il l’étouffe, puis prend le temps de tout installer pour faire croire qu’elle est morte dans son sommeil. L’inspecteur Mariella De Luca et sa coéquipière Silvia Di Santo sont chargées de l’enquête du meurtre de Monica.</p>
<p>Gabriele, lui, est obsédé par la mort de Monica (qu’il n’a pas voulue). Il tombe amoureux d’elle et finit par jouer l’amant de sa mère afin d’obtenir le magnifique portrait de Monica.</p>
<p>Il s’agit d’un nouveau volet des « Saisons Meurtrières ». Mariella doit en être l’héroïne principale. Elle évoque Pedro avec qui elle a dû avoir une liaison. Le bébé est de lui. C’est un des fils rouges du roman : elle ne sait pas si elle doit le garder ou non.</p>
<p>Pour le lecteur qui sait dès le début qui est le meurtrier et que la victime n’était pas la cible, c’est captivant de suivre les intuitions de Mariella, les questionnements des enquêteurs, et de voir que Gabriele prend de plus en plus de risques, qui finiront par le démasquer.</p>
<p><strong>PIERSANTI, Gilda. &#8211; Roma Enigma : un printemps meurtrier. &#8211; Le Passage. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/pouillot1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-490" title="Pouillot" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/pouillot1.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>1936, c&#8217;est à l&#8217;occasion de la participation aux Jeux Olympiques de son neveu Robert que Charles Samson, accompagné également de sa nièce Marie, retrouve Heidelberg la ville de sa jeunesse.</p>
<p>Leur séjour chez son ami Hans von Arensberg va marquer la vie de Marie, enchantée par la découverte de la ville et par le fils cadet de la famille, Werner.</p>
<p>1939, la guerre éclate. Marie et Robert entrent dans la résistance. Werner arrive à Rouen avec les armées d&#8217;occupation.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Dolorose</span> est un roman sur les sacrifices qu&#8217;engendre le fait de s&#8217;engager dans la résistance. A travers le destin personnel et collectif des personnages, l&#8217;auteur explicite de l&#8217;intérieur la vie d&#8217;un réseau local, le double jeu et le mensonge dont il faut faire preuve, la loyauté envers l&#8217;autre camp que l&#8217;amitié et l&#8217;amour peuvent provoquer.</p>
<p>Son ambiance et son thème rappellent la série de France 3, <em>Un village français. </em>Sans être un roman original, il reste un livre bien écrit et bien construit sur lequel on peut porter un intérêt pour tout lecteur, qui souhaite lire un ouvrage sur ce thème.<em> </em></p>
<p><strong>POUILLOT, Corinne. &#8211; Dolorose. &#8211; Timée-Editions. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/robbins.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-491" title="Robbins" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/robbins.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Dès les premières lignes le narrateur, Marx Marvelous, donne le ton du roman : le loufoque.</p>
<p>Amanda est une belle gitane, dont il est amoureux. Elle croit à la naissance, la copulation et la mort ; elle aime la liberté et les transes. Son mari, John-Paul Ziller est musicien et vit en pagne. Leur fils, Baby Thor, a gardé les yeux électriques de l’orage qui a présidé à sa conception. Il ne faut pas oublier Mon Cul, leur babouin. Ensemble, ils ouvrent un zoo (puces, couleuvres et mouches tsé-tsé) et un restaurant de hot dogs dans lequel le narrateur, affligé d’hémorroïdes, veut se faire embaucher.</p>
<p>Il faut ajouter à l’histoire leur ami, Plucky Purcell, dont on connaît les tribulations par le courrier qu’il envoie à Ziller. Plucky s’est retrouvé dans un monastère un peu particulier. Il intègre, ensuite, une armée secrète du Vatican et part à Rome pour apprendre le karaté à la garde pontificale. Il va découvrir le corps momifié de Jésus-Christ dans les caves de Saint-Pierre, et le ramène chez ses amis.</p>
<p>C’est un roman hippie savoureux et plein de fantaisie. Il est, parfois, un peu long et fastidieux. Il ne faut pas y chercher un sens littéral, tout est métaphorique. A la parution, en 1971, il faisait partie de la littérature underground. Aujourd’hui, cette critique sociétale et religieuse paraît « gentille » ! Il faut reconnaître pourtant un coté visionnaire, quarante ans après. Mais ce qui nous apparaît comme une explosion joyeuse du n’importe quoi à l’époque, semble, aujourd’hui, dans la littérature révoltée comme quelque chose de tragique pour notre avenir.</p>
<p><strong>ROBBINS, Tom. &#8211; Une bien étrange attraction. &#8211; Gallmeister, Americana. &#8211; Traduit de l’américain. – 24,50 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/rozan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-492" title="rozan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/rozan.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a></strong></p>
<p><em>Après une carrière d&#8217;architecte, cette Américaine devient romancière et nouvelliste. SJ Rozan a écrit une douzaine de romans policiers qui ont remporté plusieurs prix, dont quelques aventures avec Lydia Chin et Joel Pilarsky. Elle a fait partie de plusieurs associations d&#8217;auteurs de policiers.</em></p>
<p>A la fin des années 30, 25.000 Juifs fuyant le nazisme quittent leur pays pour Shanghai, occupée par les Japonais. C’est sur cette époque et les biens juifs confisqués que SJ Rozan a fait des recherches et décidé de bâtir ce roman.</p>
<p>En 1938, Rosalie et Paul Gilder, deux adolescents juifs venus d&#8217;Autriche, fuient à Shanghai. La jeune fille doit assumer la charge de son frère et affronter le quotidien. Elle est aidée par un jeune homme riche qu’elle a connu sur le bateau. Mais sa nature bouillonnante et enjouée a du mal à rester muselée.</p>
<p>A New York en 2009, certains bijoux leur ayant appartenu sont retrouvés à Chinatown et aussitôt volés ; et le flic qui pistait le voleur est assassiné. La Lune de Shanghai est devenue une broche mythique, très convoitée et introuvable. Lydia Chin, détective sino-américaine, est chargée de retrouver les bijoux par une avocate suisse, spécialisée dans les biens spoliés pendant la Shoah. Elle se plonge dans les lettres conservées de la jeune fille à sa mère. Son ami juif Joel Pilarsky est assassiné après avoir découvert &#8220;quelque chose de louche&#8221;. Pourtant, la détective refuse d’abandonner l’affaire. Elle rencontre Mr Chen, qui s&#8217;avère être le fils de Rosalie et convoite aussi les bijoux. Lydia renoue avec son amant et associé Bill Smith, qui l’aide à démêler cette affaire.</p>
<p>La narration alterne entre le présent de l’enquête à Chinatown, et les lectures des lettres de Rosalie qui nous emportent dans le passé, où est décrite une ville trépidante, pleine de bruits et d’odeurs. Le roman est captivant, et ponctué d’humour. Espérons d’autres aventures traduites&#8230;</p>
<p><strong>ROZAN, SJ. &#8211; Shanghai moon. &#8211; Le Cherche midi. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 21 €</strong></p>
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<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/runtz.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-493" title="runtz" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/runtz.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Il s’agit d’un recueil de nouvelles. Huit nouvelles qui parcourent des chemins de vie, difficiles, violents et magnifiques. La recherche de l&#8217;identité en est le thème central, qu&#8217;elle soit culturelle ou familiale</p>
<p><em>Comme un clou planté dans la page</em>, nouvelle éponyme du recueil, nous raconte la double vie d&#8217;une enfant tiraillée entre ses parents divorcés et qui ne veut blesser ni l&#8217;un ni l&#8217;autre. Un texte d&#8217;une grande justesse, cruel mais terriblement émouvant.</p>
<p>Un recueil de nouvelles qui, une fois commencé, ne se lâche pas tant les personnages nous embarquent dans leur vie au plus profond d’eux-mêmes. Une très belle écriture à découvrir.</p>
<p><strong>RUNTZ, Bertrand. &#8211; Comme un clou planté dans la page. &#8211; D’un noir si bleu. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/strout.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-494" title="strout" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/strout.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Qui est Olive Kitteridge ? Nous découvrons, dans un premier temps, une femme d’environ soixante-dix ans, obèse, au visage ingrat, affublée de robes informes, épouse colérique, acariâtre et souvent blessante d’Henry, pharmacien, un homme doux, paisible et dévoué envers sa clientèle, mère possessive, tyrannique et dévorante de Christopher, son unique fils.</p>
<p>Au fil de treize récits, dans lesquels Olive Kitteridge, apparaît de façon fugitive ou occupe le rôle central, nous apprenons à connaître une femme différente, complexe, d’une réelle bonté, d’une grande générosité, capable de dévouement, de tendresse, d’amour, une personnalité extrêmement humaine et attachante, sous des dehors rugueux et agressifs.</p>
<p>N’avait-elle pas été la seule, elle qui était un professeur de mathématiques tant redouté de ses élèves, à comprendre le mal-être de l’une de ses élèves et à lui proposer de l’aide ? N’a-t-elle pas soigné, tant de temps, Henry avec infiniment de tendresse ?</p>
<p>Olive aime, mais ne sait comment l’exprimer, Olive est généreuse mais ne sait comment donner…</p>
<p>En 13 chapitres, Elizabeth Strout déroule la vie d’Olive Kitteridge, à la façon d’un puzzle dont les pièces, peu à peu, se mettent en place, dévoilant avec beaucoup de finesse, une femme hors du commun.</p>
<p><strong>STROUT, Elizabeth. &#8211; Olive Kitteridge. &#8211; Ecriture. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> <a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/thorarinsson.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-495" title="thorarinsson" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/thorarinsson.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a></strong></p>
<p>Bienvenue au cœur de l’Islande en mutation ! Einar, journaliste au Journal du soir, est envoyé dans l’ouest pour faire un état des lieux de cette région où la pêche périclite et où les quotas sont achetés par des groupes étrangers. Il laisse derrière lui une chérie, nympho, rencontrée au Portugal. Une vieille maison classée au patrimoine est brûlée, une tombe est profanée, un joueur de football et son copain sont retrouvés calcinés dans un camping-car volé à des lithuaniens et un parlementaire est assassiné ! Einar croise des jeunes au style gothique inquiétant, et reçoit des emails faisant allusion au septième fils.</p>
<p>Série de scoops dont veut profiter son rédacteur en chef. Einar est aussi intéressé par l’enquête et est aidé par le policier en retraite chez qui il loge. Il rencontre de nombreuses personnes et peu à peu déroule le fil conducteur des meurtres. Cela met à jour toutes les turpitudes habituelles aux hommes, vengeance et cupidité.</p>
<p>Le roman est très intéressant, plus par le témoignage sur la vie quotidienne actuelle dans ce pays et les nombreux problèmes liés à la mondialisation, que par l’enquête policière. C’est mené avec vivacité et humour. La multiplicité des noms islandais rend la lecture un peu confuse, il faut bien repérer les personnages, surtout que certains ont le même prénom et d’autres des diminutifs ! Un coup d’œil sur une carte est également recommandé pour bien visualiser.</p>
<p><strong>THORARINSSON, Arni. &#8211; Le septième fils. &#8211; Métaillié, Noir. &#8211; Traduit de l’islandais. &#8211; 21 €</strong></p>
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<p><strong> </strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/tokarckuz.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-496" title="tokarckuz" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/tokarckuz.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Les </span><span style="text-decoration:underline;">Pérégrins</span> dont le titre original est <em>Bieguni,</em> qui signifie les marcheurs ou pérégrins, est un livre sur le phénomène du voyage, un éloge au nomadisme : &#8220;le but des pérégrinations est d&#8217;aller à la rencontre d&#8217;un autre pérégrin&#8221;.</p>
<p>En une myriade de textes courts, l’auteur compose ici un panorama coloré du nomadisme moderne : une femme qui s’occupe d’un enfant handicapé décide un jour de ne pas rentrer à la maison ; une mère prend son enfant et quitte son mari au cours de vacances en Croatie ; le cœur de Chopin, placé à sa mort dans une jarre de cognac, est transporté jusqu’en Pologne par sa sœur Ludwika ; Anouchka, qui a une famille et une vie sociale, décide soudain d’aller vivre dans le métro de Moscou… Une multiplicité de réflexions, de micro-récits et de choses vues, sur les zones de transit, les hôtels, le hasard des rencontres.</p>
<p>Olga Tokarczuk est une figure majeure de la nouvelle littérature est-européenne. Elle a reçu le prix Niké (Goncourt polonais).<strong> </strong></p>
<p><strong>TOKARCZUK, Olga. &#8211; Les Pérégrins. &#8211; Noir sur Blanc. &#8211; Traduit du polonais. &#8211; 24 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/waddell.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-497" title="Waddell" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/waddell.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>Né en I972, fils d&#8217;un animateur de télévision, Dan Waddell a travaillé comme journaliste outre-Manche. A la naissance de son fils, il s&#8217;intéresse à ses origines et entame des recherches généalogiques. Il découvre un secret de famille et réalise combien le passé influe sur la personnalité. Il imagine alors une série policière, où des crimes passés viennent hanter le temps présent.</em><em> <span style="text-decoration:underline;">Code 1879</span> est le premier traduit en français.</em></p>
<p>Le corps d&#8217;un père de famille sans histoires est retrouvé dans un cimetière londonien. Il n&#8217;a plus de mains, et on lui a gravé un code sur la poitrine, ressemblant à des références généalogiques. Il n&#8217;y a ni mobile, ni indice, ni témoin.</p>
<p>L&#8217;inspecteur Grant Foster, la cinquantaine, bourru au cœur tendre, et sa collègue Heather Jenkins, font appel à Nigel Barnes, généalogiste. Très vite, ce dernier, qui est excité de participer à cette affaire de police, trouve la trace de cinq meurtres commis en 1879.</p>
<p>Quel est le lien entre les deux tueurs qui semblent trouver leurs proies dans les pubs ? Mais pendant les recherches, les victimes augmentent. Foster parviendra-t-il à trouver le coupable avant le cinquième meurtre ? Le suspect arrêté n&#8217;est pas plus convaincant que l&#8217;innocent condamné cent ans plus tôt. L&#8217;auteur nous réserve un coup de théâtre et une fin haletante.</p>
<p>Ce premier titre, où la généalogie intervient dans l&#8217;enquête, se lit agréablement, et le trio d&#8217;enquêteurs est fort sympathique.</p>
<p><strong>WADDELL, Dan. &#8211; Code 1879. &#8211; Rouergue, Noir. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/wassermann.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-498" title="Wassermann" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/wassermann.jpg?w=107&#038;h=150" alt="" width="107" height="150" /></a>Au début du XVII<sup>e</sup> siècle, la Basse Franconie est aux mains d&#8217;un évêque tout dévoué à l&#8217;Inquisition. La région vit sous la terreur : procès et bûchers déciment la population.</p>
<p>Sollicité par sa belle-sœur pour financer l&#8217;éducation de son fils Ernest, l&#8217;évêque, radin, décide de reprendre en main ce neveu tombé du ciel. Mais le garçon, qui a grandi en marge de la société, a le talent extraordinaire de conter et de fasciner les foules. Ne représente-t-il pas, dès lors, un danger pour le pouvoir ?</p>
<p>Publié en 1926, ce texte sublime, traduit en français pour la 1<sup>ère</sup> fois, nous permet de (re)découvrir Jakob Wassermann (1873-1934), écrivain majeur de la littérature allemande, ami de Thomas Mann, d&#8217;Hofmannsthal… Auteur de génie à la plume magique et au style enchanteur (<span style="text-decoration:underline;">L&#8217;or de Cajamalca</span>, <span style="text-decoration:underline;">L&#8217;affaire Maurizius</span>…), il transpose au XVII<sup>e</sup> siècle (guerre de Trente ans, Inquisition) ce qu&#8217;il vit en Allemagne au début du XX<sup>e</sup> : crises morale, économique, politique. La République de Weimar sombre peu à peu sous les coups des fascistes de tout crin. Mais là, point de conteur, hélas, pour changer la haine en amour… Ses œuvres sont vouées aux bûchers des autodafés.</p>
<p>Belle allégorie que ce garçon qui, à l&#8217;instar de Caspar Hauser, a retrouvé la parole pour raconter ses histoires merveilleuses et rendre la vie plus belle.</p>
<p>Une idée originale et prophétique à découvrir de toute urgence !</p>
<p><strong>WASSERMAN, Jakob. &#8211; L&#8217;affabulateur. &#8211; La dernière goutte, Thriller. &#8211; Traduit de l&#8217;allemand. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/wenz-2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-499" title="Wenz 2" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/wenz-2.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Paul Wenz (1869-1939), l’auteur, est un personnage totalement original. Il est de nationalité australienne, mais est né à Reims et a fait ses études à Paris où il a été l’ami de Gide et de Louys. Sa vie a été remplie de nombreuses activités dont colon en Afrique, puis éleveur en Australie et écrivain. Il a parcouru le monde, d’abord seul, puis avec sa femme, Hettie.</p>
<p>Le récit qu’il nous donne à lire est constitué de fragments de souvenirs épars regroupés en chapitres ou paragraphes avec un titre donnant le thème général. C’est un bonheur de lecture, plein d’anecdotes colorées.</p>
<p>Il évoque tous les moyens de locomotion qu’il a utilisés : bateaux de toutes sortes, chemins de fer, les passagers qu’il a croisés et retrouvés au cours d’autres voyages, des rencontres dont Jack London, Roald Amundsen, les marchés, les cinq sens mis en éveil, les travers des hommes, la nourriture, les différentes coutumes de mariage. Il évoque de nombreux pays et continents, c’est un globe-trotter parfait, adaptable, s’émerveillant de tout et recherchant les rencontres. On a une certaine admiration pour sa femme, qui l’a suivi dans des voyages au confort improbable. C’est un récit à picorer pour s’évader.</p>
<p>Auteur dans la veine des grands écrivains voyageurs à redécouvrir pour sa largeur de vues et sa curiosité d’esprit, loin des donneurs de leçons.</p>
<p><strong>WENZ, Paul. &#8211; En époussetant la mappemonde. &#8211; La Petite maison, Ici AussiE. &#8211; 30 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="260" valign="top"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td width="265" valign="top"><strong>TITRE</strong></td>
<td width="161" valign="top"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top"> </td>
<td width="265" valign="top"> </td>
<td width="161" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Baby, Yvonne</td>
<td width="265" valign="top">Le troisième ciel</td>
<td width="161" valign="top">L. Scheer</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Bortnikov, Dmitri</td>
<td width="265" valign="top">Le syndrome de Fritz</td>
<td width="161" valign="top">Noir sur Blanc</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Bourgois, Elisabeth</td>
<td width="265" valign="top">La mémoire du coquelicot</td>
<td width="161" valign="top">Salvator</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Cleave, Paul</td>
<td width="265" valign="top">Un employé modèle</td>
<td width="161" valign="top">Sonatine</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Confiant, Raphael</td>
<td width="265" valign="top">La jarre d&#8217;or</td>
<td width="161" valign="top">Mercure de France</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Dupeyron, François</td>
<td width="265" valign="top">Où cours-tu Juliette ?</td>
<td width="161" valign="top">L. Scheer</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Gifford, Barry</td>
<td width="265" valign="top">Une éducation américaine</td>
<td width="161" valign="top">13eme note</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Giorgetti, Florence</td>
<td width="265" valign="top">Do you love me ?</td>
<td width="161" valign="top">S. Wespieser</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Hwang, Sok-Yong</td>
<td width="265" valign="top"><em>Monsieur Han</em></td>
<td width="161" valign="top">Zulma</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Levi, Celia</td>
<td width="265" valign="top">Intermittences</td>
<td width="161" valign="top">Tristram</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Mandelman, Avner</td>
<td width="265" valign="top">Le testament de Jaffa</td>
<td width="161" valign="top">L. Lévi</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Mosby, Catherine</td>
<td width="265" valign="top">Sanctuaires ardents</td>
<td width="161" valign="top">Quai Voltaire</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Mulder, Caroline de</td>
<td width="265" valign="top">Ego tango</td>
<td width="161" valign="top">Champ Vallon</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Paulino-Netto, Brigitte</td>
<td width="265" valign="top">Dès que tu meurs appelle-moi</td>
<td width="161" valign="top">Verticales</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Petkovic, Radoslav</td>
<td width="265" valign="top">Souvenir parfait de la mort</td>
<td width="161" valign="top">Gaïa</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Poirrier, Raymond</td>
<td width="265" valign="top">Louise, une femme libre</td>
<td width="161" valign="top">Editions du petit Pavé</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Quintane, Nathalie</td>
<td width="265" valign="top">Tomates</td>
<td width="161" valign="top">POL</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Wayne, Teddy</td>
<td width="265" valign="top">Kapitoil</td>
<td width="161" valign="top">Liana Levi</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Yvert, Fabienne</td>
<td width="265" valign="top">Telescopages</td>
<td width="161" valign="top">Attila</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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			<media:title type="html">Bailly</media:title>
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			<media:title type="html">Barilier</media:title>
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			<media:title type="html">Bayard</media:title>
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			<media:title type="html">bernard</media:title>
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			<media:title type="html">Brusson</media:title>
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			<media:title type="html">Chevreuil</media:title>
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			<media:title type="html">Cloraec</media:title>
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			<media:title type="html">Collett</media:title>
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			<media:title type="html">Delaflotte</media:title>
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			<media:title type="html">Divry</media:title>
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			<media:title type="html">Eriksson</media:title>
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			<media:title type="html">Fansten</media:title>
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			<media:title type="html">Fante</media:title>
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			<media:title type="html">foll</media:title>
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			<media:title type="html">Hanf</media:title>
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			<media:title type="html">Imbert</media:title>
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			<media:title type="html">Jones</media:title>
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			<media:title type="html">Lalumiere</media:title>
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			<media:title type="html">Lethellieux</media:title>
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			<media:title type="html">Lungu</media:title>
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			<media:title type="html">Pallaruelo</media:title>
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			<media:title type="html">Petrovic</media:title>
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			<media:title type="html">Piersanti</media:title>
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			<media:title type="html">Pouillot</media:title>
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			<media:title type="html">Robbins</media:title>
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		<media:content url="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/rozan.jpg?w=93" medium="image">
			<media:title type="html">rozan</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/runtz.jpg?w=92" medium="image">
			<media:title type="html">runtz</media:title>
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			<media:title type="html">strout</media:title>
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		<media:content url="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2011/02/thorarinsson.jpg?w=96" medium="image">
			<media:title type="html">thorarinsson</media:title>
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			<media:title type="html">tokarckuz</media:title>
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			<media:title type="html">Waddell</media:title>
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			<media:title type="html">Wassermann</media:title>
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			<media:title type="html">Wenz 2</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Sélection novembre 2010</title>
		<link>http://bib92petitsediteurs.wordpress.com/2010/11/15/selection-novembre-2010/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Nov 2010 09:56:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[  ﻿ Dans le monde des peuples autochtones sibériens, Erémeï Aïpine est une grande figure. En 1990, l&#8217;Association des peuples du Nord, de la Sibérie et de l&#8217;Extrême-Orient fut créée à Moscou. En 1994, Aïpine en devint président et fit à l’ONU un discours extrêmement important, qui permit à ces peuples de commencer à relever [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=398&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/aipine.jpg"></a>﻿<a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/aipine-2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-443" title="aipine 2." src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/aipine-2.jpg?w=150&#038;h=150" alt="" width="150" height="150" /></a></em></p>
<p><em>Dans le monde des peuples autochtones sibériens, Erémeï Aïpine est une grande figure. En 1990, l&#8217;Association des peuples du Nord, de la Sibérie et de l&#8217;Extrême-Orient fut créée à Moscou. En 1994, Aïpine en devint président et fit à l’ONU un discours extrêmement important, qui permit à ces peuples de commencer à relever la tête et à se réapproprier leur culture.</em></p>
<p><em> </em>Au début des années 30, les Russes veulent sédentariser et enlever leur identité aux peuples du nord de la Sibérie. A la suite de la profanation d’une de leurs îles sacrées par les Rouges, 80 familles ostiakes et samoyèdes (peuples appelés aujourd&#8217;hui respectivement khantys et nénètses) du haut Kazym se réunissent pour élire un nouveau chef et décident de se battre contre les Rouges « jusqu&#8217;à la mort », s&#8217;ils viennent. Et les « Rouges » viennent…et la neige se teinte de rouge : ce sont les massacres du Kazym.</p>
<p>L’héroïne de ce roman survit, avec quatre de ses enfants, à l’un de ces massacres. Pour sauver sa progéniture, celle qui est toujours appelée « la Mère des enfants » commence un long périple en traîneau. C’est un voyage initiatique au cœur d’un univers glacé. Soutenue par la mémoire de son peuple, une culture millénaire et une volonté presque animale, cette mère réussira à sauvegarder son dernier enfant de la dureté de la nature et de la barbarie des hommes.</p>
<p>Le style poétique et les lentes répétitions font de ce texte un véritable chant puissant et envoûtant. On n’en sort pas indemne.</p>
<p><strong>Aïpine, Erémeï </strong>VOIR<strong> Ajpin, Eremej Danilovi. &#8211; La mère de Dieu dans les neiges de sang. &#8211; Paulsen. &#8211; </strong><strong>Traduit du russe. &#8211; 23 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/albou.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-405" title="Albou" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/albou.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Dans un petit village de Kabylie, on se prépare à fêter l’Aïd el Kébir. L’ambiance n’est pas très festive dans la famille d’Hanifa. Chacun à tour de rôle se relaie au chevet du père mourant. Et depuis que les femmes du village ont découvert le corps d’un nouveau-né sur la plage, et que les soupçons se sont orientés vers cette famille, le père n’a plus qu’une idée en tête avant de mourir : marier sa plus jeune fille. Car après, c’est son beau-frère Ahmed qui devra s’occuper d’elle et Hanifa n’aura plus le choix, elle devra épouser celui qu’on lui a désigné. Mais Hanifa est une jeune fille, qui rêve d’un autre avenir et surtout elle est amoureuse de Selim, le mari de sa belle-sœur. Avec lui, elle s’éveille à l’amour, à la sensualité. Mais chacun sait que cet amour est impossible.</p>
<p>Ce livre a été une véritable découverte. Karin Albou, réalisatrice de <em>La petite Jérusalem</em><em>, </em>évite tout stéréotype et nous livre le destin d’une jeune fille tiraillée entre la tradition, la religion, la famille et son amour pour Sélim. Une écriture simple, juste.</p>
<p>Prix SGDL Poncetton.</p>
<p><strong>Albou, Karin. &#8211; La grande fête. &#8211; J. Chambon. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/beerbohm.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-406" title="beerbohm" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/beerbohm.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Né à Londres en 1872, dernier enfant d&#8217;une famille de sept filles et garçons, dont Herbert</em> <em>Beerbohm Tree, un des grands acteurs de théâtre. Max étudie à Oxford, croise Oscar Wilde. Il fait ses premières armes d&#8217;écrivain dans les grandes revues de la décadence anglaise. Suit une carrière d&#8217;écrivain, de caricaturiste, carrière qu&#8217;il met de côté dès 1910 pour aller vivre en Italie avec sa femme, l&#8217;actrice Florence Kahn. Cet étonnant exil, entrecoupé de retours fréquents en Angleterre, ne prendra fin qu&#8217;à sa mort en 1956.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Zuleika Dobson, jeune orpheline, s&#8217;installe chez le recteur d&#8217;Oxford, son grand-père. L&#8217;institutrice devenue magicienne est adulée par les foules et tous les hommes succombent à son charme, bien qu&#8217;elle ne soit pas particulièrement belle. Le duc de Dorset en tombe raide amoureux mais Zuleika refuse sa main et sa fortune! D&#8217;autres étudiants seront ses victimes.</p>
<p>Une histoire charmante, témoin d&#8217;un autre temps, traitée avec fantaisie. Les amoureux sont transis, les femmes cruelles. Roman psychologique et satirique, qui permet de découvrir un auteur oublié. Paru en 1911, réédité avec des illustrations de l&#8217;époque et retraduit, dans une jolie maquette avec de grands rabats.</p>
<p><strong>Beerbohm, Max. &#8211; Zuleika Dobson. &#8211; Mr Toussaint Louverture. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/blas.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-408" title="blas" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/blas.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Bastien est gardien dans un collège jésuite depuis plus de trente ans et se passionne pour le Tibet et le lamaïsme. Lorsque le directeur du collège est remplacé, Bastien est aimablement remercié et doit quitter son logement de fonction en fin d&#8217;année scolaire.</p>
<p>Bastien est aussi le voisin d&#8217;immeuble de Rose, une jeune historienne, et son fils Paul, qui viennent d&#8217;emménager. La jeune femme se lie d&#8217;amitié avec ce vieux monsieur discret, solitaire et presque ascète.</p>
<p>Ces deux personnages sont tourmentés par leur passé. Elle, elle dissimule l&#8217;histoire de sa mère, lui, l&#8217;obscur passé nazi de sa famille&#8230;</p>
<p>Le lecteur suit avec intérêt le récit de ce vieil homme ermite. Qui est-il ? D&#8217;où lui vient cette érudition du lamaïsme ? Que cache-t-il de son passé qui semble si sombre ? Et Rose ?&#8230;.</p>
<p>L&#8217;auteur installe ses personnages avec sensibilité et force, et permet aux lecteurs de pénétrer leurs âmes. Ce texte est riche d&#8217;histoires, de mythes, d&#8217;humanité et de part d&#8217;ombre&#8230;et paraît poser le problème de la vérité. L&#8217;écriture y est toujours sobre et agréable. La structurede la fin est pourtant déroutante. L&#8217;auteur termine par un revirement, un mensonge de son personnage. Pourquoi un tel changement inattendu ?</p>
<p><strong>Blas de Roblès, Jean-Marie. &#8211; La montagne de minuit. &#8211; Zulma<em>. </em>- 16,50 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/borel.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-409" title="Borel" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/borel.jpg?w=112&#038;h=150" alt="" width="112" height="150" /></a>Dans une fiction autobiographique, l’auteur traverse l’histoire économique et politique de l’Espagne et la France de la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle. Son propos passe de l’Histoire à la petite histoire et particulièrement celle de ses grands-parents, devenus ardents défenseurs de la République, de la liberté et de la spécificité de la Catalogne. Personnages très pauvres et courageux à la tâche.</p>
<p>En parallèle, on suit l’histoire d’une riche famille lyonnaise, la famille Gillet qui passe de la soie à la rayonne et à la soie artificielle, liée avec les grandes familles industrielles de l’époque, à Lyon, Paris et Lille : les empires du textile et de la chimie, pas forcément du bon côté de la Résistance.</p>
<p>Isabella, la grand-mère vient d’Andalousie et la pauvreté a conduit sa famille à Barcelone où elle a rencontré Antonio, serveur, puis bistrotier à son compte. Tous les deux sont très engagés en politique et sont obligés de s’exiler en France, où ils obtiendront la nationalité française. Mais Antonio est déporté à Mathausen, dont il est revenu, et l’auteur nous transmet le récit de son grand-père.</p>
<p>La vie de la famille Gillet est passionnante également, on est dans Balzac, capitaine d’industrie lié par la chimie à la fabrication du gaz en 1917 et du gaz exterminateur. La famille se déchire entre collabos et résistants.</p>
<p>C’est un ouvrage extrêmement fouillé, parfois, on a l’impression de lire un document sur cette époque charnière dans l’économie et la vie politique espagnoles et sur la Seconde Guerre mondiale et les camps, car le désir de témoigner de l’auteur est venu d’une discussion avec un négationniste.</p>
<p>Le style riche et dynamique enchaîne tous les événements. Les personnages principaux ont une réelle épaisseur psychologique et , malgré leur grand nombre, tant en France qu’en Espagne, on ne perd pas le fil. On aurait envie de connaître la suite. On se sent en empathie avec l’émotion de l’auteur.</p>
<p>Prix Page des libraires.</p>
<p><strong>Borel, Vincent. &#8211; Antoine et Isabelle. &#8211; Sabine Wespieser. &#8211; 24 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/chabrier.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-410" title="Chabrier" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/chabrier.jpg?w=104&#038;h=150" alt="" width="104" height="150" /></a>Gwendolyn Chabrier s’inspire de la vie de son ami George Schwabe. C’est en écoutant ses souvenirs et ceux de ses amis que l’auteur a décidé d’écrire leur histoire.</p>
<p>Le narrateur, George, rescapé des camps de concentration, confie à son psychothérapeute les conséquences de l’Histoire sur sa propre histoire. Durant son enfance, George vit avec sa famille en Lettonie. Né d’une mère juive et d’un père allemand balte, il grandit entre les deux. Son père emmène régulièrement ses deux fils en Allemagne pour rendre visite à leur famille allemande. C’est durant ces visites que George rencontre Goebbels, un ami de son père, qu’il assiste aux discours d’Hitler, même si cela rend folle de rage sa mère. En juin 1940, la Lettonie est annexée par l’URSS et les 50 000 Allemands baltes sont forcés de rejoindre leur pays. Les juifs ne peuvent plus circuler librement, ils doivent porter l’étoile jaune&#8230; D’abord enfermés dans un des ghettos juifs de la ville, Georges et les siens sont séparés et emmenés dans des camps de concentration.</p>
<p>Entre le roman, le roman psychologique et le document historique, Gwendolyn Chabrier parvient à nous livrer un témoignage bouleversant. Par l’intermédiaire de George, l’auteur et nous-mêmes, nous nous interrogeons sur les raisons de ce génocide. Comment un homme a-t-il pu entraîner d’autres hommes à un tel massacre ? Nous connaissons tous la Seconde Guerre mondiale et les conséquences, mais nous apprenons d’autres éléments en lisant ce livre.</p>
<p><strong>Chabrier, Gwendolyn. &#8211; Derrières les barbelés. &#8211; Huitième jour. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/dawson.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-411" title="dawson" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/dawson.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Récit de la vie de Janna Archanskaia Dawson, la mère de l’auteur.</p>
<p>Janna Archanskaia mène avec sa sœur Frina une vie paisible dans la ville de Kharkhov. La musique est au centre de leur vie. Janna et Frina sont des enfants prodiges, pianistes toutes les deux. Elles se produisent en public dès l’âge de 8 ans. La vie est belle, mais Staline cache à son peuple la progression du nazisme. Lorsque les Allemands envahissent la Pologne en dépit du pacte de non-agression, la plus grande partie de la population d’Ukraine et de Kharkhov s’enfuient vers l’est. Les parents de Janna décident de rester, ce qui leur coûtera la vie.</p>
<p>Cependant, Janna et Frina survivent aux massacres de Drobitski Yar. La bonté et le courage d’inconnus, ainsi que la musique les aideront à survivre tant matériellement que psychologiquement en Ukraine et en Allemagne jusqu’en 1946, année qui verra leur arrivée aux Etats-Unis.</p>
<p>C’est le destin hors du commun des sœurs Archanskaia que Greg Dawson nous relate. Un destin qu’elles avaient tu et caché très longtemps à leurs propres enfants. <em>« Peut-on raconter des choses pareilles à un enfant ? Je ne voulais pas avoir cette cruauté.</em> » a dit Janna à son fils.</p>
<p><strong>Dawson, Greg. &#8211; Joue, joue, sans t’arrêter ! : vie et destin d’une pianiste prodige (1941-1946). &#8211; Autrement, Littératures. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/fusaro.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-412" title="Fusaro" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/fusaro.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Troisième volet de la trilogie italienne :</p>
<p>1 &#8211; Le colosse d&#8217;argile, 2 &#8211; Palermo solo</p>
<p>Sandro, abasourdi et anéanti par la rupture de sa compagne, est aussi un père largué dans la chaleur de l&#8217;été. Il décide de quitter la France en compagnie de son petit garçon Marino, qu&#8217;il entraîne dans sa fuite.</p>
<p>C&#8217;est en écoutant &#8220;l&#8217;Italie&#8221;, chantée par Christophe que Sandro va mettre le cap vers le Sud au volant d&#8217;une Alpha Roméo Guilietta Spider noire. Tel un ruban, la route se déroule au gré de leur fantaisie. Nous assistons alors à une projection cinématographique où défilent des acteurs, et des villes qui fleurent bon les vacances et incitent aux rêves : Portofino, Roma, Venezia, Napoli. Parvenus à l&#8217;extrême sud, l&#8217;embarquement sur un ferry les fera accoster sur l&#8217;île de Stromboli au nord de la Sicile. Ce sera la fin de leur périple.</p>
<p>C&#8217;est plein de couleurs chatoyantes, la mer bleu marine, les chaussures blanches à bouts pointus, les lunettes noires de Mastroianni, la robe de lamé vert de Donna Summer, le maillot de bain orange de Marino, et les &#8220;lettres rouges flamboyantes CCCP&#8221; du casque blanc de la panoplie de Youri Gagarine, seconde peau du petit Marino.</p>
<p>Beau roman plein d&#8217;émotions, dans lequel évoluent des personnages très attachants : le père et le fils qui veillent l&#8217;un sur l&#8217;autre, et tentent de se protéger mutuellement.</p>
<p><strong>Fusaro, Philippe. &#8211; </strong><strong>L&#8217;Italie si j&#8217;y suis. &#8211; La Fosse aux ours. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/gagnon.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-413" title="gagnon" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/gagnon.jpg?w=106&#038;h=150" alt="" width="106" height="150" /></a>Le narrateur, jeune retraité, décide d’adopter Léo. Des inspecteurs du Service Social viennent vérifier si tous les travaux requis sont bien effectués avant son arrivée : pose de rampes, de poignées… Car c’est une adoption peu banale : Léo a 99 ans et il l’a rencontré dans une maison de retraite. C’est un charmant grand-père, qui vient même à bout des réticences de tous les amis du narrateur. Il a de l’humour, est facile à vivre et semble toujours content. La maison se remplit de vie. Pourtant tout n’est pas rose et, par petites touches, le narrateur nous fait entrevoir les difficultés de cette vie à deux avec le déclin de Léo.</p>
<p>Ce petit texte, entre nouvelle et roman, est écrit avec le recul nécessaire pour ne pas tomber dans le pathos. L’humour n’y est pas absent, ni dénué de lucidité ou d’ironie. La pudeur et le respect que montre l’auteur pour ses personnages touche plus que des discours grandiloquents.</p>
<p>Un petit bijou.</p>
<p><strong>Gagnon, Pierre. &#8211; Mon vieux et moi. &#8211; Autrement, Littératures. &#8211; 9 €</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/grenville.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-414" title="grenville" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/grenville.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Kate Grenville retrace ici l&#8217;étrange destin de William Thornhill, gabarier sur la Tamise, condamné pour vol au bagne en Nouvelle-Galles du Sud en 1806. Comme beaucoup de condamnés, il est amnistié après quelques années et décide de quitter la ville de Sydney fondée par les colons britanniques pour s’installer au bord du fleuve Hawkesbury. C’est ainsi qu’il fera la découverte d’une tribu aborigène installée sur ces terres depuis longtemps. Deux cultures vont se rencontrer, s’opposer. L’hostilité entre colons et aborigènes monte peu à peu, et Thornhill va se trouver confronté à un choix impossible. Se joindra-t-il à un groupe de colons décidés à en découdre avec eux ?</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Le fleuve secret</span> plonge le lecteur dans l’expérience des limites. La confrontation des deux cultures, la violence du colonialisme y sont dépeints sans jugement et sans complaisance.</p>
<p><strong>Grenville, Kate. &#8211; Le fleuve secret. &#8211; Métailié. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais (Australie). &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/harwodd.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-415" title="Harwodd" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/harwodd.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Janvier 1889. A Londres, Constance Langton hérite d’un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall. L’avocat John Montague lui conseille vivement de vendre la propriété au plus vite. En effet, le manoir a la réputation de porter malheur à ceux qui y demeurent. Les derniers propriétaires y sont morts, ou ont mystérieusement disparu, ainsi qu’une jeune femme, Eleanor Unwin, et son bébé.</p>
<p>Tous les ingrédients sont présents pour obtenir un roman victorien et gothique de la meilleure facture moderne : jeunes femmes malheureuses, manoir inquiétant nimbé de brumes glaçantes, spiritisme, fantômes, secrets de famille, meurtres et mystères.</p>
<p>Pour dénouer le fil de cette intrigue, différentes voix prennent la parole à tour de rôle, reviennent sur les événements du passé, et poursuivent le récit : Constance, Montague, puis Eleanor dans son journal intime. Par ce procédé, l’auteur distille les révélations, et répond aux coups de théâtre par des pièges et des illusions. L’atmosphère de mystère est parfaitement entretenue tout au long du livre, et si ce n’est quelques pages un peu trop bavardes, on plonge, on suit, on se laisse prendre, on frémit, bref on aime !</p>
<p><strong>Harwood, John. &#8211; La séance. &#8211; Cherche Midi, NéO. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 18 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/hirsch.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-416" title="Hirsch" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/hirsch.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Début décembre 1954, à Paris. Gérard Cohen est le fils de Daniel Cohen, co-fondateur des éditions Gallimard. Elevé au biberon des mots et des paroles d&#8217;écrivains, il est aujourd&#8217;hui coursier pour la même maison d&#8217;édition. Ce jour-là, il doit faire une livraison chez Louis-Ferdinand Céline à Meudon. En même temps est décerné le sacro-saint prix Goncourt. Alors que Gérard s&#8217;élance sur sa mobylette à travers la capitale jusque dans les Hauts-de-Seine, Simone de Beauvoir est à l&#8217;honneur pour <span style="text-decoration:underline;">Les mandarins</span>. Gérard embarque son lecteur avec lui pour parcourir le Paris des années 50 sur des airs de jazz. Il nous restitue aussi des morceaux de sa mémoire, souvenirs de la fuite de sa famille devant les rafles et les persécutions antisémites pendant la guerre.</p>
<p>Lorsqu&#8217;enfin il arrive chez Céline, on assiste à une entrevue mémorable ! L&#8217;écrivain mis au ban, antisémite et âgé, fait face à un jeune homme de 24 ans, juif.</p>
<p>Plongé au cœur de la scène littéraire française des années cinquante, le lecteur est emporté dans le souffle de cette traversée sans répit, où l&#8217;on croise Jean Paulhan, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou encore Paul Léautaud. Au fil des pensées et des rencontres de Gérard Cohen, les mots et les phrases de Mikaël Hirsch servent de fil d&#8217;Ariane à un protagoniste qui se cherche. Récit bien mené, ciselé par une écriture vive et percutante.</p>
<p><strong>Hirsch, Mikaël. &#8211; Le réprouvé. &#8211; L&#8217;Éditeur. &#8211; 14 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/kerangal.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-417" title="Kerangal" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/kerangal.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Telle une épopée légendaire, l’auteur nous raconte la construction d’un pont, qui doit relier la ville de Coca, pour laquelle son maire, appelé Le Boa ( !), prévoit un fabuleux destin, digne des monstres architecturaux de Dubaï, et ….la jungle où vivent des tribus !</p>
<p>La préparation fait appel à tous les corps de métiers nécessaires. Il y a le grutier, la spécialiste en béton, le chef de chantier, terrassiers, soudeurs, toute une faune qui vient des quatre coins du monde et qui est animée par des motivations diverses. De même, ils ont des passés souvent peu avouables, et la plupart sont sans attaches. Il y a les problèmes écologiques, les opposants à cette construction, les soucis financiers, les cas sociaux et ethniques, et de la violence. C’est à la fois un microcosme et un monde.</p>
<p>Il y a peu de place pour des destins individuels, mais l’auteur tisse deux rencontres improbables et touchantes comme deux petites oasis, perdues dans un monde hostile et matériel.</p>
<p>Le style est flamboyant et lyrique. Le choix des mots et des tournures de phrases participent au côté grandiose et à la démesure de cette aventure. Phrases très longues ou très courtes sans verbe, hachées, des mots entre tirets, le temps est le présent, beaucoup d’adjectifs, c’est touffu et foisonnant. C’est une métaphore de notre avenir, monde sans âme, dirigé par le profit et pour la démesure du paraître.</p>
<p>Prix Médicis.</p>
<p><strong>Kerangal, Maylis de. &#8211; Naissance d’un pont. &#8211; Verticales. &#8211; 19 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/ladik.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-418" title="Ladik" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/ladik.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Quel rapport peut-il y avoir entre le naufrage de la Méduse (1816), le géographe Alexandre Corréard qui a survécu au naufrage, le tableau de Géricault immortalisant cette tragédie, le quotidien de peuples africains au XIX<sup>e</sup> siècle, les souterrains de la gare d&#8217;Austerlitz ? Une tablette sur laquelle serait gravée une langue mystérieuse aux pouvoirs extraordinaires.</p>
<p>Deux siècles plus tard, disparaît le Terrible, sous-marin nucléaire français. Des barbouzes hors cadre traquent le groupe Jéricho, un enquêteur expert en art poursuit un tueur psychopathe… Toujours pour les mêmes raisons ?</p>
<p>Roman d&#8217;aventures et d&#8217;action, <span style="text-decoration:underline;">Jéricho</span> est le troisième livre de Josef Ladik (juge d&#8217;instruction qui écrit sous pseudonyme). Il relie deux histoires à travers le temps, le retour aux origines étant un de ses thèmes favoris.</p>
<p>L&#8217;auteur conçoit le thriller comme un divertissement offrant à réfléchir sur des questions philosophiques<em>. </em>Le roman est intelligemment construit, mais pas toujours facile à suivre. Cependant, il est agréable à lire et intéressant pour les mordus d&#8217;Histoire et de mystère…</p>
<p><strong>Ladik, Josef. &#8211; Jéricho. &#8211; First, Thriller. &#8211; 20 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/lepere.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-419" title="lepere" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/lepere.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Parvenir à cerner, en si peu de pages, le flamboyant personnage de Fouquet, procureur général au Parlement de Paris, surintendant des Finances, ministre de Louis XIV, ami des artistes, La Fontaine, Molière, Lully, Madame de Sévigné, bâtisseur et homme d&#8217;entreprise, amateur de femmes, tout en évoquant le contexte historique et les événements, qui ont précipité sa disgrâce semblait impossible. Pierre Lepère y parvient en centrant sa biographie sur la disgrâce de Fouquet et les mois qui l&#8217;ont précédée, l&#8217;insolente réussite de l&#8217;intendant, dont l&#8217;irrésistible ascension apparaît à Colbert, tâcheron envieux à la triste mine, et au roi, comme une menace.</p>
<p>Dans ce roman construit en cinq actes, Pierre Lepère arpente les arcanes du pouvoir tout en restituant l&#8217;ambiguïté d&#8217;un personnage fauché à l&#8217;apogée de sa gloire, lors de la fête donnée en l&#8217;honneur du roi à Vaux le Vicomte, sachant trouver le mot juste qui tient le lecteur en haleine, le détail pertinent qui campe un personnage malgré sa courte apparition. Seul le personnage de Colbert semble caricatural, tant il est antipathique, rancunier, mesquin.</p>
<p>Si on peut reprocher à ce roman quelques raccourcis historiques inévitables, on le lit d&#8217;un trait.</p>
<p><strong>Lepère, Pierre. &#8211; Le ministère des ombres. &#8211; La Différence. &#8211; 17  €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/lustig.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-420" title="Lustig" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/lustig.jpg?w=107&#038;h=150" alt="" width="107" height="150" /></a>L&#8217;histoire douloureuse de Hanka Kaudersova, dite Fine, jeune fille juive de 15 ans. De Prague au ghetto de Terezin, du camp d&#8217;Auschwitz au Felbordel 232, Fine réussit à passer entre les mailles du filet et à survivre. À Auschwitz, elle est au service de l&#8217;infirmerie du camp, où elle est stérilisée et témoin des expériences menées par les nazis sur les détenus juifs. Cette survie se fait dans la souffrance, celle d&#8217;avoir perdu sa famille, de la honte d&#8217;être devenue prostituée pour les SS, mais aussi celle de la douleur physique des rapports sexuels innombrables et journaliers, ainsi que des privations et des punitions infligées par ses bourreaux. Jolie, Fine se fait passer pour plus âgée qu&#8217;elle ne l&#8217;est réellement, ses grands yeux verts envoûtent les officiers SS qu&#8217;elle reçoit dans sa cellule.</p>
<p>De sa vie au Feldbordel jusqu&#8217;à l&#8217;après-guerre immédiat, le texte aborde avec force les réflexions autour de la culpabilité individuelle et collective. Le thème de la prostitution forcée, orchestrée par le Reich pour &#8220;soulager&#8221; les soldats du front, est une facette des horreurs nazies rarement évoquées dans la littérature.</p>
<p>Il y a des passages durs, notamment lorsque l&#8217;Obersturmführer Stefan Sarazin déblatère obsessionnellement ses convictions antisémites.</p>
<p><strong>Lustig, Arnost. &#8211; Elle avait les yeux verts. &#8211; Galaade. &#8211; Traduit du tchèque. &#8211; 23 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/mariani.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-421" title="Mariani" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/mariani.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Ben Hope, ex agent spécial répond à l&#8217;appel de son ami, le colonel Paxton, afin de retrouver les assassins de son fils, célèbre égyptologue. Ce dernier travaillait sur le mystérieux &#8220;projet Akhenaton&#8221;. Ben va bientôt être dépassé par les événements : il s&#8217;agit de rechercher un trésor, celui du Pharaon hérétique. Rendre service aux amis n&#8217;est pas toujours de tout repos !</p>
<p>Universitaire écossais, musicien, traducteur, auteur et journaliste indépendant, Scott Mariani aime explorer le passé. Après <span style="text-decoration:underline;">Le secret de l&#8217;alchimiste</span> (Fulcanelli), <span style="text-decoration:underline;">La conspiration Mozart</span>, <span style="text-decoration:underline;">La prophétie du dernier jour</span>, voici l&#8217;Egypte ancienne dans le trésor des hérétiques, également quatrième volet des aventures de Ben Hope, son héros récurrent qui lui ressemble un peu.</p>
<p>Recette habituelle et ingrédients bien connus : de l&#8217;amour, de l&#8217;action, un brin d&#8217;érudition… Un cocktail qui a déjà fait ses preuves et qui a ses amateurs ! Un bouquin bien écrit et bien construit. Bref, un bon moment de lecture…</p>
<p><strong>Mariani, Scott. &#8211; Le trésor des hérétiques. &#8211; City, Thriller. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; </strong><strong>19, 50 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/martin.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-422" title="Martin" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/martin.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Accusée d&#8217;un parricide qu&#8217;elle n&#8217;a pas commis, Héléna Rénal a purgé une peine de vingt ans de prison avant d&#8217;être innocentée. Elle est meurtrie, mais elle ne renonce pas. Au contraire, elle crée une agence destinée à aider ceux qui sont victimes, condamnées mais innocentes. L’Agence du dernier recours a pour but de chercher et d’apporter les preuves d’erreurs judiciaires.</p>
<p>Elle s’est installée à Avignon. C’est là que Jessica, une ancienne codétenue à qui elle doit la vie, lui demande d’enquêter sur le décès suspect d’une prisonnière qu’elles ont toutes deux côtoyée. Héléna n’hésite pas et va se pencher sur cette enquête, qui va vite sentir le souffre.</p>
<p>Roger Martin est un auteur engagé. Au-delà de l&#8217;enquête policière, dont on notera que certains événements ont réellement eu lieu, <em><span style="text-decoration:underline;">Les ombres du souvenir</span></em> est avant tout un polar social. Il y évoque la drogue, la réinsertion, les résurgences extrémistes, la corruption ou la pornographie.</p>
<p><strong>Martin, Roger. &#8211; Les ombres du souvenir. &#8211; Le Cherche midi. &#8211; 18 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/mattern.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-423" title="Mattern" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/mattern.jpg?w=113&#038;h=150" alt="" width="113" height="150" /></a>Ce roman débute par le constat d&#8217;un homme sur ses derniers instants d&#8217;existence : il lui est difficile de quitter la vie et ses souvenirs.</p>
<p>Cet homme âgé et gravement malade, qui n&#8217;est autre que le narrateur, va revenir sur son passé, par bribes. Il nous laisse alors deviner une histoire faite d&#8217;exil et de migration, où la perte des êtres chers est prépondérante. Avec l&#8217;aide de son fils Gabriel, il va tenter de retrouver notamment un ami de jeunesse dont il fut très proche, Stephan. Ils ont été séparés en 1944.</p>
<p>Roumain du Banat, mais d&#8217;origine française, le narrateur évoque ainsi sa fuite de Temesvar (qui deviendra par la suite Timisoara) en 1944, et celle en 1956 pendant l&#8217;insurrection hongroise, et puis sa rencontre avec Zsuzsanna qui deviendra sa femme.</p>
<p>Avec elle, il désire plus que tout construire une vie « de lait et de miel », mais l&#8217;absence de son ami, de son alter ego demeure une souffrance. La vie si sereine qu&#8217;il souhaitait apparaîtra au final plus lourde qu&#8217;il n&#8217;avait prévu&#8230;</p>
<p>Le récit s&#8217;achève, cependant, sur fond d&#8217;espoir malgré les déracinements, et l&#8217;on apprécie l&#8217;apaisement du narrateur dans le dénouement.</p>
<p>Roman très bien écrit, par l&#8217;auteur-éditeur des <span style="text-decoration:underline;">Bains de Kiraly</span>, où les sentiments humains sont abordés avec beaucoup de finesse.</p>
<p><strong>Mattern, Jean. &#8211; De lait et de miel. &#8211; S. Wespieser. &#8211; 17  €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/megnin.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-424" title="Mégnin" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/megnin.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Professeur d&#8217;histoire des sciences à Besançon.</em></p>
<p>Marion est une libraire passionnée, qui a réussi à s&#8217;installer à Chamonix, et à se faire accepter. Pierre vient de plus en plus souvent à la librairie. Le client va devenir amoureux de Marion, puis son mari. Il est guide de haute montagne. Grâce à lui, Marion ne se contente plus de promenades, mais apprend à grimper. Le couple vit heureux quelques années, jusqu&#8217;au drame qui n&#8217;est pas celui auquel on s&#8217;attend.</p>
<p>Une belle histoire d&#8217;amour, fraîche et limpide, à dévorer.</p>
<p><strong>Megnin, Jean-Philippe. &#8211; La voie Marion. &#8211; Le Dilettante. &#8211; 15 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/moncada.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-426" title="Moncada" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/moncada.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Avril 1970 : la ville de Mequinensa va bientôt disparaitre, noyée par les eaux du grand barrage sur l&#8217;Ebre. Tandis qu&#8217;approche l&#8217;heure fatidique, les souvenirs affluent, les personnages hauts en couleur de la bourgade reprennent vie : Le vieil Arquimedes Quintana, la superbe Madame Fransoua, la riche famille Torres i Camps…</p>
<p>Jesus Moncada (1941-2005) est un auteur majeur, talentueux représentant de la culture et de la langue catalanes, traducteur des grands de la littérature française : Baudelaire, Apollinaire, Dumas, Vian… Natif de Mequinenza (Aragon), il a souhaité que ses cendres soient répandues sur l&#8217;emplacement de sa ville, disparue sous les eaux. L&#8217;ensemble de son œuvre rend hommage à sa région.</p>
<p>Dans le <span style="text-decoration:underline;">Testament de l&#8217;Ebre</span>, il dresse une galerie de portraits, vivants et touchants à la fois, avec un zeste de nostalgie et d&#8217;humour. Il raconte les légendes du coin, les récits des marins d&#8217;eau douce, les joies et les peines des petites gens et des potentats, la cohabitation des classes sociales, la lutte pour la survie, les histoires de cœur, la politique, les guerres… La vie !</p>
<p>C&#8217;est une peinture émouvante et magnifique d&#8217;un temps révolu mais tellement humain ! A découvrir de toute urgence !</p>
<p><strong>Moncada, Jesus. &#8211; </strong><strong>Le testament de l&#8217;Ebre. &#8211; Autrement, Tinta blava. &#8211; Traduit du catalan. &#8211; 19 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/o-brien.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-428" title="o brien" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/o-brien.jpg?w=112&#038;h=150" alt="" width="112" height="150" /></a>Dilly est malade. Elle est hospitalisée. L’hôpital est le moment pour elle de faire un bilan sur sa vie. Son départ d’Irlande pour New York, son premier travail comme bonne, son premier amour, puis le retour parmi les siens, son mariage et l’installation dans une ferme, Rusheen. Puis, c’est au tour de sa fille de raconter son parcours : son mariage, ses désillusions…</p>
<p>Ce roman à deux voix montre à quel point il peut être difficile pour une mère et sa fille de se rencontrer, de se dire les choses importantes. Elles ont besoin l’une de l’autre, mais ne savent pas se le dire. Mais il est trop tard…</p>
<p>On suit la destinée des deux femmes, une génération d’écart, tant de choses différentes et tant de choses communes… Elles ont vraiment besoin l’une, de l’autre mais n’y arrivent pas. Cela pourrait être l’histoire de chacune d’entre nous…</p>
<p><strong>O’Brien, Edna. &#8211; Crépuscule irlandais. &#8211; S. Wespieser. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 24 €</strong><strong> </strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/o-riordan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-429" title="o riordan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/o-riordan.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Ce devait être un week-end romantique à Rome. Mais Matt annonce à Connie qu&#8217;il ne rentrera pas à Londres avec elle&#8230; Connie, hébétée, désespérée, retrouve, seule, ses trois fils, sa jolie maison, tente de justifier l&#8217;absence de Matt, de gagner du temps en fait, comme si elle tentait encore de se persuader que rien n&#8217;avait changé, n&#8217;était venu troubler la vie paisible qu&#8217;elle avait construite autour de son couple et de ses fils.</p>
<p>L&#8217;adultère, l&#8217;attirance magnétique que deux êtres éprouvent l&#8217;un pour l&#8217;autre, la souffrance de l&#8217;épouse trahie, son désir de protéger ses enfants, sa solitude dans une existence qui s&#8217;écroule, les retrouvailles sans joie, tout cela est bien présent dans ce roman.</p>
<p>Kate O&#8217;Riordan analyse, dans ce qui pourrait être une banale histoire de triangle amoureux, avec beaucoup de finesse, l&#8217;ambiguïté du personnage de Connie, qui fera tout pour retrouver l&#8217;amour de celui qu&#8217;elle aime depuis l&#8217;enfance, alors que déjà, à l&#8217;époque, Matt et Greta étaient follement épris l&#8217;un de l&#8217;autre&#8230;</p>
<p>Les autres acteurs de ce récit sont décrits avec la même subtilité : Matt, l&#8217;époux déchiré, Greta, flamboyante et fragile, Mary, amie encombrante et pathétique.</p>
<p><strong>O&#8217;Riordan, Kate. &#8211; Un autre amour. &#8211; J. Losfeld. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais (Irlande). &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/riboulet.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-430" title="riboulet" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/riboulet.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Le narrateur, 45 ans, s&#8217;éprend d&#8217;un jeune acteur, de porno gay qu&#8217;il voit dans un film. Il devine son histoire : son enfance en Lozère avec ses deux frères aînés et ses parents affectueux ; son goût très tôt pour les vêtements de fille ; son premier amour, mort prématurément à huit ans ; son métier : régisseur de théâtre ; l&#8217;escalade qu&#8217;il pratique régulièrement et les rencontres avec des hommes que le hasard mettra sur sa route.</p>
<p>Véritable antidote au livre chinois <span style="text-decoration:underline;">Lèvres pêches</span>, ici l&#8217;homosexualité n&#8217;est pas un drame. L&#8217;amour d&#8217;une famille permet de dépasser la différence. La vie est vécue pleinement, comme une réserve inépuisable de richesse, de créativité, de liberté et comme un instant de vie initiatique, où il faut traverser les épreuves pour se libérer du deuil.</p>
<p><strong>Riboulet, Mathieu. &#8211; Avec Bastien. &#8211; Verdier. &#8211; 14 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/rodrigues.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-431" title="Rodrigues" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/rodrigues.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Deux jeunes enfants décident de partir à la recherche de leur père en suivant la ligne de chemin de fer. Le narrateur est le plus jeune des deux et voue une admiration sans bornes à Mano, son grand frère, mais aussi protecteur et responsable de l&#8217;ensemble de la famille.</p>
<p>Pendant ce voyage, le grand frère montre ses failles, le petit cherche son indépendance.</p>
<p>Ce texte est à la fois un manifeste social, (il décrit la vie des misérables au Brésil) et un roman d&#8217;apprentissage.</p>
<p>Les enfants seuls sur la route sont en devenir, et les rencontres comme leurs réflexions vont leur permettre de grandir et s&#8217;affirmer.</p>
<p>Beau roman à l&#8217;écriture concise, poétique et réaliste. Il s&#8217;en dégage une force qui nous permet d&#8217;accompagner ces enfants sur le chemin de l&#8217;enfance à l&#8217;âge adulte.</p>
<p><strong>Rodrigues, Paulo. &#8211; Au bord de la ligne. &#8211; Folies d&#8217;encre. &#8211; Traduit du portugais (Brésil). &#8211; 14 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/rosenthal.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-433" title="rosenthal" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/rosenthal.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Une petite fille souhaiterait avoir un animal domestique auprès d&#8217;elle, mais elle se heurte au refus de ses parents. Elle envisage de fuir avec les rennes du Père Noël après le 24 décembre…</p>
<p>Le lecteur voit grandir cette petite fille jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte. Tout au long du récit, s&#8217;immiscent les interventions de personnages extérieurs, qui exercent tous des métiers en relation avec le monde animal. : un dresseur de loups, un fils d&#8217;agriculteur devenu soigneur dans un zoo, un biologiste et un boucher.</p>
<p>On finit par s&#8217;habituer à cette alternance continue de voix, mais elle peut être déroutante au premier abord. De nombreux passages sont très drôles ; d&#8217;autres, sérieux, abordent des aspects plus techniques, parfois juridiques, concernant les métiers des quatre intervenants : on apprend des détails sur la réglementation des conditions d&#8217;hébergement des animaux dans les zoos, sur la façon dont sont menées les expérimentations en laboratoire, sur le travail en abattoir par exemple.</p>
<p>Du plaisir à la lecture, mais une fin qui m&#8217;a déçue.</p>
<p>Le personnage principal prend conscience de son homosexualité.</p>
<p>A garder, surtout pour le texte en lui-même (travail sur l&#8217;écriture intéressant, texte très plaisant à lire) et pour les passages à caractère documentaire, mais pas forcément pour l&#8217;histoire.</p>
<p><strong>Rosenthal, Olivia. &#8211; </strong><strong>Que font les rennes après Noël ?. -</strong><strong> Verticales-Phase 2. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/rykner.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-435" title="Rykner" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/rykner.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Le 2 juillet 1944, le narrateur monte, avec 2165 déportés, dans un convoi en direction du camp de Dachau. Un quart d&#8217;entre eux vont mourir lors de ces trois jours de voyage éprouvant, sans eau et sous une chaleur accablante.</p>
<p>Huis-clos ferroviaire dans la tragédie de l&#8217;histoire ! En 140 pages, l&#8217;auteur fait resurgir ce passé douloureux, nous fait revivre l&#8217;horreur. Son héros est un jeune homme de presque 22 ans qui a vieilli prématurément. Il pensait avoir tout vu dans les prisons, où l&#8217;on torture les résistants. Les wagons puent, la chaleur rend fou, la promiscuité chasse l&#8217;humanité, la mort rôde. De qui va-t-elle venir ?</p>
<p>Le héros est froid, lucide, réaliste. Il n&#8217;attend plus rien de la vie. Ce jeune homme serait un parent de l&#8217;auteur, qui a survécu à ce transport et n&#8217;a jamais voulu en parler. Rykner a besoin de mettre des mots sur ce silence lourd qu&#8217;il ne peut supporter.</p>
<p>Né en 1966, Arnaud Rykner est un spécialiste de Marguerite Duras et de Nathalie Sarraute? Cela se ressent dans le style dépouillé du récit, particulièrement efficace pour décrire ce qui se produit de l&#8217;intérieur. C&#8217;est dur, sans concession. Un roman et un auteur à découvrir !</p>
<p><strong>Rykner, Arnaud. &#8211; </strong><strong>Le wagon. &#8211; Rouergue. &#8211; La Brune. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/shafak.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-434" title="shafak" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/shafak.jpg?w=102&#038;h=150" alt="" width="102" height="150" /></a>Deux histoires et trois personnages racontent comment la rencontre avec un soufi a transformé leur vie au-delà des siècles.</p>
<p>Ella, une américaine, la quarantaine, vie bien rangée, mais un peu perturbée par le désir de mariage trop jeune de sa fille, est lectrice pour un éditeur. La lecture en cours la conduit au XIII<sup>e</sup> siècle en Turquie. Le prédicateur musulman, Rumi, voit sa vie transformée par la rencontre avec un derviche soufi, Shams, qui s’installe chez lui et lui enseigne les quarante niveaux de la sagesse. Cet homme est extrêmement séduisant et perturbe la vie de la famille, puis du village : jalousie, commérages, insinuations perfides des voisins, amour fou de la jeune étudiante prise en charge par Roumi… Après l’assassinat du derviche, Rumi deviendra un grand poète.</p>
<p>Ella est subjuguée par la notion d’amour qui émane de ce roman à l’allure de conte, et prend contact avec l’auteur. Ce dernier, un Ecossais devenu soufi et ayant pris le prénom d’Aziz, est un photographe itinérant et très attirant. La rencontre a lieu, et la vie d’Ella est bouleversée et renouvelée avec des valeurs qu’elle ignorait.</p>
<p>Ce conte est très attachant ; la lecture est polyphonique : les voix d’Ella et ses courriels avec Aziz pour la partie contemporaine, celles de Roumi, sa femme, son étudiante, le soufi, les voisins pour le récit historique écrit par Aziz donnent du rythme au récit. L’écriture du livre d’Aziz est poétique et colorée, la partie d’Ella, plus classique, mais intéressante décrit bien la métamorphose de cette femme, qui réalise qu’elle peut penser et vivre par elle-même et non plus par son éducation.</p>
<p>C’est un livre original avec la présentation du soufisme, le parallèle avec la culture américaine traditionnelle et le besoin de s’en libérer.</p>
<p><strong>Shafak, Elif. &#8211; Soufi, mon amour. &#8211; Traduit de l’anglais (Turquie). &#8211; Phébus. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/sizun.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-436" title="Sizun" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/sizun.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Anne est en vacances en Bretagne dans une petite ville que l&#8217;on nomme S… dans le Finistère sud. Elle attend son amant. Nous sommes le dimanche 26 juillet. Il doit arriver samedi 1<sup>er</sup> août. Elle séjourne à l&#8217;Hôtel de la plage, une petite pension de famille où tout le monde se connaît. Anne passe son temps sur la plage à observer les estivants, le téléphone à proximité, guettant le moindre appel de celui  qui hante ses pensées.</p>
<p>Elle regarde la vie qui se déroule en dehors d’elle, et chaque rencontre est prétexte à l’évocation d’un souvenir. Peu à peu, son passé nous est dévoilé : son père aimant mais infidèle, sa mère haïe, son travail à la bibliothèque, sa rencontre avec François, les instants volés avec son amant et la sensation d’exister quand elle est avec lui.</p>
<p>Un portrait mélancolique se dresse et s’égrène au fil des pages. Les jours se suivent, les nouvelles de l’amant se font rares. Une amitié naissante avec une jeune divorcée permet d’oublier la solitude trop pesante. Que l’homme tant attendu vienne ou pas, Anne ne sera plus la même à l’issue de son séjour. Libérée, elle se sentira plus forte et plus réelle que jamais.</p>
<p>L&#8217;auteur dresse ici un très beau portrait de femme : simple et sensible. Elle nous raconte cette semaine d’attente, confiant à son amant lointain et inaccessible ses pensées, ses souvenirs, sa tristesse tel un journal où les chapitres scandent les différentes journées. Une semaine qui lui permettra de faire le point, le bilan de sa vie et d’avancer peut-être. Ses émotions sont confiées avec pudeur, et on ne peut que s’attacher à cette femme si touchante.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Plage</span> est un roman sur la solitude et l’attente. Triste et lumineux à la fois, il s’en dégage une ambiance mélancolique.</p>
<p><strong>Sizun, Marie. &#8211; </strong><strong>Plage. &#8211; Arléa. &#8211; 19 € </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/stockett.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-438" title="Stockett" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/stockett.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Jackson, Mississipi, 1962. Skeeter Phelan, jeune diplômée, retourne chez ses parents. Elle rêve de devenir écrivain. Comme il faut bien commencer, elle devient rédactrice de la <em>Lettre</em> de la Ligue (association de jeunes femmes blanches issues de la bonne société) et chroniqueuse au<em> Jackson journal</em>.</p>
<p>C&#8217;est la rubrique &#8220;ménagère&#8221; de Miss Myrna, qui conduit Skeeter à rencontrer Aibileen, la bonne noire d&#8217;Elisabeth sa meilleure amie, et c&#8217;est une proposition de loi d&#8217;Hilly Holbrook, présidente de la Ligue, qui va renverser le destin de Skeeter, d&#8217;Aibileen et des autres bonnes noires de Jackson.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">La couleur des sentiments</span> est un roman attachant, qui exploite avec finesse les sentiments et les différents points de vue de ses personnages. Il rappelle l&#8217;inégalité raciale et sociale qui sévissait quotidiennement à cause des lois ségrégationnistes.</p>
<p>Il démontre que ni la couleur ni la condition sociale ne constituent un frein au respect et à la tolérance avec autrui.</p>
<p><strong>Stockett, Kathryn. &#8211; La couleur des sentiments. &#8211; J. Chambon. &#8211; </strong><strong>Traduit de l’anglais (Etats-Unis). &#8211; 24 €</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/thibault.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-437" title="thibault" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/11/thibault.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Petit recueil de nouvelles.</p>
<p>Paris constitue le thème principal. Il s’agit d’une véritable déclaration d’amour à la capitale. : Paris, ville désirée, ville aimée ! C’est le lieu de toutes les passions, de toutes les tentations et de tous les possibles pour les personnages qui y jouent leurs destins. A eux tous, ils forment le kaléidoscope  des onze chapitres qui composent ce recueil.</p>
<p>Raconter Paris et ceux qui y vivent est un sujet inépuisable. Myriam Thibault est, elle aussi, tombée sous le charme. Ce petit recueil se lit d’une traite. Le style est alerte, l’écriture d’une grande maturité.</p>
<p>L’auteur a 16 ans. <span style="text-decoration:underline;">Paris, je t’aime</span><em> </em>est son premier livre.</p>
<p><strong>Thibault, Myriam. &#8211; Paris, je t’aime. &#8211; L. Scheer. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="250" valign="top"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td width="293" valign="top"><strong>TITRE</strong></td>
<td width="142" valign="top"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top"> </td>
<td width="293" valign="top"> </td>
<td width="142" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Abdullah, Achmed</td>
<td width="293" valign="top">Un parfait gentleman</td>
<td width="142" valign="top">Ombres</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Acherchour, El Mahdi</td>
<td width="293" valign="top">Moineau</td>
<td width="142" valign="top">Aden</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Alexis, Robert</td>
<td width="293" valign="top">Nora</td>
<td width="142" valign="top">Corti</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Costa, Maria Velho da</td>
<td width="293" valign="top">Myra</td>
<td width="142" valign="top">La Différence</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Coulon Cécile</td>
<td width="293" valign="top">Méfiez-vous des enfants sages</td>
<td width="142" valign="top">V. Hamy</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Daull, Manuel</td>
<td width="293" valign="top">Les oiseaux, peut-être</td>
<td width="142" valign="top">Cambourakis</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Giraffi, Alessandro</td>
<td width="293" valign="top">La révolution de Naples</td>
<td width="142" valign="top">Anacharsis</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Goolrick, Robert<strong> </strong></td>
<td width="293" valign="top">Féroces</td>
<td width="142" valign="top">A. Carrière</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Heyns, Michiel</td>
<td width="293" valign="top">Jours d’enfance</td>
<td width="142" valign="top">P. Rey<em> </em></td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Hochgatterer, Paulus</td>
<td width="293" valign="top">Brève histoire de la pêche à la mouche</td>
<td width="142" valign="top">Quidam</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Humbert, Fabrice<strong> </strong></td>
<td width="293" valign="top">La fortune de Sila</td>
<td width="142" valign="top">Le Passage</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Miyabe Miyuki</td>
<td width="293" valign="top">Du sang sur la toile</td>
<td width="142" valign="top">Picquier</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Nguyen, Huy Thiêp</td>
<td width="293" valign="top">Mademoiselle Sinh et regards croisés</td>
<td width="142" valign="top">L’Aube</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Ravey, Yves</td>
<td width="293" valign="top">Enlèvement avec rançon</td>
<td width="142" valign="top">Minuit</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Salmeron, Fanny</td>
<td width="293" valign="top">Si peu d&#8217;endroits confortables</td>
<td width="142" valign="top">S. Million</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Shanghvi, Siddhavrth Dhavant</td>
<td width="293" valign="top">Les derniers flamants de Bombay</td>
<td width="142" valign="top">Deux terres</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Wagner, Jian Costin</td>
<td width="293" valign="top">L’hiver des lions</td>
<td width="142" valign="top">J. Chambon</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Wexler, Robert Freeman</td>
<td width="293" valign="top">La ville et le tableau</td>
<td width="142" valign="top">Zanzibar</td>
</tr>
<tr>
<td width="250" valign="top">Yamada, Fûtarô</td>
<td width="293" valign="top">Les manuscrits ninja 1</td>
<td width="142" valign="top">Picquier</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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			<media:title type="html">Fusaro</media:title>
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			<media:title type="html">Hirsch</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Sélection septembre 2010</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 12:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Récit d’enfance, celle de l’auteur, plein de charme et de naïveté et, en même temps plein de leçons de vie. Anwar a passé son enfance dans un petit village dans la montagne au Liban. Il raconte son quotidien de petit garçon aimé et entouré par ses parents et sa grand-mère. Chaque chapitre évoque un [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=338&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/accawi.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-341" title="Accawi" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/accawi.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a> </p>
<p>Récit d’enfance, celle de l’auteur, plein de charme et de naïveté et, en même temps plein de leçons de vie.</p>
<p>Anwar a passé son enfance dans un petit village dans la montagne au Liban. Il raconte son quotidien de petit garçon aimé et entouré par ses parents et sa grand-mère. Chaque chapitre évoque un épisode ou un personnage remarquables, et se termine par une pierre qu’Anwar pose sur sa « tour de la lune », pyramide réelle ou imaginaire, de la structuration de sa petite vie. La première pierre correspond à sa première et immense désillusion sur les adultes qui vivent auprès de lui, et à sa prise de conscience du monde qui l’entoure.</p>
<p>Au-delà de son quotidien, c’est celui de tout un peuple rural, dont nous suivons l’évolution et l’intégration dans la modernité. Le tango du gramophone remplace les danses traditionnelles. L’automobile fait son apparition… Nous arrivons aux conflits récents, simplement évoqués dans l’épilogue de l’auteur qui a émigré aux Etats-Unis. Ce n’est ni bien ni mal, c’est tout simplement.</p>
<p>L’écriture est toute simple, mais précise et poétique, et le récit linéaire. Il se dégage un charme sensible, comme dans certains récits d’enfance que nous connaissons. Le récit est à la première personne, mais ne tombe pas dans la facilité ou la mièvrerie. Il y a une évolution de l’enfant au fil des chapitres. Chaque apprentissage forme une construction sur le précédent, et structure la personnalité du narrateur, tout comme sa tour. C’est un livre fondateur.</p>
<p><strong>Accawi</strong><strong>, Anwar. &#8211; L’enfant de la tour de la lune. &#8211; Autrement, Littératures. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/appachana.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-342" title="Appachana" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/appachana.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Nouvelles qui décrivent la société indienne des années 80 à travers le regard d&#8217;une femme. Le lecteur découvre dans un style limpide, les différentes facettes de cette Inde sclérosée. Au fur et à mesure de la lecture, une tension naît entre les nouvelles, telle celle du fonctionnaire poète à ses heures de travail, et par exemple celle d&#8217;une femme mariée par arrangement mais violée quotidiennement !</p>
<p>Une tension si forte que seule la prière des dieux peut permettre de supporter, mais laisse seule la narratrice désemparée devant son futur, car une femme libérée du joug des conventions sociales et familiales est encore rejetée en Inde aujourd&#8217;hui&#8230;</p>
<p><strong>Appachana, Anjana. &#8211; Mes seuls dieux. &#8211; Zulma. <em>- </em>Trad. de l’anglais (Inde). &#8211; 19,50 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/bonneau.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-343" title="Bonneau" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/bonneau.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Réédition de la version originale de 2001.</p>
<p>Le corps d&#8217;une fillette est jeté hors d&#8217;un fiacre rue Saint Vincent. Déguisée en petite fille modèle, elle a, avant sa mort, subi des sévices sexuels. L&#8217;enquête est confiée à l&#8217;inspecteur Berflaut aidé par Toulouse-Lautrec, qui l&#8217;introduit dans l&#8217;univers interlope du Montmartre de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle : monde de la nuit, des voyous et des prostituées, bonne société où les costumes de notables cachent parfois bien des surprises!&#8230;</p>
<p>Par le choix d&#8217;un style résolument classique, l&#8217;auteur réussit pleinement son pari : en immersion totale dans le Montmartre des artistes de l&#8217;époque, le lecteur mène l&#8217;enquête aux côtés de l&#8217;inspecteur Berflaut qui trouve, en Toulouse-Lautrec, un associé de qualité, à l&#8217;intelligence vive et aux relations diverses et variées, voire utiles ! On apprend beaucoup de choses sur cet univers particulier.</p>
<p>Un livre passionnant qui permettra, peut-être, d&#8217;amener les &#8220;anti-polar&#8221; à lire et à apprécier ce genre littéraire souvent décrié à tort !</p>
<p><strong>Bonneau, Renée. &#8211; </strong><strong>Sanguine sur la Butte. &#8211; Nouveau Monde. &#8211; 14 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/braver.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-344" title="Braver" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/braver.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Nous savons tous ce qui s&#8217;est passé le 22 novembre 1963 : l&#8217;assassinat à Dallas du président John Fitzgerald Kennedy. Un traumatisme pour les Etats-Unis, un traumatisme pour la première dame : Jackie.</p>
<p>Mais que savons-nous au juste des sentiments qu&#8217;elle a ressentis ? Comme des réactions et sentiments du personnel de la Maison blanche par exemple ?</p>
<p>C&#8217;est ce que vous propose de découvrir ce roman. Fondé sur les faits et les témoignages réels, il vous embarque dans l&#8217;aventure intérieure totalement imaginée des personnages.</p>
<p>On est avec Jackie à l&#8217;arrière d&#8217;Air Force One, seule une dernière fois avec le corps de son mari, ou encore avec M<sup>elle</sup> Shaw lorsqu&#8217;elle doit annoncer la nouvelle à Caroline et John-John.</p>
<p><em>&#8220;(…) Malgré la pesanteur qui la cloue au sol, il lui suffit de toucher le cercueil de la main pour continuer de voler, loin au-dessus de l&#8217;obscurité et la gravité qui la retiennent ici (&#8230;)&#8221;</em></p>
<p>Un très bon premier roman.</p>
<p><strong>Braver, Adam. &#8211; 22 novembre 1963. &#8211; Sonatine. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/cervera.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-345" title="Cervera" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/cervera.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Après la guerre civile, Franco instaure un régime totalitaire. A Los Yesares, certains y trouvent leur compte, d&#8217;autres prennent le maquis. C&#8217;est l&#8217;histoire de ces vaincus républicains, que l&#8217;auteur raconte par petites touches émouvantes.</p>
<p>Universitaire, journaliste, poète, Alfons Cervera est né en 1947 à Gestalgar, à deux pas de Los Yesares. Il a publié de nombreux ouvrages sur cette période tragique de l&#8217;histoire espagnole. &#8220;<em>Je ne cherche pas la revanche, mais la mémoire de faits qui, jusqu&#8217;alors, n&#8217;ont été racontés que dans la version unique et intéressée des vainqueurs de la guerre.</em>&#8221; explique-t-il.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Maquis</span> est le second volet de sa série consacrée à la mémoire des vaincus : dans ce volume, il évoque la résistance à Franco dans les campagnes. Thème original, car peu prisé des écrivains. Vu de l&#8217;extérieur, on a l&#8217;impression qu&#8217;après la guerre civile, il ne s&#8217;est plus rien passé en Espagne.</p>
<p>Ces chroniques méritent le coup d&#8217;œil. Le style nous fait, peu à peu, pénétrer dans cet univers clos : on y est, on y vit, on subit, on connaît tout le monde, on se tait. C&#8217;est extraordinaire !</p>
<p>Un récit-témoignage passionnant qu&#8217;il est important de découvrir au plus vite.</p>
<p><strong>Cervera, Alfons. &#8211; Maquis. &#8211; La fosse aux ours. &#8211; Traduit de l&#8217;espagnol. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/chevron.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-346" title="Chevron" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/chevron.gif?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Richard Lenoir est un producteur de courts métrages. Criblé de dettes, sa vie est un naufrage. Il décide de mettre fin à ses jours en jetant sa voiture contre la banque, qui lui a refusé un crédit. Mais ça ne se passe pas comme prévu. Il est percuté par un 4&#215;4, et c’est l’accident. A l’hôpital, Richard reçoit la visite d’un homme étrange, émissaire de M. Solonik, dont le fils a été grièvement blessé dans l’accident causé par Lenoir. L’homme, surnommé Conteur, lui propose un marché : soit de mourir comme il le souhaitait, soit de vivre aveugle avec une petite rente. Ainsi, il pourra prélever les cornées de Richard et les offrir au fils de Solonik, qui a perdu la vue dans l’accident. S’il refuse, Conteur lui annonce que les cornées de sa fille sont aussi compatibles. Richard refusant de se soumettre, on tue son ex-femme et on enlève sa fille. Richard Lenoir va se rebeller.</p>
<p>L’intrigue est éloignée de toute norme, l’univers y est décalé. Les personnages sont perturbants, complexes, côtoyant la folie.</p>
<p><strong>Chevron, Michel. &#8211; Icône. &#8211; Après la lune. &#8211; 13 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/clement.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-347" title="Clement" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/clement.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Leonora, une Indienne mexicaine, est envoyée chez les O’Connor, une riche famille du Mexique pour s’occuper des deux jeunes enfants. De sa mère et des religieuses qui l’ont élevée, Leonora a appris à ne jamais dire non. Les deux enfants sont adorables, Mr O’Connor, un avocat réputé, est le plus souvent absent, Mme O’Connor passe ses journées à dormir. Les deux domestiques sont très attentionnées envers Leonora. Celle-ci apprend à apprécier sa nouvelle vie. Pourtant, Mr O’Connor la regarde étrangement, puis un jour, il pose une main sur elle, et puis un baiser… jusqu’au jour ou elle est enceinte de lui. Mme O’Connor demande alors à Leonora de quitter la maison. Mais sous la pression de Mr O’Connor, elle est obligée d’accepter la présence de Leonora jusqu’à l’accouchement, puis finalement d’accepter sa présence tout simplement, car il a été décidé que l’enfant sera élevé par les O’Connor, et Leonora ne devra jamais dévoiler la vérité.</p>
<p>Très belle histoire. La narration est alternée par Leonora et par l’enfant qu’elle a eue avec Mr O’Connor. On comprend que Leonora n’a jamais accepté les avances de son patron, mais on lui a surtout appris à ne pas penser, à ne pas dire non. L’amour qu’elle a pour sa fille, sans pour autant lui avouer la vérité, n’a pas de limite jusqu’au dénouement surprenant et inattendu…</p>
<p><strong>Clément, Jennifer. &#8211; Une histoire vraie tissée de mensonges. &#8211; Autrement. &#8211; 15 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/kim.jpg"></a></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/desaubry.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-348" title="Desaubry" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/desaubry.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>A l&#8217;hôpital Saint-Cyrille, on essaie de respecter le serment d&#8217;Hippocrate, malgré le peu de moyens, le manque de personnel chronique et les oppositions entre l&#8217;administration, les finances et les médecins.</p>
<p>Ces tensions s&#8217;exacerbent au point de coûter la vie à un cadre administratif. Et c&#8217;est, bien entendu, un cadre médical qui se voit accusé du crime…</p>
<p>Réédition du premier roman d&#8217;un auteur médecin qui en connaît un rayon sur la question, puisqu&#8217;elle y a travaillé quinze ans.</p>
<p>Le ton est juste, le style incisif, l&#8217;état des lieux du système hospitalier français donne froid dans le dos : rentabilité, restrictions budgétaires, magouilles, harcèlement, stress, enjeux de pouvoir… Les agents, les patients semblent relégués à un rôle subalterne.</p>
<p>Malaise de la santé, malaise de la police sont associés dans cette enquête en phase avec une certaine actualité, enquête aussi passionnante que déprimante. La psychologie des personnages est finement analysée.</p>
<p>De l&#8217;excellent polar qu&#8217;il faut absolument avoir. Un auteur à découvrir de toute urgence !</p>
<p><strong>Desaubry, Jeanne. &#8211; </strong><strong>Hosto. &#8211; Krakoen, Forcément noir. – 10 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/doubinsky.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-349" title="Doubinsky" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/doubinsky.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Quién es ?</span> est l’histoire d’un de ces jours malheureux où une décision prise hâtivement peut précipiter le destin d’une personne sans histoire et la faire entrer bien malgré elle dans la légende. Le genre de destin dont se serait bien passé William Bonney, alias Billy the Kid (entre autres noms). Le roman revient sur les faits marquants de sa vie avant et après le tragique événement. Au gré de ses réflexions sur son parcours, le personnage se présente à nous au grand jour loin des mensonges et des exagérations qui font les légendes de l’Ouest.</p>
<p>C’est l’histoire malheureuse d’un gamin malingre et discret, qui, victime de la brutalité et de la stupidité d’un autre, va commettre l’irréparable et devenir hors la loi.</p>
<p>Fort bien documenté, ce portrait psychologique dépeint un autre personnage que celui que nous connaissons en fait si peu. Coupable avec certitude de trois homicides, dont deux en légitime défense, (contre les 21 qu’on lui prête). Réputé sanguinaire colérique et illettré, c’est en fait un gamin attachant, amical, lettré que nous décrit avec empathie S. Doubinsky.</p>
<p><strong>Doubinsky, Sébastien. &#8211; Quién es ?. &#8211; Joëlle Losfeld. &#8211; 10,50 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/dubreuim.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-350" title="Dubreuim" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/dubreuim.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Née en 1970 à Lyon, où elle vit toujours actuellement. Écrivain public, elle anime régulièrement des ateliers d&#8217;écriture auprès d&#8217;un public d&#8217;enfants et d&#8217;adultes. Romancière et nouvelliste.</em></p>
<p>Recueil de 5 nouvelles avec dans chacune le personnage principal une adolescente mal dans sa peau, en souffrance : une Marocaine élevée en France qui veut choisir son avenir elle-même, une étudiante malade qui rêve d&#8217;avoir une vie normale, une jeune fille qui souhaite s&#8217;affranchir de l&#8217;emprise maternelle.</p>
<p>La 4eme est consacrée à un SDF qui voit une jeune fille nouvellement arrivée dans la rue, et qu&#8217;il finit par rencontrer.</p>
<p>Le thème commun de toutes ces histoires est la difficulté de grandir, comment trouver sa place dans le monde des adultes. L&#8217;auteur fait preuve de finesse, sensibilité et empathie pour ses personnages, qui réapparaissent d&#8217;une nouvelle à l&#8217;autre.</p>
<p><strong>Dubreuil, Chloé. &#8211; Le sourire de l&#8217;iguane. &#8211; D&#8217;un noir si bleu. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/eldon.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-351" title="Eldon" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/eldon.gif?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Un homme se présente dans un commissariat de Brooklyn, en prétendant que sa femme a disparu pendant leur jogging matinal. A-t-elle été assassinée ? Certains indices persuadent les inspecteurs de la culpabilité du jogger. Pourtant, pour d&#8217;autres, il apparaît innocent. Mais comment le prouver ?</p>
<p>Ancien videur, ex membre d&#8217;un gang new-yorkais, Eldon s&#8217;est mis à écrire lorsqu&#8217;il a arrêté de boire. Bien lui en a pris : fan de Chandler, de Mac Bain, il réussit, avec <span style="text-decoration:underline;">Sur le fil</span>, à ensorceler littéralement le lecteur !</p>
<p>Une bonne histoire, un excellent suspense, une écriture sèche, visuelle, qui se rapproche de la composition scénaristique, des héros à échelle humaine… Tout est là pour faire de ce roman policier un livre qu&#8217;il ne faut surtout pas rater.</p>
<p>Véritable hommage au 87<sup>e</sup> district d&#8217;Ed Mac Bain, cette fiction n&#8217;est pas sans rappeler certains feuilletons américains qui ont une construction efficace, proche du documentaire : NYPD Blues, New York District, the Shield, the bridge…</p>
<p><strong>Eldon, D. James. &#8211; Sur le fil. &#8211; Zanzibar. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/ernestam.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-352" title="ernestam" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/ernestam.jpg?w=88&#038;h=150" alt="" width="88" height="150" /></a>Inga est une photographe suédoise de talent. Après une exposition où les critiques n’étaient pas excellentes (elle manque de spontanéité, de naïveté), elle n’a qu’une envie, rentrer à la maison et retrouver son mari, Marten. Mais c’est un pasteur qui sonne à la porte et lui annonce que Marten est décédé d’une crise cardiaque. Abattue, elle continue comme elle peut de vivre. Mais deux ans plus tard, elle craque. Inga se rend alors dans la maison familiale à Marstand. Elle y retrouve Nikklas, son ami d’enfance. Pour s’occuper, elle décide de ranger la remise. Elle découvre alors un carton avec des coupures de presse sur la guerre de 14-18, une lettre adressée à Rakel, sa grand-mère et qui fait référence à une nuit, où elle et son amie Léa se sont substituées à Dieu. Que s’est-il passé ? Inga part à la recherche d’informations et découvre un lourd secret familial.</p>
<p>Inga veut découvrir ce qu’on lui a caché et comprend que cette quête l’aidera aussi à surmonter son deuil. La narration se fait alternativement par Inga en 2007, et par Rakel en 1959. Très beau roman sur le poids des non-dits, sur la guerre, sur l’amitié et sur la reconstruction d’une femme après la mort de son mari.</p>
<p>A avoir absolument.</p>
<p><strong>Ernestam, Maria. &#8211; Toujours avec toi. &#8211; Gaïa. &#8211; Traduit du suédois. &#8211; 23 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/kim.jpg"></a></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/fallet.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-353" title="Fallet" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/fallet.jpg?w=86&#038;h=150" alt="" width="86" height="150" /></a>Il s&#8217;agit de la réimpression d&#8217;un livre paru en 1974, qui était épuisé. On ne présente plus René Fallet, romancier, poète, cinéaste et dialoguiste.</p>
<p>Nous savourons tout autant que son auteur les délices de l&#8217;attente et l&#8217;émerveillement devant la nature que nous accompagnons au bord de la Bresle pour taquiner les poissons.</p>
<p>Que dire aussi de cet humour, qui déclenche rire ou sourire à toutes les pages ?</p>
<p>La partie de pêche avec son frère Tarin mérite le détour.</p>
<p>C&#8217;est un petit bijou que ce livre, et que l&#8217;on soit ou non pêcheur invétéré on succombe au charme : la Bresle éclate en gouttelettes, illuminée par une averse, criblée de mouches de soleil, joue du Reinhardt sous ses moulins détruits, désaffectés.</p>
<p><strong>Fallet, René. &#8211; Les pieds dans l&#8217;eau. &#8211; Le Cherche midi. &#8211; 12 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/fouassier.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-354" title="Fouassier" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/fouassier.gif?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Né en 1963 en région parisienne. Docteur en droit et en pharmacie, membre du Conseil de l&#8217;Ordre des pharmaciens et professeur d&#8217;université. Romancier et nouvelliste.</em></p>
<p>Recueil de dix nouvelles dédiées aux teignes ! (ce ne sont pas les oiseaux de la couverture, mais dans le règne animal désignent aussi des insectes) sous toutes leurs formes humaines : personnes prétentieuses, fausses, calculatrices, envieuses, racistes. Bref, un hommage à la méchanceté sous tous ses aspects.</p>
<p>En quelques pages, l&#8217;auteur brosse ces portraits virulents, des situations de souffrance, qui débouchent sur le mal que l&#8217;on réserve à autrui. Il y a toujours le dominant et sa victime.</p>
<p>De plus, Eric Fouassier manie l&#8217;humour -noir ou féroce- pour mieux souligner son propos. En bon nouvelliste, il nous offre en prime des chutes renversantes (&#8220;Zapping&#8221;, Attention, chien méchant&#8221;). On en redemande !</p>
<p><strong>Fouassier, Eric. &#8211; Les teignes. &#8211; D&#8217;un noir si bleu. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/goddard.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-355" title="goddard" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/goddard.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Robert Goddard vit dans les Cornouailles. Il publie un livre par an depuis 1986. Son œuvre vient d’être redécouverte en Angleterre et aux États-Unis, où elle connaît un succès sans précédent.</em></p>
<p>Ecrit en 1988, ce livre est paru en France en 1996.</p>
<p>C&#8217;est un roman d&#8217;atmosphère, sur fond de Première Guerre mondiale. Une ambiance oppressante et feutrée dans la campagne anglaise. Leonora Galloway, soixante-dix ans, se rend avec sa fille dans la Somme, là où est érigé le Mémorial britannique de Thiepval Elle décide de lui raconter son histoire, qu&#8217;elle avait cachée pour l&#8217;oublier.</p>
<p>Leonora a été élevée par son grand-père et sa femme. Elle sait peu de choses sur ses parents. Son père est mort lors de la guerre, sa mère est décédée peu après sa naissance. Le sujet est tabou, de nombreuses questions restent sans réponse.</p>
<p>La seconde partie se situe en 1953. Le narrateur est Tom Franklin, ami du père de Leonora et compagnon de tranchées. Il raconte à Leonora ce qui s&#8217;est passé en 1916. Cette partie débute par un meurtre, puis un suicide et de multiples rebondissements. Chaque éclaircissement dévoilera un autre mystère. Nous ne comprendrons toute l&#8217;histoire qu&#8217;à la fin ultime, par le biais des témoignages de différents personnages.</p>
<p>Ce voyage dans le temps est passionnant. L&#8217;écriture est agréable, les personnages sont nombreux et très intéressants.</p>
<p><strong>Goddard, Robert. &#8211; Par un matin d&#8217;automne. &#8211; Sonatine. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><strong><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/green.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-356" title="Green" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/green.gif?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a> </strong><em>Journaliste reconnue en Angleterre, avant d&#8217;écrire cinq romans publiés dans vingt-deux pays. Elle vit aujourd&#8217;hui dans le Connecticut aux États-Unis avec ses quatre enfants.</em><em> </em></p>
<p>Histoire de cinq amies d&#8217;enfance, qui se sont perdues de vue et se retrouvent à l&#8217;occasion de la mort d&#8217;un de leurs amis. Elles s&#8217;interrogent chacune sur leur vie. Les personnages arrivent à la quarantaine et espèrent avoir une seconde chance.</p>
<p>Bien écrit et best-seller sympathique. Une jolie réflexion sur l&#8217;amitié, un livre drôle et émouvant, qui paraît plus sombre que ses titres précédents, plus rattachés à la chick-litt.</p>
<p><strong>Green, Jane. &#8211; Une sonde chance. &#8211; Deux Terres. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 18,50 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/hery.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-357" title="Hery" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/hery.jpg?w=104&#038;h=150" alt="" width="104" height="150" /></a>Officier de l&#8217;armée de mer à la retraite, originaire de Bordeaux.</em></p>
<p>1950 : Michel, 18 ans, vient s&#8217;installer à Bordeaux avec sa famille. Il habite rue Thérésia Cabarrus, et prend l&#8217;habitude de dire &#8220;Bonjour Teresa&#8221; quand il arrive dans la rue. C&#8217;est un jeune homme solitaire, réservé et mal dans sa peau. Il se sent attiré par Annick, mais est trop timide pour chercher à la séduire. A cause de ses bonnes notes, il devient le souffre-douleur d&#8217;un élève de sa classe. L&#8217;année scolaire se terminera dramatiquement pour lui.</p>
<p>1965 : Lucas, son jeune frère, reprend le fil de l&#8217;histoire. Il est devenu dentiste et trouve par hasard le journal intime de son frère. Il décide de venger Michel. Mais le jeune homme honnête et franc aura bien du mal à aller au bout, et finalement le sort en décidera autrement.</p>
<p>Une histoire attachante, que l&#8217;on peut conseiller à tout public.</p>
<p><strong>Hery, Daniel. &#8211; Bonjour Teresa !. &#8211; Terre des graves. &#8211; 15 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/hilsenrath.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-358" title="Hilsenrath" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/hilsenrath.jpg?w=102&#038;h=150" alt="" width="102" height="150" /></a>Allemagne, 15 mai 1907 : Max et Itzig viennent au monde le même jour. Ils grandissent ensemble et s&#8217;aiment comme deux frères. En 1933, Max adhère au parti nazi et se transforme en bourreau ; Itzig est juif et devient l&#8217;ennemi à abattre. Mais Itzig est-il vraiment mort ? Recherché pour crimes contre l&#8217;humanité, Max usurpe l&#8217;identité de son ami. Il part vivre en Palestine et participe activement à la constitution de l&#8217;Etat d&#8217;Israël.</p>
<p>Né à Leipzig en 1926, Edgar Hilsenrath a survécu à l&#8217;horreur nazie. Chacun de ses livres traite de son histoire : la Shoah, le déracinement, la mort… Il s&#8217;est longtemps cherché avant de trouver son style : réalité crue dans <span style="text-decoration:underline;">La nuit </span>(1958), grotesque dans <span style="text-decoration:underline;">Le nazi et le barbier</span> (1971), réalisme documentaire pour le superbe <span style="text-decoration:underline;">Conte de la pensée dernière</span> (1989) qu&#8217;il consacra à la résistance arménienne en 1915.</p>
<p>Quarante ans avant <span style="text-decoration:underline;">Les bienveillantes</span>, Hilsenrath aborde la Shoah du point de vue du criminel, ce qui était original dans les années 70. Il va au-delà de ce concept déjà osé en &#8220;aidant&#8221; son héros à sauver sa peau : prendre la place de sa victime (qu&#8217;il a lui-même liquidée), n&#8217;est-ce pas un comble ? Le nazi devient un activiste sioniste en Palestine. Hilsenrath manie avec brio l&#8217;art du grotesque. On suit le cheminement de cet homme qui n&#8217;a rien de sympathique, pour échapper à la justice. En devenant Itzig, il a tué Max et a ressuscité le juif qu&#8217;Hitler voulait éliminer ! Belle revanche et belle métaphore !</p>
<p><strong>Hilsenrath, Edgar</strong><strong>. &#8211; Le nazi et le barbier. &#8211; Attila. &#8211; Traduit de l&#8217;allemand. &#8211; 23,50 €</strong><strong> </strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/jo.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-359" title="Jo" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/jo.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Née en 1969 à Séoul, Kyung-Ran Jo a fait très tôt ses débuts dans la littérature coréenne, où elle a acquis une place de premier plan avec une œuvre imprégnée de mélancolie et d&#8217;humour. <span style="text-decoration:underline;">Mise en bouche</span> est son premier roman à être traduit en français.</em></p>
<p>En souvenir de sa grand-mère cuisinière, la narratrice dirige un cours de cuisine. Mais quand son homme la quitte pour un mannequin, elle le ferme et reste seule avec leur chien Pauli. Amorphe, elle espère toujours que son amant reviendra. Pauli et elle tombent en dépression. Elle travaille à nouveau dans le grand restaurant italien de Séoul. Ce n&#8217;est qu&#8217;en cuisinant et en mettant au point sa vengeance que Jiwon va peu à peu reprendre goût à l&#8217;existence.</p>
<p>Au passage, elle nous confie sa vie, dont le centre est sa passion pour la nourriture. Jiwon établit des parallèles entre les aliments et l&#8217;humeur, la place et le rôle de la cuisine dans la vie, les relations entre cuisine et amour. Comment être un bon cuisinier ? Que cuisiner ? Comment inventer un plat ? Toutes ces questions supposent de l&#8217;improvisation et de l&#8217;imagination.</p>
<p><strong>Jo, Kyung-Ran. &#8211; Mise en bouche. &#8211; P. Rey. &#8211; Traduit du coréen. &#8211; 18 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/kim.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-360" title="kim" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/kim.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a></p>
<p>Au XVIII<sup>e</sup> siècle, un haut fonctionnaire recherche un meurtrier qu&#8217;il fera écarteler après une série de crimes. Mais les meurtres continuent. C&#8217;est le frère du premier condamné, qui en est à l&#8217;origine. Le haut fonctionnaire est aidé par un passionné d&#8217;horticulture.</p>
<p>Tout au long de l&#8217;enquête, la sœur des suppliciés, dont notre héros est amoureux, apporte un livre écrit par son plus jeune frère, où tous les coupables de ce roman sont inscrits…</p>
<p>Agréable polar historique qui embarque le lecteur dans la Corée du XVIII<sup>e</sup> siècle, lui faisant traverser les années avec facilité. Malgré ce saut dans le temps et dans les civilisations que la lecture implique, il n&#8217;en reste pas moins riche en rebondissements et atemporel.</p>
<p>Loin des romans policiers habituels, <span style="text-decoration:underline;">Les romans meurtriers</span> est une enquête très originale, qui séduit par la limpidité de l&#8217;écriture, et qui marque le début d&#8217;une saga fascinante. En effet, Kim Tak-hwan, dont c&#8217;est le premier livre traduit, prévoit une série de dix volumes ! Il ne reste plus au lecteur qu&#8217;à attendre la suite&#8230;</p>
<p><strong>Kim, Tak-hwan. &#8211; Les romans meurtriers. &#8211; Picquier. &#8211; Traduit du coréen. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/kourilsky.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-362" title="Kourilsky" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/kourilsky.jpg?w=99&#038;h=150" alt="" width="99" height="150" /></a>Prix Littré.</p>
<p>Nouvelle aventure du commissaire Maupas.</p>
<p>Francis Liotais, le narrateur, est représentant en matériel médical. C&#8217;est surtout un homme au charme irrésistible, qui a pour habitude d&#8217;entretenir des relations avec trois maîtresses en même temps ! Alors qu&#8217;il poursuit de ses assiduités Brigitte, Isabelle et Esther, il rencontre Myriam, une vraie mante religieuse d&#8217;une jalousie féroce…</p>
<p>Quand Francis apprend qu&#8217;Esther est assassinée, qu&#8217;une autre a un curieux accident de voiture, et que Myriam pratique le karaté, il a du mal à croire à l&#8217;innocence de cette dernière.</p>
<p>A cet imbroglio amoureux, il faut ajouter du trafic de matériel médical, probablement organisé par la mafia russe.</p>
<p>Francis et le commissaire Maupas essaient de découvrir la vérité. Evidemment, il n&#8217;y aurait pas d&#8217;intérêt à ce que Myriam soit coupable, et l&#8217;auteur nous réserve un coup de théâtre !</p>
<p>Un roman policier sympathique, des personnages plutôt attachants.</p>
<p><strong>Kourilsky, Olivier. &#8211; Homicide par précaution. &#8211; Glyphe. &#8211; 16 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/labter.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-363" title="Labter" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/labter.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Chronique de Laghouat, petite ville au sud d&#8217;Alger, dans les années 50, peu avant le déclenchement des &#8220;événements&#8221;.</p>
<p>Journaliste, poète et éditeur, Lazhari Labter est né en 1952 à Laghouat. Membre du Syndicat National des Journalistes (SNJ) et du Conseil supérieur de l’éthique et de la déontologie, il publie, en 1995, un témoignage chez l’Harmattan : <span style="text-decoration:underline;">Journalistes algériens, entre le bâillon et les balles</span><em>. </em><em> </em></p>
<p>Dans ce recueil, il raconte son pays qui lutte pour son indépendance. Il évoque, par petites touches sensibles, son enfance au sein d&#8217;une famille aimante. La nature est omniprésente. Les objets, qui font le quotidien prennent vie. Les humains, pudiques, éprouvent des sentiments qu&#8217;ils partagent volontiers sans pouvoir en parler. Ils sont pauvres, mais droits, avec un code de l&#8217;honneur et des valeurs qu&#8217;ils transmettent à leurs enfants.</p>
<p>C&#8217;est un recueil magnifique et émouvant. Tout y est amour et fraternité, difficultés et joie pour de petites choses, vie et mort, ombre et lumière, chaleur et poussière…</p>
<p>Les <em>Je me souviens</em> qui introduisent chaque chapitre sont autant d&#8217;hommages à la littérature, un hymne à sa famille, un appel à l&#8217;amour et à la fraternité universels.</p>
<p>Un recueil poignant, qui ne laissera aucun lecteur indifférent.</p>
<p><strong>Labter, Lazhari. &#8211; La cuillère et autres petits riens. &#8211; Zellige. &#8211; Traduit de l&#8217;arabe. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/lamarck.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-364" title="Lamarck" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/lamarck.jpg?w=106&#038;h=150" alt="" width="106" height="150" /></a>Myrtille, la trentaine, est &#8220;bienheureuse.&#8221; Elle vit avec Angelo, ils s&#8217;aiment et elle se refuse. Elle voit sa mère, se souvient de son père. Elle s&#8217;invente un personnage au masque d&#8217;oiseau, qui l&#8217;accompagne tout au long de ses rêves et de son imaginaire.</p>
<p>Ce roman étrange et léger se laisse lire, tant la poésie qui l&#8217;effleure, la tendresse et la respiration de Myrtille est séduisante. Et puis, la couverture, un parapluie et un ciel myrtille sous la pluie et les parapluies noirs, est un vrai appel à la lecture.</p>
<p>Il y a du Amélie Poulain dans Myrtille, un univers baroque et réaliste qui cohabite avec une vraie finesse d&#8217;écriture et une sensibilité rare.</p>
<p><strong>Lamarck</strong><strong>, Hugo. &#8211; Myrtille. &#8211; Galaade. &#8211; 13 €</strong></p>
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<p><span style="text-decoration:underline;"><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/larsen.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-365" title="Larsen" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/larsen.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Clair-obscur</span> est paru aux Etats-Unis sous le titre initial &#8220;Passing&#8221; en 1930, à une époque où la ségrégation raciale était très présente. « Passing » désigne ici le fait de franchir une frontière invisible, celle qui sépare les Noirs des Blancs, la conscience d&#8217;appartenir à une race et le désir, pour des métis, clairs de peau, de se faire passer pour des Blancs.</p>
<p>Claire et Irène, toutes deux métisses, ne se sont pas vues depuis des années. Leurs parcours diffèrent. Claire est mariée à un Blanc, animé d&#8217;une haine raciale violente, qui ignore tout des origines de sa femme. Au grand soulagement de Claire, sa fille est née blanche. Mariée à un médecin de couleur, Irène a choisi d&#8217;assumer son identité au sein de l&#8217;intelligentsia noire. Mais a-t-elle pour autant choisi la sécurité ?</p>
<p>Irène, fascinée par la beauté de Claire, sa personnalité oscillant entre peur et provocation, tente de rejeter celle qui n&#8217;a pas hésité à mettre son amie dans une situation humiliante, mais qui pourtant l&#8217;attire d&#8217;une façon irrésistible. Si elle a choisi la sécurité, Irène finit pourtant par se sentir menacée, d&#8217;une toute autre manière&#8230; En proie à une peur croissante, Irène guette le moindre signe susceptible de la mettre en danger. La tension monte, jusqu&#8217;au drame que le lecteur interprète comme il veut.</p>
<p>Le récit, incisif, sans dérive de sentiments, presque clinique, construit sur le fil du rasoir, est glaçant. Il y est question de prise de risque, de choix, assumé ou non. La démonstration est implacable.</p>
<p><strong>Larsen, Nella. &#8211; Clair-obscur. &#8211; Climats. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 17 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/laurence.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-366" title="Laurence" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/laurence.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Morgan Gunn, une femme de 47 ans, vit dans une ferme en bordure d&#8217;une rivière au Canada. C’est un écrivain qui a déjà publié quelques romans. Tous les jours, elle s’installe à la table de sa cuisine, face à la rivière et à une page blanche.</p>
<p>Le départ de sa fille la rendant mélancolique, elle se laisse submerger par les souvenirs et fait le point sur les grands moments de sa vie : la mort des ses parents, son enfance en marge de la société dans une petite ville du Manawaka, élevée par des gens pauvres mais chaleureux, sa relation avec Jules Tonnerre, un chanteur de country métis, un mariage avec un prof de fac, et surtout l&#8217;écriture qui fut tout au long de sa vie son véritable refuge.</p>
<p>L’écriture est simple et limpide, les personnages sont fouillés. La construction très travaillée n’est cependant pas lourde. Ce roman largement autobiographique est un petit bijou.</p>
<p><strong>Laurence, Margaret. &#8211; Les devins. &#8211; J. Losfeld. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais (Canada). &#8211; 26 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/lorens.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-367" title="Lorens" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/lorens.jpg?w=104&#038;h=150" alt="" width="104" height="150" /></a>Né en 1970 à Tourcoing, Alexis Lorens réside dans le Finistère. Il s&#8217;est engagé à 19 ans dans la Marine nationale, et son métier de navigateur l&#8217;amène à voyager dans de nombreux pays.</em><em> Il est également romancier et éditeur.</em></p>
<p>Paris, 1936 : Un cheminot doit arrêter sa locomotive à vapeur in extremis : il y a un corps sur la voie. L&#8217;inspecteur Kerlann et ses acolytes accourent. Une femme a été assassinée, mais il n&#8217;y a pas de sang. Il s&#8217;agit de Clémence Daffaut, 19 ans, danseuse à l&#8217;Opéra Garnier dans la troupe de Serge Lifar. Dans une villa, on trouve une luxueuse édition du <span style="text-decoration:underline;">Horla</span> de Maupassant. L&#8217;inspecteur tombe amoureux de l&#8217;amie de la morte.</p>
<p>Un second meurtre presque identique a lieu ; cette fois, la victime est russe, ce qui oriente la police de nouveau vers les danseurs de l&#8217;Opéra. Des Russes aux usages de vampires sont soupçonnés. La course poursuite est lancée à travers la Russie et l&#8217;Amérique.</p>
<p>Un polar sans temps mort.</p>
<p><strong>Lorens, Alexis. &#8211; Les loups de Kharkov. &#8211; Petit caveau. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/moor.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-368" title="Moor" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/moor.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Le 31 janvier 1953, une tempête historique aux Pays-Bas raye de la carte le Sud-ouest du pays. Ce jour là, Lidy a accepté l&#8217;échange qu&#8217;Armanda, sa sœur, lui a proposé : garder sa fille de deux ans et accompagner son mari à une fête familiale, pendant que Lidy passera son week-end dans la famille du filleul de sa sœur.</p>
<p>Le roman va ainsi se dérouler en deux temps : les dernières heures de la vie de Lidy, les 40 dernières années de la vie d&#8217;Armanda. Pendant que l&#8217;une lutte pour rester en vie, l&#8217;autre va épouser son beau frère, élever Nadia comme sa fille et avoir deux enfants. L&#8217;une capitalisera en quelques heures une multitude d&#8217;expériences, l&#8217;autre survivra au drame, aux souvenirs et à l&#8217;absence.</p>
<p>Superbe roman, sur la fratrie, sur l&#8217;attente, sur le destin, servi par une écriture précise, détaillée et profonde quand il s&#8217;agit de Lidy, et plus superficielle quand il s&#8217;agit de Armanda.</p>
<p><strong>Moor, Margriet de. &#8211; Une catastrophe naturelle. &#8211; Libella/Maren Sell. &#8211; Traduit du néerlandais. &#8211; 24 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/orkeny.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-369" title="Orkeny" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/orkeny.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Peut-on filmer des personnes juste avant leur mort, puis leur mort en direct ?</p>
<p>Un jeune réalisateur de télévision se lance dans ce défi afin de persuader ses contemporains que la mort fait aussi partie de la vie, qu’ « elle est un élément organique de la vie ». En échange, il propose à ses participants une forte somme d’argent. Mais le projet s’avère plus compliqué que prévu, les candidats susceptibles de mourir sous l’œil des caméras se montrant parfois rebelles aux nécessités de la production, que le moment fatal survienne trop tôt, tarde à venir, ou que les mourants se montrent trop gourmands pour négocier leur participation.</p>
<p>Ecrit dans les années 70, cette farce visionnaire annonce d’une certaine manière les excès de la télé-réalité d’aujourd’hui, en dénonçant l’absurdité des comportements humains.</p>
<p><strong>Orkeny, Istvan. &#8211; Floralies. &#8211; Cambourakis. &#8211; Traduit du hongrois. &#8211; 10 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/rosnay.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-370" title="rosnay" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/rosnay.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>« &#8230;une série grise de joies calmes, de tranquillité ankylosée. Un bonheur engourdi, embourbé dans le rituel du quotidien&#8230; », ainsi ressemble la vie de Colombe Barou.</p>
<p>Nègre dans une maison d&#8217;édition, femme raisonnable, bonne ménagère et cuisinière auprès de son mari et de leurs jumeaux, sœur effacée dans la famille&#8230; Colombe n&#8217;est jamais en première ligne, elle reste dans l&#8217;ombre, l&#8217;ombre de sa sœur, l&#8217;ombre de son mari, l&#8217;ombre des starlettes dont elle écrit les romans. Jusqu&#8217;au jour où son mari et elle décident de déménager. Et c&#8217;est elle qui choisit l&#8217;appartement. Très vite, elle se retrouve seule dans ce logement alors que son époux est en voyage d&#8217;affaires. Une nuit, à 3 h du matin, elle est réveillée par les Rolling Stones ! Son mari absent, elle n&#8217;ose agir auprès du voisin indélicat. Mais cette nuisance se reproduit plusieurs fois, et toujours lorsque le mari est absent. Peu à peu Colombe devient insomniaque et perd ses repères.</p>
<p>Jeu pervers du voisin ou folie de Colombe ? Peu à peu, celle-ci plonge dans la paranoïa, le lecteur oscille entre doute envers l&#8217;état de santé mentale de Colombe et les « éventuelles » intentions malfaisantes de ce mystérieux voisin que tous semblent apprécier.</p>
<p>Tatiana de Rosnay varie entre roman psychologique et thriller sans que <span style="text-decoration:underline;">Le voisin</span> en soit un totalement ! La forme est vraiment surprenante et quelque peu déstabilisante, mais nous restons accrochés au récit de Colombe jusqu&#8217;au bout parce qu&#8217;il s&#8217;agit avant tout de l&#8217;histoire de l&#8217;émancipation d&#8217;une femme !</p>
<p>Entre suspense et sueurs froides.</p>
<p><strong>Rosnay, de Tatiana. &#8211; Le voisin. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/sard.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-371" title="Sard" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/sard.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Août 2009 : deux meurtres ont lieu dans une clinique psychiatrique près de Nantes. Duclois, à l&#8217;apparence de salaud parfait, fils d&#8217;un homme riche et en vue, qui tient à ce que rien ne s&#8217;ébruite ; et un homme simple, dont on ne sait pas grand-chose. Quel est le lien entre les deux ?</p>
<p>Le commissaire Czerny, aidé de ses sbires, peine à trouver le coupable et le mobile. On suit tantôt l&#8217;avancée de l&#8217;enquête, tantôt l&#8217;assassin, dans des chapitres assez courts.</p>
<p>Polar humoristique, où tous les personnages ont un surnom (la clinique La Bruyère est devenue Morsaline), et où le style n&#8217;est guère académique ; mais l&#8217;auteur accumule les jeux de mots.</p>
<p><strong>Sard, Hervé. &#8211; Morsaline. &#8211; Krakoen, Forcément noir. &#8211; 11 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/singer.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-372" title="Singer" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/singer.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Elie Cooper est un jeune artiste qualifié par les milieux branchés de New York de &#8220;néo-post-impressionniste&#8221;. Il vit avec une jeune femme noire, danseuse dans un théâtre de Broadway. Un soir, celle-ci meurt dans un accident au théâtre quand une poulie se détache et lui tombe dessus.</p>
<p>Fou de douleur, Elie se perd dans Central Park, où il tombe dans une faille temporelle qui le ramène en 1938 dans le Mississippi.</p>
<p>Logé dans une petite pension de famille, il y rencontre une jeune femme de chambre qui ressemble étrangement à sa femme. Tous deux essaient de comprendre ce qui leur arrive, pourquoi sont-ils coincés dans un espace de temps entre le New York d’aujourd’hui et le Mississippi de 1938, berceau du blues mais également ségrégationniste. Pourquoi d’étranges policiers, gardiens des passages et de non moins étranges passeurs croisent-ils leur route ?</p>
<p>C’est un livre étrange que l’on ne peut poser, à la limite du roman noir  et du roman de science-fiction.</p>
<p><strong>Singer, Nathan. &#8211; Mississippi blues. &#8211; Moisson rouge/Alvik. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/spence.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-373" title="Spence" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/spence.jpg?w=102&#038;h=150" alt="" width="102" height="150" /></a>En 1858, Thomas Glover quitte son Ecosse natale pour faire carrière au Japon au sein d’une société commerciale européenne. Peu à peu, ses rencontres l’amènent à développer sa propre entreprise, passant du commerce de denrées à celui des armes. Mais au Japon, le succès ne va pas sans la compréhension des traditions et le respect d’un code que le héros adopte petit à petit. Et il sera vite emporté par le flot de l’histoire, qui verra la restauration du pouvoir de l’empereur au détriment de celui du shogun, et la modernisation du pays.<strong> </strong></p>
<p>Un roman d’aventure qui propose une rencontre entre deux insularités. L’auteur, qui a choisi des moments cruciaux de l’Histoire nippone, plonge le lecteur au sein d’une ère de changement où tout aventurier intrépide peut réussir.</p>
<p>L’écriture soignée, la minutie apportée aux détails, aux personnages ainsi qu’aux faits historiques en font un roman de choix pour cette rentrée.</p>
<p><strong>Spence, Alan. &#8211; Le monde flottant. &#8211; H. d’Ormesson. &#8211; Traduit de l’anglais. &#8211; 23 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/stern.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-374" title="Stern" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/stern.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Rosa Blum est une femme intelligente, cultivée, séduisante, mariée depuis plus de 10 ans à Jean avec qui elle a eu deux enfants. Elle a tout pour être heureuse. Un soir de septembre, lors d’un vernissage, Rosa fait la connaissance de Denis, écrivain plutôt séduisant ; elle tombe sous le charme. Les jours suivants, Rosa espère, attend un signe de Denis, et un mail enfin arrive. Ils se revoient, se plaisent et tombent éperdument amoureux. Mais Rosa n’assume pas cette liaison, elle est rongée par la culpabilité. Plusieurs fois, elle mettra un terme à cette relation, tentera de reconstruire avec son mari, pour finalement revenir auprès de Denis. Loin de son amant elle dépérit, avec lui elle culpabilise de délaisser son foyer. Rosa est incapable de choisir, elle est déchirée, ne sait plus où elle en est.</p>
<p>C’est ce dilemme, rester ou partir, cette incapacité à trancher, à prendre sa vie en main, les faiblesses, les doutes de Rosa que raconte ce premier roman. Si le sujet n’est pas très original, c’est un roman qui fait preuve de beaucoup de sensibilité, de justesse. Le personnage principal, Rosa, est attachant, on s’identifie à elle, on comprend ses doutes, ses peurs, ses nombreux revirements. L’auteur ne porte pas un regard moralisateur sur elle, elle ne la condamne pas, ne la défend pas et le lecteur non plus ne la juge pas, on aimerait la voir heureuse, qu’elle trouve enfin le bonheur…</p>
<p><strong><strong>Stern, Sarah</strong>. &#8211; Chroniques d’un adultère. &#8211; L. Scheer. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/vacher.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-375" title="Vacher" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/vacher.gif?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Plusieurs morts suspectes surviennent dans le Limousin, sur le plateau de Millevaches aux alentours des années 90. Au milieu d&#8217;une nature aride, belle, granitique serpentent trois rivières : Creuse, Corrèze et Vienne. Il ne fait pas bon s&#8217;aventurer à la Cro do Diable, une crevasse si profonde, si sombre, et si difficile d&#8217;accès, qu&#8217;elle est propice à bien des légendes. C&#8217;est là que les cadavres de Jojo et de son amie Marie la Mie vont être retrouvés. Ces deux-là picolaient sec, Jojo noyant sa retraite dans le vin. Mais pourquoi avaient-ils échoué à cet endroit ? C&#8217;est un mystère pour Louis, son ancien employeur, propriétaire des terrains alentour qui, avec son chien Pépère, les découvrent là, enfouis sous les ronces et les fougères. A son tour, Louis sera aussi victime d&#8217;un meurtre, écrasé par son tracteur au fond d&#8217;un pré au bord de la crevasse.</p>
<p>Se lancent sur l&#8217;enquête Max Léobon, journaliste à l&#8217;&#8221;Echo du Limousin&#8221;, et Bastien Lenoir, un flic de Limoges qui officie depuis une vingtaine d&#8217;années. A Limoges les technocrates européens et les élus locaux sont en pourparlers pour le stockage des déchets nucléaires sur le plateau de Millevaches. Faudrait-il faire un rapprochement entre ces fâcheux événements ?</p>
<p>Policier original, vivant, où évoluent des personnages hauts en couleur dans ce milieu rural habité par des paysans pleins de bon sens et d&#8217;humanité.</p>
<p><strong>Vacher,  Serge. &#8211; Lo Cro Do diable. &#8211; Après la lune, Lunes blafardes. &#8211; 8 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/wagner.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-376" title="Wagner" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/wagner.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Finlande, été 2007. Une jeune adolescente de 13 ans sur une bicyclette rouge disparaît en se rendant à son entrainement de volley-ball. On retrouve son vélo exactement au même endroit que celui d’une autre jeune fille qui avait été violée et tuée trente trois ans plus tôt. L’annonce de cette disparition va non seulement ébranler la police et la population, mais aussi quelqu’un qui avait gardé sous silence un passé bien caché depuis de nombreuses années.</p>
<p>L’auteur du premier crime n’a jamais été arrêté, et les policiers rouvrent l’enquête en pensant que les deux affaires sont liées.</p>
<p>Ainsi, le jeune commissaire Kimmo Joentaa s’appuiera sur l’aide et l’expérience d’Antsi Ketola (policier à la retraite le jour de l’annonce de la deuxième disparition) qui enquêtait déjà sur le premier crime à l’époque, pour mener à bien leurs investigations.</p>
<p>Dès le début du roman, Jan Costin Wagner dévoile aux lecteurs l’identité des meurtriers. L’auteur joue avec ses personnages en les alternant à chaque chapitre, à chaque paragraphe parfois, tout en mêlant passé et présent. Nous évoluons ainsi dans l’intrigue et dans les pensées intimes des personnages de façon subtile.</p>
<p>Un roman très bien construit sur le thème difficile de la pornographie juvénile, de la culpabilité, des remords, et de la lâcheté.</p>
<p>Ce roman a reçu le Prix du Polar Européen. A avoir absolument.</p>
<p><strong>Wagner, Jan Costin. &#8211; Le silence. &#8211; J. Chambon. &#8211; Traduit de l&#8217;allemand.- 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/yalom.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-377" title="Yalom" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/yalom.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une rencontre, fictive, entre Nietzsche et le célèbre Dr Breuer, médecin viennois, qui a soigné Anna O. De leur rencontre, entre celui qui va soigner le corps et le philosophe qui va, par la parole, aider à dénouer les tourments du médecin, naîtra une amitié rare et riche.</p>
<p>Mi-fiction, mi-histoire, les personnages du livre ayant tous existé, entre la réflexion philosophique, le quotidien auquel tous nous sommes soumis, ce roman brillant et accessible à tous s&#8217;avère passionnant…</p>
<p><strong>Yalom, Irvin. &#8211; Et Nietzsche a pleuré. &#8211; Galaade. &#8211; </strong><strong>24 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/zvagincev.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-378" title="Zvagincev" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/09/zvagincev.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>Ex-officier de l&#8217;Armée rouge ayant servi en Afghanistan et en Serbie, Skif revient dans son pays qui n&#8217;existe plus. La situation qu&#8217;il découvre en 1996 le choque : hommes politiques incapables, businessmen louches, mafias multiformes… En cherchant à revoir sa femme, il est impliqué, malgré lui, dans des affaires sordides…</p>
<p>Traduit pour la première fois en français, ce roman d&#8217;espionnage et d&#8217;action a été publié en 1999. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour découvrir ce petit bijou d&#8217;humour noir ?<em> </em></p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Sélection naturelle</span> dresse l&#8217;inventaire de la Russie des années 90. L&#8217;auteur décrit avec humour et cynisme la société russe de la période Eltsine, à contre-courant des idées reçues. Un portrait au vitriol !</p>
<p>Spécialiste des milieux criminels, Alexandre Zviaguintsev a instruit certaines des affaires les plus retentissantes. Il mène actuellement l&#8217;enquête, côté russe, sur le crash de l&#8217;avion du président polonais, en avril dernier.</p>
<p>A travers des héros bien réels, il dessine un monde voué au chaos, dans lequel s&#8217;affrontent des clans aspirant au pouvoir par tous les moyens et des hommes s&#8217;efforçant de trouver leur voie sans transgresser la loi.</p>
<p>Un vrai régal…</p>
<p><strong>Zviaguintsev, Alexandre</strong><strong>. &#8211; Sélection naturelle. &#8211; Edition des Syrtes. &#8211; Traduit du russe. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="260" valign="top"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td width="265" valign="top"><strong>TITRE</strong></td>
<td width="161" valign="top"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top"> </td>
<td width="265" valign="top"> </td>
<td width="161" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Abu-Jaber, Diana</td>
<td width="265" valign="top">Origine</td>
<td width="161" valign="top">Sonatine</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Allingham, Margery</td>
<td width="265" valign="top">Cercueils et Cie</td>
<td width="161" valign="top">BakerStreet</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Bonnet, Georges</td>
<td width="265" valign="top">Chaque regard est un adieu</td>
<td width="161" valign="top">Le Temps qu&#8217;il fait</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Bouysse, Franck</td>
<td width="265" valign="top">Lhondres ou les ruelles sans étoiles</td>
<td width="161" valign="top">Les ardents éditeurs</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Chevron, Michel</td>
<td width="265" valign="top">Icône</td>
<td width="161" valign="top">Après la lune</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Flamand, Isabelle</td>
<td width="265" valign="top">Les rescapés</td>
<td width="161" valign="top">L&#8217;Harmattan</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Fromm, Pete</td>
<td width="265" valign="top">Avant la nuit</td>
<td width="161" valign="top">Gallmeister</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Gilabert, Teodoro</td>
<td width="265" valign="top">La belle mauve</td>
<td width="161" valign="top">Buchet Chastel</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Gobin, Arnaud</td>
<td width="265" valign="top">Le banquet des silphes</td>
<td width="161" valign="top">Après la lune</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Incardona, Joseph</td>
<td width="265" valign="top">Lonely Betty</td>
<td width="161" valign="top">Finitude</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Jepsen, Erling</td>
<td width="265" valign="top">L’art de pleurer en chœur</td>
<td width="161" valign="top">S. Wespieser</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Keegan, Claire</td>
<td width="265" valign="top">L&#8217;Antarctique</td>
<td width="161" valign="top">S. Wespieser</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Litt, Toby</td>
<td width="265" valign="top">Mélancolie du rocker</td>
<td width="161" valign="top">Phébus</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Obione, Max</td>
<td width="265" valign="top">Scarelife</td>
<td width="161" valign="top">Krakoen</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Peffer, Randall</td>
<td width="265" valign="top">La fille de Neptune</td>
<td width="161" valign="top">Moisson rouge/Alvik</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Pla, Josep</td>
<td width="265" valign="top">Pain et raisin</td>
<td width="161" valign="top">Autrement</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Roulet, Daniel</td>
<td width="265" valign="top">Luisa</td>
<td width="161" valign="top">Le Temps qu&#8217;il fait</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Suarez, Daniel</td>
<td width="265" valign="top">Daemon</td>
<td width="161" valign="top">Fleuve noir</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Twinning, James</td>
<td width="265" valign="top">L&#8217;affaire Caravage</td>
<td width="161" valign="top">City</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Volo, Fabio</td>
<td width="265" valign="top">Une journée de plus</td>
<td width="161" valign="top">Fleuve Noir</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Yan, L</td>
<td width="265" valign="top">Songeant à mon père</td>
<td width="161" valign="top">Picquier</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Ziarati, Hamid</td>
<td width="265" valign="top">Salam, Maman</td>
<td width="161" valign="top">T. Magnier</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top"><strong> </strong></td>
<td width="265" valign="top"> </td>
<td width="161" valign="top"> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/338/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=338&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Accawi</media:title>
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			<media:title type="html">Appachana</media:title>
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			<media:title type="html">Bonneau</media:title>
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			<media:title type="html">Braver</media:title>
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			<media:title type="html">Cervera</media:title>
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			<media:title type="html">Chevron</media:title>
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			<media:title type="html">Clement</media:title>
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			<media:title type="html">Desaubry</media:title>
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			<media:title type="html">Dubreuim</media:title>
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			<media:title type="html">Kourilsky</media:title>
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		<title>Calendrier 2010-2011</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 13:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Voici le planning pour la nouvelle année . Les prochaines réunions auront lieu les : 5 novembre 2010, 28 janvier 2011, 25 mars, et 27 mai. Venez nombreuses !<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=332&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Voici le planning pour la nouvelle année . Les prochaines réunions auront lieu les : 5 novembre 2010, 28 janvier 2011, 25 mars, et 27 mai. Venez nombreuses !</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/bib92petitsediteurs.wordpress.com/332/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=332&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Sélection Petits éditeurs juin 2010</title>
		<link>http://bib92petitsediteurs.wordpress.com/2010/06/23/selection-petits-editeurs-juin-2010/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 15:44:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>petitsediteursbib92</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Que fait un poète lorsqu&#8217;il se fait voler sa bicyclette ? Il court après les voleurs… Et si les riverains soutiennent les voleurs ? Il tente de retrouver les pièces détachées de sa bécane… Il se résout finalement à porter plainte. Mais, en 1946, à Rome, soumise à la restriction, détruite par la guerre [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bib92petitsediteurs.wordpress.com&amp;blog=6852080&amp;post=276&amp;subd=bib92petitsediteurs&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/spilmont.jpg"></a> </p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/bartolini.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-279" title="Bartolini" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/bartolini.jpg?w=89&#038;h=150" alt="" width="89" height="150" /></a>Que fait un poète lorsqu&#8217;il se fait voler sa bicyclette ? Il court après les voleurs… Et si les riverains soutiennent les voleurs ? Il tente de retrouver les pièces détachées de sa bécane… Il se résout finalement à porter plainte. Mais, en 1946, à Rome, soumise à la restriction, détruite par la guerre et par le fascisme, rien n&#8217;est simple !</em></p>
<p>Peintre, graveur, poète et écrivain antifasciste, Luigi Bartolini (1892-1963) choisit le prétexte d&#8217;un menu larcin pour nous entraîner dans les bas-fonds de Rome. Il en décrit la misère et le mal-être des petites gens face à un Etat en reconstruction : peur des représailles politiques, tutelle financière, corruption, prostitution, trafics en tous genres…</p>
<p>Ce livre est-il un roman ? Un journal intime ? Un témoignage ? Un peu de tout cela, avec un zeste d&#8217;ironie. Les digressions sont autant de façons d&#8217;appréhender les difficultés du quotidien. C&#8217;est cette toile de fond qu&#8217;a adaptée le scénariste Cesare Zavattini. <span style="text-decoration:underline;">Les voleurs de bicyclettes </span>ont perdu leur pluriel, et <span style="text-decoration:underline;">LE voleur de bicyclette</span><em>,</em> réalisé, en 1948, par Vittorio de Sica et film phare du néoréalisme italien qui a révélé le talent de Roberto Rossellini, Giuseppe de Santis, Luchino Visconti…</p>
<p>Atout supplémentaire pour acquérir cette œuvre : la présente édition reprend fidèlement et sans coupures l&#8217;œuvre originale.</p>
<p><strong>BARTOLINI, Luigi. &#8211; </strong><strong>Les voleurs de bicyclettes. &#8211; Arléa, 2008. &#8211; Traduit de l&#8217;italien. -18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/bessette.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-280" title="Bessette" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/bessette.jpg?w=98&#038;h=150" alt="" width="98" height="150" /></a>Louise gagne une très grosse somme d’argent à un jeu, et la voilà partie avec son mari, Fernand, dans une folie consumériste effrénée. Elle ne vit plus que pour assouvir son besoin d’ascension sociale, d’achats de biens de tous ordres et les plus chers. Elle ne veut plus rien supporter de médiocre. Louise n’écoute pas les conseils de ses amis, qui essaient de la modérer. Elle méprise le jeune couple, qui veut faire &#8220;un retour à la nature&#8221;. Accumulation d’objets, perte d’elle-même, prête à payer le prix fort : dettes, perte des amis, et mari volage,</p>
<p>Ce titre est une réédition de 1957. L’actualité du sujet est étonnante et son style paraît encore très innovant. Le récit tient le lecteur à distance : on est observateur et on ne saisit les personnages que de l’extérieur. D’ailleurs, Louise n’a plus la place dans son psychisme pour raisonner, elle fonce dans son délire. Peu de phrases construites. Des mots rapides en cascade, du mouvement, de la précipitation, à l’image du tournis qui saisit les héros. A l’image aussi de leur déconstruction et de la spirale de leur chute. Le titre <span style="text-decoration:underline;">La tour</span> évoque la tour ou le tournis infernal, dans lequel ils se sont jetés et qui les fait courir à leur perte. C’est une lecture décoiffante !!!!</p>
<p><strong>BESSETTE</strong><strong>, Hélène. &#8211; La tour. &#8211; Léo Scheer, Laureli. &#8211; 17  €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/bey.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-298" title="Bey" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/bey.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>La presque cinquantaine, divorcée, l’héroïne, Aïda, partage son existence entre son fils Nadir et ses cours à la fac. Sa vie bascule dans le vide, suite à l’assassinat de Nadir par un intégriste revenu du maquis et amnistié. On demande à Aïda d’oublier et de réprimer sa peine ? Presque folle de douleur, la femme s’y refuse et entreprend d’écrire un journal qu’elle adresse à son fils. Elle se met alors en quête de son meurtrier.</p>
<p>La construction du roman est élaborée à la manière d’une correspondance épistolaire, une sorte de lettres à l’absent. Le livre décrit en cinquante chapitres le destin brisé d’Aïda.</p>
<p>L’œuvre de Maïssa Bey est traversée par les heurs et malheurs de son pays, l’Algérie. L’auteur aborde dans son roman plusieurs thèmes liés à la vie sociale, économique et politique de son pays, et plus particulièrement le terrorisme. Il s’agit d’un roman plein de douleur, avec une dimension philosophique : perpétuel questionnement sur la destinée, le thème du pardon et de la loi de réconciliation nationale, la haine, etc.</p>
<p><strong>BEY, Maïssa. &#8211; Puisque mon cœur est mort. &#8211; L’Aube. &#8211; 18 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/cathrine.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-281" title="cathrine" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/cathrine.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Quatre voix pour parler de Benjamin Lorca, mort il y a 15 ans, et tenter de savoir qui était vraiment cet écrivain.D’abord, son éditeur prend la parole pour le quinzième anniversaire de sa mort, où il se rend discrètement. Il en était éperdument amoureux, et Lorca et ses amis le tenaient à distance. Il espère éditer son journal, si celui-ci existe réellement.</p>
<p>Son frère, ensuite, pour la rencontre des dix ans, évoque leur vie paisible d’une famille de province. Martin est celui qui est resté, Benjamin est le fils prodigue, le flambeur. Dur d’être « la p’tite misère », même dit affectueusement.</p>
<p>Ronan est l’ami. Benjamin l’inquiétait par son mal être, sa solitude et son addiction à l’alcool. « Vivre est un effort ».</p>
<p>Ninon est l’amie, l’amante qui s’est mise en ménage avec un autre et en a eu un enfant. Mais cette situation leur convenait. Ninon et Ronan se sont occupés de tout après la découverte de la mort de Benjamin. Elle raconte les heures désemparées qui ont suivi le décès, les amis, la famille. Que faire des lettres, des dettes ? Elle se souvient de leur liaison et de leur histoire si particulière.</p>
<p>Ronan et elle sont les légataires de son œuvre. Ils ne savent que faire de ce journal qui est dans l’ordinateur. Peur de le lire, Benjamin leur avait fait promettre de le détruire.</p>
<p>Le jeune homme s’est suicidé, comme le héros de Drieu la Rochelle qu’il a admiré. Chaque voix transmet une facette de sa personnalité. En même temps, apparaît le tableau d’un milieu intellectuel, parisien et marginal. Le ton est détaché et le style fluide, avec de nombreux extraits d’auteurs, qui témoignent de l’état psychique de Benjamin.</p>
<p>C’est intéressant, fin, tout en ellipses et sensibilité, et on se demande qui était vraiment cet homme insaisissable, morbide et attachant.</p>
<p><strong>CATHRINE</strong><strong>, Arnaud. &#8211; Le journal intime de Benjamin Lorca. &#8211; Verticales. &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/commere.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-282" title="Commere" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/commere.jpg?w=108&#038;h=150" alt="" width="108" height="150" /></a>Pascal Commère (1951-….) est romancier, nouvelliste et poète, et vit en Bourgogne.</em></p>
<p>L&#8217;auteur-narrateur voit une annonce dans le journal : une société savante recherche une rédaction sur le thème de l&#8217;hiver. Il décide de se mettre à écrire.</p>
<p>Il part dans la montagne avec les hommes du village pour ramener les bêtes à l&#8217;étable. Il suit les saisons et raconte la vie des hommes taiseux, face à une nature rude.</p>
<p>Ces six histoires forment un tout et établissent un parallèle entre le livre et la neige, tous deux symboles de blancheur :</p>
<p>&#8220;Pour qui vit dans la neige et l&#8217;observe jour après jour, elle se lit à livre ouvert.&#8221;, telle est l&#8217;exergue du petit opuscule.</p>
<p>Le lecteur est tout de suite pris dans l&#8217;atmosphère dans laquelle nous plonge Pascal Commère.</p>
<p><strong>COMMERE, Pascal. &#8211; Noël hiver. &#8211; Le Temps qu&#8217;il fait. &#8211; 14 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/cook.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-283" title="Cook" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/cook.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>14 histoires du bush, humoristiques et incisives.</p>
<p>Lors de ses tribulations en Australie, Kenneth Cook nous décrit les animaux et les hommes du bush avec une ironie charmante. Les histoires sont plus cocasses les unes que les autres : un koala suicidaire, un wombat agressif, un chasseur de buffle roublard, un aborigène finaud jouant le rôle du bon sauvage devant un ethnologue crédule, et bien d’autres histoires du bush australien.</p>
<p>Que du bonheur !</p>
<p><strong>COOK, Kenneth. &#8211; La vengeance du wombat. &#8211; Autrement. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais (Australie). &#8211; 16 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/cui.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-284" title="Cui" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/cui.jpg?w=91&#038;h=150" alt="" width="91" height="150" /></a>Premier roman publié en Chine, traitant du sujet de l’homosexualité.</p>
<p>Un médecin est emprisonné pour avoir châtré son fils, un violoniste homosexuel. Pour cet homme, il s’agissait d’une situation absolument déshonorante et d’autant plus inacceptable que ce fils refusait de vivre caché, revendiquant au contraire ses amours comme constitutif de sa personne tant sur le plan physique qu’éthique.</p>
<p>Ce fils nous livre par le biais d’un journal intime son itinéraire marqué par une hyper-sensibilité et une soif de briser les tabous en vigueur.</p>
<p>Une deuxième partie raconte l’histoire d’un homme plus âgé, Ye Hongche, que le père et le fils ont tous les deux connu : Ye Hongche a lui aussi vécu un amour masculin dans sa jeunesse étudiante, mais cet amour s’est brisé, et il est devenu un « sage » empreint de spiritualité.</p>
<p>Ce livre est profondément original par sa narration. Il est l’un des trois premiers publiés dans la nouvelle collection Bleu de Chine reprise par Gallimard.</p>
<p><strong>CUI Zi en. &#8211; Lèvres pêche. &#8211; Bleu de Chine. &#8211; Traduit du chinois. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/destremeau.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-285" title="Destremeau" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/destremeau.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Le passage de l’adolescence à l’âge adulte peut-être soudain. C’est ce que rappelle Jean-Baptiste Destremau dans son livre intitulé <span style="text-decoration:underline;">Si par hasard</span>. Un roman d’initiation inspiré d’un fait réel.</p>
<p>Claire, 16 ans, et son frère Maxime, 12 ans, sont en vacances dans l’Ouest américain avec leurs parents. Lorsque qu&#8217;elle chahute avec son petit frère, ils ont l&#8217;habitude de tirer aux dés celui des deux qui se dénoncera et subira la foudre parentale. C&#8217;est ce qui se produit cet été-là ; les dés désignent Claire. Elle devra rester dans la voiture, privée de la grande excursion journalière&#8230; et échappera au dramatique accident dans lequel périront ses parents et son frère. Complètement désemparée et rongée par la culpabilité, le chagrin et la colère, Claire décide de s’enfuir. La jeune fille confie alors son destin au hasard : «Le hasard comme antidote». Elle fuit à travers le monde. De San Francisco à Tokyo, Claire brûle les étapes de la vie, telle une âme en sursis.</p>
<p>Peut-on réellement échapper à son destin ? Le lecteur est tenu en haleine jusqu&#8217;au point final. Ce roman, parfois noir et à suspense, est aussi le beau portrait d&#8217;une adolescente écorchée vive et pourtant pleine d&#8217;idéal.</p>
<p><strong>DESTREMAU, Jean-Baptiste. &#8211; Si par hasard. &#8211; M. Milo. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/dryansky.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-286" title="dryansky" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/dryansky.jpg?w=102&#038;h=150" alt="" width="102" height="150" /></a>Suite de <span style="text-decoration:underline;">L&#8217;extraordinaire aventure de Fatima Mansour</span>. (peut se lire indépendamment).</p>
<p>De la casbah de Tunis à la vie parisienne, Fatima demeure une incorrigible optimiste. Elle continue à savourer, à petites gorgées, le bonheur qu&#8217;elle partage avec celles et ceux qui croisent son chemin. Remariée, la voilà qui accueille une authentique princesse russe, qui sauve la vie de la fille de son ancienne patronne et qui se retrouve confrontée au passé : son ex mari veut reprendre la vie commune !</p>
<p>Une histoire un brin décalée comme on les aime. Véritable Amélie Poulain de Tunis, Fatima irradie de bonheur et s&#8217;émeut des petits riens de la vie. Fatima est humaine et cela fait du bien de rencontrer de vrais gens, à une époque de crise et d&#8217;individualisme forcené… L&#8217;émotion et l&#8217;humour s&#8217;entrecroisent dans ce roman proche de l&#8217;esprit des contes.</p>
<p>Nous allons enfin pouvoir donner satisfaction à nos lecteurs, qui demandent des livres amusants, bien écrits et pas bébêtes !</p>
<p><strong>DRYANSKY, Joanne et Gerry. &#8211; La deuxième vie de Fatima. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/flynn.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-287" title="Flynn" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/flynn.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Libby Day, 32 ans aujourd&#8217;hui, traîne depuis 25 ans son drame familial : le meurtre de sa mère et de ses deux sœurs. A l&#8217;époque, elle fut témoin à charge contre son grand frère Ben, 15 ans, et a vécu jusqu&#8217;à présent de charité publique.</p>
<p>Dépressive, écorchée vive, paumée, Libby Day est désormais sans ressources. A 32 ans, on n&#8217;apitoie plus le public comme à 7 ans. C&#8217;est alors qu&#8217;elle accepte la proposition d&#8217;un certain Kyle membre d&#8217;une association surprenante le Killclub, spécialisée dans les enquêtes non élucidées. En découvrant cette association, Libby va pénétrer dans un univers lugubre de personnes fascinées par les lieux des crimes, par les meurtriers en prison, les détails sanguinolents de chaque histoire&#8230;etc.</p>
<p>Kyle lui propose de mener l&#8217;enquête, pensant qu&#8217;elle aura plus de poids pour obtenir des réponses auprès des différents interlocuteurs de l&#8217;époque.</p>
<p>De voyage en voyage à travers le Middle West et de rencontres en rencontres, Libby Day remonte le temps pour découvrir une vérité plus complexe et tragique qu&#8217;elle ne pouvait imaginer.</p>
<p>Gillian Flynn réussit à nous transporter dans les entrailles de la famille Day. En 1985, cette famille pauvre vit dans une ferme en faillite. La mère, Patty, quittée par un mari violent, est dépassée par l&#8217;éducation de ses quatre enfants.</p>
<p>Le récit et le style de l&#8217;auteur révèlent le point de vue intérieur et profond de chaque personnage. Le lecteur s&#8217;attache à cette introspection car chacun peut se reconnaître dans ces angoisses et les difficultés de vivre que traversent les personnages. Loin du bien et du mal, Gillian Flynn montre surtout des êtres humains sensibles et fragiles, qui ont aimé comme ils pouvaient dans une Amérique glauque, délabrée et devenue inhumaine.</p>
<p><strong>FLYNN, Gillian. &#8211; Les lieux sombres. &#8211; Sonatine. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 22 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/gayle.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-288" title="gayle" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/gayle.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Brit, jeune musicienne de 16 ans, se retrouve un beau jour (enfin plutôt un mauvais jour), dans un centre de redressement, géré par le bien nommé « Shérif », parce que son père, dépassé par des événements somme toute anodins, a préféré l&#8217;éloigner.  Et la voilà, seule, dans un univers inconnu, confrontée à des thérapeutes qui n&#8217;en sont pas vraiment et à une vie quotidienne qui s&#8217;annonce aride à tous niveaux. Plus que de la vie dans cette « clinique », c&#8217;est d&#8217;amitiés dont il s&#8217;agit.  Des relations qui vont permettre à Brit de survivre dans cet environnement hostile.</p>
<p>C’est un livre qui comblera tous les adolescents sensibles au phénomène Twilight. Ce sont les mêmes qui ont grandi en même temps que les tomes d’Harry Potter. <span style="text-decoration:underline;">Les cœurs fêlés</span> est un roman sur l’amitié et sur les problèmes des jeunes de seize ans.</p>
<p><strong>Roman pour ADOS.</strong><strong> </strong></p>
<p><strong>FORMAN, Gayle. &#8211; Les cœurs fêlés. &#8211; Ed Oh !. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 17  €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/gran.jpg"></a><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/fox.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-290" title="fox" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/fox.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Ce récit réédité (publié pur la première fois en 1976), est un huis clos familial à l&#8217;atmosphère pesante. Paula Fox met en scène cinq personnages dans une chambre d&#8217;hôtel située au centre de New-York. Laura et Desmond, son deuxième mari, ont invité des proches le soir précédant leur voyage en Afrique : Clara, fille de Desmond née d&#8217;un premier mariage, son frère Carlos et Peter un ami éditeur. Le problème, c&#8217;est que personne n&#8217;a réellement envie d&#8217;être là ! Cette soirée sera donc faite de règlements de comptes, de propos acerbes et grinçants sur la solitude, l&#8217;abandon et l&#8217;amour maternel.</p>
<p>L&#8217;auteur dissèque, encore une fois de façon minutieuse, la psychologie des protagonistes et nous place face au désenchantement. Le style est toujours soigné et permet de passé un agréable moment littéraire.</p>
<p><strong>FOX, Paula. &#8211; Les enfants de la veuve. &#8211; J. Losfeld. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 18 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/francp.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-291" title="Francp" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/francp.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>L’action du roman a pour cadre Paris, mais toujours dans le souvenir de la lointaine Colombie. C’est l’histoire d’une famille sur trois générations.</p>
<p>Libia, la mère, traumatisée par sa nuit de noces, élève ses filles entre l’église et la maison, loin du regard des hommes. L’aînée, Perla, épouse le premier venu pour pouvoir fuir le carcan familial. Très vite, elle se lasse de son mari, et par une chaude nuit d’orage pendant son voyage de noces, elle a une aventure avec un bel inconnu dont naîtra un fils, Vidal, d’une beauté remarquable. Cette famille, d’où les hommes sont évincés, vit à Medellin dans les années 80, sur fond de narcotrafic et de guerre civile, dans une atmosphère étouffante de bourgeoisie déclinante. C’est dans ce cadre que le jeune garçon va grandir dans l’attente de pouvoir réaliser son rêve : s’envoler pour Paris.</p>
<p>Il y parviendra, malgré une tournure mélodramatique. Une petite tache à son cou -premier signe de la maladie- sera le point de départ de son errance et aussi de l’histoire, qui nous est dévoilée petit à petit par un Vidal absent, fantomatique. Dans la tradition des grands romans-feuilletons d’Amérique latine (Manuel Puig) avec une imagerie kitch (Almodovar) et dans la tradition poétique de Juan Rulfo.</p>
<p><strong>FRANCO, Jorge. &#8211; Melodrama. &#8211; Métailié, Bibliothèque hispano-américaine. &#8211; Traduit de l’espagnol (Colombie). &#8211; 21 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/fromage.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-292" title="fromage" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/fromage.jpg?w=96&#038;h=150" alt="" width="96" height="150" /></a>Né dans la Manche, Joseph Fromage a fait des études de droit. Après avoir occupé de hautes fonctions policières, il se livre à l&#8217;écriture en explorant l&#8217;histoire locale et des romans. Il a publié des livres sur Créances, ainsi qu&#8217;un roman historique, <span style="text-decoration:underline;">Les fils du bâtard</span>.</em></p>
<p>En 1937, dans la Manche, Céline Ambois, 17 ans, rencontre Pierre, un jeune mécanicien qu&#8217;elle épouse, mais ils ne vivront que quelques mois ensemble : la guerre les sépare. De plus, Céline doit subir l&#8217;occupation du garage réquisitionné par les Allemands. Elle bénéficie un certain temps d&#8217;un très bon ouvrier, quoique un peu complaisant avec l&#8217;occupant.</p>
<p>Pierre est fait prisonnier et part travailler dans une usine en Allemagne. Il est tué lors d&#8217;un bombardement. Céline doit assumer seule la gestion du garage.</p>
<p>En 1943, arrive un Allemand de 27 ans. Peu à peu, ils tombent amoureux, et partagent leur solitude et leur tristesse…</p>
<p>A travers ce nouveau roman historique, Joseph Fromage nous fait pénétrer dans la campagne normande, haut lieu des batailles et de la Résistance. Son héroïne est attachante et symbolise toutes les femmes de l&#8217;époque qui ont vécu les mêmes événements.</p>
<p>Un bon roman facile à lire.</p>
<p><strong>FROMAGE, Joseph. &#8211; L&#8217;enfant roux. &#8211; L&#8217;àpart buissonnière. &#8211; 20 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/gran1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-293" title="Gran" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/gran1.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Amanda et Ed sont mariés. Lui, travaille dans la finance, et elle est architecte. Scènes de ménage, déceptions conjugales, du bruit, des disputes à l&#8217;intérieur du loft. Mais tout à coup, il se passe des choses bizarres dans la vie d&#8217;Amanda. Des bruits étranges, surtout la nuit : toc toc, provenant de coups, de grattements. Des rêves étranges. Des chiens errants dans un quartier désert. Un jour, alors qu&#8217;elle avait commandé un livre auprès d&#8217;une petite maison d&#8217;édition &#8220;Problèmes de design&#8221; Amanda reçoit un autre livre &#8220;Possession démoniaque d&#8217;hier à aujourd&#8217;hui&#8221;. En première page, un court questionnaire : &#8220;Etes-vous possédé par un démon ?&#8221; S&#8217;ensuivent neuf autres questions. A partir de ce moment, le quotidien de cette femme va se retrouver perturbé par l&#8217;arrivée dans son esprit, d&#8217;un démon. NAAMA s&#8217;installe dans le corps d&#8217;Amanda l&#8217;obligeant ainsi à commettre des actes de plus en plus sordides malgré sa volonté, qu&#8217;elle ne peut plus contrôler. Vol de rouge à lèvres, brûlure de cigarettes : &#8220;Et si je brûlais Ed avec cette cigarette ? Tout le monde a ce genre d&#8217;idée, de temps à autre : Et si je brûlais mon mari ? Et si je le poussais du haut de cette falaise ? Et si je sautais du toit ?&#8221;</p>
<p>Amanda tombe dans une spirale, où l&#8217;issue ne sera que forcément fatale. Univers d&#8217;enfermement, suffocant, l&#8217;auteur nous emmène dans une chambre d&#8217;isolement, qui n&#8217;est autre que la tête d&#8217;Amanda. On tente de sortir, mais le style nous retient et nous maintient en haleine.</p>
<p>Assez original dans son contexte et par son histoire ; on le lit avec facilité. </p>
<p><strong>GRAN, Sara. &#8211; Viens plus près. &#8211; Sonatine. &#8211; Traduit de l’américain. -15 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/guerneliane.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-294" title="guerneliane" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/guerneliane.jpg?w=104&#038;h=150" alt="" width="104" height="150" /></a>En 1943, en plein cœur du bocage normand près de Saint-Sever, trois fermes forment le &#8220;Hamel aux Vieux Garçons&#8221;. Il n&#8217;y a ni femme, ni enfant, mais seulement trois célibataires taciturnes, Jules, Jean et Martin. Ce dernier rêve de se marier pour avoir des enfants.</p>
<p>Myriam et Rachel Braum, deux jolies Parisiennes, se cachent dans le village, et dévalisent le ragoût et le poulailler de Martin. Celui-ci découvre bientôt les deux femmes, qui lui donnent de faux prénoms. Il décide de les faire passer pour ses cousines envers ses voisins. Marie lui plaît beaucoup et il rêve d&#8217;une vie auprès d&#8217;elle… L&#8217;idylle aura-t-elle lieu en ces temps très troublés ?</p>
<p>Marie et Julie se révèleront sous un jour inattendu, mais sauront se faire respecter de ces hommes frustres, lestes, et prompts à les juger incapables de la vie à la ferme.</p>
<p>Un bon roman de terroir, car la guerre est peu présente dans ce hameau reculé.</p>
<p><strong>GUERNELIANE, Agnès. &#8211; Le hamel aux vieux garçons. &#8211; Editions du Mot passant. &#8211; 19 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/hamsun.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-302" title="Hamsun" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/hamsun.jpg?w=84&#038;h=150" alt="" width="84" height="150" /></a>Depuis sa tendre enfance, Johannes est amoureux de Victoria, mais il est le fils du meunier, et elle la fille du châtelain. Tout les sépare, leur rang social, leur famille. Le temps passe, Johannes part en ville étudier et devient un poète reconnu. Il revient parfois pour voir ses parents. Au cours d’une des ses visites, il va croiser Victoria qu’il n’a pas oubliée et qu’il aime toujours. Elle lui avoue qu’elle l’aime aussi pour lui dire ensuite qu’entre eux c’est impossible. Son père refuserait de lui donner sa main ; en effet le châtelain désargenté a d’autres projets pour elle… Ainsi, cet amour restera sans suite. Les conventions que les deux personnages se croient obligés de suivre triompheront de leurs sentiments. Ils se retrouveront des années plus tard, libres de s’aimer, mais il sera trop tard…</p>
<p>Johannes et Victoria sont des antihéros attachants (mais agaçants aussi), qui échouent par orgueil à faire triompher leur amour, incapables de se renier.</p>
<p>Une intrigue classique, sans surprise. <span style="text-decoration:underline;">Victoria</span><em> </em>est l’histoire d’un amour impossible, donc rien de très original, mais la prose de Hamsun est pleine de délicatesse, l’écriture est poétique, charmante. Un livre rempli d’émotion, simple mais beau.</p>
<p>Livre édité pour la première fois en 1898.</p>
<p><strong>HAMSUN, Knut. &#8211; Victoria. &#8211; Gaïa. &#8211; Traduit du norvégien. &#8211; 14 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/hansen.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-303" title="Hansen" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/hansen.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>On ne peut pas, vraiment parler de roman, ni de biographie, ni de documentaire, c’est un peu tout à la fois. C’est l’histoire du poète jésuite, peu reconnu, Gérard Manley Hopkins qui, bouleversé par le naufrage du paquebot allemand, le Deutschland dans l’embouchure de la Tamise en 1875, décide d’écrire une élégie à la mémoire des cinq nones franciscaines qui y ont péri.</p>
<p>La plus grande partie du récit est consacrée au poète et à sa vie de jésuite, et ses vicissitudes. En alternance de chapitres, l’auteur imagine la vie et les raisons qui ont poussé les cinq jeunes femmes à prendre le voile. Ces passages ont des racines réelles, car elles ont bien existé. Elles ont été contraintes de quitter le nord de l’Allemagne à cause des lois de Bismark contre l’Eglise catholique et partaient pour l’Amérique.</p>
<p>La grande et la petite histoire se rejoignent. C’est très intéressant, d’une écriture très classique, un peu lourde. J’ai cru un moment que c’était traduit de l’allemand.</p>
<p>Mais les passages sur la nouvelle poétique de Hopkins et certains passages de l’histoire des jésuites anglais alourdissent le texte. Je pense que ces éléments auraient pu faire l’objet d’un documentaire et, ainsi, donner davantage de place aux personnages et à la fraîcheur de l’histoire des franciscaines.</p>
<p>A garder selon le public.</p>
<p><strong>HANSEN</strong><strong>, Ron. &#8211; Exils. &#8211; Buchet-Chastel. &#8211; Traduit de l’américain. &#8211; 21 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/kisch.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-304" title="Kisch" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/kisch.jpg?w=95&#038;h=150" alt="" width="95" height="150" /></a>Publiés dans le <span style="text-decoration:underline;">Reporter enragé</span> en 1924, ces vingt reportages littéraires tiennent, à la fois, du récit à la manière d&#8217;Albert Londres ou d&#8217;Henri Calet et des <span style="text-decoration:underline;">Exercices de style</span> de Queneau.</p>
<p>Certains textes jouent sur le registre de l&#8217;ironie, d&#8217;autres sont touchants. Tous témoignent d&#8217;une époque, celle des années 20 en Europe. Ces éclats de vie paraissent, souvent, d&#8217;une actualité flagrante. On pourrait aisément imaginer qu&#8217;ils ont été écrits hier !</p>
<p>Né en 1885 à Prague, Egon Erwin Kisch est un écrivain d&#8217;expression allemande. En 1913, il débute sa carrière de reporter en couvrant le conflit des Balkans, et adhère en 1917 au parti communiste. Il fréquente les intellectuels (Kafka, Brod…), voyage, écrit, témoigne, milite. Considéré par les nazis comme un auteur dangereux, il est, après l&#8217;incendie du Reichstag, emprisonné à Spandau avant d&#8217;être expulsé vers la Tchécoslovaquie. Il met alors sa plume au service de l&#8217;opposition à Hitler. Il meurt en 1948, au début de la Guerre froide. </p>
<p>De cette vie remplie et engagée, il reste des traces écrites, longtemps méconnues en Europe, car les pays du rideau de fer ont fait de Kisch un auteur culte. Mais s&#8217;il avait vécu davantage, son anticonformisme et son sens de la vérité lui auraient, sans aucun doute, causé de sérieux ennuis. Il n&#8217;aurait pas échappé aux purges et à l&#8217;antisémitisme de l&#8217;ère stalinienne…</p>
<p>Ces morceaux de bravoure méritent le coup d&#8217;œil. Les placerons-nous dans le fonds des 800 ou des 900 ? A voir !</p>
<p><strong>KISCH, Egon Erwin. &#8211; Prises de vue. &#8211; Les fondeurs de briques. &#8211; Traduit de l&#8217;allemand. &#8211; 17 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/liang.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-305" title="Liang" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/liang.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Wang Mei est l&#8217;unique femme détective privée de Pékin. Ce métier étant illégal, elle l’exerce sous couvert d’une entreprise de communication.</p>
<p>Elle est engagée pour retrouver une étoile montante de la chanson à la réputation sulfureuse. Mei découvre des lettres d&#8217;amour dans l&#8217;appartement de la chanteuse, et glissé dans l&#8217;une d&#8217;elle, un délicat papillon de papier. Ce papillon la mènera dans de vieux quartiers de la capitale, où la Révolution culturelle a laissé des traces, dans des bidonvilles à la chinoise où s’entassent des gens venant de la campagne.</p>
<p>On découvre une Chine pas encore remise de son passé. Le sentiment de honte ressenti par Wei à la suite de sa non-implication dans la révolte des étudiants de 1989 est exacerbé par l’enquête et sa rencontre avec Lin, un étudiant qui vient de sortir d’un camp, après huit ans de travaux forcés, à la suite des événements de Tienanmen.</p>
<p>Les personnages sont complexes et bien analysés. Un livre bien construit et agréable à lire.</p>
<p><strong>LIANG, Diane Wei.- Le papillon de papier. &#8211; NIL, Noir. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais (Chine). &#8211; 20 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/luzzatto.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-306" title="Luzzatto" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/luzzatto.jpg?w=89&#038;h=150" alt="" width="89" height="150" /></a>Documentaire historique, qui se lit comme un roman.</p>
<p>Connaissez-vous Augustin, dit Bonbon ou Robespierre le jeune ? De cinq ans le cadet de Maximilien, Bonbon eut, dans l&#8217;ombre, un destin aussi tragique que celui de son aîné. Homme de loi à Arras, il s&#8217;enflamme pour les idées révolutionnaires et devient administrateur du Pas-de-Calais. Elu député à la Convention en 1792, il siège sur les bancs montagnards, et vote, comme son frère, la mort du roi. Mais bientôt, il se démarque de son frère aîné en s&#8217;opposant à la violence et en faisant libérer des prisonniers.</p>
<p>Lorsque Robespierre est arrêté le 9 thermidor, il demande à partager son sort. Jugés, condamnés à mort, ils sont exécutés le jour suivant.</p>
<p>La réalité dépasse souvent la fiction, et Sergio Luzzatto, historien italien spécialiste de la Révolution française, a choisi ce magnifique exemple d&#8217;amour fraternel pour évoquer cette période trouble. On comprend mieux l&#8217;enthousiasme et la rigueur jusqu&#8217;au-boutiste de Maximilien qui, contrairement à son frère, n&#8217;a pu (ou voulu ?) se remettre en question ou faire de concessions.</p>
<p>Brillant dans son domaine, Luzzatto réussit pleinement à passionner le lecteur avec un sujet pourtant délicat. Une réussite !</p>
<p><strong>LUZZATTO, Sergio. &#8211; Bonbon Robespierre : la Terreur à visage humain. &#8211; Arléa. &#8211; Traduit de l&#8217;italien. &#8211; 16 €</strong></p>
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<p><span style="text-decoration:underline;"><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/mahajan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-307" title="Mahajan" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/mahajan.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>Planning familial</span> raconte l’histoire d’une famille indienne un brin excentrique.</p>
<p>M. Ahuja, ministre de l’Aménagement urbain entretient deux passions : sa famille nombreuse (lui et sa femme ont treize enfants) et sa ville de Delhi. Sa femme, la féconde Sangita, passe ses journées dans la nursery à tricoter inlassablement, entourée des fruits de leur amour.</p>
<p>Après des années de silence, Ahuja a décidé de révéler à son fils aîné Arjun, 16 ans, que Sangita n’est pas sa mère. En effet, quand elle a épousé Ahuja, celui-ci était veuf et déjà père du jeune Arjun.</p>
<p>Seulement, ce n’est pas le moment pour Arjun d’apprendre ce secret, d’une part parce qu’il est préoccupé par une jeune fille pour laquelle il a eu un coup de cœur et à qui il veut plaire, et d’autre part parce que Sangita ne semble plus avoir besoin de lui comme avant pour s’occuper des petits et qu’il se sent rejeté.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Planning familial</span> est une comédie, un livre teinté d’humour, léger, amusant. Les personnages sont attachants (le portrait du père et du fils sont très réussis) et les péripéties nombreuses. </p>
<p><strong>MAHAJAN, Karan. &#8211; Planning familial. &#8211; Picquier. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais (Inde). &#8211; 19 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/maitland.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-308" title="Maitland" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/maitland.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Née en 1956, Karen Maitland vit dans le Norfolk. <span style="text-decoration:underline;">La compagnie des menteurs</span> est son premier roman publié en France.</em></p>
<p>En 1348, le narrateur, Camelot, un vieil homme borgne, vend de vieilles (fausses) reliques. Il prend avec lui au fil de la route, Rodrigo, un jeune ménestrel italien, et Jofre, son bel apprenti qui ne sait pas résister aux tentations ; Adela, enceinte et son mari Osmond ; Zophiel et son chariot de marchandises mystérieuses ; Narigorm, une enfant aux cheveux blancs liseuse de runes possédant d&#8217;étranges pouvoirs ; Plaisance, qui utilise les herbes, et Cygnus un jeune conteur estropié.</p>
<p>Tous ensemble, ils fuient vers l&#8217;Est de l&#8217;Angleterre pour tenter d&#8217;éviter la peste. Ils doivent aussi affronter les dangers de la route, les bandits et surtout la pluie incessante. Quand une gamine est retrouvée morte, ils doivent encore être plus prudents et éviter de se faire passer pour coupables. Pendant tout leur périple, un mystérieux loup ou loup-garou les suit et finit part tuer certains d&#8217;entre eux.</p>
<p>Chacun possède un secret sur son passé qu&#8217;il cache aux autres, d&#8217;où le mensonge évoqué par le titre. Le roman baigne dans une atmosphère sinistre et misérable. Il est ponctué par les contes évoqués au fil des soirées, ainsi que par les superstitions et croyances obscurantistes du Moyen-âge.</p>
<p>Un récit historique à la limite du fantastique, qui se lit sans problème jusqu&#8217;à la fin, mais n&#8217;est pas comparable au <span style="text-decoration:underline;">Cercle de la croix</span>, comme voudrait nous le faire croire la quatrième de couverture.</p>
<p><strong>MAITLAND, Karen. &#8211; La compagnie des menteurs. &#8211; Sonatine. &#8211; Traduit de l&#8217;anglais. &#8211; 22 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/morant.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-309" title="Morant" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/morant.jpg?w=101&#038;h=150" alt="" width="101" height="150" /></a>Journaliste politique, Jean-Marie de Morant a travaillé notamment au <span style="text-decoration:underline;">Matin</span>, à TF1, et comme rédacteur en chef à RFI. Il a ensuite été directeur de la communication au Conseil général des Hauts-de-Seine. </em></p>
<p>Juliette Garcin, 30 ans, a été violée et étranglée. Son corps est découvert dans la forêt de Marly. Juliette travaillait pour une banque libanaise, et avait une autre identité à Beyrouth…</p>
<p>Le commissaire Joachim Kenner est rappelé pour s&#8217;occuper de l&#8217;affaire.</p>
<p>Pendant que son mari Christian regarde un match, Sophie disparaît. Est-ce une rupture, ou pour son travail de journaliste ?</p>
<p>Christian se voit accusé du meurtre de Juliette !</p>
<p>Ensuite rebondissements et coups de théâtre s&#8217;enchaînent rapidement. Un polar qui se lit d&#8217;une traite.</p>
<p><strong>MORANT, Jean-Marie de. &#8211; Une odeur de havane. &#8211; H. d&#8217;Ormesson. &#8211; 17  </strong><strong>€</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/mork.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-310" title="Mork" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/mork.jpg?w=94&#038;h=150" alt="" width="94" height="150" /></a>L&#8217;Irlande, de nos jours : trois femmes sont assassinées dans la même maison, Moira Hegarty, et deux de ses nièces, celles-ci semblent d&#8217;ailleurs avoir été séquestrées par leur tante, en même temps que leur sœur, disparue depuis la découverte du triple meurtre. Les indices sont inexistants, l&#8217;enquête de police est rapidement close. Niall, le jeune postier, découvre le journal de Fiona, l&#8217;une des deux sœurs, dans lequel elle raconte sa rencontre avec Jim, conteur de talent, séducteur, manipulateur, qui attire irrésistiblement tous ceux qui l&#8217;approchent&#8230; La légende qu&#8217;il raconte en filigrane tout au long du récit à un public fasciné, parle d&#8217;un homme-loup à la personnalité troublante, double, cruelle, où l&#8217;animal prend le pas sur l&#8217;humain&#8230;</p>
<p>A chaque conte, une jeune femme disparaît&#8230; Et la légende de l&#8217;homme-loup semble étrangement prémonitoire&#8230;</p>
<p>Christian Mork, qui est Danois, tisse une intrigue à multiples tiroirs et rebondissements, chaque fois que sa plume s&#8217;arrête sur l&#8217;un ou l&#8217;autre personnage. Certaines ficelles sont un peu maladroites, la découverte miraculeuse du journal de Fiona en est une, mais l&#8217;élan est là, et le suspense est habilement distillé jusqu&#8217;au dénouement.</p>
<p><strong>MORK, Christian. &#8211; Darling Jim. &#8211; Le Serpent à plumes, Roman noir. &#8211; Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 20 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/moussa.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-311" title="Moussa" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/moussa.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Réédition. Première édition en 1973. L&#8217;auteur a reçu de nombreux prix pour son œuvre.</p>
<p>En Egypte, le pays est gouverné par Farouk (1920-1965), avant-dernier roi avant la prise du pouvoir par Nasser en 1952.</p>
<p>Le sujet principal du roman est le désert : le Darhib. L&#8217;auteur en fait une description magnifique avec une écriture poétique.</p>
<p>Montagne, mer, ciel et terre. C&#8217;est dans ce décor que Nicolas, ingénieur des mines vient remettre en service une mine dans la majestueuse montagne du Darhib.</p>
<p><strong>MOUSSA, Sabri. &#8211; Les semeurs de corruption. &#8211; Rouge inside. &#8211; Traduit de l&#8217;arabe (Egypte). &#8211; 19 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/picart-4.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-312" title="Picart 4" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/picart-4.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Quatrième aventure de l&#8217;antiquaire de Bruges Franz Bogaert, adepte de bizarreries et propriétaire de l&#8217;Arcamonde.</p>
<p>Un de ses collègues lui vend une très curieuse pendule XVIII<sup>e</sup> en bronze. Non seulement les chiffres sont remplacés par des fleurs, mais en plus, il n&#8217;y en a que 11, et elle ne se remonte pas !</p>
<p>Bogaert et son assistante Lauren se chargent de décrypter comme toujours le mystère de l&#8217;objet. C&#8217;est l&#8217;occasion pour notre héros de jouer au maître d&#8217;école avec Lauren (et avec nous) pour diffuser ses connaissances sur le sujet choisi dans l&#8217;épisode.</p>
<p>Très vite, l&#8217;antiquaire pense à l&#8217;horloge florale de Linné, qui répertorie les fleurs qui s&#8217;ouvrent et se referment à chaque heure. Evidemment, l&#8217;énigme n&#8217;est pas résolue pour autant. Pendant ses recherches, Franz Bogaert reçoit une série de lettres anonymes et menaçantes, contenant des photos liées à la pendule.</p>
<p>Le descendant du vicomte, pour lequel on a fabriqué la pendule, obsédé par le temps, espère bien la racheter. Le &#8220;couple&#8221; oriente son enquête vers cet homme.</p>
<p>Roman d&#8217;énigme plein de fantaisie et de jeux de mots, joliment présenté. Se lit comme une curiosité, et complète la série du commissaire Van In de Aspe.</p>
<p>Classé en polar, c&#8217;est un peu léger !</p>
<p><strong>PICART, Hervé. &#8211; La pendule endormie (L&#8217;arcamonde, vol. 4). &#8211; Le Castor astral. &#8211; 13 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/ragde.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-313" title="Ragde" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/ragde.jpg?w=90&#038;h=150" alt="" width="90" height="150" /></a>Anne B. Ragde est un auteur redoutable. Dans <span style="text-decoration:underline;">La terre des mensonges</span>, elle nous présente : Tor, le frère ainé, qui vit pauvrement avec ses parents dans la ferme familiale. Il a une fille, Torrun, 37 ans qu&#8217;il n&#8217;a vue qu&#8217;une fois. Margido, le second, chef d&#8217;une entreprise de pompes funèbres, célibataire et satisfait de sa vie. Erlend, dix ans de moins, décore des vitrines à Oslo. Il est riche, vit en couple depuis douze ans et est très heureux. La mort de leur mère va les réunir et mettre en lumière le secret de famille. Dans <span style="text-decoration:underline;">La ferme des Neshov</span>, chacun vit avec ses souvenirs, ses interdits, ses désirs et surtout avec la conscience que l&#8217;Autre existe.</p>
<p>Là où l&#8217;auteur est redoutable, c&#8217;est qu&#8217;alors que l&#8217;on croit tout savoir sur les protagonistes, elle réussit à reprendre chacun et à les regarder, comme autant de personnes aux multiples facettes. J&#8217;attends avec impatience la fin de la trilogie !</p>
<p><strong>RAGDE, Anne B. &#8211; La terre des mensonges, Vol. 1 (2009). &#8211; La ferme des Neshov, Vol. 2 (2010). &#8211; L&#8217;héritage impossible, Vol. 3 (2010). &#8211; Balland. &#8211; Traduit du norvégien. &#8211; 23 €</strong></p>
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<p><em><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/shin.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-314" title="shin" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/shin.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Née en 1963 en Corée du Sud, Shin Kyong-suk fait ses débuts de romancière en 1985. Elle a publié une dizaine de romans et de recueils de nouvelles, qui lui ont valu les prix littéraires les plus prestigieux. Elle est aujourd&#8217;hui un des écrivains les plus aimés en Corée, tant par les critiques que par les lecteurs, pour ses œuvres à l&#8217;intense qualité d&#8217;introspection. Auteur de <span style="text-decoration:underline;">La chambre solitaire</span>.</em></p>
<p>Victor Collin de Plancy est le premier diplomate français en poste en Corée à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. Il est reçu par le couple royal avec tous les honneurs, mais doit respecter une étiquette très stricte. Il croise une belle danseuse de la cour, dont il tombe éperdument amoureux. Li Chin est une petite orpheline recueillie à la cour à l&#8217;âge de cinq ans et qui, grâce à la reine, reçoit la meilleure éducation. Elle apprend le français auprès d&#8217;un missionnaire. La jeune fille possède beauté, intelligence, et un vrai don pour la danse qui séduit tous les hommes. Contre toute bienséance, Victor ose demander au roi de faire de Li Chin sa femme et l&#8217;emmener avec lui à Paris. La jeune fille le suit et découvre un monde et une culture auxquels elle doit s&#8217;adapter. Mais elle supportera de plus en plus mal d&#8217;être sans cesse regardée et examinée comme une curiosité exotique. Pourtant grâce au statut de Victor, elle fréquente Maupassant, Guimet, publie même des traductions d&#8217;œuvres de son pays afin de les diffuser en France, qui ignore jusqu&#8217;à l&#8217;existence de la Corée. C&#8217;est en effet le début de l&#8217;ouverture de la Corée au monde.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Li Chin</span> nous offre le portrait passionnant et magnifique d&#8217;une femme qui a découvert le bout du monde, alors qu&#8217;elle était vouée à passer sa vie enfermée dans le palais royal. Un roman difficile à refermer !!!</p>
<p><strong>SHIN, Kyong-suk. &#8211; Li Chin. &#8211; Picquier. &#8211; Traduit du coréen. &#8211; 19,50 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/simi.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-316" title="Simi" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/simi.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Lorsqu&#8217;elle était enfant, Rosa se croyait investie de super pouvoirs. Abordant la trentaine, la voilà flic. Fraîchement affectée à la brigade anti-criminalité, elle doit servir de garde du corps à Cochise, jeune caïd de 18 ans. Accusé du meurtre de deux fillettes, celui-ci propose, pour éviter la prison, de dénoncer un gros ponte du trafic de drogue.</p>
<p>Attention, polar original et de grande qualité ! La preuve ? Les droits ont été achetés pour une adaptation cinématographique. L&#8217;intrigue tient la route, chacun révèle sa face cachée, jusqu&#8217;au coup de théâtre final. Le suspense est à son comble et la surprise au rendez-vous. Que demander de plus ?</p>
<p>Giampaolo Simi aime ses personnages et se glisse sans problème dans la peau de cet adolescent mûri trop vite, et de cette trentenaire qui rêvait de missions plus prestigieuses. Leur confrontation les fait grandir, c&#8217;est un régal ! On pleurerait presque à la fin…</p>
<p>Journaliste amateur de SF et de fantastique, Simi s&#8217;est aussi intéressé à la littérature policière française : Léo Malet, Daeninckx, Manchette, Jonquet… et ces influences se ressentent. Auteur de <span style="text-decoration:underline;">Tout ou rien</span> et d&#8217;un <span style="text-decoration:underline;">express pour ailleurs</span>, il s&#8217;est imposé dans l&#8217;univers du roman noir italien, aux côtés de Lucarelli et de Cataldo… Place de choix pour un écrivain sensible et talentueux !</p>
<p><strong>SIMI, Giampaolo. &#8211; La fille électrique. &#8211; Serpent à plumes, Serpent noir. &#8211; Traduit de l&#8217;italien. &#8211; 23 €</strong></p>
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<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/sorokine.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-317" title="sorokine" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/sorokine.jpg?w=92&#038;h=150" alt="" width="92" height="150" /></a>Roman, est un jeune aristocrate, qui lassé d’être avocat, revient dans la propriété de son enfance. Il a décidé de consacrer sa vie à la peinture. Toute la famille est heureuse de le voir, les oncles, les tantes, les cousins, le vieil instituteur, le docteur, le pope, les voisins, les domestiques, tout le monde lui fait fête. On est dans l’ambiance typique des romans russes classiques, retour à la nature, vodka, fête, chasse, fenaison, samovar, blouses brodées, tout y est, durant 400 pages.</p>
<p>Mais, quelques fêlures apparaissent : la femme, qui l’aimait, part avec un autre et fait apparaître un mal de vivre dans cette société, inconsciente des changements à venir. Au cours de la cueillette des champignons, Roman s’attaque à un loup qui dépeçait une jeune biche. Il tombe amoureux d’une jeune fille qui n’est pas de son monde…se marie, et tout bascule dans une scène d’horreur absolue.</p>
<p>Sorokine est le chef de fil de la littérature contemporaine, et annonce la destruction des valeurs comme le fait Bret Easton Ellis, dans <span style="text-decoration:underline;">American Psycho</span>. Le choix du prénom, Roman, à double sens, est significatif, dans les mots précipités des 100 dernières pages « Roman mort ».</p>
<p>C’est une lecture étrange et paradoxale, la fin hallucinée est insoutenable. Ce n’est pas un roman à mettre entre toutes les mains, malgré les trois quarts du roman, légers et tourguenièviens.</p>
<p>La langue est intéressante, différents registres, selon les locuteurs ou les descriptions, souple et colorée, puis hachée, rapide quand le roman dérape, avec l’action qui entraîne les personnages vers le gouffre.</p>
<p>Il faut y voir une métaphore du monde russe actuel. D’ailleurs, les livres de Sorokine ont été déchirés en public, sous Poutine.</p>
<p><strong>SOROKINE</strong><strong>, Vladimir. &#8211; Roman. &#8211; Traduit du russe. &#8211; Verdier, Poustiaki. &#8211; 29.50 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/soullard.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-318" title="Soullard" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/soullard.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Infirmière dans un hôpital parisien, Anne, quarante ans, plaque tout pour aller vivre dans la maison berrichonne que lui a léguée sa marraine. Elle met ses compétences professionnelles au service d&#8217;une association qui lui présente Arsène, vieux taiseux qui vient de subir une grave opération. Comment ces deux sauvages, pourtant si proches de caractère, vont-ils pouvoir s&#8217;apprivoiser ?</p>
<p>Ce livre de 156 pages est écrit dans un style dépouillé, qui voudrait se protéger d&#8217;un trop plein d&#8217;émotion. Mais c elui-ci ressort tout de même, et ces deux êtres blessés vont, plus ou moins consciemment, s&#8217;entraider à passer au-delà des traumatismes qui les bloquent. L&#8217;un se cache derrière ses plantations d&#8217;asperges, l&#8217;autre dissimule son mal dans les soins qu&#8217;elle apporte aux autres.</p>
<p>Le thème des relations intergénérationnelles, de la maladie et de la mort, semble habiter l&#8217;auteur, qui l&#8217;a évoqué dans chacun de ses romans : <span style="text-decoration:underline;">Palmito d&#8217;Evian</span><em>, </em><span style="text-decoration:underline;">Bouchère</span>, <span style="text-decoration:underline;">Johnny</span><em>… </em>Elle peint avec sensibilité et pudeur ses personnages qu&#8217;elle aime de tout son cœur, malgré, parfois, leurs côtés obscurs.</p>
<p><strong>SOULLARD, Catherine. &#8211; </strong><strong>Les asperges. &#8211; Le passage. &#8211; 14 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/spilmont1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-320" title="Spilmont" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/spilmont1.jpg?w=93&#038;h=150" alt="" width="93" height="150" /></a>Pourquoi Sébastien est-il dans un institut spécialisé ? Qui est cet homme à qui il parle ? Qui est réellement ce grand-père infirme ? Pourquoi ses parents sont-ils si lointains ?</p>
<p>Dès le début, Sébastien, enfant hypersensible, nous happe par son univers, sa logique, son obstination à ne pas céder à l&#8217;injustice, et par toutes les questions que l&#8217;on se pose au fur et à mesure de la lecture.</p>
<p>Un livre remarquable, qui se lit d&#8217;une seule traite, dont on se dit que toujours le passé nous rattrape.</p>
<p><strong>SPILMONT, Jean Pierre. &#8211; Sébastien. &#8211; La Fosse aux ours. &#8211; 16 € </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/tapply.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-321" title="Tapply" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/tapply.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Ce roman est le troisième volet des aventures de Stoney Calhoun.</p>
<p>Dans le 1<sup>er </sup>tome, <span style="text-decoration:underline;">Dérive sanglante</span>, Calhoun est victime d’un accident et perd la mémoire. Pourtant, il a gardé des réflexes et des talents insoupçonnables. Il tente de reconstruire sa vie dans le Maine, entre le magasin de pêche et sa cabane. Mais il doit aussi enquêter sur la mort de son meilleur ami.</p>
<p>Dans le deuxième tome, <span style="text-decoration:underline;">Casco Bay</span>, Calhoun est toujours victime d’amnésie. Il doit pourtant aider le shérif à enquêter sur des morts mystérieuses.</p>
<p>Dans ce troisième et dernier roman de la série, (l’auteur est décédé en 2009), Calhoun reçoit la visite de « l’Homme en costume ». Il comprend alors pourquoi, depuis quelque temps, il accumule tous les problèmes. Ce dernier, qui lui assure détenir des informations sur son passé, lui ordonne de partir dans le nord de l’état. Officiellement, en tant que nouveau guide de pêche à Loon Lake Lodge. Officieusement, pour découvrir les raisons de la mort d’un agent. Calhoun n’a d’autre choix que d’accepter cette mission. Il laisse subitement Kate, la patronne du magasin, mais aussi son nouvel amour. Arrivé sur place, il doit se faire accepter par les autres guides et touristes, et découvrir ce qui s’est réellement passé. Pourtant, personne ne semble vouloir revenir sur les événements et, surtout, d’autres personnes meurent étrangement.</p>
<p>Sans avoir lu les tomes précédents, on lit facilement ce roman. Le personnage est sympathique, l’intrigue est intéressante. Un bon moment de lecture.</p>
<p><strong>TAPPLY, William G. &#8211; Dark Tiger. &#8211; Gallmeister, Noire. </strong><strong>- Traduit de l&#8217;américain. &#8211; 23 € </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/vatinel.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-322" title="Vatinel" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/vatinel.jpg?w=91&#038;h=150" alt="" width="91" height="150" /></a>Inspiré d&#8217;une histoire réelle. Des souffrances &#8220;qui semblent relever d&#8217;un autre temps&#8221; (p. 276)</p>
<p>En 1988, quelques Coréens du Nord (Kim Young Im, son amie Ahn Sei Ok, son mari et un couple avec un bébé) décident de fuir la misère. Ils passent d&#8217;abord en Chine, mais c&#8217;est un long périple de plus de 3.500 km, très risqué. Très vite, Kim et Ahn sont les seules survivantes avec le bébé. Elles doivent s&#8217;arrêter, travailler pour gagner de l&#8217;argent afin de poursuivre leur voyage et se méfier pour ne pas être dénoncées. C&#8217;est grâce à Ahn, ancien officier, que Kim s&#8217;en sort, mais elle devra poursuivre seule.</p>
<p>Vingt ans plus tard, Kim Young Im est chargée par le pasteur américain qui l&#8217;a aidée à atteindre le Laos, la Thaïlande et la Corée du Sud, de faire part de son expérience. Elle espère alors retrouver la trace de son amie.</p>
<p>Parallèlement en 2008, Thomas Kessler, journaliste français, fait un reportage sur la Corée. Il rencontre la superbe Kim Young Im, qui lui raconte son voyage de réfugiée. Il pense que le président de l&#8217;association d&#8217;aide aux réfugiés nord-coréens est lié à la CIA. Fitzgerald est-il vraiment désintéressé ou complice ? Des enjeux politiques et religieux internationaux sont en cause dans le rôle de la Chine et des Etats-Unis pour l&#8217;avenir de la Corée.</p>
<p>Un double récit passionnant, qui se lit comme un vrai roman d&#8217;aventures et un voyage à travers l&#8217;Asie, et nous fait découvrir un sujet totalement inconnu, mais qu&#8217;il maîtrise parfaitement. P. Vatinel a le sens du suspense et de l&#8217;humour. On attend le prochain roman avec impatience !</p>
<p><strong>VATINEL, Pascal. &#8211; Les larmes du phénix. &#8211; Rouergue, Noir. &#8211; 21 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/wenz.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-323" title="Wenz" src="http://bib92petitsediteurs.files.wordpress.com/2010/06/wenz.jpg?w=97&#038;h=150" alt="" width="97" height="150" /></a>Nous sommes en plein cœur du bush australien. John Iredale, le jeune boss de la station Tilfara, et ses deux employés attendent l’arrivée de la nouvelle <em>housekeeper</em>. Susie, jeune Anglaise, va réussir à s’adapter et se faire accepter par ces messieurs. Elle travaille avec zèle jusqu’au jour où son patron, qu’elle aime tant, demande à Miss Roberts de l’épouser. Furieuse que celui-ci en aime une autre et n’ait pas compris ses véritables sentiments, Susie quitte Tilfara en véritable furie. Elle décide alors d’épouser Ned par vengeance. Elle ouvre avec lui un bar et s’installe à côté du domaine de John et de sa femme. Désormais, sa vie tourne autour de tous les soucis qu’elle peut leur causer. Rongée par la jalousie et la haine, Susie tente par tous les moyens de causer la perte de John, l’homme qu’elle aime depuis toujours.</p>
<p>Susie nous dévoile quelques facettes de l’Homme : l’amour, la haine, la jalousie… Paul Wenz parvient à nous décrire tous ces sentiments dans une écriture forte. Il maîtrise notamment l’art de la description. En quelques mots, l’auteur emmène le lecteur dans un coin retiré, isolé du reste du monde et qu’on découvre à chaque instant avec plaisir.</p>
<p>Ce roman a été publié pour la première fois en 1931.</p>
<p><strong>WENZ, Paul. &#8211; L&#8217;écharde. &#8211; Zulma. &#8211; 17 €</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>LIVRES NON RETENUS</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="260" valign="top"><strong>AUTEUR</strong></td>
<td width="265" valign="top"><strong>TITRE</strong></td>
<td width="161" valign="top"><strong>EDITEUR</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top"> </td>
<td width="265" valign="top">
<h1> </h1>
</td>
<td width="161" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Bauer, Belinda</td>
<td width="265" valign="top">Sous les bruyères</td>
<td width="161" valign="top">Fleuve noir</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Cappelli, Gaetano</td>
<td width="265" valign="top">Irrésistible ascension du vin Agliaico à travers le monde</td>
<td width="161" valign="top">Métaillié</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Davies, Luke</td>
<td width="265" valign="top">Toujours plus vite</td>
<td width="161" valign="top">H. d&#8217;Ormesson</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Delepierre / Vouters</td>
<td width="265" valign="top">Le cabaret des oubliés</td>
<td width="161" valign="top">L. Lévi</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Farber, Thomas</td>
<td width="265" valign="top">Le regardeur</td>
<td width="161" valign="top">J. Losfeld</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Hall, Oakley Maxwel</td>
<td width="265" valign="top">Warlock</td>
<td width="161" valign="top">Passage du nord-ouest</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Jennings, Kate</td>
<td width="265" valign="top">Une femme raisonnable</td>
<td width="161" valign="top">Les 2 terres</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Jordan, Toni</td>
<td width="265" valign="top">Tu pourrais rater intégralement ta vie</td>
<td width="161" valign="top">H. d&#8217;Ormesson</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Monlouis-Felicite, Frédéric</td>
<td width="265" valign="top">Avis de démolition</td>
<td width="161" valign="top">Arléa</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Orga, Irfan</td>
<td width="265" valign="top">Une vie sur le Bosphore</td>
<td width="161" valign="top">Les 2 terres</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Ténédim, Ysé</td>
<td width="265" valign="top">Enfant gâtée</td>
<td width="161" valign="top">Les contrebandiers</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Tenenbaum, Gérald</td>
<td width="265" valign="top">Souffles coupés</td>
<td width="161" valign="top">H. d&#8217;Ormesson</td>
</tr>
<tr>
<td width="260" valign="top">Ward, Amanda Eyre</td>
<td width="265" valign="top">Les amours de Lola</td>
<td width="161" valign="top">Buchet Chastel</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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			<media:title type="html">Commere</media:title>
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			<media:title type="html">Picart 4</media:title>
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